Catégorie : Actualité
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ELECTION – La formation des observateurs de la SADC achevée, le chef de la mission attendu jeudi ou vendredi
Antananarivo, 9 Novembre, 9h24 – L’observation électorale de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) prend forme. La formation des observateurs s’est achevée ce jour, rapporte une source auprès de la mission. “La formation a débuté lundi et s’est achevée mercredi”, indique-t-elle.
Toujours d’après notre source, les observateurs de l’élection présidentielle malgache dépêchés par la SADC sont au complet depuis plusieurs jours. Seul le chef de la mission d’observation n’est pas encore arrivé sur la Grande île. Celui-ci est prévu arriver jeudi ou vendredi. Pour l’instant l’identité du chef de mission n’est pas encore connue.
Selon une source auprès du ministère des Affaires étrangères, la mission de la SADC sera purement une mission d’observation et non une mission de médiation. Le comité des sages que la SADC avait envisagé d’envoyer à Madagascar en octobre n’aura donc finalement pas fait le déplacement. « Nous sommes entrés en campagne électorale, la missions attendue est une mission d’observation des élections », avait déjà annoncé la ministre malgache des Affaires étrangères la semaine dernière.
Ces trois derniers jours, les observateurs de la mission de la SADC ont été formés à toutes les dispositions nécessaires pour remplir à bien leur mission sur la grande île. Les observateurs ont également échangé avec des représentants de la Commission nationale électorale indépendante (Ceni) ou encore les représentants des agents des forces de l’ordre. “Une fois le chef de la mission sur place, il va encore échanger avec toutes les parties prenantes”, indique toujours notre source. -

ARMEE – Le Commandant de la Zone de défense et de sécurité d’Ikopa remplacé
Antananarivo, 9 novembre, 7h50 – Du changement au sein de l’armée. Le général de brigade Andrianavoany Ratsisetrainarivo Razafy s’est vu ôter le commandement de tête de la Zone de défense et de sécurité d’Ikopa (ZDS) auprès de l’État-Major des Armées, lors du Conseil des ministres au palais de Mahazoarivo, mercredi.
L’officier général n’a plus été aperçu sur la Place du 13 Mai depuis le 4 novembre. Il a pourtant toujours été sur les lieux, avec les hauts responsables de la gendarmerie et de la police, depuis le début des tentatives du Collectif des candidats d’occuper le site et de se rassembler sur ladite place, pourtant interdite d’accès par les autorités.
Le général Andrianavoany Ratsisetrainarivo Razafy est resté un peu moins de huit mois à la tête de la ZDS d’Ikopa. Il avait été nommé à ce poste en mars avant de prendre le commandant de la ZDS au mois d’avril, relayant le général de division Saifoudine Nandrasana Hassanaly, parti à la retraite.
L’officier général faisait partie des gradés appelés à occuper les postes crées pour accompagner la restructuration de l’armée. Il faisait partie des huit premières nominations au poste de commandement des ZDS, censées remplacées, dans une certaine mesure, les régions militaires, en février 2021. Andrianavoany Ratsisetrainarivo Razafy, encore Colonel à l’époque, avait été placé à la tête de celle d’Andringitra.
Le général de brigade Félicien Arthur Randrianantenaina succède au général Andrianavoany Ratsisetrainarivo Razafy à la tête de la ZDS d’Ikopa. Cet ancien commandant de la ZDS de Matitanana a occupé le poste de directeur du Centre des opérations interarmées de l’Etat-Major des Armées (COIA) avant sa nomination. Il avait été nommé à ce poste au sein de l’Etat-major des Armées le 18 octobre. Il avait alors remplacé le général de brigade Jean-Yves Rasolondraibe, nommé directeur de cabinet de la présidence de la République le 8 septembre.
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Les forces de l’ordre démentent l’utilisation d’arme létale durant les échauffourées de Mahamasina
Antananarivo, 8 Novembre, 22h10 – Une précision des forces de l’ordre. Ces derniers affirment qu’il n’y a pas eu d’utilisation d’armes létales à Mahamasina ce mercredi lors de la dispersion des manifestants. “Nous n’utilisons pas d’arme létale lors des gestions démocratique de la foule” indique le commissaire de police Andry Ny aina Radanielson, commissaire central d’Antananarivo à l’issue des échauffourées qui ont fait plusieurs blessés.
Lors d’un point de presse à l’issue de la manifestation, les forces de l’ordre ont montré l’arme utilisée qui a blessé à la bouche un des manifestants suite à un tir à bout portant d’un agent de police. “On a utilisé cette arme avec des balles en caoutchouc”, indique le policier.
