Catégorie : Actualité

  • Tsiry Harivelo Razafimandimby nommé membre du conseil consultatif de l’Union Africaine contre la corruption

    Tsiry Harivelo Razafimandimby nommé membre du conseil consultatif de l’Union Africaine contre la corruption

    Antananarivo, 27 Avril, 15h18 – Un Malgache au sein des instances africaines de lutte contre la corruption. Tsiry Harivelo Razafimandimby, secrétaire exécutif du Comité pour la sauvegarde de l’intégrité (CSI), intègre le Conseil consultatif de l’Union africaine contre la corruption (AU-ABC). Il a prêté serment pour sa prise officielle de fonction le 25 avril dernier. Il sera en poste pour un mandat de 2 ans renouvelable une fois.
    ⭕Le comité consultatif sur la corruption est une institution au sein de l’Union africaine. Ses onze membres sont élus par le comité exécutif de l’Union Africaine. Ils sont choisis sur une liste d’experts connus pour leur intégrité et leur compétence en termes de lutte contre la corruption et les infractions assimilées, selon un communiqué du CSI.
    ⭕Tsiry Harivelo Razafimandimby occupe le poste de secrétaire exécutif auprès du CSI depuis octobre 2022 après avoir été membre du cabinet de la présidente du CSI pendant deux ans. Ce magistrat a exercé dans le système judiciaire, notamment le système anticorruption depuis une vingtaine d’années.
    ⭕En tant que membre de l’AU-ABC, il aura pour mission de promouvoir, d’encourager l’adoption et l’application de mesures de lutte contre la corruption sur le continent africain, de conseiller les gouvernement sur la lutte contre la corruption au niveau national mais aussi faire un rapport régulier au conseil exécutif de l’Union Africaine sur l’application des Etats parties des dispositions de la convention de l’Union Africaine sur la prévention de la corruption.
    Photo : CSI Madagascar
  • RUGBY – Marcel Rakotomalala intègre le Comité directeur de Rugby Afrique

    RUGBY – Marcel Rakotomalala intègre le Comité directeur de Rugby Afrique

    Antananarivo, 27 Avril, 14h33 – Une bonne nouvelle pour le rugby malgache. Marcel Rakotomalala, président de la Fédération malgache de Rugby a annoncé mercredi lors d’une conférence de presse sa nomination au sein du Comité directeur de Rugby Afrique. “Ma place au sein de ce comité apportera de nombreux avantages pour le rugby malgache”, lance-t-il, ajoutant que « je vais défendre nos intérêts en Afrique et dans le monde entier ».
    ⭕Le président de Malagasy Rugby indique que cette nomination valide aussi sa place au sein de la fédération et le mode de gestion qui est en place au sein de cette instance. Cette nomination intervient d’ailleurs après un contrôle et une évaluation menée par une délégation en provenance de Rugby Afrique et World Rugby à Madagascar au mois de février dernier et dont le bilan avait été positif. La délégation avait été conduite par Coralie Van Den Berg, représentante de la Fédération internationale de Rugby et responsable des partenariats en Afrique au sein de celle-ci.
    ⭕Rugby Afrique anciennement la confédération Africaine de Rugby est l’association qui regroupe les nations africaines pratiquant le rugby à XV, le rugby à sept et le rugby féminin. Il s’agit d’une des six associations régionales de World Rugby.
  • CULTURE – 1 200 kilos de livres retirés des rayons de la médiathèque de l’Institut Français de Madagascar mis en vente

    CULTURE – 1 200 kilos de livres retirés des rayons de la médiathèque de l’Institut Français de Madagascar mis en vente

    Antananarivo, 27 Avril, 12h26 – Ruée vers les ouvrages retirés de la médiathèque de l’Institut Français de Madagascar (IFM). Dès 4h du matin ce jeudi, les amoureux de la lecture ont commencé à faire la queue devant le centre culturel sis à Analakely, en plein centre ville d’Antananarivo. Ce dernier a mis en vente au kilo des ouvrages retirés de sa médiathèque. Comme lors des précédentes éditions, un nombre limité de personnes est autorisé à accéder à la salle de vente. Vers 8h45 ce matin, cette queue arrivait déjà devant les locaux de la Sipem Analakely.
    ⭕Pour cette année, seules 20 personnes toutes les 10 minutes peuvent entrer dans l’enceinte de l’IFM. Elles disposent donc d’une dizaine de minutes pour parcourir la sélection d’œuvres disponibles à la vente. Chaque acheteur a droit à 3 kg de livres au maximum cette année, si le poids autorisé était de 5 kg auparavant. Selon les responsables, ces mesures ont été prises afin que davantage de personnes puissent bénéficier de l’offre.
    ⭕La collection mise en vente par l’IFM est sortie au fur et à mesure que les tables se vident. C’était au petit bonheur la chance pour que chacun y trouve son compte. Vers 11h, la grande majorité des 1 200 kg de livres mis en vente sont partis. Les responsables estiment à 210 le nombre de personnes qui sont venus acheter les œuvres.
  • CATASTROPHE – Les pertes engendrées par le cyclone Freddy estimées à 481 millions de dollars

