Catégorie : Actualité

  • Andry Rajoelina dans l’Itasy pour une visite du chantier d’installation du projet « Ankohonana Miarina » 

    Andry Rajoelina dans l’Itasy pour une visite du chantier d’installation du projet « Ankohonana Miarina » 

    Antananarivo, 20 Janvier, 16h45 – Première sortie officielle du président de la République après son investiture ce samedi. Andry Rajoelina a visité les parcelles de terrain d’installation du projet  »Ankohonana Miarina », dans le fokontany de Manolobony, à Arivonimamo, dans l’Itasy, ce samedi. Il était accompagné de quelques membres du gouvernement.

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    Les familles vulnérables, sélectionnées et formées aux techniques agricoles et d’élevages, entre autres, par l’État malgache vont ainsi s’installer dans ce village. Le chef de l’État envisage d’ailleurs de remplacer la dénomination de cette  »nouvelle ville rurale ».  »Nous allons choisir entre Ambohimiarina et Miarina », car c’est ici que nous allons relever le niveau de vie de bon nombre de population », souligne Andry Rajoelina.

     

    Des écoles primaires et secondaires, des centres de santé de base, un poste de gendarmerie, un marché et différents bâtiments administratifs seront construits dans ce village, en plus des maisons des familles sélectionnées. Celles-ci seront d’abord initiées à la technique agricole « pfumvudza » et aux diverses méthodes d’élevage. La formation en agriculture de ces familles vulnérables figure parmi les priorités du président Andry Rajoelina pour les 100 premiers jours de son second mandat. Selon le compte rendu du Conseil des ministres tenu le 20 décembre, cette formation devrait durer trois mois.

     

    Ces familles vont également bénéficier d’autres formations une fois sur place, à en croire le Président, ce samedi. Elles seront aussi dotées  »de poules pondeuses et d’autres animaux » pour l’élevage, selon le ministre chargé de l’Elevage.

     

    Une première vague de famille d’agriculteurs a déjà été formée à la méthode culturale zimbabwéenne  »pfumvudza », du 26 au 30 décembre dernier. Les bénéficiaires étaient des ménages vulnérables de quatre arrondissements d’Antananarivo.

     

    Ces familles seront dotées d’une parcelle de terrains dans ce village à Arivonimamo ». Ils pourront ainsi y construire leur maison et leur culture.  »Ils deviendront propriétaires de ces terres, après cinq ans, si toutes les conditions fixées par l’Etat sont respectées », martèle le président de la République.

     

  • Des smartphones « mora » pour 900 000 personnes en vue d’améliorer l’inclusion numérique

    Des smartphones « mora » pour 900 000 personnes en vue d’améliorer l’inclusion numérique

    Antananarivo, 20 Janvier, 13h10 – Des smartphones à des prix très abordables. Le ministère du Développement numérique, de la transformation digitale, des postes et des télécommunications (MNDPT) indique travailler en vue d’équiper 900 000 personnes supplémentaires de smartphones qui seront subventionnés. Cette initiative est une sous-composante du projet de Connectivité numérique et énergétique pour l’inclusion à Madagascar (Decim), financé par la Banque mondiale, d’après ce qu’a expliqué le ministre Tahina Razafindramalo lors d’une rencontre avec la presse vendredi.

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    Pour ce faire, le MNDPT va travailler avec le ministère de l’Economie et des finances (MEF) ainsi qu’avec les opérateurs en télécommunication afin de « définir les taux d’imposition intéressants », annonce ce membre du gouvernement. « Nous y travaillons pour faciliter l’importation de smartphone à un prix raisonnable », précise-t-il.

     

    Le coût d’un smartphone à Madagascar demeure un obstacle pour l’inclusion numérique de sa population, soutient le ministre Tahina Razafindramalo. Pour un smartphone de base, comprenant des fonctionnalités au-delà des appels téléphoniques et de l’envoi de messages texte, son coût est évalué à 32 dollars soit environ 145 000 ariary avec le taux de change actuel. Ce qui est très cher par rapport au pouvoir d’achat des malgaches puisque ce prix représente 87% du Revenu national brut (RNB) par habitant de la Grande île, selon ce qui est exposé dans le Plan stratégique du numérique 2023-2028.

     

    L’amélioration de l’inclusion énergétique et numérique, qui est une composante du projet Decim, vise par ailleurs à créer un marché de consommation pour les services énergétiques et numériques. Il s’agit de veiller à une plus grande inclusion de bénéficiaires au niveau de ses zones cibles. La facilitation de l’accès à des appareils numériques abordables comme les téléphones de fonction et les smartphones de base via des solutions de financement appropriées, notamment des subventions ou des crédits pour fonds de roulement, en fait partie.

