Catégorie : Actualité

  • LUTTE CONTRE LA CORRUPTION – La procédure de recrutement du prochain directeur général du Bianco lancée

    LUTTE CONTRE LA CORRUPTION – La procédure de recrutement du prochain directeur général du Bianco lancée

    Antananarivo, 6 Mai, 11h55 – L’Etat malgache recrute. Les candidatures sont ouvertes pour celui qui succèdera à Laza Andrianirina à la tête du Bureau indépendant anti-corruption (Bianco). Le Comité pour la sauvegarde de l’intégrité, organe en charge du recrutement des principaux responsables des organes de lutte contre la corruption vient de lancer l’appel à candidature en vue du recrutement du nouveau directeur général du Bianco.

    « Le directeur général est nommé pour un mandat de 5 ans non renouvelable », rappelle le CSI dans son affiche de recrutement. Il souligne en même temps que le mandat de l’actuel directeur général devrait arriver à terme le 6 août 2019, cinq ans, jour pour jour après sa prestation de serment.

    C’est le président de la République qui nomme par décret le directeur général du Bianco. Il devrait néanmoins effectuer son choix parmi les trois noms proposés par la majorité simple des membres d’un comité ad hoc de recrutement constitué par le CSI.

    Parmi les qualifications requises pour accéder à ce poste figure celle d’avoir au minimum 15 années d’expériences professionnelles confirmées, dont sept années au poste de directeur ou équivalent. Le candidat devra en outre « être capable de résister à toutes formes de pression » et être titulaire d’un diplôme de troisième cycle. Les dossiers de candidatures doivent être déposés au siège de la CSI à Andohatapenaka au plus tard le 5 juin.

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  • Les défis et les opportunités de croissance du port de Vohémar au coeur d’une table ronde organisée par la SMMC

    Les défis et les opportunités de croissance du port de Vohémar au coeur d’une table ronde organisée par la SMMC

    Antananarivo, 6 Mai, 11h20 – La relance du port d’Iharana à Vohémar en question. Les autorités locales, les opérateurs économiques et toutes les parties prenantes du port de Vohémar se sont réunis vendredi dans une Table ronde pour discuter du “rôle vital du port dans l’économie régionale”. La rencontre, organisée par la Société de manutention de marchandises conventionnelles (SMMC), a ainsi “permis d’explorer les défis actuels et les opportunités de croissance” de ce port. Il était également question de “discuter des stratégies collaboratives pour renforcer l’efficacité opérationnelle du port”, indique la SMMC dans un communiqué.

    Pour la SMMC, “le port de Vohémar a le potentiel pour devenir le principal point d’entrée et de sortie de marchandises pour les régions de Sava et de Diana”. La société insiste sur le “rôle essentiel” que peut jouer ce port “dans le développement économique local”. Niriko Tsirenge, directeur général de la SMMC met alors en avant la volonté de son entreprise “à soutenir activement la relance économique régionale en fournissant des infrastructures et des services de haute qualité au port de Vohémar”, rapporte un communiqué de la SMMC. « La SMMC est prête à collaborer étroitement avec toutes les parties prenantes pour garantir que le port de Vohémar reste un moteur clé de la croissance économique dans les régions de Sava et Diana », soutient-il, notamment.

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  • FOOTBALL – Rayan Raveloson et Sonny Laiton montent en Ligue 1 avec l’AJ Auxerre la saison prochaine

    FOOTBALL – Rayan Raveloson et Sonny Laiton montent en Ligue 1 avec l’AJ Auxerre la saison prochaine

    Antananarivo, 6 Mai, 6h15 – Un an après avoir quitté l’élite du football français, Rayan Raveloson, le capitaine des Barea est de retour au championnat de première division de football avec son club l’AJ Auxerre. Il emmène avec lui en Ligue 1 francaise le néo-Barea Sonny Laiton.

    L’AJ Auxerre est officiellement sacrée championne de la Ligue 2 après sa victoire 2 à 0, face au Paris FC dimanche et le match nul entre Saint-Etienne et Guingamp, 2 à 2. La formation de Rayan Raveloson compte 70 points à deux journées de la fin du championnat de deuxième division française, soit six points d’avance sur Saint-Etienne créditée de 64 points, et 22 buts de différence.

    Le milieu de terrain des Barea était l’une des pièces maîtresses de cette remontée en Ligue 1 de l’AJ Auxerre. Indispensable dans l’entrejeu, il a beaucoup contribué à ce sacre. Il a joué 32 des 36 matchs de son équipe. Les quatre rencontres qu’il a ratées sont dues à sa suspension en octobre 2023.

