Catégorie : Actualité

  • RELIGION – La communauté musulmane de Madagascar appelle à l’apaisement et à l’unité suite à une visite auprès du pape François au Vatican

    RELIGION – La communauté musulmane de Madagascar appelle à l’apaisement et à l’unité suite à une visite auprès du pape François au Vatican

    Antananarivo, 13 Novembre, 16h05 – Une visite importante dans le contexte actuel. La communauté musulmane de Madagascar reviennent d’une visite au Pape François au Vatican qui a eu lieu il y a quelques jours . La délégation malgache était dirigée par Abdoul Hadi, président du Fikambanan’ny Silamo Malagasy et du Cheikh Haniphe Akbaraly, président du Conseil régional de l’océan Indien de la communauté Khoja.

     

    D’après le Cheikh Haniphe Akbaraly, la visite a été l’occasion pour la délégation de “présenter les projets de la communauté Khoja à Madagascar, surtout au niveau humanitaire” dans l’appui des nécessiteux à Madagascar. “Le but principal de la visite est le promotion du dialogue inter religion entre musulmans et chrétiens”, indique-t-il lors d’une rencontre avec la presse à la nonciature d’Ivandry ce lundi.

     

    “C’était une joie immense pour nous d’avoir été reçus par le Pape”, ajoute Abdoul Hadi. “La communauté malgache a toujours la paix et la fraternité et la coopération entre religieux, qu’ils soient chrétiens ou musulmans”ajoute-t-il. “Ceci afin de garantir la paix dans la société (…) surtout dans le contexte actuel où on a besoin d’apaisement”, poursuit-il.

     

    La visite de la délégation musulmane de Madagascar auprès du Pape a été facilitée par Mgr Tomasz Gryzsa, le nonce apostolique à Madagascar. Pour l’homme d’Eglise, “toutes les initiatives qui nous aident à travailler ensemble doivent être promues et appréciées”. “Cela nous aide à construire le bien commun de ce pays. C’est pour cela que j’ai accueilli ce souhait de la communauté khoja de se rapprocher à la communauté catholique”, explique-t-il.

     

    “Cette visite montre qu’il est possible de vivre ensemble et travailler la main de la main, et c’est le message qui doit retentir avec force”, ajoute le prélat. “Il faut voir plus loin que les trois prochains jours, il faut voir les vrais problème du pays qui n’est pas politique mais le problème des pauvres, des personnes qui n’ont pas accès aux biens élémentaires, aux problèmes des routes, il y a des forces qui travaillent pour cela et ils doivent être appuyés”, conclut-il.

     

    Ferid Ismaël, le président de la communauté Khoja à Madagascar et Amine Nassor, le président Fédération africaine des Khoja ont aussi fait partie de la délégation qui s’est rendu au Vatican. “Le vivre ensemble est notre priorité et nous relevons ce défi pour remonter notre assistance à notre pays qu’est Madagascar”, souligne Ferid Ismaël. “Notre devoir est de contribuer à soulager les besoins de nos compatriotes”, conclut-il.

  • ELECTION – Le quatrième hélicoptère de Siteny Randrianasoloniako immobilisé à Mahajanga

    ELECTION – Le quatrième hélicoptère de Siteny Randrianasoloniako immobilisé à Mahajanga

    Antananarivo, 13 Novembre, 14h10 – Un hélicoptère du candidat Siteny Randrianasoloniaiko cloué au sol. L’Aviation civile de Madagascar (ACM) indique dans un communiqué publié dimanche que l’aéronef «s’est introduit par forcing à Mahajanga». L’appareil est ainsi immobilisé à Amborovy pour enquête. L’aéronef a débarqué à Mahajanga samedi après-midi avec à son bord un pilote étranger. Ce dernier a été interpellé et est enquêté par la Gendarmerie de la ville des Fleurs.