     

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  • Une économie jusqu’à 30 000 ariary par mois pour les ménages vulnérables dotés de kits solaires « Hazavana ho anao »

    Une économie jusqu’à 30 000 ariary par mois pour les ménages vulnérables dotés de kits solaires « Hazavana ho anao »

    Antananarivo, 20 Janvier, 9h35 – Des dépenses en moins. L’Etat estime entre 20 000 et 30 000 ariary par mois l’économie générée par la distribution des kits solaires « Hazavana ho anao » pour les ménages vulnérables bénéficiaires. Cette opération devrait en effet leur permettre de se passer de l’utilisation du pétrole lampant pour l’éclairage, rappelle le compte rendu du Conseil des ministres de mercredi.

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    Ce projet présidentiel va se poursuivre. La distribution de ces kits solaires devrait d’ailleurs bénéficier à 1 millions de familles dans tout Madagascar, si l’on en croit l’annonce faite par le Président Andry Rajoelina lors de l’inauguration de la Jirama Shop l’année dernière. Ce projet figure également parmi les dispositions prises par l’Etat pour lui permettre de ne plus allouer de subvention dans la vente du pétrole.

    L’ajustement des prix à la pompe opéré au mois de juillet 2022 avait concerné le pétrole lampant. Malgré cette révision des prix, les 2 430 ariary par litre décidés à l’époque étaient encore largement en dessous de la vérité de prix du pétrole lampant qui dépassait en ces temps-là les 4100 ariary, comme soutenu par l’Office malgache des hydrocarbures (OMH). En mars 2023, la ministre de l’Economie et des finances Rindra Rabarinirinarison avait confié que l’Etat a dû subventionner le pétrole lampant à plus de 1 600 ariary pour pouvoir maintenir son prix à la pompe.

    Le pétrole lampant n’est pas juste utilisé pour l’éclairage. Ce produit est également utilisé pour la cuisson ou pour l’élevage, notamment pour les couveuses à pétrole. Des organisations l’utilisent pour faire fonctionner les frigos à pétrole. D’autres personnes l’utilisent également comme diluant. Selon les prévisions du marché pétrolier de l’OMH, la consommation nationale en pétrole lampant devait se situer à 50 812 m3 à fin 2023.

  • DIGITALISATION – La carte d’identité nationale biométrique mise en place à partir de cette année à Madagascar

    DIGITALISATION – La carte d’identité nationale biométrique mise en place à partir de cette année à Madagascar

    Antananarivo, 20 Janvier, 10h30 – La carte d’identité nationale malgache va aussi passer au biométrique. La mise en place de ce projet va débuter cette année, indique Tahina Razafindramalo, ministre du Développement numérique des postes et des télécommunications ce vendredi. “Ce projet est mené avec la Banque mondiale avec pour objectif de donner à chaque citoyen une carte d’identité biométrique gratuitement”, explique-t-il.

    Avant d’acquérir la carte d’identité biométrique, chaque citoyen malgache de plus de 15 ans passe par l’enrôlement biométrique. Cette étape consiste à collecter les données biographiques entre autres le prénom, le nom, le sexe, etc.. mais aussi les données biométriques dont les empreintes, la photo et la signature pour les candidats à l’enrôlement.

    “On n’a pas besoin de le faire l’enrôlement biométrique avant 15 ans pour des questions de physionomie”, souligne le membre du gouvernement. La personne de moins de 15 ans qui sera enrôlée n’obtiendra pas non plus sa carte biométrique avant ses 18 ans.

    Ce projet de carte d’identité biométrique est financé par la Banque mondiale à hauteur de 140 millions de dollars. Il va de paire avec le projet d’identifiant unique, qui consiste à octroyer un identifiant unique à chaque citoyen dès sa naissance. A en croire le ministère, ce projet a déjà débuté. “Chaque individu qui naît à Befelatanana bénéficie déjà d’un identifiant unique et est déjà inscrit dans la base de données centrale”, soulève le membre du gouvernement. L’identifiant unique est également déjà expérimenté à la commune urbaine de Toamasina actuellement, ajoute-t-il.

    L’utilisation de l’identifiant unique et de la carte d’identité biométrique présente de nombreux avantages, selon le ministre. On pourra déjà retracer toute la vie d’un individu grâce à cela. On évitera aussi toute duplication d’identité ou de doublons notamment durant les élections. Grâce à la digitalisation des services publics, on pourra aussi facilement avoir accès aux différents documents administratifs et autres.