    Pour ses 32 matchs, l’international malgache a marqué quatre buts. Le dernier date d’il y a une semaine, lors de la 35ème journée. Il a également donné cinq passes décisives.

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  • Les espèces sauvages saisies en Thaïlande ne sont sorties ni des ports ni des aéroports malgaches, selon le directeur général des douanes

    Les espèces sauvages saisies en Thaïlande ne sont sorties ni des ports ni des aéroports malgaches, selon le directeur général des douanes

    Antananarivo, 6 Mai, 6h30 – Explications. Le directeur général des douanes Ernest Zafivanona Lainkana assure qu’il y a de fortes possibilités que les 48 lémuriens et 1 076 tortues interceptés par la police thaïlandaise la semaine dernière ne soient pas sortis ni des ports ni des aéroports malgaches. « Les investigations menées indiquent que la probabilité que ces animaux ne sont ni sortis des ports ni des aéroports est très élevée », souligne-t-il dans une vidéo publiée sur la page Facebook du ministère de l’Environnement et du développement durable. A l’entendre, ces espèces sauvages pourraient avoir quitté la Grande ile par ce qu’on appelle les « zones non-occupées » du territoire malgache.

    Le directeur général des douanes évoque des surveillances étroites menées depuis plusieurs mois au niveau des frontières officielles pour expliquer son assurance. Il parle également d’une collaboration internationale pour surveiller les réseaus déjà soupçonnés de s’adonner au trafic d’espèces sauvages. A l’en croire, des filatures ont déjà été menées par les douanes sur cette affaire pour déterminer l’identité des individus composant le réseau qui a exporté illégalement ces espèces protégées.

    Par ailleurs, des discussions avec les autorités thaïlandaises sont aussi en cours pour le rapatriement des animaux saisis. « On commence à préparer le rapatriement de ces espèces avec la collaboration des transporteurs », indique aussi le ministre de l’Environnement et du développement durable, Max Andonirina Fontaine. A l’entendre, 148 exploitations illicites auraient été découvertes depuis le début de l’année 2024. 319 concerneraient des exploitations de tortues et six de lémuriens. La saisie du 1er mai, pour sa part, est considérée par la police thaïlandaise comme étant « la plus grande saisie d’espèces sauvages en une seule arrestation ».

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  • Non reprise du paiement des droits et taxes à l’importation sur les carburants pour les compagnies pétrolières réquisitionnées

    Non reprise du paiement des droits et taxes à l’importation sur les carburants pour les compagnies pétrolières réquisitionnées

    Antananarivo, 5 Mai, 18h35 – Des compagnies pétrolières n’ont pas repris le paiement des droits et taxes sur leur importation de carburants. Il s’agit des compagnies qui ont été réquisitionnées pour l’approvisionnement en carburant de la Jirama, précise la ministre de l’Economie et des finances Rindra Rabarinirinarison, lors de la conférence de presse organisée vendredi pour marquer la fin de mission d’une délégation du Fonds monétaire international (FMI) à Madagascar.

    La ministre Rindra Rabarinirinarison souligne que « ce ne sont pas toutes les compagnies opérant à Madagascar qui sont réquisitionnées ». Ce sont celles à qui était imposée cette disposition et qui se trouvent par la suite en difficulté qui n’ont pas repris le paiement de ces droits et taxes, poursuit la ministre en charge des Finances.

    Un accord entre l’État et le Groupement des pétroliers de Madagascar (GPM) sur le règlement de l’ensemble des dettes croisées fin 2021 et 2022 associées à l’administration des prix à la pompe a été conclu en décembre 2022. Cet accord prévoit le paiement par l’État de sa dette aux membres du GPM résultant de la différence entre le prix administré à la pompe et le prix du marché et le règlement par le GPM de toutes ses obligations fiscales envers l’État. L’accord couvrait également le paiement de toutes les réquisitions faites par l’État pour la Jirama en 2022.

    Un des sujets qui devaient être traités en 2023, dans le cadre du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC) avec le FMI était alors l’apurement des arriérés de droits de douane dus en 2021 et en 2022 et la reprise des paiements en temps opportun des droits de douane par les distributeurs de pétrole. Il avait alors été estimé que la reprise du paiement des droits et taxes à l’importation sur les carburants devrait contribuer à améliorer le solde budgétaire en 2023. Il y avait parallèlement le règlement par l’Etat de ses dettes envers les distributeurs de carburant ou encore le paiement par la Jirama d’une partie des réquisitions de carburants réalisées en 2022.

