Catégorie : Actualité

  • L’introduction de la castration parmi les peines infligées aux violeurs d’enfants relève de la souveraineté nationale, selon la ministre de la Justice

    L’introduction de la castration parmi les peines infligées aux violeurs d’enfants relève de la souveraineté nationale, selon la ministre de la Justice

    Antananarivo, 3 Février, 9h25 –  »Madagascar a le pouvoir de légiférer et de modifier ses lois en fonction du contexte du pays, et de les mettre en pratique pour le bien de ses citoyens et pour assurer l’ordre public ». Landy Mbolatiana Randriamanantenasoa, ministre de la justice, justifie la décision de Madagascar d’introduire la castration des violeurs dans le code pénal par la souveraineté du pays. « Quelles que soient les pratiques en droit comparé, nous sommes souverains pour décider », répond-elle aux remarques des députés sur le respect des droits humains et les pratiques internationales en cas d’application des nouvelles dispositions punissant le viol d’enfants de moins de dix ans.

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    Pour la ministre, cette peine est d’autant plus justifiée que les viols sont trop nombreux à Madagascar. « Rien qu’en janvier 2024, nous en avons recensé 133, et 600 en 2023 », rappelle-t-elle en marge de la séance d’adoption de la loi modifiant le code pénal. Elle espère d’ailleurs que l’alourdissement des peines qui s’appliquent aux individus reconnus coupables de viol sera plus dissuasif. « Les anciennes dispositions n’ont pas suffi pour dissuader les violeurs », souligne encore la ministre.

    Et si les violeurs n’ont pas été dissuadés par la perspective d’une castration, les autorités misent sur cette mesure pour rassurer la société que les coupables ne le referont plus quand ils seront en prison, s’ils sont envoyés dans des camps pénaux dans le cadre de leur réinsertion sociale ou s’ils bénéficient de libérté conditionnelle.

    Outre la castration dont les modalités de mise en œuvre devraient être précisées dans les décrets d’application de la loi, les peines de prison prévues en cas de viol sont aussi devenues plus sévères. Ainsi, les personnes reconnues coupables de viol sur les enfants de moins de 10 ans devraient être punies, en plus de la castration chirurgicale, de peine de travaux forcés à perpétuité. Si le viol s’est fait sur un enfant de 10 à 13 ans, les coupables devraient êtres punis de castration chimique et de 15 à 20 ans de travaux de forcés. Cette peine se réduit de 10 à 20 ans de travaux forcés, si la victime a entre 13 et 18 ans.

    Dans l’objectif d’être encore plus dissuasif, le gouvernement a prévu dans le projet de loi que les personnes reconnues coupables seront exhibées publiquement. « Il faut que la société sache ce qu’ils ont fait et que l’on ne dissimule plus ces crimes et leurs auteurs », précise la ministre.
    Photo : Assemblée nationale
  • L’Etat prévoit l’ouverture d’une vingtaine de projets miniers d’ici cinq ans, selon Christian Ntsay

    L’Etat prévoit l’ouverture d’une vingtaine de projets miniers d’ici cinq ans, selon Christian Ntsay

    Antananarivo, 2 Février, 17h30 – L’Etat se décide à extraire le potentiel minier de la Grande île. Une vingtaine de projets miniers, dont des grands projets industriels et des exploitations de taille moyenne, devraient être ouverts d’ici cinq ans. C’est ce qui est prévu dans la Politique générale de l’Etat (PGE), présentée par le Premier ministre Christian Ntsay devant l’Assemblée nationale, jeudi.

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    Pour ce faire, le Chef du Gouvernement annonce le déblocage pour 2024 de tous les projets en cours d’exploitation. Deux grands projets miniers devront déjà ouvrir cette année. Et c’est ainsi que l’Etat espère l’ouverture parvenir à ces 20 projets miniers dans les cinq premières années.