    L’ACM explique dans son communiqué que le candidat numéro 13 avait envoyé une demande d’autorisation d’introduction pour le 7 Novembre. « Une fois les conditions réunies, l’ACM a donné l’autorisation pour le 8 Novembre et a demandé au candidat de renouveler sa demande » poursuit le communiqué. « Sauf que l’équipe du candidat nele secrétaire national du parti PSD n’a pas renouvelé sa demande », souligne l’ACM qui rappelle les nombreuses dérogations qu’elle dit avoir acceptées pour l’égalité des candidats.

    Sur Facebook, le candidat numéro 13 évoque une manœuvre politique pour saboter sa campagne électorale. « C’est le quatrième hélicoptère que j’introduis pour la campagne électorale (…) nous n’avons pas été notifiés des changements », indique Siteny Randrianasoloniaiko. Il condamne également l’interpellation du pilote par les autorités.

    Irénée Djaosera, député élu à Analalava parle d’inégalité de traitement entre les candidats. Il rapporte l’importation des tee-shirts qui devaient être utilisés pour la campagne électorale bloqués au niveau de la Douane de Toamasina alors que la campagne électorale s’achève mardi à minuit.

    Photo : Siteny Randrianasoloniaiko.

  • PARTENARIAT – La cinquième revue du programme de la Facilité élargie de crédit  remise à une date ultérieure

    PARTENARIAT – La cinquième revue du programme de la Facilité élargie de crédit remise à une date ultérieure

    Antananarivo, 13 Novembre, 15h03 – Le Gouvernement et le Fonds monétaire international (FMI) se seraient convenus de remettre à plus tard la cinquième revue du programme de la Facilité élargie de crédit (FEC). «Nous ne pouvons pas prendre des décisions stratégiques en l’absence d’un Président élu. C’est pourquoi il a été décidé d’un commun accord de procéder à cette revue ultérieurement», communique la direction de la communication du ministère de l’Economie et des finances ce lundi.

    ⭕La revue du programme par le Conseil d’administration du FMI joue un rôle déterminant dans l’évaluation des résultats obtenus dans le cadre de la FEC et dans l’adaptation de ses paramètres à l’évolution de l’économie du pays bénéficiaire. Les autorités malgaches qui avaient sollicité un financement au titre de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD) avaient également prévu d’engager les discussions sur ce point lors de cette cinquième revue de la FEC.

    ⭕Selon le calendrier des décaissements et des revues de l’accord établi au titre de la FEC, il était prévu l’achèvement par le Conseil d’administration du FMI de la cinquième revue de ce programme le 15 novembre 2023. Et ce, au vu du respect des critères de réalisation pour fin juin 2023 pour permettre le décaissement de 24,44 millions de DTS.

    ⭕C’est une mission d’assistance technique du FMI en faveur de Madagascar qui va se tenir en ligne du 13 au 24 novembre, confie la direction de la communication du ministère en charge des Finances. Cette mission entre dans le cadre du pilotage de l’exercice 2024 et concerne l’extension des plans d’engagements auprès de six nouveaux ministères pilotes du secteur infrastructure et productif ainsi que le MEF, précise ce département.

    ⭕Comme indiqué dans le rapport de la quatrième revue du programme sur la FEC, un audit de la chaîne de dépenses, bénéficiant de l’assistance technique du FMI, était prévu en juin 2023. Il devait permettre de repérer les goulots d’étranglement restants et d’aboutir à des recommandations sur la façon d’accroître le réalisme des plans d’engagements des dépenses. Les autorités se sont alors engagées à préparer des plans d’engagements plus adaptés pour les quatre ministères sociaux, les ministères des Finances, de l’Agriculture, des Travaux publics et de l’Aménagement du territoire et le secrétariat d’État aux Nouvelles villes. C’est un repère structurel qui est proposé pour le mois de janvier 2024 selon ce rapport sur la quatrième revue de la FEC.

    Photo d’illustration.

