Catégorie : Actualité
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ÉDUCATION ARTISTIQUE – 800 enfants des écoles primaires publiques d’Antananarivo à familiariser avec l’art à travers le Programme Hay
Antananarivo, 21 Septembre, 16h42 – Accord renouvelé entre la Commune Urbaine d’Antananarivo (CUA), la Circonscription scolaire (Cisco) d’Antananarivo Renivohitra, la Fondation H et l’association Ank’izy. La convention relative au renouvellement de cet accord dans le cadre du Programme Hay a été signée mercredi.
Le programme Hay, constitué par des visites de la galerie d’art contemporain de la Fondation H et d’ateliers sur-mesure, cible des enfants de deux à 18 ans, vise à la découverte et l’apprentissage de l’art et de son univers, « pour démocratiser l’écart » selon les mots du communiqué de presse de l’événement.
Au cours des activités de la Fondation H de l’année précédente, le programme Hay a déjà atteint cet objectif de 1000 enfants en plus des 154 enfants venants du grand public. Par ailleurs, la galerie a accueilli plus de 55 000 visiteurs, organisé 12 rencontres et discussions et sept ateliers créatifs pour adultes.Photo : Fondation H -

ELECTION – Dix candidats à la présidentielle rencontrent les hauts conseillers à la HCC
Antananarivo, 21 septembre, 15h45 – Un rendez-vous, en attendant la suite. Les membres de la Haute Cour constitutionnelle (HCC) reçoivent dix candidats à la présidentielle, jeudi à Ambohidahy. La réunion, qui s’est tenue à huis clos, a duré près de deux heures.
Les candidats ne se sont pas étalés sur le contenu des discussions après la réunion. « Tout ce qu’on peut dire va peut être interprété. Il y a mille et une interprétations », explique Jean-Jacques Ratsietison, l’un des membres du collectif des candidats.
Cela ne l’empêche pas de qualifier de « très bonne chose”, l’initiative . “Les discussions sont ouvertes et ils (les membres de la HCC) ne sont pas fermés. C’est une très bonne chose pour éviter une crise politique avant, pendant et après l’élection”, lance-t-il.
Trois candidats sont absents à Ambohidahy. Il s’agit du président sortant Andry Rajoelina, du député Siteny Randrianasoloniaiko et de Sendrison Daniela Raderanirina. « Les rencontres vont se poursuivre”, lâche Jean-Jacques Ratsietison, sans donner plus de détails.
Le collectif de dix candidats avait qualifié de « coup d’Etat institutionnel » les décisions de la HCC, validant la candidature du président sortant Andry Rajoelina et le transfert des pouvoirs du chef de l’Etat par intérim au gouvernement. Il avait boycotté une séance de travail avec la Cour sur la procédure de requêtes, soupçonnant cette dernière de partiale.
La HCC s’est défendue et avait insisté sur la légalité de ses décisions. Le Premier ministre Christian Ntsay persiste à dire la tenue du premier tour de la présidentielle le 9 novembre. -

ART – Le coup d’envoi du Slam national XIV prévu le 23 septembre
Antananarivo, 21 Septembre, 15h03 – C’est officiel. Le coup d’envoi de la XIVème édition du Slam National sera donné le 23 septembre prochain, à l’Alliance Française d’Antananarivo, d’après le communiqué de Madagaslam. Les représentants de chaque ville participante se préparent ainsi à disputer le titre de champion de Madagascar de slam poésie.
Pour cette édition, Antalaha, Antananarivo, Antsirabe, Antsiranana, Fianarantsoa, Mahajanga, Sambava, Toamasina, Tolagnaro et Toliara ont chacun deux représentants et autant de chances de gagner cette compétition qui peut devenir un tremplin international.
En effet, à l’instar d’Hichim Abdillah qui a remporté la XIIIème édition du Slam National, le gagnant de cette année aura l’opportunité de représenter Madagascar au championnat du monde Slam Poésie pour affronter les meilleurs slameurs du monde.