    Plusieurs dispositions vont donc être prises dans les 100 prochains jours, indique le Premier ministre Christian Ntsay. C’est durant ce délai que devra sortir le décret d’application du code minier. L’administration minière travaillera également pendant ce temps sur le statut du Bureau de géologie et de gemmologie de Madagascar (BGGM) et du Laboratoire des mines de Madagascar (L2M). Le locataire de Mahazoarivo annonce par ailleurs la révision de la Loi sur les grands investissements miniers d’ici cinq ans pour que celle-ci s’adapte à la réalité du secteur.

    C’est également durant les 100 premiers jours du second mandat de Rajoelina que l’Etat se fixe de sortir un plan d’assainissement qui servira pour le traitement des demandes de permis miniers au niveau du Bureau du cadastre minier de Madagascar (BCMM). Le dégel de l’octroi de ces permis et la reprise progressive du traitement des demandes en souffrance avaient déjà été annoncé depuis l’année dernière.

    L’Etat a déjà avancé son intention de miser davantage sur les mines. Il est d’ailleurs souligné dans la loi des finances initiale de 2024 que le secteur extractif figure parmi les principaux moteurs de la croissance économique de Madagascar, qui devrait se situer à 4,5% cette année. Les mines devraient tirer cette performance grâce à un contexte favorable au niveau national, notamment avec l’application du code minier et la marche vers la transition énergétique qui se poursuit au niveau international, d’après ce document budgétaire.

    L’Etat estime par ailleurs que l’industrie extractive devrait afficher une croissance de 7,2% cette année. Et cette croissance devrait encore se situer à 14% en 2025 et atteindre 14,1% en 2026 selon les projections du ministère de l’Economie et des finances (MEF).

  • GOUVERNEMENT – Appel à candidature ouvert pour les postes de secrétaire d’Etat

    GOUVERNEMENT – Appel à candidature ouvert pour les postes de secrétaire d’Etat

    Antananarivo, 2 Février, 18h30 – La procédure de recrutement des secrétaires d’Etat est lancée. La présidence de la République vient de publier les “appels à candidature” pour ces postes « ministériels » sur sa page LinkedIn. Au total, neuf postes de secrétaires d’Etat sont concernés par cette initiative. Tous sont rattachés à la présidence de la République.

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    Ces postes sont ouverts aux hommes ou femmes de terrain, leaders et patriotes qui veulent “s’engager pour le pays en tant qu’acteur et non spectateur”, à en croire la publication de la présidence de la République. Les candidats doivent avoir au moins un diplôme académique de bac+4.

    Lors de la formation de l’actuel gouvernement, le 14 Janvier dernier, Andry Rajoelina a insisté sur la mise en place des secrétaires d’Etat pour accélérer la cadence dans la réalisation des programmes de développement afin d’atteindre des résultats rapides. Ces secrétariats d’Etat sont d’autant plus importants que selon le chef de l’Etat, « ils ne nécessitent pas une administration lourde et déconcentrée mais se limitent à une vingtaine d’agents » pour réaliser les activités précises qui leur sont assignées.

    Outre les secrétaires d’Etat, le poste de coordonnateur général chargé de coopération économique complète aussi le gouvernement. Ce poste rattaché à la présidence de la République aura comme mission de maintenir et promouvoir les relations économiques de Madagascar avec les partenaires économiques et financiers. Le suivi permanent de la mise en œuvre des projets financés par les accords de prêts ou de dons des partenaires techniques et financiers lui revient directement.

     

