Catégorie : Actualité

  • ELECTION – Un gap de 10 à 13 milliards d’ariary restant à combler pour le budget de la présidentielle selon la Ceni

    ELECTION – Un gap de 10 à 13 milliards d’ariary restant à combler pour le budget de la présidentielle selon la Ceni

    Antananarivo, 11 Septembre, 16h50 – Le budget de l’élection présidentielle n’est pas encore tout à fait complet. A en croire Arsène Andrianarisedo Retaf Dama, président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), lors du tirage au sort pour le classement des candidats pour la course à Iavoloha, ce lundi, « il y a encore une gap de 10 à 13 milliards d’ariary » pour le budget de cette élection.

    ⭕Outre les 40 milliards d’ariary inscrits dans le budget de l’Etat pour 2023, le gouvernement a déjà décaissé 10 milliards d’ariary supplémentaires, indique le président de la Ceni. S’ajoutent à cela, les fonds récoltés dans la caisse commune du Programme des Nations-Unies pour le développement (PNUD) qui s’élèvent à environ 20 milliards d’ariary, dont 2 millions d’euros (soit 10 milliards d’ariary) octroyés par l’Union européenne et la France et 500 000 dollars (soit environ 2 milliards d’ariary par les États-Unis). Une contribution allemande est aussi attendue tandis que d’autres partenaires comme la Corée du Sud qui va offrir des appuis en matériel informatique ou le Japon qui apporte son soutien dans le cadre de la coopération bilatérale.

    ⭕Cependant, « il ne devrait pas y avoir de problème », assure l’homme fort de la Ceni, lors de son discours en marge de la séance de tirage au sort des numéros des candidats, à Alarobia ce lundi. « Le basketfund n’est pas encore fermé » poursuit-il. Il cite notamment l’exemple de l’Allemagne qui devrait verser dans ce fonds commun une partie des 700 000 euros de fonds pour les élections en Afrique La contribution de l »Allemagne est attendue. La part de Madagascar sur cette enveloppe n’est pas encore connue, précise Arsène Andrianarisedo Retaf Dama.

    ⭕Le budget de la présidentielle a été évalué a environ 80 milliards d’ariary par la Ceni. Son président a rappelé que le gouvernement a déjà promis de combler le gap en adoptant des décrets d’avance au cas où les fonds du basket fund ne suffiraient pas. Arsène Andrianarisedo Retaf Dama évoque que des discussions en ce sens seront menées en ce sens avec le chef du gouvernement collégial après le 14 Septembre, date de son retour de voyage en Afrique du Sud.

  • RESSOURCES MARINES – Des représentants de 10 Etats se réunissent à Antananarivo pour l’adoption et la signature du protocole relatif à la Gestion intégrée des zones côtières pour la région de l’océan Indien occidental

    RESSOURCES MARINES – Des représentants de 10 Etats se réunissent à Antananarivo pour l’adoption et la signature du protocole relatif à la Gestion intégrée des zones côtières pour la région de l’océan Indien occidental

    Antananarivo, 11 Septembre, 15h00 – Des représentants des dix Etats membres de la convention de Nairobi sur la protection, la gestion et la mise en valeur de l’environnement marin et côtier participent à une conférence de plénipotentiaires à Antananarivo. Ils mènent une négociation de haut niveau depuis ce lundi, en vue d’adopter et signer le protocole relatif à la gestion intégrée des zones côtières pour la région de l’océan Indien occidental (GIZC).

    ⭕La GIZC est le quatrième protocole de cette convention, en plus des protocoles sur la protection des espèces faunes et flores sauvages marines, la coopération en lutte contre la pollution marine en cas d’urgence et la lutte contre la pollution marine due aux sources et activités terrestres. La GIZC est considérée comme un système de gestion utile fournissant les approches et méthodologies adaptées et un cadre de gestion efficace pour parvenir au développement durable.

    ⭕Pour la ministre de l’Environnement et du développement durable, Marie-Orléa Vina, ce protocole GIZC doit être adapté au contexte qui sévit actuellement et tenir compte de divers paramètres tels que le changement climatique. «Ainsi, un nouveau protocole GIZC qui tient en compte de ces évolutions et qui doit apporter des mesures et actions idoines pour chaque pays doit être élaboré. Pour qu’elle puisse être mise en œuvre et répondre aux problématiques y afférents au niveau de la région de l’océan Indien occidental, il doit être adopté, signé, voir ratifié par les pays membres de la Convention », lance-t-elle en marge du lancement officiel de cette conférence des plénipotentiaires.