  • FOOTBALL – Macron retenu comme équipementier provisoire des Barea

    FOOTBALL – Macron retenu comme équipementier provisoire des Barea

    Antananarivo, 13 Novembre, 11h40 – Les Barea changent d’équipementier à la veille des deux premiers matchs des éliminatoires à la Coupe du monde 2026. « La Fédération malgache de football avec le comité exécutif a choisi la marque Macron pour ces deux matchs », indique Alfred Randriamanampisoa, président de la Fédération malgache de football (FMF) en marge d’une rencontre entre l’équipe nationale et les membres de la FMF, samedi, au stade des Barea Mahamasina, avant leur départ pour Ghana.

    ⭕C’est à la demande des joueurs que la Fédération a fait ce choix, souligne le patron de la FMF. « Les joueurs ne sont pas à l’aise avec les matériels utilisés auparavant », poursuit le président de l’instance dirigeante du football malgache. Le choix de la marque Macron n’est donc qu’à titre provisoire, « faute de temps », insiste Alfred Radriamanampisoa.

    ⭕Le nouveau président de la FMF avait déjà évoqué ce changement d’équipementier lors de la cérémonie de passation avec l’ancien dirigeant en mi-octobre. « Les Barea sont dignes de porter des équipements comme les grandes équipes africaines », avait-il indiqué.

    ⭕Les Barea avaient déjà porté la marque Macron en 2021, à titre provisoire, après la fin du contrat avec la marque Garman. La Fédération a ensuite opté pour la marque locale Nino jusqu’en Octobre 2023.

    Photo d’illustration

  • TRANSPORT FERROVIAIRE – Le train express reliant Fianarantsoa à Manakara de retour pour bientôt

    TRANSPORT FERROVIAIRE – Le train express reliant Fianarantsoa à Manakara de retour pour bientôt

    Antananarivo, 13 Novembre, 11h02 – Une bonne nouvelle pour la population des zones enclavées de Fitovinany. Le train express de la ligne Fianarantsoa Côte-Est (FCE), reliant Fianarantsoa à Manakara devrait être bientôt de retour, rapporte le ministère des Transports, dimanche.

    ⭕Les travaux de réparation et de renforcement de la ligne ferroviaire aux environs de Tanakidy Voromailala sont achevés, souligne le ministère. Il ne reste plus que les dernières mises au point de la machine qui servira la liaison entre ces deux villes de la Haute Matsiatra et le Fitovinany.

    ⭕Par contre, le ministère rapporte que le train mixte, pour le transport des voyageurs et des marchandises en même temps, qui desservait Fianarantsoa à Sahasinaka, tous les mardis et samedis est déjà opérationnel.

    ⭕Le 20 Septembre, le train express de la ligne FCE a eu un accident, à Tanakidy Voromailala, ce qui avait été à l’origine de cette suspension de la circulation ferroviaire Fianarantsoa-Manakara. Outre les dommages matériels, les autorités ont également fait part de trois blessés.

    Photo : Ministère des Transports et de la météorologie.

  • TAUX DE CHANGE – Le dollar passe de 3 956,7 ariary à fin 2021 à 4 462 ariary à fin 2022

    TAUX DE CHANGE – Le dollar passe de 3 956,7 ariary à fin 2021 à 4 462 ariary à fin 2022

    Antananarivo, 13 Novembre, 7h30 – L’ariary s’est déprécié de 12,8% face au dollar sur l’ensemble de l’année 2022. Le billet vert qui s’échangeait à 3 956,7 ariary sur le Marché interbancaire de devises (MID) à fin décembre 2021 valait 4 462 ariary à fin décembre 2022. Ce qui correspond à une perte de valeur de 505,3 points de la monnaie nationale vis-à-vis du dollar sur un an, selon la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) dans un rapport qu’elle a récemment publié.

     

    La dépréciation de l’ariary avait été de 5,8% vis-à-vis de l’euro durant cette période, correspondant à une perte de valeur de 258,5 points en un an. L’euro équivalait à 4 470,1 ariary à fin 2021 pour valoir 4 728,6 ariary à fin 2022, d’après ce rapport.