Concernant la balle retrouvée sur les lieux, les forces de l’ordre indiquent qu’il s’agit d’une « balle de pistolet “non percutée” alors qu’aucun agent sur place n’a apporté de pistolet lors de la manifestation ». “On ne dit pas que cette balle ne vient pas de nous mais on va aussi enquêter si elle vient des autres”, ajoute le lieutenant-colonel Tojo Raoilijon, le commandant du groupement de la gendarmerie d’Analamanga.
D’après le récit des forces de l’ordre, ils ont dû disperser la foule avec des grenades lacrymogènes et des armes non létales car celle-ci est devenue violente après l’arrestation du député Fetra Ralambozafimbololona. “Le député a incité les gens à aller à la place du 13 mai. C’est pour cela qu’on l’a arrêté”, explique le commissaire central. “Les gens se sont mis à jeter des pierres et des bouteilles et d’autres s’en sont pris physiquement à un agent des forces de l’ordre”, ajoute-t-il. “C’est là qu’un policier a essayé d’aider le gendarme qui a failli subir une vindicte populaire”, poursuit le commissaire
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Le député Fetra Ralambozafimbololona pris en « flagrant délit » selon la gendarmerie pour expliquer son interpellation
Antananarivo, 8 novembre, 18h15 – Les forces de l’ordre répondent aux parlementaires. « A notre connaissance, il y avait un flagrant délit », indique le Lieutenant-Colonel Tojomalala Raoilijon, commandant du groupement de la gendarmerie à Analamanga, mercredi en fin de journée à Fiadanana. Il explique ainsi l’interpellation du député Fetra Ralambozafimbololona, quelques heures plus tôt, au cours de la manifestation du Collectif des candidats à la présidentielle à Mahamasina.
«Vous avez été avertis qu’il ne fallait pas provoquer l’attroupement des gens », avance l’officier supérieur. Il s’adresse aux députés de l’opposition venus manifester leur solidarité envers le président du groupe parlementaire Tiako i Madagasikara (Tim) à l’Assemblée nationale, retenu à la Section de recherches criminelles de la gendarmerie.
La députée Eléonore Johasy rappelle à son interlocuteur que l’Assemblée nationale est en session. « Vous l’avez traité comme un malfaiteur », dénonce la parlementaire, faisant référence aux circonstances de l’interpellation de son pair.
Quelques heures plus tôt, Christine Razanamahasoa, présidente de l’Assemblée nationale, s’est exprimée sur l’interpellation. Elle avait évoqué l’existence d’une procédure pour permettre l’arrestation d’un parlementaire, avec, notamment, la nécessité d’une autorisation du président de la Chambre basse et celle du bureau permanent durant la session. Elle certifie également qu’elle n’était pas encore saisie du dossier au moment où elle parle.
Selon l’article 73 alinéa 3 de la Constitution, « aucun député ne peut, pendant les sessions, être poursuivi et arrêté en matière criminelle ou correctionnelle, qu’avec l’autorisation de l’Assemblée, sauf en cas de flagrant délit ».
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Christine Razanamahasoa appelle à la cessation de la violence
Antananarivo, 8 Novembre, 18h05 – Une première déclaration avant la résolution finale, jeudi. « Dès aujourd’hui, nous annonçons que nous n’apprécions pas la violence », déclare Christine Razanamahasoa, présidente de l’Assemblée nationale, qui dirige avec le Conseil chrétien des Eglises à Madagascar (FFKM) une médiation pour trouver une solution à la tension pré-électorale à Madagascar.
A la fin de la rencontre avec des candidats à la présidentielle, ce mercredi à Tsimbazaza, cette plateforme composée également d’anciens présidents d’institution, ministres, la présidente de l’Assemblée nationale appelle à la cessation des violences. « Nous suivons l’actualité. Nous obtenons également des rapports », poursuit celle qui a été élue à Ambatofinandrahana en évoquant la gravité de la situation.
Christine Razanamahasoa annonce une résolution finale jeudi vers la fin d’après-midi. « Vous allez avoir un détail plus large de ce qui devrait être la marche à suivre pour régler cette crise qui règne sur notre pays », conclut-elle devant les journalistes en présence du Général à la retraite Désiré Ramakavelo, de l’ancien Premier ministre Charles Rabemananjara, de Béatrice Attalah, ancienne ministre des Affaires étrangères et ancienne présidente de la commission électorale nationale indépendante de la transition (Cenit), Alain Raondry, bâtonnier de l’ordre des avocats de Madagascar, entres autres.