  • EDUCATION – Ouverture des inscriptions à l’examen du BEPC prévue ce 05 février

    EDUCATION – Ouverture des inscriptions à l’examen du BEPC prévue ce 05 février

    Antananarivo, 2 Février, 16h55 – Les inscriptions à l’examen du brevet d’études du premier cycle (BEPC) vont débuter ce lundi 5 février. Les parents et les élèves auront deux mois, pour finaliser les inscriptions aux épreuves. Selon le calendrier établi par le ministère de l’Education nationale, le registre des inscriptions devrait être clôturé le 5 avril 2024. Les épreuves du BEPC, se dérouleront du 1er au 4 juillet. En 2023, 305.836 candidats étaient inscrits pour passer cet examen dans tout Madagascar.
    ⭕Le registre d’inscriptions à l’examen pour l’obtention du Certificat d’études primaires élémentaires (CEPE), pour sa part, a déjà été ouvert le 22 janvier. La période des inscriptions prendra fin le 22 mars prochain. Le calendrier, publié par le ministère de l’Education nationale en août 2023 avait fixé le CEPE au 18 juin 2024. Cet examen est encore maintenu obligatoire pour les élèves en cinquième année du primaire, pour cette année.
    ⭕En 2023, 515 081 candidats ont été inscrits pour passer le CEPE, dans tout Madagascar. Le ministère de l’Education nationale avait ensuite fait part d’un taux de réussite de 76,01. Un taux de réussite en hausse comparé au taux de 73,87% de 2022.
  • TRANSPORT AERIEN – Huit sociétés autorisées à traiter et à manipuler des marchandises dangereuses

    TRANSPORT AERIEN – Huit sociétés autorisées à traiter et à manipuler des marchandises dangereuses

    Antananarivo, 2 Février, 10h25 – Une courte liste. Elles ne sont que huit entités à être autorisées par l’Aviation civile de Madagascar (ACM) à manipuler et à traiter des marchandises dangereuses dans le secteur aérien à Madagascar. Il s’agit de Madagascar Airlines, de Madagascar ground handling (MGH), de DHL Express, de Bolloré Transport&Logistics, de la Société de transit et de transport Ettrrat (STTE), Velogic, de Celero Madagascar et de G2ACamas Madagascar.

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    L’ACM est l’autorité compétente responsable du transport aérien des marchandises dangereuses. L’introduction de tout article ou de toute substance pouvant compromettre la sécurité et la sûreté du transport aérien est interdite à bord des aéronefs. Aussi, il est impératif, selon l’ACM, de refuser tout colis ou fret en provenance d’entités ne figurant pas dans la liste qu’elle a établie.

    Selon le code malgache de l’aviation civile, toute personne qui transporte ou participe au transport de marchandises dangereuses strictement interdites est passible d’un emprisonnement et d’une amende ou de l’une de ces deux peines seulement, sans préjudice de la confiscation de la cargaison et, le cas échéant, de l’aéronef en cause. Ce code souligne également que toute personne qui livre ou fait livrer à un transporteur aérien une cargaison, du fret, des bagages ou d’autres biens classifiés comme étant des marchandises dangereuses strictement interdites est passible d’un emprisonnement et d’une amende ou de l’une de ces deux peines seulement, sans préjudice de la confiscation de la cargaison, du fret, des bagages ou des autres biens.

    Photo :Image par Ennelise Napoleoni-Bianco de Pixabay

  • FOOTBALL – Soloniaina Avizara rejoint le club du Zanakala FC en tant qu’agent libre

    FOOTBALL – Soloniaina Avizara rejoint le club du Zanakala FC en tant qu’agent libre

    Antananarivo, 2 Février, 13h50 – Le latéral gauche des Barea locaux, Soloniaina “Naina” Avizara, quitte Fosa Juniors, libre de tout contrat. Faisant partie des neuf joueurs libérés par le club majungais lors de la reprise d’entraînement en novembre dernier, il rejoint le club du Zanakala FC.

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    Les familles qui viendront habiter ces nouvelles maisons vivent déjà dans les villages d’Akamasoa. Elles sont sélectionnées sur la base de critères stricts.  »Les familles, qui vont habiter ces nouveaux logements doivent avoir adopté des comportements remarquables en société. La propreté est aussi très importante, et elles doivent craindre Dieu », souligne le père Pedro Opeka, fondateur d’Akamasoa, lors de la cérémonie d’inauguration des nouveaux logements.