Cette année, le Slam National déborde la scène. Dans un avant goût de ce qui vient le 23 septembre, le slam sera à l’Université d’Antananarivo le 22 septembre et partout dans les rue de la capitale le même jour dès 9h du matin. -

COOPÉRATION – L’Allemagne accorde une enveloppe de 45 millions d’euros au gouvernement malgache pour soutenir trois projets de développement.
Antananarivo, 21 Septembre, 12h14 – 45 millions d’euros. C’est le total du montant accordé par le gouvernement allemand au gouvernement malgache par le biais de la coopération avec le KFW. Ces fonds seront alloués à trois projets de développement distincts.
Selon les explications du ministère de l’Economie et des finances, une enveloppe de 10 millions d’euros sera dédiée au développement du secteur de l’économie maritime, pour le projet pêche côtière durable III. Un montant similaire de 10 millions d’euros sera affecté au secteur de l’environnement, notamment pour des projets liés à l’agroforesterie et au reboisement.
Les 25 millions d’euros restants seront octroyés au Fonds de Développement Local (FDL) pour soutenir efficacement les initiatives de développement communal et de décentralisation.Photo : MEF
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INFRASTRUCTURE – Feu vert pour le décaissement de la première tranche du financement de la construction de l’autoroute Tana-Toamasina qui sera supportée par l’Etat
Antananarivo, 21 Septembre, 8h23 – Un investissement sur financement interne à débloquer. Le Conseil des ministres a approuvé le paiement par le ministère des Travaux publics de la première tranche du financement de la construction de l’autoroute Antananarivo – Toamasina. Cet investissement servirait d’avance pour Samcrete, l’entreprise à qui l’Etat a confié la construction de cette infrastructure routière, selon une source proche du dossier.
Le compte rendu de cette réunion hebdomadaire de l’Exécutif n’a pas livré le montant exact de cette première tranche. Lors de la présentation du projet de loi des Finances rectificative (PLFR) 2022 à l’Assemblée nationale au mois de juin de l’année dernière, la ministre en charge des Finances Rindra Rabarinirinarison avait parlé d’une enveloppe de 301 milliards d’ariary à tirer des caisses de l’Etat pour assurer le financement des premiers travaux pour la construction de cette autoroute. La ministre avait souligné à l’époque que ce seront les partenaires financiers de Madagascar qui se chargeront, à travers des prêts, du financement des travaux qui s’en suivront.
Le contrat pour la construction de cette autoroute avait été signé entre l’Etat malgache et l’entreprise Samcrete au mois de novembre 2022. Il avait alors été indiqué que ce projet nécessitera 924 millions de dollars, dont la contribution financière de l’Etat était convenue à 20%.
Les travaux pour cette autoroute à quatre voies d’une longueur de 260 kilomètres avaient ensuite été lancés officiellement au début du mois de décembre du côté de Talata Volonondry. La mise en place de six stations de péage, de trois aires de repos ou encore d’équipements come des éclairages, des caméras et des radars avait été annoncée. L’Etat avait aussi rassuré sur l’indemnisation de façon progressive des personnes impactées par ce projet.
C’est au mois de mai de cette année qu’était toutefois lancée l’évaluation environnementale nécessaire pour l’obtention du permis environnemental pour le projet de construction de cette autoroute. L’évaluation indiquée par l’Office national pour l’environnement (ONE) en ce temps-là concernait le tronçon de 80 km entre Antananarivo et Anjozorobe du tracé prévu pour ce projet routier. L’ONE avait insisté à l’époque que c’est seulement après consolidation des résultats des évaluations techniques et publiques qu’il statuera avec le Comité technique d’évaluation (CTE) sur l’octroi ou non du Permis environnemental. Un permis qui sera ensuite assujetti d’un Cahier de charges environnementales (CCE) et contenant les obligations de son promoteur. -

Le Premier ministre insiste sur la tenue de la présidentielle au 9 novembre et en appelle au « respect de la Constitution »
Antananarivo, 20 Septembre, 6h55 – « La Constitution doit être respectée », martèle Christian Ntsay. Et pour le Premier ministre, ce respect de la Loi fondamentale passe par la tenue de l’élection présidentielle à la date déjà prévue, c’est-à-dire au 9 novembre. « A partir du moment où le président de la République a démissionné conformément à la Constitution parce qu’il se porte candidat, nous sommes tenus d’organiser l’élection dans un délai de 60 jours », indique-t-il au cours d’une émission spéciale diffusée sur la chaîne de télévision publique mercredi soir. « Respecter la Constitution, c’est tenir l’élection 60 jours après la démission du président de la République. Ce sont deux choses intimement liées », ajoute-t-il.