    CATASTROPHE – Les pertes engendrées par le cyclone Freddy estimées à 481 millions de dollars

    Antananarivo, 27 Avril, 10h45 – Le cyclone Freddy qui a atterrit sur la côte Est de l’île le 21 février n’a pas seulement causé un impact dévastateur sur le pays. A part forcer des milliers de personnes à se déplacer, ce cyclone avait également causé de lourdes pertes en vies humaines et en moyens de subsistances, estimées initialement à 481 millions de dollars. Cette estimation est soulignée dans le communiqué relatif au versement des indemnités d’assurance visant à soutenir la reconstruction du pays après le passage de ce cyclone, mercredi.

    Il est également souligné dans ce communiqué qu’au 10 mars 2023, le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC) a fait état de 10 morts causés par le passage de cyclone. A ces victimes s’ajoutent 10 000 personnes touchées, environ 45 000 personnes déplacées et plus de 10 300 habitations et écoles détruites.

    Des représentants du groupe de la Mutuelle panafricaine de gestion des risques (ARC) et de la Banque africaine de développement (BAD) ont donc remis au Gouvernement malgache ainsi qu’au Programme alimentaire mondial (PAM) deux chèques d’indemnités d’assurance d’un total de 1,5 millions de dollars dans le cadre du programme Replica de l’ARC. « Ces indemnités d’assurance sont le fruit de la collaboration de nombreuses parties prenantes afin de renforcer la résilience de Madagascar face aux ravages des cyclones tropicaux », précise le groupe des donateurs de cette mutuelle panafricaine.

    Pour pouvoir bénéficier de ces indemnités, le Gouvernement et le PAM ont souscrit deux contrats d’assurances contre les cyclones pendant la saison cyclonique 2022-2023 auprès de la filiale d’assurance du groupe ARC. La participation de Madagascar au cycle d’assurance de l’ARC a été rendue possible grâce au Programme africain de financement des risques de catastrophe (ADRiFi) qui a financé une partie de la prime d’assurance.

    Le gouvernement reste disposé à entreprendre les mesures nécessaire pour poursuivre son engagement afin d’assurer la pérennisation de ce mécanisme d’assurance en tant qu’instrument adapté au contexte de vulnérabilité de Madagascar face aux aléas climatiques, indique la ministre de l’Economie et des finances (MEF) Rindra Rabarinirinarison. Le Grand argentier rappelle que la Grande île « est sujette à des catastrophes climatiques dont la fréquence et l’intensité ne cessent d’accroître ces dernières années et que les dégâts occasionnés sont plus violents et les coûts de plus en plus importants ».

  • ELECTRICITÉ – 19 entreprises bénéficient des tarifs préférentiels pour les industries sensibles pendant un an

    ELECTRICITÉ – 19 entreprises bénéficient des tarifs préférentiels pour les industries sensibles pendant un an

    Antananarivo, 27 Avril, 10h05 – C’est accordé. Le Conseil des ministres a approuvé l’application des tarifs préférentiels pour la facturation des consommations d’électricité des industries qualifiées de « sensibles ». Elles sont 19 entreprises à en bénéficier, suivant la liste des entreprises éligibles dressée conjointement par le Syndicat des industries de Madagascar, le Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP) et le Syndicat des entrepreneurs du BTP (SEBTP), indique le compte rendu de cette réunion hebdomadaire de l’Exécutif, mercredi.

    Il est décidé que contrairement à l’ensemble des abonnés entreprises et industriels de la Jirama, la hausse qui va s’enregistrer dans les factures de consommation de ces 19 industries sensibles avec l’application de l’Optima Business est de 40% de plus que ce qu’elles avaient payé avant l’entrée en vigueur de cette tarification. Pour les autres, les hausses prévues par l’Optima Business s’appliquent déjà à 100% depuis le début de l’année. Comme cela a été le cas pour ces entreprises dites sensibles jusqu’à cette décision.