    ⭕Le Protocole GIZC pour la région de l’océan Indien occidental (OIO) est en préparation depuis plus de 10 ans. Les réunions de négociation en cours ont pour objectif global de réviser les dispositions dudit protocole sur la base des aspects scientifiques, juridiques ou politiques de la région de l’OIO plutôt que sur la base des spécificités de chaque Etat partie à la Convention de Nairobi.

    ⭕Les éléments de base de ce protocole «transformateur pour la région» doivent être livrés à la fin des deux jours de négociation, avance la ministre Marie-Orléa Vina. Les pays représentés à cette conférence sont Madagascar, la Tanzanie, l’Afrique du Sud, le Mozambique, la Somalie, le Kenya, les Comores, la France, Maurice et les Seychelles. Le Programme des Nations-Unies pour l’environnement (PNUE) s’y implique également.

    Photo : MEDD

  • SPORTS – Tojo Andriantsitohaina ne réussit pas à battre son record obtenu aux Jeux des îles aux Championnats du monde d’haltérophilie

    SPORTS – Tojo Andriantsitohaina ne réussit pas à battre son record obtenu aux Jeux des îles aux Championnats du monde d’haltérophilie

    Antananarivo, 11 Septembre, 10h15 – Un petit regret pour Tojo Andriantsitohaina qui se montre néanmoins positif à l’issue des championnats du monde d’haltérophilie. Le champion malgache aux Jeux des îles n’a pas pu faire mieux que sa dernière performance aux championnats du monde à l’épaulé jeté et au total olympique.

    ⭕️Alors qu’à Antananarivo, il avait réussi à soulever 183kg à l’épaulé jeté, il a raté 182kg aux championnats du monde. Il évoque un « grand regret » d’autant que cette « barre m’aurait fait monter à la troisième place avec un total de 335kg », déplore-t-il. A l’arraché, avec 153kg Tojo Andriantsitohaina fait néanmoins mieux qu’aux Jeux des îles où il a soulevé 150kg. Ce poids le place 4ème de l’épreuve, « à un kilo de moins que le 2ème et le 3ème », lance-t-il. Et même si une pointe de regret se fait sentir dans son ton, « j’ai fait ce qu’il fallait donc ça passe encore », glisse-t-il.

    ⭕️Malgré sa contre-performance à l’épaulé jeté, le leveur de fonte affirme rester « très positif sur les prochaines échéances ». Il dit avoir pris conscience qu’il est « déjà au même niveau que les athlètes élites mondiales de sa catégorie », celle des moins de 73kg. Fort de cette certitude, il assure vouloir « viser plus haut à l’avenir » et « ne plus se contenter de vouloir décrocher une médaille de bronze ».

  • ADMINISTRATION – Le flux alloué aux marchés publics s’élève à 1,279 milliard d’ariary  au premier semestre 2023

    ADMINISTRATION – Le flux alloué aux marchés publics s’élève à 1,279 milliard d’ariary au premier semestre 2023

    Antananarivo, 11 Septembre, 9h15 – La Commission nationale des marchés (CNM) a examiné 366 dossiers de marchés durant le premier semestre de cette année. 87,15%, soit 319 dossiers, avaient reçu l’avis favorable de cet organe de contrôle des marchés. Le reste avait fait l’objet, soit de renvoi, soit de retrait pour des examens à des dates ultérieurs, soit de non obtention d’accord favorable de cette Commission. D’après ce qu’a rapporté le ministère de l’Economie et des finances (MEF), le flux alloué à ces 319 marchés publics passés sous contrôle a priori de la CNM est de 1,279 milliards d’ariary.

     

    En termes de montants, sur le total des marchés, le taux qu’avaient représenté ceux passés par appel d’offres restreint international (MAOR) était de 54,51%. Les marchés de gré à gré (MGG) représentaient 34,06%. Les taux ont été de 10,61% pour les marchés sur appel d’offres ouvert (MAOO), de 0,46% pour ceux sur appel d’offres ouvert international (MAOOI), de 0,19% pour les marchés de consultation (MDC) et de 0,18% pour les marchés sur demandes de propositions (MDP).