    La construction de ces logements a été financée par la Fondation Axian dans le cadre de son programme « Tafontsika ». Ce projet avait été lancé en août 2022, et l’objectif était de construire 50 logements au sein des villages de l’Association Akamasoa. 10 maisons ont été construites la première année. En avril 2023, ce sont 20 nouvelles maisons ont été construites à Mangarivotra. Les 20 derniers logements, inaugurés ce jeudi clôturent le programme.

     

  • HABITAT – 20 nouvelles maisons pour reloger 20 familles à Akamasoa

    HABITAT – 20 nouvelles maisons pour reloger 20 familles à Akamasoa

    Antananarivo, 2 Février, 14h05 – 20 nouvelles maisons sortent de terre au village d’Akamasoa. Ces 20 nouveaux logements ont été inaugurés jeudi du côté de Mahatazana. Ces trois pièces avec cuisine et salle d’eau devraient accueillir leurs occupants dans les prochains jours.

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    Les familles qui viendront habiter ces nouvelles maisons vivent déjà dans les villages d’Akamasoa. Elles sont sélectionnées sur la base de critères stricts.  »Les familles, qui vont habiter ces nouveaux logements doivent avoir adopté des comportements remarquables en société. La propreté est aussi très importante, et elles doivent craindre Dieu », souligne le père Pedro Opeka, fondateur d’Akamasoa, lors de la cérémonie d’inauguration des nouveaux logements.

    La construction de ces logements a été financée par la Fondation Axian dans le cadre de son programme « Tafontsika ». Ce projet avait été lancé en août 2022, et l’objectif était de construire 50 logements au sein des villages de l’Association Akamasoa. 10 maisons ont été construites la première année. En avril 2023, ce sont 20 nouvelles maisons ont été construites à Mangarivotra. Les 20 derniers logements, inaugurés ce jeudi clôturent le programme.

  • ORGANE CONSTITUTIONNEL – James Ramarosaona élu par l’Ordre des journalistes de Madagascar pour siéger au sein du HCDDED

    ORGANE CONSTITUTIONNEL – James Ramarosaona élu par l’Ordre des journalistes de Madagascar pour siéger au sein du HCDDED

    Antananarivo, 2 Février, 13h00 – Un quatrième futur membre élu du Haut conseil pour défense de l’Etat de droit et de la démocratie (HCDDED) connu. Il s’agit de James Ramarosaona, ancien président de l’Ordre des journalistes de Madagascar, élu jeudi par les membres de bureau de l’Ordre. Dix candidats étaient en course pour être désignés par l’OJM auprès du HCDDED. James Ramarosaona l’a remporté avec 10 voix sur 46.
    ⭕Trois autres futurs membres du HCDDED sont déjà connus. La Haute Cour Constitutionnel (HCC) avait désigné sur son quota Angelo Ranadialison en septembre 2023. Le Parlement avait déjà aussi élu deux membres : Zafilaza pour l’Assemblée nationale et Fenosoa Emile Ramarokoto pour le Sénat.
    ⭕Le HCDDED est un organe constitutionnel, chargé d’observer le respect de l’éthique du pouvoir, de la démocratie et du respect de l’État de droit, de contrôler la promotion ainsi que la protection des droits humains. Il est composé de neuf membres nommés ou élus par différentes institutions dont l’OJM, la Commission nationale indépendante des droits de l’Homme (CNIDH), l’Ordre des avocats, la Cour suprême, le Sénat, l’Assemblée nationale, ou encore la HCC. Le président de la République, devrait aussi désigner un membre parmi les neuf qui composent le HCDDED.
    ⭕Cela fait dix mois que le HCDDED ne fonctionne plus, faute de membres. En mars 2023, le Conseil des ministres avait constaté la fin du mandat des membres de cet organe constitutionnel. Depuis, celui-ci est en attente de la désignation de ses membres.
    Photo : Ordre des journalistes de Madagascar
  • Le Fofifa évoque un renforcement de mesures afin de protéger le patrimoine génétique du riz malgache face à la propagation des maladies bactériennes

    Le Fofifa évoque un renforcement de mesures afin de protéger le patrimoine génétique du riz malgache face à la propagation des maladies bactériennes