    Le règlement de ces dettes croisées se serait amélioré, d’après le ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Olivier Jean-Baptiste. La situation en 2023 diffère de celle de 2022 durant laquelle le cours du pétrole avait flambé et avait généré d’énormes passifs pour l’Etat. La plupart de ce que devait l’Etat aux pétroliers l’année dernière serait déjà réglée. Les pétroliers de leur côté se seraient également acquittés de ce qu’ils devaient à l’Etat. Le ministre Olivier Jean-Baptiste parle d’un “apurement régulier dans les deux sens”.

    Lors de la quatrième revue du programme sur la FEC conclu en 2021, les engagements bruts de l’État envers les compagnies pétrolières, hors TVA, restaient plafonnés à 300 milliards d’ariary. Il avait été avancé lors de cette revue qu’en l’absence d’augmentation des prix à la pompe, tout excédent fera l’objet d’un transfert supplémentaire aux distributeurs de carburants pour revenir en dessous du plafond.

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  • RÉSERVE D’OR NATIONALE – De l’or saisis par la Douane acheté par la Banque centrale

    RÉSERVE D’OR NATIONALE – De l’or saisis par la Douane acheté par la Banque centrale

    Antananarivo, 5 Mai, 16h25 – Le ministère de l’Economie et des finances consent à ce que la direction générale des douanes (DGD) effectue la vente à l’amiable de l’or saisi par l’administration douanière et placé auprès de la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) à la Banque centrale elle-même. Le Conseil des ministres de jeudi a donné son accord permettant aux deux parties de conclure le contrat de vente correspondant.

    L’objectif de cette vente à l’amiable de l’or saisi par la Douane et placé à la BFM est de contribuer à augmenter la quantité de ce métal précieux déjà stocké dans la réserve d’or nationale. La négociation qu’avaient effectuée les deux parties permet dorénavant d’intégrer ces métaux saisis dans cette réserve nationale, d’après le compte rendu de ce Conseil des ministres.

    Parmi les nouvelles dispositions du Code des douanes, il est indiqué que des ventes avec limitation de concurrence peuvent être réalisées pour des considérations de défense nationale, d’utilité publique ou d’opportunité. Ces ventes sont effectuées soit par appel d’offres restreint en ce qui concerne les motifs d’opportunité professionnelle ; soit à l’amiable en ce qui concerne les motifs de défense nationale ou d’utilité publique. Les ventes à l’amiable ne peuvent être consenties par la DGD que sur autorisation du MEF et elles sont réservées exclusivement aux administrations publiques et aux établissements publics.

    L’administration douanière a opté pour la vente à l’amiable, avec la Banky foiben’i Madagasikara comme client direct. Un responsable de la DGD a d’ailleurs indiqué que cela fait actuellement plus d’une décennie que la douane n’avait plus effectué des ventes aux enchères sur l’or. Pourtant, « il y a toujours de l’or qui fait l’objet de saisie, qui passe par des procédures judiciaires et qui à la fin devraient être mis en vente », explique notre source. La douane opte également pour la vente directe compte tenu de la difficulté dans la gestion des ventes aux enchères, dont la vérification de la qualité de l’or.

    La Cour des comptes rapporte dans son rapport en 2022 que de 2018 à 2021, 18 affaires de tentatives d’exportation illicite d’or, ou d’exportation en contrebande d’or ont fait l’objet de saisie par les services des douanes du pays. La quantité d’or ayant fait l’objet de ces infractions durant cette période est de 145 290,63 grammes d’une valeur de 6,538 millions de dollars si le gramme avait été estimé à 45 dollars. La Cour des Comptes avait noté que le montant de 45 dollars est pris dans la plupart des procès-verbaux de saisie ou des soumissions de transaction de la douane. D’autres saisies ont encore été effectuées par la Douane après 2021. De janvier à avril 2023, le MEF avait rapporté des tentatives d’exportation illégale de substances aurifères pesant 1 491,09 grammes.

    Reste donc maintenant à savoir ce que la BFM compte en faire avec ces métaux saisis par la douane, qui sont issus de trafics. Surtout que les raffineries sont très exigeantes quant à la provenance de l’or avant d’accepter de les convertir en or monétaire, par exemple. Une vente de doré pour acheter de l’or monétaire a déjà été avancée par les autorités malgaches, lors de la deuxième revue du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC) avec le Fonds monétaire international (FMI).