    Le conseil des ministres souligne d’ailleurs que ces tarifs préférentiels dont bénéficient ces industries sensibles ne s’appliquent que pour leur facture à partir de ce mois d’avril. Ils ne s’appliquent donc pas de manière rétroactive, comme l’avaient espéré les groupements d’entreprises. Ils avaient en effet souhaité que cette décision soit appliquée rétroactivement à juillet 2022. En tout cas, les tarifs préférentiels pour les industries sensibles vont s’appliquer pendant les douze prochains mois, comme il est décidé lors de ce Conseil des ministres.

    L’Etat justifie cette disposition de mettre en place des tarifs préférentiels pour les industries sensibles par la place importante qu’elles occupent dans le développement de l’économie du pays. Ces industries sensibles sont la cimenterie, le textile, la métallurgie, les transformateurs de produits chimiques.

  • SPORT – John Mario Randrianarimanana élevé au grade de chevalier de l’ordre national à titre posthume

    SPORT – John Mario Randrianarimanana élevé au grade de chevalier de l’ordre national à titre posthume

    Antananarivo, 26 Avril, 15h35 – Un signe reconnaissance pour le champion. John Mario Randrianarimanana alias Bigman est élevé à titre posthume au grade de Chevalier de l’ordre national malgache. C’est le chef de district du sixième arrondissement de la capitale qui a présidé la cérémonie ce mercredi au Palais des sports et de la culture Mahamasina, selon les informations communiquées par le ministère de la Jeunesse et des sports.

    ⭕Ce sportif qui a porté haut le flambeau de Madagascar est décédé samedi à l’âge de 45 ans. Sa dépouille a été veillé au Palais des sports Mahamasina depuis mardi où ses collaborateurs et la grande famille du bodybuilding malgache, ont rendu un dernier hommage à l’un des leurs.

    ⭕Bigman avait été sacré vice-champion du monde aux Championnats du monde de bodybuilding qui se sont tenus en Ouzbékistan en octobre 2021. Il avait décroché la médaille d’or dans la catégorie Men’s Athletic physics des moins de 167cm. Sa dernière compétition internationale remonte en décembre 2022 où il était classé quatrième au Mondial de Phuket dans sa discipline Men’s Athletic physics.

  • La Jirama recherche à nouveau des fournisseurs de fuel lourd pour ses centrales thermiques à l’international

    La Jirama recherche à nouveau des fournisseurs de fuel lourd pour ses centrales thermiques à l’international

    Antananarivo, 26 Avril, 12h15 – La Jirama a lancé un appel d’offres international pour solliciter de la part des candidats intéressés des offres pour la fourniture de fuel lourd destiné à ses centrales thermiques fonctionnant avec ce produit pétrolier. Une démarche entreprise par la société d’État pour trouver des fournisseurs de fuel lourd autres que ses fournisseurs locaux habituels.

     

    La Jirama est depuis un certain temps confrontée à un problème d’approvisionnement en carburants, dans les provinces au départ, mais c’est un problème qui a ensuite affecté la Capitale. Depuis quelques jours, la compagnie nationale de distribution d’eau et d’électricité se dit contrainte de recourir au délestage tournant à cause de l’insuffisance de fuel lourd nécessaire à la production d’énergie sur le Réseau interconnecté d’Antananarivo. La Jirama n’a pourtant pas expliqué les causes de ce problème, si celui-ci est en lien avec un problème de stockage ou s’il s’agit d’un rationnement de livraison effectué par ses fournisseurs.

     

    Le lancement d’un appel d’offres à l’international pour la fourniture de fuel n’est pas une première. Cette démarche avait été déjà entreprise par la Jirama au mois de juillet 2022, dont le principal objectif était de trouver des «offres moins chères». Pour l’instant, ce sont encore ses fournisseurs locaux habituels qui continuent de l’approvisionner en duel lourd jusqu’à ce jour. Le ministre de l’Energie de l’époque avait d’ailleurs laissé entendre qu’approvisionner la Jirama n’était pas sans risque pour les opérateurs, compte tenu de la solvabilité de la compagnie nationale. Des négociations ont par exemple dû être menées avec les banques locales pour les convaincre à avoir confiance en la Jirama.

     

    Bien que ce nouvel appel d’offres soit ouvert à tout le monde, Madagascar Oil qui produit localement du fuel ne sera pas de la partie. Au mois de mars de cette année, cette compagnie pétrolière avait été invitée à récupérer le reste du fuel qu’elle avait livré pour le test d’efficacité de son produit auprès d’une centrale à Mandroseza. « Une bonne quantité a été récupérée », d’après une source proche du dossier.