Pour le Premier ministre, « il n’y a plus d’autres voies possibles, l’élection est la seule voie que nous devons emprunter », insiste-t-il. Il invite les acteurs politiques à « cesser toute forme de provocation, à arrêter d’appeler à des grèves avec des finalités politiques ou tout autre jeu malsain ». « Des gens qui prétendent vouloir diriger le pays ne devraient pas nourrir des troubles », lance-t-il à l’endroit du collectif des candidats qui dénoncent les décisions de la Haute cour constitutionnelle (HCC).
« Nous devons respecter la Constitution qui dit que le mandat du président est de cinq ans et qu’au bout de ces cinq ans, le choix doit revenir au peuple », poursuit encore Christian Ntsay. Celui-ci en appelle également au respect des institutions et des structures en charge de l’organisation de l’élection. « Il est de la responsabilité de tous de respecter la Haute cour constitutionnelle (HCC) et la Ceni (Commission électorale nationale indépendante) », souligne-t-il. Il rappelle que « la décision de la HCC est insusceptible de recours », et que celle-ci a décidé conformément à la Constitution.
Christian Ntsay réagit également à la déclaration des ambassadeurs des sept pays avec lesquels il a eu un entretien mardi et qui ont soulevé que la « confiance dans ce processus est un élément fondamental pour l’acceptation par tous des résultats du scrutin et pour garantir la stabilité de Madagascar ». « Nous sommes d’accord sur la nécessité de respecter la Constitution et le calendrier électoral », indique le Premier ministre qui a rencontré les ambassadeurs signataires du communiqué, mardi.
Mardi, la HCC est revenue à la charge avec un communiqué expliquant ses décisions et défendant leur légalité. Celles-ci sont fortement critiquées par une dizaine de candidats à la présidentielle et un groupe d’organisations de la société civile qui dénoncent un non-respect de la Constitution avec la désignation du gouvernement pour assurer les fonctions d’intérim du chef de l’Etat. Le collectif des candidats, eux, évoquent même un coup d’état institutionnel.
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CONFÉRENCE – Le Filohabe Ratsimilaho présenté par Johary Ravaloson dans un café histoire au Musée de la photographie
Antananarivo, 20 Septembre, 16h04 – Le roi Ratsimilaho, père fondateur de l’ethnie Betsimisaraka, au scalpel. Johary Ravaloson reviendra sur l’histoire de cette figure marquante de l’histoire de Madagascar mais qui, malgré tout, demeure peu connue du grand public
Il s’agira alors d’un retour vers les sources. Car parler du Filohabe, c’est s’interroger sur les contextes socio-historiques de la naissance de l’une des ethnies les plus importantes de Madagascar vu le nombre et la surface géographique occupée par les Betsimisaraka aujourd’hui. C’est partir de la naissance même de la dénomination Betsimisaraka qui renvoie à cet épisode où le Filohabe rassemble les lignages du nord face aux conquérants Tsikoa venus du Sud pour ériger une confédération d’abord qui deviendra une des deux neufs ethnies de la Grande Île.
Mais parler du Ratsimilaho c’est aussi revenir sur une époque où les Malgaches avaient grande influence sur l’océan Indien. En effet, le XVIIIème siècle, période de règne le Filohabe, est l’époque des grandes razzia menées par les Zanamalata Bestimisaraka et les Sakalava du Boina, des Comores jusqu’ en Mozambique. Trafic d’esclaves, influence économique, lien avec les étrangers, Ratsimilaho est à l’époque une pièce maîtresse de la géopolitique de l’océan Indien.