     

    La BFM rappelle que les variations de l’euro et du dollar, combinées aux volumes des opérations effectuées sur ces devises de référence sur le MID influent sur la valeur de l’ariary. L’autorité monétaire ajoute que la perte de valeur de la monnaie nationale par rapport à ces deux devises est également déterminée par l’évolution de la parité EUR/USD sur le marché international au cours de l’année.

     

    Selon le taux de change publié par le BFM, l’euro s’échangeait à 4 756,86 ariary le 10 novembre 2023. Le dollar de son côté avait valu 4 485,79 ariary le même jour sur le MID.

  • CLASSEMENT – Madagascar se trouve 107ème sur 132 économies en matière d’innovation

    CLASSEMENT – Madagascar se trouve 107ème sur 132 économies en matière d’innovation

    Antananarivo, 13 Novembre, 6h50 – Une place de perdue pour Madagascar. Le pays qui était 106ème l’année dernière se classe 107ème parmi les 132 économies figurant dans l’Indice mondial de l’innovation ou Global innovation index (GII) 2023 avec son score de 19,1. Il s’agit du classement publié annuellement par l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) pour évaluer les économies mondiales en fonction de leurs capacités d’innovation. Ce, à travers environ 80 indicateurs regroupés en intrants et extrants de l’innovation pour saisir les facettes multidimensionnelles de l’innovation, rapporte l’OMPI.

     

    Si la Grande île se trouve 107ème au classement général, elle est à la dixième place sur les 28 économies de l’Afrique subsaharienne. Madagascar se trouve par ailleurs au second rang des 12 économies du groupe à faible revenu classées dans le GII 2023 entre le Rwanda à la première place et le Togo à la troisième place.

     

    Comme expliqué par l’OMPI, le classement général de l’IIG est basé sur deux sous-indices que sont le les intrants et les extrants de l’innovation. Dans le sous-indice des intrants de l’innovation, cinq piliers d’intrants capturent les éléments de l’économie qui permettent et facilitent les activités d’innovation. « L’idée est que les apports d’innovation d’aujourd’hui et les efforts correspondants pour développer la science, l’innovation et la base de capital humain, ainsi que l’environnement d’innovation associé préparent le terrain pour les résultats d’innovation de demain », expose cette organisation. Dans ce sous-indice, la Grande île reste comme l’année dernière à la 125ème place.

     

    Le deuxième sous-indice que sont les extrants de l’innovation mesure les résultats de l’innovation qui sont les fruits d’activités innovantes au sein de l’économie et comprend deux piliers. Madagascar y gagne 3 places, en passant de la 85ème l’année dernière à la 82ème place cette année.

     

    Dans les 7 piliers de l’IIG, Madagascar enregistre ses meilleures performances dans les domaines de la création (62ème) et du capital humain et de la recherche (102ème). La Grande île se classe inversement en queue de peloton dans les domaines des infrastructures (131e), la sophistication des entreprises (123e) et les institutions, les résultats en matière de connaissances et de technologie (121e).

     

     

  • Andry Rajoelina réaffirme son intention d’ « avancer » et de « ne pas reculer » pour aller à l’élection 

    Andry Rajoelina réaffirme son intention d’ « avancer » et de « ne pas reculer » pour aller à l’élection 

    Antananarivo, 12 Novembre, 20h35 – Aller jusqu’au bout, contre vents et marées. Le président sortant et candidat à la présidentielle réaffirme sa position face aux revendications liées à la tenue de la présidentielle du 16 novembre. « On n’a pas besoin de crise (…) Nous prenons notre responsabilité (…) jusqu’à ce que Madagascar se relève et n’acceptons pas les troubles (…) Je me tiendrai débout jusqu’à la fin», réplique-t-il au cours du rassemblement dans un Coliseum comble, à Antsonjombe, dimanche.