     

    En termes de nombre, les marchés sur appel d’offres ouvert représentaient 58,93% du total des marchés passés, suivi des contrats cadres à 33,44%. 3,75% sont des marchés sur dossiers de consultation, si les marchés par gré à gré représentaient 2,82% du total. Par ailleurs les marchés sur appel d’offres international est de 0,63% et le nombre des marchés passés par appel d’offres restreint international est de 0,31%. Les marchés sur demandes de propositions représentaient également 0,31%.

     

    Concernant leur nature, sur le total des marchés passés, en termes de montants, le taux des marchés de fournitures représentaient 52,98%, les prestations de services étaient de 41,15%. Le taux des marchés de travaux était de 5,75% et les prestations intellectuelles ne comptaient que 0,12%.

     
    En termes de nombre, les marchés de fournitures constituaient 62,70% du total des marchés passés. Le taux était de 25,08% pour les marchés de travaux, 8,46% pour les prestations de services et 3,76% pour les prestations intellectuelles.

  • LITTÉRATURE – Raozy Pellerin sélectionné pour le Prix du roman Métis des lecteurs de la ville de Saint-Denis 

    LITTÉRATURE – Raozy Pellerin sélectionné pour le Prix du roman Métis des lecteurs de la ville de Saint-Denis 

    Antananarivo, 11 Septembre, 7h05 – L’écrivaine d’origine Malgache Raozy Pellerin est dans la première sélection du Prix du roman Métis des lecteurs de la ville de Saint-Denis, La Réunion. C’est ce qu’a annoncé la semaine dernière l’association La Réunion des livres. Son roman est désormais le seul roman d’une malgache d’origine à concourir à un prix littéraire pour la rentrée littéraire 2023.

     

    Raozy Pellerin figure parmi une liste de 12 auteurs de l’océan Indien de toute nationalité, avec son premier roman Bibiche qui pourrait avoir la chance de remporter son premier prix littéraire. Le nom du lauréat sera proclamé le 19 octobre, à la Médiathèque François Mitterrand de Saint Denis.

     

    « Bibiche » est un roman qui porte le nom de son personnage principal, Bibiche. Cette dernière est une réfugiée Congolaise qui subit de plein fouet les affres de cette condition d’immigrante en situation irrégulière. Suite à la participation à une manifestation qui a mal tourné, elle finit en prison pendant six mois et connaîtra des abus sexuels et autres violences.

     

    Raozy Pellerin, elle, en plus d’être d’origine Malgache est aussi d’origine comorienne. Elle a grandi à La Réunion. Une véritable Indianocéanienne citoyenne du monde. Elle habite actuellement Lyon, où elle est juriste spécialisée dans les crimes internationaux.

  • La HCC autorise le gouvernement collégial à démettre et à remplacer les ministres « en cas de démission, de faute grave, de crime ou délit, ou de défaillance manifeste » 

    La HCC autorise le gouvernement collégial à démettre et à remplacer les ministres « en cas de démission, de faute grave, de crime ou délit, ou de défaillance manifeste » 

    Antananarivo, 11 septembre, 6h20 – Une mise au point pour l’Exécutif. La Haute cour constitutionnelle (HCC) indique que « le Chef de l’État par intérim peut, sur proposition du Premier ministre Chef du Gouvernement, procéder à l’abrogation et par la suite, à la nomination de son remplaçant ou de son intérim », dans son avis du 9 septembre. Ce scénario est possible « en cas de démission, de faute grave, de crime ou délit, ou de défaillance manifeste commis par un ou plusieurs membres du Gouvernement », notamment lorsque la vacance du poste peut « entraver le fonctionnement normal de l’action gouvernementale et l’efficacité des services publics concernés ».

     

    Cet avis numéro 2 de la HCC « sur l’interprétation, l’étendue et la portée de l’article 46 alinéa 2 de la Constitution », répond à la lettre du Premier ministre Christian Ntsay en date du 4 septembre. Le chef du gouvernement avait demandé l’avis de la Cour sur l’ « interprétation, l’étendue et la portée de l’article 46 alinéa 2 » le 4 septembre, indique le site la HCC. Cette disposition prévoit notamment que le « Président de la République en exercice qui se porte candidat aux élections présidentielles démissionne de son poste soixante jours avant la date du scrutin ». Elle indique également que « le président du Sénat exerce les attributions présidentielles courantes jusqu’à l’investiture du nouveau Président ».