    L’accord révisé entre la BFM et le ministère des Mines sur la constitution de la réserve d’or nationale avait par ailleurs été déjà signé au mois d’août de 2023. Un accord qui devait permettre à l’autorité monétaire de relancer son programme d’achat de doré sur le marché local, avec une ambition d’acquisition d’une tonne par mois. La reprise de cette opération est toutefois soumise à plusieurs conditions. L’or livré à la Banque centrale, au-delà de sa pureté supérieure, devra se distinguer par son respect des conditions de travail, des droits de l’homme et de l’environnement. La BFM ne pourra par ailleurs pas acheter de l’or qu’auprès d’opérateurs locaux qui remplissent leurs obligations administratives, fiscales et parafiscales entre autres.

    Photo d’illustration : Pixabay

  • SANTÉ – Une nouvelle campagne de vaccination contre la poliomyélite à lancer du 14 au 17 mai

    SANTÉ – Une nouvelle campagne de vaccination contre la poliomyélite à lancer du 14 au 17 mai

    Antananarivo, 5 Mai, 9h30 – Tous contre la poliomyélite. Le ministère de la Santé publique prévoit d’organiser une nouvelle campagne de vaccination contre la polio du 14 au 17 mai dans tout le pays. L’objectif est de vacciner les enfants de moins de 15 ans.

    Après la campagne de rattrapage lancée le 26 avril où il était question de vacciner les enfants zéro dose, les autorités organisent une nouvelle campagne de vaccination de masse contre la poliomyélite. Depuis que cette maladie a fait sa réapparition en 2020, les campagnes anti-polio sont menées de façon régulière sur la Grande ile.

    Rien qu’en 2023, quatre campagnes ont été menées. Et si l’on en croit les données officielles, celles-ci ont eu des résultats positifs. “Aucun nouveau cas de polio n’a été signalé à Madagascar au cours des six derniers mois”, indique l’Unicef dans son communiqué le 24 avril dernier, lors de la visite de haut niveau de l’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite (IMEP) dans la Grande île.

    Madagascar avait été certifié polio-free en 2018, mais le virus est réapparu en 2020. Depuis janvier 2023, la Grande île est classée par le Règlement sanitaire international (RSI) comme un État infecté par la variante circulante du poliovirus de type 1 avec un risque de propagation internationale, et donc placé sous recommandations temporaires.

    Les derniers chiffres officiels font état de 287 cas confirmés de septembre 2020 à novembre 2023. 79 cas ont été signalés en 2023. Sur ces derniers cas, 45 se manifestent par une paralysie flasque aiguë. Deux cas paralytiques ont été signalés chez des adultes, âgés de 32 et 29 ans, depuis le 28 janvier 2023.

     

    Photo : OMS Madagascar/ Archives

  • SPORT – Les Ladies Makis battent les Lionesses du Kenya  à la CAN de rugby

    SPORT – Les Ladies Makis battent les Lionesses du Kenya à la CAN de rugby

    Antananarivo, 5 Mai, 6h35 – Les Ladies Makis obtiennent leur revanche face aux Lionesses du Kenya. L’équipe nationale malgache de rugby a battu 29 à 22, la sélection kényane, pour son premier match à la Coupe d’Afrique des nations de rugby à XV qui s’est tenue au stade Makis Andohatapenaka samedi.

    Cette victoire est d’une importance capitale pour les Ladies Makis dans la course à la qualification à la Coupe du monde division 1 et 2 de rugby à XV féminine. Lors de la précédente édition, celle de 2023 qui s’est tenue à Madagascar, la défaite d’entrée de l’équipe malgache face à cette même équipe a privé la Grande Île de la deuxième place.

    Grace à cette première réussite, les Ladies Makis peuvent donc espérer au moins la deuxième place, en battant leur adversaire direct. Madagascar est provisoirement deuxième derrière l’Afrique du Sud qui a lourdement battu le Cameroun 55 à 0.

    Pour son deuxième match, Madagascar affrontera le Cameroun, mercredi. Un adversaire que les Ladies Makis ont dominé l’année dernière. Une victoire face à cette nation permettrait à l’équipe malgache d’assurer la deuxième place, en cas de victoire de l’Afrique du Sud face au Kenya.

  • WWF Madagascar appelle à une enquête approfondie après la saisie de plus 1 000 tortues radiées et de 48 lémuriens provenant de Madagascar en Thaïlande

    WWF Madagascar appelle à une enquête approfondie après la saisie de plus 1 000 tortues radiées et de 48 lémuriens provenant de Madagascar en Thaïlande

    Antananarivo, 4 Mai, 13h00 – La réaction ne se fait pas attendre du côté des défenseurs de la nature après la saisie de plus de 1 000 tortues radiées et de 48 lémuriens par la police thaïlandaise. “Le trafic d’espèces sauvages de Madagascar prend une nouvelle tournure et touche maintenant les lémuriens, espèces emblématiques du pays”, regrette WWF Madagascar dans un communiqué.