  • Quatre juges de travail formés à l’évolution du monde du travail au Centre international de formation de l’OIT

    Quatre juges de travail formés à l’évolution du monde du travail au Centre international de formation de l’OIT

    Antananarivo, 20 Janvier, 8h36 – Des connaissances à faire évoluer et à adapter. Face à l’évolution du monde du travail et de ses exigences, quatre juges de travail ont récemment suivi au centre international de formation de l’Organisation internationale du travail à Turin « une formation sur le genre, l’inclusion et l’avenir du travail ». Ils ont effectué un rapport de leur séjour en Italie dans les bureaux de l’OIT à Madagascar, vendredi.

    Nina Eugénie Raharinarivonirina, président du tribunal de travail d’Antananarivo, a insisté sur l’importance de ce renforcement de compétences et de capacité des magistrats. L’égalité au travail des hommes et des femmes, l’utilisation de l’intelligence artificielle à la place de l’humain au sein des entreprises sont autant de situations et de changements auxquels Madagascar devrait s’adapter, estime-t-elle.

    Outre les quatre magistrats, trois inspecteurs de travail ont également été à Turin pour suivre « une formation des formateurs sur la mise en place de systèmes d’inspection du travail modernes et efficaces ». L’objectif est qu’ils puissent, à leur retour, former leurs pairs de façon à « renforcer la capacité nationale et institutionnelle à développer les compétences des inspections du travail et à élever les compétences des inspecteurs du travail ».

    « Nous connaissons tous le rôle très important que jouent les juges de travail et les inspecteurs de travail dans la prévention des risques professionnels ainsi qu’à l’amélioration des conditions de travail et des relations sociales », souligne l’OIT pour expliquer son soutien à cette formation. Celle-ci a d’ailleurs réitéré « sa disponibilité à accompagner le pays dans la mise en œuvre de son Programme pour la promotion du travail décent ».

  • TELECOMMUNICATIONS – Un troisième opérateur autorisé à déployer la fibre optique à Madagascar 

    TELECOMMUNICATIONS – Un troisième opérateur autorisé à déployer la fibre optique à Madagascar 

    Antananarivo, 20 Janvier, 7h00 – Ils sont désormais trois opérateurs à pouvoir déployer la fibre optique à Madagascar. Tahina Razafindramalo, ministre du Développement numérique, des postes et des télécommunications, indique ce vendredi qu’un nouvel opérateur a acquis en décembre dernier la licence lui permettant d’œuvrer sur tous les segments du secteur télécom notamment la fibre optique.

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    “Cet opérateur vient d’acheter auprès de l’Etat malgache la licence globale donc il pourra déployer la 5G, la fibre optique nationale et internationale, la fibre optique pour les particuliers et les entreprises à l’instar de l’opérateur historique”, souligne le ministre. Le coût de la licence globale est de 30 millions d’euros a indiqué le ministre.

    Selon le plan stratégique numérique 2023-2028, l’opérateur en question est la société Orange Madagascar. “Orange a d’ores et déjà souscrit à cette nouvelle licence globale. Il est le premier opérateur à obtenir une Licence globale à Madagascar, avec une validité de 15 ans », souligne le document.

     

    Le décret créant cette licence globale adopté en 2023 prévoit que cette licence permet à son titulaire « d’offrir sur les marchés de gros et de détail, tous les services de télécommunications, de revente de capacités et de location d’infrastructures pour tous types de services, sur tous types de support, que ce soit le cuivre, la radio, la fibre ou le satellite, et dans toutes les modalités, fixé, portatif ou mobile ». Ses services peuvent aussi être déployés « sur toutes les parties du réseau qu’il s’agisse de la boucle locale, du transport, des liaisons internationales, et pour les communications locales, nationales et internationales ».

     

    Cette ouverture de la concurrence a pour but d’offrir plus de choix aux consommateurs, indique le ministère. Cela permettra aussi de faire baisser les prix. “C’est d’ailleurs le but de la libéralisation du secteur entamé l’année dernière par l’Etat”, explique le ministre. “Si avant on n’avait qu’un seul choix, aujourd’hui on aura plus de choix. Lorsqu’il y a le choix, le prix baissera automatiquement”, se félicite le membre du gouvernement.

     

    Avant Orange, deux opérateurs ont déjà disposé de la licence leur permettant d’exploiter et commercialiser des offres fibres optiques. Il s’agit de Telma et de Blueline qui avait été désigné en avril 2020 comme deuxième opérateur fibre optique du pays. A l’époque, le décret avait prévu que « deux opérateurs backbone peuvent être autorisés à construire des liaisons nationales pour le seuil de 25 millions d’habitants ».