     

    Dans la missive, rapportée par la Cour, le chef du gouvernement a demandé « si les ministres rentrent dans la catégorie de hauts emplois prévu par l’article 55-4° de la Constitution », où il est question de nomination aux hauts emplois de l’Etat en Conseil des ministres. Le Premier ministre avait également sollicité l’avis de la Cour « si Chef de l’Etat par intérim peut, sur proposition du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, procéder à l’abrogation de la nomination d’un ou plusieurs membres du Gouvernement ».

     

    Pour répondre à la question du Premier ministre, la HCC fait notamment référence à un avis rendu en 2018 sur les « attributions courantes du président de la République ». Dans cet avis, la précédente composition de la Cour avait indiqué que le pouvoir de nomination de membres du gouvernement ne rentre pas parmi les attributions dévolues au chef d’Etat par intérim. Avec son nouvel avis, la Haute cour nuance sa position et permet au gouvernement collégial de mettre fin aux fonctions des ministres et d’en nommer de nouveaux « en cas de démission, de faute grave, de crime ou délit, ou de défaillance manifeste pouvant entraver le fonctionnement normal de l’action gouvernementale et l’efficacité des services publics concernés ». Cette possibilité n’avait été ouverte par les anciens membres de la Cour d’Ambohidahy que pour le cas des hauts employés de l’Etat nommés en Conseil des ministres, et le remplacement après démission n’était pas non plus prévu.

  • Le Conseil des ministres donne son accord pour l’octroi d’agrément en tant que comptoir de l’or à neuf sociétés exportatrices 

    Le Conseil des ministres donne son accord pour l’octroi d’agrément en tant que comptoir de l’or à neuf sociétés exportatrices 

    Antananarivo, 10 Septembre, 11h15 – Des opérateurs prêts à exporter. Elles sont une quinzaine de sociétés dans la filière aurifère à souhaiter devenir des comptoirs de l’or. Neuf d’entre elles en ont déjà fait la demande au niveau de l’Agence nationale de la filière or (Anor), selon le compte rendu du Conseil des ministres de vendredi. L’Exécutif a donné, lors de cette réunion, son accord sur l’octroi d’agréments de comptoir de l’or par arrêté du ministre chargé des mines suivant le régime de l’or.

     

    L’Anor aurait déjà procédé au traitement de ces demandes d’agréments, suivant les nouvelles dispositions dans la gouvernance de la filière aurifère, selon ce rapport. C’est l’agrément de comptoir de l’or qui va conférer à son titulaire le droit de procéder à l’achat, la vente, le traitement, la fonte, l’exportation et l’importation du métal jaune.

     

    Pour disposer de cet agrément, le régime de l’or souligne que le demandeur doit être une société de droit malgache, ayant un capital social supérieur ou égal à 50 millions d’ariary et en règle vis-à-vis de l’administration fiscale et douanière et par rapport à l’obligation de rapatriement de devises.

     

    Les entreprises qui prévoient d’être exportatrices d’or doivent verser 20 millions d’ariary pour avoir cet agrément. Ce droit constitue une recette propre de l’Anor fera l’objet d’un ajustement annuel. L’agrément du comptoir de l’or qui est délivré est valide pour une durée d’un an et est renouvelable une ou plusieurs fois pour la même durée.

     

    Ce Conseil des ministres avait rappelé d’autres dispositions entrant dans le cadre de la réforme de la gouvernance de la filière aurifère. Il y a, parmi elles, la mise en place du Guichet unique d’exportation d’or, d’autres métaux précieux, de pierres précieuses et de pierres fines au Mining Business center (MBC) Ivato.

     

    C’est dans ce guichet que seront regroupés tous les services compétents de l’administration, à savoir les services des mines, des impôts, des douanes, des recettes du Trésor, de la Finance extérieure, du Laboratoire des mines de Madagascar, l’Agence nationale de la filière or (ANOR), la Police et la Gendarmerie nationale.