     

    « Certains ont peur d’aller à l’élection. C’est pourquoi ils inventent des choses qui n’existent pas. Ils ont peur de la concurrence, du jugement populaire, de l’élection », fustige le candidat. « Mais ils ne nous arrêteront pas, qu’importe s’ils participent ou pas », rétorque-t-il. « Onze candidats sont venus avec des artistes de renom mais n’ont pas réussi à remplir [le Coliseum]. Cela veut dire que la population malgache ne veut plus de trouble et de crise », attaque-t-il.

     

    Andry Rajoelina répond également à « un groupe de personnes qui parle d’arrêt du processus électoral, de suspendre la campagne, de mettre en place une transition » « Mais la loi indique que, seule la population peut décider », soutient-il. Pour le président sortant, toute tentative de suspension du processus électoral constitue des «  manœuvres politiques malsaines » que « la population a compris ». « Nous avançons et nous ne reculerons pas», assure-t-il devant ses partisans.

     

    « Nous sommes des bâtisseurs », se qualifie le président sortant « Mais, ici, il y des démolisseurs, des gêneurs, des traîtres », déplore-t-il. « Nous sommes quelqu’un de digne, mais il y a beaucoup d’hommes politiques dont je tairais la qualification mais vous le savez et c’est à vous de le dire car je ne souhaite pas dire quelque chose de mal ici », attaque-t-il.

     

    Le Collectif des candidats revendique l’ « assainissement de l’aire de jeu » avant d’aller à l’élection. Il revendique la disqualification du candidat Andry Rajoelina et la recomposition de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), du gouvernement et la mise sur pied d’une Commission électorale spéciale (CES).

     

    La « Plateforme de dialogue et de médiation », dirigée par Christine Razanamahasoa, présidente de l’Assemblée nationale et le Conseil chrétien des Eglises (FFKM) demande la « suspension du processus électoral ». Une soixantaine d’associations et d’organisations de la société civile demandent l’arrêt de l’élection et la tenue d’un dialogue entre les 13 candidats.

     

     

  • INFRASTRUCTURES – « Ouverture officielle » de la Place Badamier au Nord du site Miami de Toamasina

    INFRASTRUCTURES – « Ouverture officielle » de la Place Badamier au Nord du site Miami de Toamasina

    Antananarivo, 12 Novembre, 19h50 – « La beauté de Miami, avec ses lumières et ses jets d’eau, presque identique à ce que l’on voit à l’étranger, a épaté beaucoup de monde ». Le président sortant Andry Rajoelina a tenu à souligner cette réalisation qui fait partie de ses engagements de campagne pour l’élection de présidentielle de 2018 alors qu’il clôturait sa campagne 2023 pour Toamasina. « Nous pouvons être fiers car nous avons relevé le défi même si beaucoup se sont moqués de nous. Les mauvaises langues et les critiques ne nous ont pas freinés », écrit-il sur sa page Facebook au lendemain de son concert de fin de campagne dans la Ville du Grand Port. « Nous terminerons ce que nous avons commencé, comme l’autoroute, le projet Miami, le gymnase pour les jeunes et bien d’autres », ajoute-t-il.

     

    Pour l’instant, c’est la partie Nord du projet Miami, le projet d’aménagement du bord de la mer de Toamasina, qui est complètement achevée, indique le secrétariat d’Etat en charge des Nouvelles villes et de l’habitat. La Place Badamier, l’endroit où tourne un kiosque à coquillages mais où peuvent aussi se tenir des manifestations culturelles, a été officiellement ouverte vendredi. Samedi, le secrétariat d’Etat en charge des Nouvelles villes et de l’habitat a également officiellement ouvert l’esplanade du projet qui couvre 15 000m2. Le président sortant a même pu y organiser son « faradoboka » pour Toamasina. Le terrain de sports est également fonctionnel sur cette partie du projet Badamier, et un tournoi de basketball 3×3 s’y est tenu ce weekend. Et les 150 kiosques en dur qui devraient accueillir des stands de restauration, de bar, de snacking et de karaoké sont en cours de finalisation.