     

    Avec l’appui de la Banque mondiale, le ministère chargé des télécommunications avait travaillé pour la réforme des cadres juridiques régissant ce secteur d’activité. En Avril 2023, l’Etat avait adopté plusieurs décrets avec pour objectif la libéralisation du secteur de la télécommunication. “ Je suis heureux d’annoncer que la libéralisation du secteur télécom est effective dans la Grande île”, conclut Tahina Razafindramalo.

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  • INTERNET – L’Etat envisage de baisser à moins d’un dollar le coût d’un gigaoctet d’internet mobile cette année

    INTERNET – L’Etat envisage de baisser à moins d’un dollar le coût d’un gigaoctet d’internet mobile cette année

    Antananarivo, 19 Janvier, 18h30 – Les prix de l’internet devraient continuer à baisser cette année à Madagascar. C’est l’une des annonces faites par Tahina Razafindramalo, ministre du Développement du numérique, des postes et des télécommunications. D’après lui, des négociations ont déjà été entamées avec les opérateurs pour ramener le coût du gigaoctet d’internet à moins de 1 dollar cette année. “On en a discuté avec les opérateurs et ils ont déjà accepté de baisser le prix de 1 giga mobile à moins de 1 dollar”, indique le ministre lors d’une rencontre avec la presse ce vendredi. “C’est un des efforts menés par l’Etat dans la libéralisation”, ajoute-t-il.

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    A moins d’1 dollar le gigaoctet, Madagascar propose ainsi déjà un tarif largement en-dessous de la moyenne africaine selon le ministre. Le membre du gouvernement précise que le coût moyen du giga d’internet mobile en Afrique était de 7 dollars en 2022. Pour Madagascar, le coût du giga d’Internet mobile était de 3 dollars, en 2021-2022 et 1 dollar et demi en 2023.

     

    Descendre plus bas serait difficile pour l’instant, souligne le ministre, compte tenu des investissements que doivent encore faire les opérateurs. “J’aimerais descendre jusqu’à 0,2 centime de dollar mais je ne pourrais pas dire à Orange, Airtel d’investir des millions de dollars en licence, puis mettre en place 5 000 kilomètres de fibre optique alors que le kilomètre de fibre optique coûte 15 000 dollars et faire beaucoup d’autre d’investissement encore”, soulève Tahina Razafindramalo.

     

    A Madagascar, l’Internet en majorité mobile est actuellement utilisé par 4 millions de personnes soit environ 22% de la population. L’Etat vise les 50% dans ses projets d’inclusivité numérique. Pour y arriver l’Etat a, entre autres, des projet d’équiper en smartphone 900 000 personnes grâce au projet Decim (Digital Energy Connectivity and Inclusion for Madagascar). Les smartphones subventionnés seront mis en vente à des prix très abordables pour la population.

  • INTERNET – Trois opérateurs mondiaux de satellite intéressés pour opérer à Madagascar

    INTERNET – Trois opérateurs mondiaux de satellite intéressés pour opérer à Madagascar

    Antananarivo, 19 Janvier, 16h15 – De grosses pointures attendues. Ils sont déjà trois acteurs mondiaux de satellite à avoir répondu à l’appel d’offres international de l’Autorité de régulation des technologies de communication (Artec) sur l’établissement et l’exploitation de réseaux publics de communication par satellite à Madagascar. Deux d’entre eux sont déjà en train de remplir les prérequis leur permettant d’opérer au pays. Le ministère du développement Numérique, de la transformation digitale, des postes et des télécommunications (MNDPT) tranchera sur l’attribution de leur licence au mois de mars, indique le ministre Tahina Razafindramalo lors d’une conférence de presse tenue ce vendredi.

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    Le ministre Tahina Razafindramalo s’est, pour le moment, abstenu de livrer l’identité de ces opérateurs intéressés qui investissent à Madagascar. Il a néanmoins indiqué que l’un d’entre eux est un acteur très connu, qui était dans la Fintech à la base, et qui a ensuite investi dans les satellites ou encore dans l’énergie. Pour ce membre du gouvernement, seuls les opérateurs qui ont les moyens peuvent exploiter les réseaux publics de communication par satellite, si on en considère que le coût de maintenance de leurs équipements, les logiciels pour les gérer ou encore les moyens pour assurer la qualité de service.

    Le MNDPT se dit également très exigeant par rapport au respect du modèle de cahier des charges qui était imposé à ses opérateurs. Au-delà des conditions techniques pour le temps de réponse ou la qualité de services, il faut que l’opérateur s’implante d’abord à Madagascar et s’enregistre en tant que société au niveau de l’Economic development board of Madagascar (EDBM), insiste le ministre Tahina Razafindramalo. « Il faut que ces opérateurs soient installés à Madagascar pour qu’ils paient leurs taxes et leurs impôts au pays », explique-t-il.