Les membres du collectif des candidats ont tous répondu à l’appel de cette plateforme. Pour Andry Raobelina qui se trouve à l’extérieur du pays pour des raisons de santé a envoyé un représentant. Ils étaient accueillis en premier. Après, c’est le représentant du candidat Siteny Randrianasoloniaiko qui poursuit sa campagne électorale, qui a rencontré l’organisateur de cette médiation.
Le candidat Andry Rajoelina, dans la partie Nord-Est pour la propagande était absent et n’a pas envoyé de représentant. C’est aussi le cas du candidat Sendrison Daniela Raderanirina.
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MANIFESTATION – Le député Fetra Ralambozafimbololona interpellé à Mahamasina
Antananarivo, 8 Novembre, 16h20 – Un mercredi sous tension à Mahamasina. Les forces de l’ordre ont usé des grenades lacrymogènes et des balles en caoutchouc pour disperser les partisans du Collectif des candidats venus se rassembler sur place mercredi. Selon des témoins oculaires, au moins six blessés ont été recensés du côté des manifestants et des marchands aux abords du lieu des échauffourées.
L’interpellation du député Fetra Ralambozafimbololona a déclenché la tension. Des manifestants ont réagi à l’action des forces de l’ordre contre le président du groupe parlementaire du Tiako i Madagasikara (TIM) à l’Assemblée nationale. Les éléments des forces de défense et de sécurité ont ensuite répliqué.
Christine Razanamahasoa, présidente de la Chambre basse réagit après l’interpellation du député. « Nous sommes en pleine session parlementaire (…) Il ne devrait pas y avoir d’arrestation d’un député sans avoir l’autorisation du président de l’Assemblée nationale et du bureau permanent », rappelle-t-elle. La magistrate de formation précise qu’elle n’est pas encore été informée de ladite arrestation d’un élu. Entre-temps, le calme n’est pas encore revenu sur le terrain en milieu de la journée.
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POLITIQUE MONETAIRE – La Banque centrale fait part d’un ralentissement de l’inflation et décide de ne pas réviser ses taux d’intérêts
Antananarivo, 8 Novembre, 14h55 – Le taux de facilité de dépôt de la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) reste à 9%. Le taux des facilités de prêt marginal est également maintenu à 11%. Le maintien de ces taux de facilités permanentes à leur niveau du mois d’août a été décidé par le comité monétaire de la BFM lors de sa réunion trimestrielle de revue de la politique monétaire, mardi.
La BFM a pris cette décision en estimant que les mesures restrictives de politique monétaire qu’elle a prises ces derniers temps ont commencé à avoir leurs impacts sur l’évolution des prix. L’inflation aurait également considérablement ralenti ces derniers mois et la poursuite de sa décélération est à prévoir, avance l’autorité monétaire. Dans sa note de conjoncture économique, la BFM indique que le taux d’inflation a été de 8,2 % au mois septembre 2023, s’il a été de 8,5 % un mois auparavant et de 9,5 % au mois de juillet.
Bien qu’un ralentissement de l’inflation soit enregistré, son niveau reste élevé selon la BFM et « ne milite pas en faveur d’un assouplissement des conditions monétaires ». Sur le plan international d’ailleurs, les incertitudes en relation avec les conflits en Ukraine et au Moyen-Orient pourraient encore avoir des incidences sur les prix locaux. Ainsi, « les prochains mois seront consacrés à l’observation et à l’évaluation des effets des dispositions de politique monétaire précédemment mises en œuvre » pour l’Autorité monétaire.
Le corridor de taux d’intérêts est un des trois instruments dont dispose la BFM pour gérer la liquidité bancaire. Ce corridor est composé du taux des facilités de prêt marginal (FPM) et celui des Facilités de dépôts (FDD). Ces facilités permanentes sont des possibilités offertes aux banques de placer ou d’emprunter temporairement à BFM selon leur excédent ou leur besoin de liquidité. L’objectif de ces instruments du marché monétaire consiste à stabiliser les taux d’intérêt à court terme et à transmettre le signal par rapport à l’orientation de la politique monétaire.Photo d’illustration. -

SOIREE – Des artistes de tous horizons réunis dans Koba Libre, événement dédié à la musique électronique, le 18 novembre prochain
Antananarivo, 8 Novembre, 14h10 – La musique électronique en fête avec Koba Libre. L’Institut Français de Madagascar et le collectif culturel BSKMG se donnent la main pour concocter « Koba Libre » 2023. Cet événement, l’un des rares dédiés à la musique électronique composée ou créative à Madagascar aura lieu le 18 novembre cette année. Le temps d’une soirée, « Koba Libre » regroupe des artistes venus de tous les horizons.