     

    Cette réunion de l’Exécutif avait également parlé de la fixation de la valeur de référence de l’or. C’est une valeur qui sera déterminée par le degré de pureté du métal jaune par rapport aux normes de la London bullion market association (LBMA) et qui tiendra également en compte les couts à déduire en matière d’affinage et de transport ainsi que les charges des opérateurs quant aux commissions bancaires.

     

    Photo : Pixabay

     

  • ELECTION – La HCC invalide 15 candidatures pour la présidentielle, principalement faute de paiement de caution de 200 millions d’ariary 

    ELECTION – La HCC invalide 15 candidatures pour la présidentielle, principalement faute de paiement de caution de 200 millions d’ariary 

    Antananarivo, 10 Septembre, 8h45 – Des candidatures recalées. La Haute cour constitutionnelle (HCC) ne retient pas la candidature de 15 des 28 prétendants à la course à la magistrature suprême du 9 novembre. Le point commun des motifs de refus est l’« absence de quittance attestant du dépôt de la contribution », selon la décision rendue par la Cour d’Ambohidahy samedi. Il s’agit de la caution de 200 millions d’ariary exigée pour tout candidat selon les textes en vigueur.

     

    La HCC constate l’absence de plusieurs autres pièces supplémentaires pour certaines personnes ayant déposé leur dossier de candidature. C’est le cas d’Eliace Ralaiarimanana et de Jean Bruno Besy Andriamanolo, avec respectivement 11 et 12 pièces manquantes dont la déclaration de candidature ou encore la matrice renfermant les caractéristiques à apposer sur le bulletin de vote.

     

    La décision de la juridiction constitutionnelle déclare inopérantes les demandes de retrait de candidature effectuées par Marie Jeanne d’Arc Masy Goulamaly, James Andriantsihety Rasoamaka, Julia Mickaëlle Rasolofonoroniaina. « Ces demandes de retrait sont inopérantes et ne constituent pas un motif d’invalidation de leur candidature » car « aucun retrait de candidature n’est plus admis après la date limite du dépôt des dossiers de candidature », rappelle la HCC dans ses considérants.

     

    La HCC rejette également la requête du parti Mouvement national pour l’indépendance de Madagascar (Monima) du candidat recalé Roindefo Zafitsimivalo Monja concernant une requête en invalidation de caution et invalidation de décret y afférent. « Le requérant [ Pierre Todiarivo] n’est pas fondé à soutenir que le montant de 200 000 000 ariary fixé est illégal », arrête-t-elle. « Le Gouvernement demeure le seul juge de l’appréciation d’éléments qu’il entend opérer dans la prise de sa décision sauf erreur manifeste d’appréciation », précise-t-elle.

     

    Liste des candidatures invalidées par la HCC :

     

    – Annick Zoary Ratsiraka

    – Marie Josiane Vololonirina

    – Jeanne d’Arc Masy Goulamaly

    – Abel Jean Noël

    – Julia Mickaëlle Rasolofonoroniaina

    – Hery Tiana Guy Lachapelle

    – Sylvia Claudette Ranaivojaona

    – James Andriatsihety Rasoamaka

    – Andrianiaina Franklin James Rakotomahanina

    – Eliace Ralaiarimanana

    – Désiré Nivo Raharovoatra

    – Miarintsoa Rasolofoniaina

    – Jean Bruno Besy Andriamanolo

    – Roindefo Zafitsimivalo Monja

    – Ephraim Stephanson Randrianambinina

     

     

  • Le tronçon Marovoay – Vohidiala de la RN44 et ses 7m de largeur officiellement réceptionné

    Le tronçon Marovoay – Vohidiala de la RN44 et ses 7m de largeur officiellement réceptionné

    Antananarivo, 10 Septembre, 7h30 – Inauguration officielle de la portion réhabilitée de la route nationale 44 (RN45) reliant Marovoay à Vohidiala samedi. Juste avant de démissionner pour cause de candidature à sa propre succession, le président de la République Andry Rajoelina s’est rendu dans la commune de Vohidiala pour présider la cérémonie.

     

    Cette portion de la RN44, d’une longueur totale de 113 kilomètres, est entièrement réhabilitée, avec l’achèvement de la deuxième phase des travaux . Les 73 kilomètres entre Amboasary et Vohidiala ont été entrepris par l’entreprise China road bridge corporation (CRBC), tandis que la première portion de 40 kilomètres, reliant Marovoay et Amboasary avait été confiée à l’entreprise CGC et avait déjà été achevée au mois de juin de 2022.