    L’enjeu est de taille, selon le ministre des télécommunications. Les opérateurs satellites peuvent couvrir tout Madagascar sans avoir à installer un seule kilomètre de fibre ou un seul site. Leurs services présentent des avantages de coût, d’accessibilité et de rapidité. Le MNDPT souligne d’ailleurs dans le Plan stratégique du numérique (PSN) 2023-2028 que la communication par satellite se révèle essentielle pour étendre la connectivité dans les zones reculées où l’infrastructure terrestre est limitée. Elle permet de dépasser les obstacles géographiques et donc améliorer l’accessibilité à l’Internet et aux services en ligne, expose le ministère dans le plan national.

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  • IMPOT FONCIER – La Commune urbaine d’Antananarivo évoque un très faible taux de recouvrement fiscal

    IMPOT FONCIER – La Commune urbaine d’Antananarivo évoque un très faible taux de recouvrement fiscal

    Antananarivo, 19 Janvier, 15h43 – 17 contribuables sur 194 977, soit un taux de 0,01%. C’est le taux de recouvrement de l’impôt foncier sur les propriétés bâties au titre de l’exercice fiscal 2022 et recouvrée en 2023 par la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA). Les contribuables tananariviens ne se bousculent pas pour payer les impôts, au grand regret de la municipalité.

    « Les impôts assurent le bon fonctionnement de la Commune, et sont l’une des quelques contributions demandées aux citoyens pour l’entretien de la Ville », sensibilise la CUA dans sa note publiée sur Facebook. Pour l’exercice 2021, la Commune a pu recouvrer l’IFPB auprès de 27 166 contribuables, soit un taux de 13,93%.

    La Commune laisse entendre sa volonté de comprendre les difficultés des contribuables en indiquant qu’elle « n’a procédé à ces recouvrements qu’en 2022-2023, en tenant compte de la situation sanitaire en 2020-2021 ». L’épidémie étant passée, elle invite « les contribuables à s’acquitter de leurs obligations envers Antananarivo », en payant les impôts.

    En 2022, la Commune a révisé le mode de calcul de l’IFPB, conduisant à une hausse importante de cet impôt, notamment pour les propriétés mises en location ou pour celles à usage industriel ou commercial.

  • CARBURANT – Une étude de la Banque mondiale remet en cause l’indépendance de l’OMH

    CARBURANT – Une étude de la Banque mondiale remet en cause l’indépendance de l’OMH

    Antananarivo, 19 Janvier, 11h45 – Une faille signalée. La prise de participation de l’Etat dans les sociétés pétrolières compromet l’indépendance de l’Office malgache des hydrocarbures (OMH), qui est l’organe de réglementation du secteur pétrolier aval, indique la Banque mondiale dans son étude sur la gestion des prix du carburant du pays. Pour cette institution de Bretton Woods, « il est inhabituel pour un pays importateur de carburant que son gouvernement continue de participer au capital de ces compagnies », surtout que « Madagascar s’est déjà engagé à libéraliser son secteur pétrolier ».

     

    Selon la liste des sociétés à participation de l’Etat dressée par le ministère de l’Economie et des finances (MEF), l’Etat détient 31% des actions de la Logistique pétrolière. Sa participation est de 10,07% auprès de la Galana distribution pétrolière et de 10% auprès de la Galana raffinerie terminal. L’Etat est également actionnaire à hauteur de 6,12% dans la compagnie Jovena, 20,56% dans TotalEnergies marketing Madagasikara, 20% dans Vivo Energy et 5% dans Madagascar oil company.

     

    Le Gouvernement aurait fait valoir que ces participations permettent à l’État de renforcer la stratégie pour le secteur pétrolier et de participer au Conseil d’administration des sociétés pétrolières. Il semble cependant que dans la pratique, « l’Etat a très peu d’influence alors qu’il devrait user pleinement de son droit de regard sur les sociétés », lance la Banque mondiale.

     

    Elle estime dans son étude que « l’impartialité de l’OMH pourrait être favorisée en cédant les participations de l’Etat dans ces sociétés pétrolières ». Ce, afin d’appuyer l’application de la loi sur la libéralisation du secteur pétrolier aval, en ayant pour objectif d’améliorer les conditions du marché.

     

    L’OMH est un organisme sous tutelle du ministère de l’Energie et des Hydrocarbures (MEH). Il est chargé de la régulation des activités du secteur pétrolier aval sur l’ensemble du pays.