Johary Ravaloson est l’auteur de « Ratsimilaho – roi Bestimisaraka » paru le 1er septembre. Il s’agit d’un ouvrage historique dont la forme se situe entre le roman et le conte et qui a été nourri entre autres des écrits de Nicolas Mayeur et d’une enquête auprès de chercheurs malgaches tels que Alex Andriamahefa de l’Université d’Antananarivo ou encore Chaplain Toto. -

NUMERIQUE – Le Forum international des investisseurs à Madagascar et en Afrique à la recherche d’une centaine de candidats à former gratuitement sur la création d’applications mobiles ou encore de site web
Antananarivo, 20 Septembre, 10h19 – Une opportunité à saisir. Plusieurs sessions sont organisées en marge de la cinquième édition du Forum international des investisseurs à Madagascar et en Afrique (Fidima) qui se tiendra à Antananarivo le 29 septembre. Ce forum sera marqué par la programmation d’un «Recrutement IT », durant lequel ses organisateurs sélectionneront une centaine de candidats, francophones, à former gratuitement aux outils numériques « No-Code ».
Cette sélection est ouverte à tous ceux qui s’intéressent à ce domaine, même ceux qui n’ont pas de connaissance informatique, indiquent les organisateurs de ce forum. « L’objectif est de leur permettre de créer des applications mobiles ou encore des sites web. Ces No-Codeurs pourront ainsi accélérer leur carrière, ou créer des emplois », avancent-ils.
Mis à part ce recrutement, des tables rondes ayant pour vocation de connecter les entrepreneurs et les chefs d’entreprises à un réseau international d’investisseurs dans les domaines du numérique et de l’Intelligence artificielle est au programme. Un « Africa’s startup day » est également prévu et va présenter les projets prometteurs dans ce secteur ainsi que les modes de financement qui peuvent être utilisés.
Le Fidima a pour vocation de favoriser le développement des entreprises, des entrepreneurs, des investisseurs et des experts. Le Forum leur fait rencontrer des partenaires Business ou institutionnels Africains et Malgaches ciblés.
Organisé sous le haut patronage de l’Economic development board Mauritius, le thème de cette cinquième édition du Fidima est le numérique et l’intelligence artificielle avec la mise en lumière des enjeux économiques, financiers et éthiques qui s’y rattachent. Le forum cernera aussi les perspectives offertes par les Fintechs ou la Blockchain. Cet évènement est soutenu par Canal+, Axian University, NextA, et l’école de code 42 Antananarivo. -

ENTREPRENEURIAT – 47 startups dans le secteur du numérique forment la première cohorte appuyée par le programme Miary Digital
Antananarivo, 20 Septembre, 8h35 – Les 47 startups qui forment la toute première cohorte du programme Miary Digital ont déjà été sélectionnées. La sélection s’est faite suivant un processus extrêmement compétitif, rapporte ce programme du projet Pôle intégré de croissance (PIC) qui encourage l’entrepreneuriat dans le secteur du numérique à Madagascar.
Suite à l’appel à projets qui avait été lancé au mois de juillet, des incubateurs notamment NextA, Orange Digital Center, et Zafy Tody, avaient été recrutés pour assurer la sélection des projets. Les startups sélectionnées sont les premiers bénéficiaires de ce programme qui consiste en l’incubation et l’octroi de subventions. Ce sont les incubateurs ayant assuré leur sélection qui vont les accompagner dans le développement de leur projet.
Selon le programme Miary Digital, l’incubation de ces startups devrait durer entre six à 12 mois et consistera à mettre à disposition des startups des infrastructures, des services de développement de l’entreprise, des formations et des accompagnements pour développer leurs projets. Les appuis fournis par les incubateurs incluront également un programme de mentoring et de réseautage. Au cours de l’incubation, les bénéficiaires du programme pourront demander une subvention d’une valeur de 5 000 dollars à 15 000 dollars.
Miary Digital est un des programmes entrepreneuriaux du projet PIC. Placé sous l’égide du ministère de l’Economie et des finances (MEF), du ministère du Développement numérique, de la transformation digitale, des télécommunications et des postes (MNDPT), et du ministère de l’Industrialisation, du commerce et de la consommation (MICC), il est mis en œuvre avec l’appui de la Banque mondiale.