    Dans un communiqué, l’organisation en appelle à “une enquête approfondie sur l’origine de ce trafic pour identifier et punir les personnes impliquées dans la collecte et l’expédition de ces animaux sur le sol malgache”. Simon Rafanomezantsoa de l’organisation note une “quantité saisie [qui] pointe fortement vers l’existence d’un réseau organisé de trafiquants, et de l’utilisation de la voie maritime pour faire sortir les animaux hors du territoire national”. Il évoque alors la “nécessité de redoubler d’efforts dans la lutte contre le trafic des espèces uniques de Madagascar”.

    Le 1er mai, les autorités tthaïlandaises ont découvert plus de 1 000 tortues et 48 lémuriens dans un hôtel du sous-district de Khun Krating, dans le province de Chumphon, dans le Sud de la Thaïlande. Il s’agit, selon la police thaïlandaise de “la plus grande saisie d’espèces sauvages en une seule arrestation”. Six suspects ont été appréhendés dans la foulée de la saisie.

    Suite aux investigations menées par les autorités thaïlandaises en collaboration avec le service américain de la faune et de la pêche, il a été conclu que la contrebande d’animaux sauvages interceptée vient de Madagascar.

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  • Deux accords à trouver en vue de leur soumission au Conseil d’administration du FMI avant la fin du mois de juin

    Deux accords à trouver en vue de leur soumission au Conseil d’administration du FMI avant la fin du mois de juin

    Antananarivo, 4 Mai, 11h35 – Rien n’est pour le moment acquis. Les négociations sur les deux accords de financement que sont le nouveau programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC) et le programme au titre de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD) vont encore se poursuivre en mode virtuel. “L’idée c’est de parvenir à ces accords rapidement, pour permettre d’aller devant le Conseil d’administration du FMI avant la fin du mois de juin. C’est ce CA qui décidera après d’approuver ou non les deux nouveaux engagements que sont la FEC et la FRD”, avance le chef de mission du FMI, Fréderic Lambert, vendredi.

    Les négociations techniques sur ces deux nouveaux programmes ont nécessité le déplacement d’une délégation du Fonds monétaire international (FMI) à Madagascar au cours des deux dernières semaines. “Nous avons bien progressé dans les discussions, qui ont été comme à chaque fois très constructives et très utiles. Nous allons continuer à discuter virtuellement dans les prochains jours depuis Washington, afin de parvenir à des accords”, poursuit encore Frédéric Lambert.

    Madagascar espère bénéficier d’au moins 660 millions de dollars du FMI avec ces deux nouveaux programmes. Mais “il y aura encore la conclusion finale à attendre. C’est pourquoi nous ne pouvons pas aujourd’hui annoncer ce que sera le montant du financement que nous allons avoir”, explique la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison. Madagascar pourra en tout cas demander 100% de son quote-part pour la FEC. De même pour la FRD, dont la proposition de réformes avancée par le gouvernement dans le secteur de l’environnement pourra permettre au pays de bénéficier également de 100% de son quote-part avec ce nouveau programme, avance la ministre en charge de l’Economie et des finances.

    Le ministre de l’Environnement et du développement durable, Max Fontaine, souligne l’ampleur des travaux à entreprendre pour bénéficier de la FRD. Il parle de révision d’au moins 12 cadres règlementaires que le pays doit entreprendre, dont ¹cinq mesures de réformes liées à l’environnement et aux changements climatiques, expose-t-il.

    Le FRD est un programme de financement qui devra permettre à Madagascar d’engager ces réformes afin de réduire les risques liés au changement climatique et aux pandémies pour la stabilité de son balance de paiements. Il porte sur le renforcement de la gouvernance des politiques climatiques et l’intégration des questions climatiques dans la gestion des finances publiques et des investissements publics, l’amélioration de l’adaptation aux changements climatiques et le renforcement de la résilience de Madagascar face aux catastrophes naturelles, le soutien aux efforts qui visent à ralentir la croissance des émissions de gaz à effet de serre, le renforcement de la protection des forêts et de la biodiversité et la mobilisation des financements climatiques.

    C’est afin de bénéficier du FRD que les autorités malgaches ont décidé d’abandonner à mi-parcours la dernière FEC qui s’est étalée sur la période 2021-2023 et qui était prévue s’achever au premier trimestre de cette année. Le FRD doit être mené parallèlement avec un autre programme, d’au moins 18 mois avec le FMI. C’est pourquoi la partie malgache a opté pour la mise en place d’une nouvelle FEC de 36 mois, pour l’accompagner.

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