     

    Cette route nationale est qualifiée de projet de référence, avec des normes environnementales de catégorie A et une qualité de revêtement de niveau 4. Il est également indiqué que celle-ci est la première à Madagascar à avoir une largeur de 7 mètres. Ce qui favorisera une circulation plus fluide et plus sécuritaire, d’après les explications fournies par le Projet d’appui à la connectivité des transports (Pact).

     

    La réhabilitation de cette portion de route nationale permet d’améliorer les conditions de circulation et de réduire la durée des trajets vers les communes desservies, confie Manitra Ranaivoarison, un transporteur qui opère sur la ligne Moramanga Ambatondrazaka. Sortir les populations de leur situation d’isolement économique et social est d’ailleurs au cœur des principaux enjeux de développement de Madagascar, avance le ministre des Travaux publics, le Colonel Ndriamihaja Livah Andrianatrehina. « La réhabilitation de la RN44 va faciliter les échanges et contribuer au développement socio-économique de Madagascar », lance-t-il.

     

    Le projet de réhabilitation de la RN44 entre dans le cadre du Pact, sous l’égide du ministère des Travaux publics (MTP) et financé à hauteur de 140 millions de dollars par la Banque Mondiale. A part la région Alaotra-Mangoro, ce projet couvre également des projets de réhabilitation de réseaux routiers dans les régions Atsimo Atsinanana et l’Anosy.

     

    Après Vohidiala, Andry Rajoelina s’est rendu à Ambatondrazaka pour inaugurer le nouveau bâtiment de la direction régionale de la sécurité publique et la fin des travaux de réhabilitation du stade Rasolonjatovo. Il a également procédé à la remise d’une unité de transformation de tomates à Ambalabako. Démissionnaire depuis samedi, il devrait se rendre à Fénérive Est ce dimanche pour l’inauguration d’une Église, sauf changement.

     

  • Démission de Rajoelina, le poste du chef de l’Etat par intérim exercé collégialement par le gouvernement

    Démission de Rajoelina, le poste du chef de l’Etat par intérim exercé collégialement par le gouvernement

    Antananarivo, 9 septembre, 23h25 – Du nouveau à la tête de l’Etat. Le poste de chef de l’Etat par intérim est assuré collégialement par le gouvernement au lieu et à la place du président du Sénat, après la démission du candidat Andry Rajoelina pour la présidentielle du 9 novembre.

     

    « La démission du président de la République Andry Nirina Rajoelina est constatée (…) La renonciation du Président du Sénat aux fonctions de chef d’Etat par intérim est constatée (…) Les fonctions de Chef d’Etat par intérim sont exercées par le gouvernement collégial », indique la Haute cour constitutionnelle dans sa décision portant constatation de la vacance de la présidence de la République, samedi, tard dans la soirée.

     

    La démission du président de la République a été attendue après l’officialisation de sa candidature à sa propre succession à la tête de l’Etat. Selon les dispositions constitutionnelles, c’est le président du Sénat, qui devrait assumer lesdites fonctions. Mais « la renonciation [par Herimanana Razafimahefa] à exercer les fonctions du Chef de l’Etat pour des raisons personnelles laisse le poste de Chef de l’Etat vacant ; qu’il y a soulève la HCC.

     

    Dans ses considérants, la HCC rapporte l’existence d’une lettre de la part du Président du Sénat lui demandant de « constater sa volonté de renoncer à exercer les fonctions du Chef de l’Etat par intérim ». Dans la missive, Herimanana Razafimahefa évoque « que pour des raisons personnelles, il ne pourra pas exercer pleinement les charges que la fonction de Chef de l’Etat exige ».

     

    La HCC se réfère à l’article 52 de la Constitution en évoquant que « du fait de l’empêchement du Président du Sénat, les fonctions de Chef de l’Etat sont exercées collégialement par le Gouvernement ». « Le Premier Ministre [Christian Ntsay] en tant que chef du gouvernement est d’office le chef du Gouvernement collégial », indique la décision de la juridiction constitutionnelle. « La collégialité est fondée sur la règle de la prise de décision à la majorité des membres » et qu’ « cas de partage de voix, la voix du Chef du gouvernement collégial est prépondérante ».