     

    Les modalités de paiement de la Jirama et la clause de pénalité de Madagascar Oil avaient d’ailleurs été avancées par la compagnie pétrolière exploitant Tsimiroro pour expliquer le non aboutissement du contrat d’approvisionnement entre les deux parties. Madagascar Oil réalisait par ailleurs que sa production de 400 barils/jour soit 2000m3 par mois ne couvrira qu’une partie des besoins d’une centrale thermique à Mandroseza.

     

    Madagascar Oil est quand-même parvenue à signer des contrats de vente et a procédé depuis ces signatures à la commercialisation de son fuel lourd auprès d’industriels opérant dans l’agroalimentaire, le textile ou encore la cimenterie dans la région de Vakinankaratra. Il s’agit selon cette compagnie d’un fuel de qualité « Premium », avec un faible teneur en soufre de 0,3%. Il réduit le coût de maintenance des moteurs et augmentera leur durée de fonctionnement et leur efficacité. Madagascar Oil estime également que l’utilisation de l’huile lourde de Tsimiroro permettra à ces entreprises de faire environ 25% d’économie sur leur achat de carburant.

     

  • MINES – L’Initiative pour la transparence des industries extractives à Madagascar à la recherche de son Directeur exécutif

    MINES – L’Initiative pour la transparence des industries extractives à Madagascar à la recherche de son Directeur exécutif

    Antananarivo, 26 Avril, 9h32 – Le ministère des Mines et des ressources stratégiques (MMRS) vient de lancer un appel à candidature pour le poste de directeur exécutif de l’Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE) Madagascar. Ceux qui sont intéressés ont jusqu’au 15 mai 2023 pour soumettre leur candidature, précise dans cet avis l’administration minière.

    Le ministère et l’ITIE Madagascar indiquent être à la recherche d’homme ou femme de plus de 35 ans, ayant au moins une dizaine d’expérience dans le domaine des industries extractives, de la gouvernance et de la transparence ; dont dans des postes de direction. Le ou la candidate doit avoir une compréhension approfondie du fonctionnement, des principes, des normes et des cadres de gouvernance de l’ITIE. Il ou elle doit aussi avoir une bonne connaissance des procédures et du fonctionnement de l’administration publique. L’intégrité personnelle et professionnelle, des solides compétences en communication, en négociation et en plaidoyer sont des qualités qui leur sont demandées pour ce poste.

    Le futur Directeur exécutif dirigera le secrétariat exécutif qui est l’organe de gestion et de coordination de l’ITIE Madagascar. Il sera nommé par décret en conseil des ministres sur proposition du comité national, à la suite de cet appel à candidature. Il aura rang de directeur général de ministère.

    Le directeur exécutif travaillera sous la supervision du Comité national de l’ITIE Madagascar, qui est l’organe décisionnel, présidé par le ministre des Mines et des ressources stratégiques, appelé « Champion ITIE ». Le comité national est également composé de trois collèges dont pour un l’administration, un pour les industries extractives et un pour la société civile.

    Le directeur exécutif aura pour tâches d’assurer la gestion globale de l’organisation, de mettre en œuvre des activités, conformément au plan de travail annuel et au budget ainsi que de renforcer les partenariats avec les parties prenantes clés. Il aura comme principales missions d’assurer la gouvernance stratégique et opérationnelle de l’organisation, de superviser les activités de collecte de données, ou encore d’assurer une gestion financière efficace, transparente et conforme avec les politiques et les procédures financières de l’organisation. Parmi ses missions figurent aussi la préparation des rapports périodiques sur les activités et résultats d’ITIE Madagascar.

    L’ITIE Madagascar est un établissement public administratif à vocation économique, ayant pour mission de mettre en œuvre à Madagascar les normes ITIE concernant la transparence et la bonne gouvernance du secteur extractif. Ses ressources sont constituées par les dotations ou les subventions du budget général de l’Etat, le quote-part sur les frais d’administration minière et pétrolière, le financement des bailleurs de fonds et des autres partenaires. Elle peut également être financée par des dons, legs ou subventions qui ne mettent pas en cause sa crédibilité et son indépendance, nécessitant l’approbation du comité national. Ces ressources serviront à financer les frais de fonctionnement et d’équipement ainsi que toutes les dépenses nécessaires aux activités de l’ITIE Madagascar.