Deux scènes sont prévues. Avec deux parties, Koba Libre se déroulera dans un premier temps, dès 18h à l’IFM. Taliesin, historienne et DJ venue de Suisse, Monotown, artiste visuel et sound designer et Kevin Mirija, saxophoniste experimental seront alors de la partie. A 22h, la deuxième partie débutera au Custom Café. La scène sera alors animée par HMan, DJ officiel du collectif Dio-XVI, Rod Eagle, pionnier de la musique électronique expérimentale à Madagascar, et enfin OSMé, troupe de théâtre faisant de la musique d’avant-garde.
Koba Libre s’inscrit dans le Novembre Numérique créé et promu par le réseau des Instituts Français à travers le monde. Le Novembre Numérique a vu le jour en 2017 à l’Institut Français de Paris. En 2022, l’événement rassemble 80 pays et 130 villes. A l’Institut Français de Madagascar, à part Koba Libre, c’est avec des conférences, des expositions, un hackathon et bien d’autres événements qu’est célébré le Novembre Numérique. -

DESTINATION MADAGASCAR – Les opérateurs touristiques se disent très attentifs au développement des routes aériennes internationales et domestiques
Antananarivo, 8 Novembre, 10h50 – Un point crucial. Les opérateurs touristiques disent être très attentifs au développement des routes aériennes internationales et domestiques. Leur secteur a plus que besoin d’avions internationaux qui atterrissent à Madagascar mais également de plus de liaisons domestiques de et par Antananarivo. C’est un sujet exposé par Johann Pless, président du Conseil d’administration de la Fédération des hôteliers et restaurateurs de Madagascar (FHORM) mais également administrateur auprès de la Confédération du tourisme de Madagascar (CTM).
La FHORM préconise une multitude de compagnies internationales qui puissent atterrir sur tous les aéroports internationaux de la Grande île. Et compte tenu de la dégradation des infrastructures routières malgaches, « il parait évident et d’un grand pragmatisme que Tsaradia puisse se concentrer sur la mise en place de plusieurs vols vers les provinces du pays pour pouvoir y acheminer non seulement ces touristes internationaux mais surtout les touristes nationaux », lance le PCA de cette association professionnelle.
Johann Pless salue la décision de Madagascar Airlines de concentrer ses activités sur les vols domestiques. Mais il estime que la compagnie nationale aura encore plusieurs sujets à traiter comme la régularité et le dispatch de ses vols ou la qualité de ses services pour répondre à une grosse demande notamment sur Sainte-Marie et les parties Est, Sud, Nord ou encore Nord-Ouest du pays. Johann Pless fait par ailleurs remarquer que plusieurs zones touristiques se trouvent encore désenclavées parce qu’elles ne sont accessibles ni par les routes ou ni par voie aérienne. « Nous souhaitons qu’il y ait plus d’avions en service qui desserviront toutes les destinations touristiques pour avoir des taux d’occupation plus ou moins homogènes dans toutes les régions », lance-t-il.
Dans sa stratégie de recentrer « provisoirement » ses activités sur le réseau domestique, Madagascar Airlines compte remettre en état sa flotte d’ATR et la restructurer à travers la restitution de certains appareils. Son directeur général, Thierry de Bailleul parle également de formation d’équipages ATR supplémentaires. « A mesure que les ATR seront en état de voler davantage, nous intensifierons leurs rotations pour une utilisation maximale des aéronefs. Nous aurons alors un besoin de 2 ou 3 équipages supplémentaires », a-t-il avancé.
Johann Pless a par ailleurs livré un bilan qu’il estime « positif » pour le secteur du tourisme pour les trois premiers trimestres de cette année. Bien que Madagascar soit encore à près de -25% des arrivées touristiques par rapport à celles enregistrées en 2019, le pays a recensé plus de touristes que l’année dernière, rapporte-t-il. Ce PCA de la FHORM parle également d’une relance effective du secteur du tourisme. « Le secteur privé travaille avec le ministère et l’Office nationale du tourisme de Madagascar (ONTM) pour supporter cette relance qui est déjà en marche. Nous travaillons pour que rien ne le compromette », conclut-il.