    Antananarivo, 2 Mars, 11h40 – Le patrimoine génétique du riz local est menacé. Les agriculteurs font face actuellement à la propagation de maladies bactériennes du riz. Il s’agit de la maladie des feuilles ou bacterial leaf blight (BLB) et la maladie des stries des feuilles ou bacterial leaf streak (BLS). « Il faut renforcer les mesures et accélérer les recherches afin de voir les moyens pour lutter contre la propagation de ces maladies du riz », souligne Aimé Lala Razafinjara, directeur général du Centre national de la recherche sur l’agriculture et l’élevage (Fofifa).

     

    Ces maladies constituent une menace pour la production rizicole à Madagascar. Quand l’attaque de ces maladies est très sévère, la perte de récolte peut aller jusqu’à plus de 70% avec BLB entre 15 à 20% avec BLS selon les variétés et les conditions climatiques, alerte le Fofifa.

     

    Le directeur général du Fofifa évoque donc le renforcement des mesures. Si cela se développe encore plus, ces maladies « pourraient détruire notre patrimoine génétique » poursuit-il. « Les techniciens dans le Vakinankaratra en collaboration avec le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) sont en plein recherche actuellement », ajoute Aimé Lala Razafinjara.

     

    Sept régions sont actuellement touchées par ces maladies du riz, à Analamanga, Alaotra Mangoro, Androy, Diana, Menabe et Vakinankaratra.

     

  • La Jirama et le secteur pétrolier aval au centre des discussions entre les émissaires du FMI et le ministère de l’Energie et des hydrocarbures

    La Jirama et le secteur pétrolier aval au centre des discussions entre les émissaires du FMI et le ministère de l’Energie et des hydrocarbures

    Antananarivo, 2 Février, 9h18 – Discussions autour de sujets brûlants. La délégation du Fonds monétaire international (FMI), actuellement en mission à Madagascar, rencontre l’équipe du ministère de l’Energie et des hydrocarbures (MEH), pour discuter notamment de la gestion de la Jirama, de l’électrification rurale ou encore du secteur pétrolier aval ce jeudi. Ce, après avoir parlé climat avec le ministère de l’Economie et des finances (MEF) ainsi que le ministère de l’Environnement et du développement durable (MEDD) la veille.

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    Selon le MEH, les discussions ont surtout porté sur l’amélioration de la gouvernance du secteur de l’énergie et des hydrocarbures. Cette rencontre avait également permis à la partie malgache d’exposer les avancées concernant la promotion de l’énergie renouvelable, le projet de parcs solaires, comme l’extension des réseaux de distribution d’électricité du pays. Pour le MEH, c’est l’intérêt de la population qui est priorisé. C’est ce à quoi s’attellent d’ailleurs les participants à cet échange, selon ce département.

    Le cas de la Jirama tout comme celui du carburant avaient toujours été au cœur des échanges entre les autorités malgaches et le FMI, notamment dans le cadre du programme sur la Facilité élargie de credit (FEC).Ces points sont jugés comme présentant des risques budgétaires élevés pour le pays. Le FMI avait par exemple soutenu à l’issue de la quatrième revue de la FEC que tout retard dans l’assainissement de la Jirama compromettrait la réalisation des objectifs budgétaires du gouvernement. Le plancher du solde primaire intérieur n’a pas été atteint en raison principalement du non-paiement en 2022 des droits et taxes à l’importation par les distributeurs de pétrole.

    Parmi les mesures préalables et les repères structurels de la FEC prévus du mois de décembre 2022 au mois de mars 2024, l’Etat devait entre autres déjà finaliser et approuver vers la fin de 2022 le nouveau business plan de la Jirama. Les autorités malgaches se sont aussi engagées à installer des compteurs prépayés d’électricité dans toutes les administrations publique à la fin du mois de décembre de 2023. L’Etat s’est aussi engagé à mettre en œuvre un mécanisme automatique de fixation des prix des carburants avant le mois de mars 2024.

     

    Photo : MEH