     

    Trois journées portes ouvertes pour le grand public ont également eu lieu sur le site de Miami ce week-end. L’objectif est de partager avec les citoyens comment utiliser cette infrastructure jusqu’à la mise en place de la structure chargée de sa gestion et de son entretien.

     

    Photo : Governora Faritra Atsinanana

  • Le collectif des candidats plaide sa cause lors du lancement officiel de la mission d’observation de SADC

    Le collectif des candidats plaide sa cause lors du lancement officiel de la mission d’observation de SADC

    Antananarivo, 12 Novembre, 15h25 – Lancement officiel de la mission d’observation de la communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) ce dimanche au Novotel Alarobia. Mais bien que la séance ait été dédiée à présenter le chef de la mission d’observation et les grandes lignes de l’observation qui sera menée, les représentants du collectif du candidat et de la plateforme de médiation menée par Christine Razanamahasoa ont sauté sur l’occasion pour exprimer leur position face au scrutin du 16 novembre.

     

    “Vous n’êtes pas sans savoir que le collectif de 10 candidats que je représente boycotte l’élection du 16 novembre”, lance Maître Toki Ramilison, porte-parole du collectif à l’endroit des représentants du SADC. “En faisant cela nous voulons éviter une longue et violente crise post-électorale”, ajoute-t-il. Dans une déclaration lue à leur endroit, le collectif a notamment exposé les différentes raisons qui justifient leur position et demande à la SADC de les appuyer dans la mise en place d’un dialogue afin d’éviter la crise qui se profile.

     

    Le professeur Raymond Ranjeva qui a représenté la plateforme de médiation a pour sa part remis en cause la “légitimité des institutions actuelles” notamment la Haute cour constitutionnelle (HCC), le Sénat et le gouvernement collégial. Pour lui, “toutes les décisions prises concernant l’organisation des élections sont inconstitutionnelles et illégales”. La plateforme craint aussi que la situation ne dégénère si l’élection venait à avoir lieu dans ces conditions.

     

    En réponse aux plaintes, les représentants de la SADC ont indiqué “prendre note” des divers propos qui ont été tenus. “Nous tenons à clarifier que cette mission n’a aucun mandat légal pour reporter les élections”, indique le professeur Theletsane Kula, directeur de l’organe de coopération en matière politique, défense et sécurité de la SADC. “Tout ce qu’on peut faire c’est d’inviter tout le monde à venir vers nous durant la semaine, avant les élections (…) vos craintes seront notées et on fera un rapport”, ajoute-t-il.

     

    Pour le représentant de la SADC, le mandat de la mission reste uniquement “l’observation et l’établissement d’un rapport”. “Nous entendons vos demandes concernant le report de l’élection mais nous n’avons aucun mandat pour cela”, ajoute-t-il. “Votre demande sur la mise en place d’un dialogue, nous pouvons le communiquer à nos supérieurs et on verra la suite”, ajoute-t-il. “Tout ce que nous demandons c’est d’avoir de l’espace pour le faire et on le fera de la meilleure manière possible et on ne vous laissera pas tomber”, conclut le représentant de la SADC.

     

    En octobre, le comité ministériel de la Troïka de la SADC réuni le 26 septembre dernier a exhorté le président de la SADC à dépêcher une mission d’observation des élections à Madagascar mais aussi “à charger le groupe de Sages de se rendre sur la Grande île avant la tenue des élections”. Cette deuxième mission n’est pourtant finalement pas venue. Selon la ministre malgache des Affaires étrangères, Yvette Sylla, Madagascar étant entré en période électorale, seule une mission d’observation électorale devait venir sur la Grande île.

     

    Durant l’événement de ce dimanche, le général de brigade Godfrey Miyanda, chef de la mission d’observation de la SADC a officiellement lancé la mission d’observation. L’équipe d’observation de la SADC compte 55 personnes issus de sept pays membres de la communauté sous régionale. Les observateurs ont été dispatchés dans les six provinces. La mission prévoit de partager une déclaration préliminaire de ses observations du premier tour le 18 novembre.