     

  • Le nouveau Cadre de partenariat pays entre Madagascar et la Banque mondiale devant le conseil d’administration de l’institution Bretton Woods ce mardi

    Le nouveau Cadre de partenariat pays entre Madagascar et la Banque mondiale devant le conseil d’administration de l’institution Bretton Woods ce mardi

    Antananarivo, 25 Avril, 5h35 – Un document cadre en attente d’approbation. Le nouveau Cadre de partenariat pays (CPF), qui a été élaboré par la Banque mondiale en consultation avec le gouvernement malgache ainsi que d‘autres parties prenantes du pays, passera devant le Conseil d’administration de cette institution de Bretton Woods mardi. Comme indiqué par la source proche du dossier qui a fait part de cette nouvelle, c’est ce nouveau document qui définit le cadre de partenariat entre les deux parties pour les cinq prochaines années, de 2023 à 2027.

     

    Comme l’a déjà présenté le ministère de l’Economie et des finances (MEF) durant le lancement des échanges et les travaux pour le nouveau CPP en mai 2022, ce prochain cadre de partenariat entre Madagascar et la Banque mondiale est basé sur une analyse complète effectuée auparavant. Le dernier Diagnostic systématique pays (DSP) table sur l’urgence de la mise en œuvre des réformes à Madagascar.

     

    Ce DSP s’est concentré sur l’identification des contraintes et des opportunités clés pour la Grande île afin d’accélérer la croissance, tout en assurant qu’elle soit inclusive et durable. Ce diagnostic mentionne le peu de progrès en matière de développement et de résultats politiques enregistrés par Madagascar cinq ans après l’achèvement du précédent DSP. Et c’est pourquoi le DSP mis à jour s’est intéressé sur les interventions prioritaires nécessaires à court et moyen terme pour mettre Madagascar sur la voie d’un développement durable, caractérisé par une réduction de l’extrême pauvreté et une plus grande inclusion.

     

    Lors de la rencontre de l’année dernière, les autorités malgaches et les représentants de la Banque mondiale ont convenu qu’il était important pour les deux parties de travailler de concert pour un meilleur résultat dans l’avenir et de mettre en place une stratégie commune. Les représentants de la Banque Mondiale avaient invité à l’époque le gouvernement malgache à mettre en place des projets solides et plus conséquents pour la population.

     

  • AGRICULTURE – Plus de trois millions de tonnes de manioc produits en 2022

    AGRICULTURE – Plus de trois millions de tonnes de manioc produits en 2022

    Antananarivo, 24 Avril, 20h55 – Avec un rendement moyen de 7,5 tonnes par hectare, Madagascar avait produit l’année dernière 3,004 millions de tonnes de manioc en ayant exploité 400 000 hectares. 60% de cette production, soit 1,802 millions de tonnes, ont servi à la consommation animale, d’après les données du ministère de l’Agriculture (Minae), rapportées par les autorités malgaches dans le Pacte sur la souveraineté alimentaire et la résilience de Madagascar.

     

    Les 40% restant, soit environ 1,200 millions de tonnes ont été destinés pour la consommation humaine. Avec une consommation per capita de 41 kilos par habitant par an, 1,141 millions de tonnes ont servi à la consommation directe, 600 tonnes à la fabrication de Gari et 60 000 tonnes auxautres produits.

     

    Madagascar entend doubler sa capacité de production actuelle, à près de 7 millions de tonnes, en 2027. Ceci, avec un doublement de rendement à 14 tonnes par hectare pour l’atteinte de cet objectif. Le Pacte pour la souveraineté alimentaire de Madagascar avance également la diffusion de techniques améliorées comme le «basket compost». Ce document parle aussi de la mise en place de parcs à bois pour la multiplication de boutures à variétés hautement productives et des unités mobiles de transformation de manioc en Gari ou en farine mélangée avec de la farine de blé.

     

    Ces dispositions intéressent fortement le secteur privé local, indiquent les autorités malgaches. D’autant plus que la production de farine de manioc a déjà fait l’objet d’investissements privés, même s’ils sont relativement réduits pour l’instant, expliquent-elles.

     

    Par ailleurs, l’amélioration du rendement pour la consommation humaine, notamment pour la consommation directe, la production de Gari et d’autres produits comme la pâte de manioc fermentée et le pudding ainsi que pour la substitution de farine de blé aura des impacts positifs. Si la farine de manioc venait en effet à être mélangée avec la farine de blé d’au moins 20% en 2027, celle-ci permettra de réduire la quantité de farine importée de 20 %.