Catégorie : Politique

  • Jean Luc Djavojozara indique avoir déposé une demande de sursis à exécution de la nomination d’un PDS à Antsiranana

    Jean Luc Djavojozara indique avoir déposé une demande de sursis à exécution de la nomination d’un PDS à Antsiranana

    Antananarivo, 10 Février, 6h50 – Une autre affaire impliquant Jean Luc Djavojozara devant les tribunaux. Mais cette fois-ci, c’est le maire élu d’Antsiranana qui est le requérant. Jean Luc Djavojozara indique dans une vidéo publiée sur le réseau social Facebook qu’il avait déposé une requête en annulation de la décision de nomination d’un président de délégation spéciale à la tête de la commune urbaine d’Antsiranana. Une demande de sursis à exécution a également été déposée, ajoute-t-il.

     

    Dans sa vidéo, Jean Luc Djavojozara assure avoir déjà pris son travail de maire après avoir été notifié de son élection à la mairie d’Antsiranana par le tribunal administratif une semaine après la proclamation officielle des résultats. Indiquant ne pas pouvoir être présent en raison de ses inquiétudes sur sa propre vie, il affirme avoir mis en place une équipe pour pouvoir effectuer le travail. Il dit que bien qu’il soit lui-même absent, il peut diriger la ville à distance.

     

    Le préfet par intérim d’Antsiranana Jean Marc Andriamamonjisoa, pour sa part, explique, dans une vidéo diffusée sur la chaîne publique locale TVM Antsiranana, la nomination d’un PDS par la nécessité de service. Il souligne que les pouvoirs d’un maire par intérim sont limités aux affaires courantes, que l’administration municipale est bloquée et que les citoyens ne peuvent pas bénéficier des services auxquels ils ont droit.

     

    Photo : Page Facebook Jean Luc Djavojozara

  • DIPLOMATIE – Le général Monja Delphin Sahivelo représente Madagascar au sommet conjoint de la SADC et de l’EAC sur la situation en RDC à Dar Es Salam

    DIPLOMATIE – Le général Monja Delphin Sahivelo représente Madagascar au sommet conjoint de la SADC et de l’EAC sur la situation en RDC à Dar Es Salam

    Antananarivo, 9 Février, 7h30 – Madagascar poursuit ses engagements dans la résolution des problèmes en Afrique. Pour le Sommet conjoint des chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC) et de la Communauté de développement de l’Afrique australe, le président de la République Andry Rajoelina a été représenté par le ministre des Forces armées, le général Monja Delphin Sahivelo.

     

    Le Sommet fait suite aux Sommets organisés respectivement le 29 janvier par l’EAC et le 31 janvier par la SADC qui avaient tous deux discuté de la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo. Insistant sur “l’importance d’une concertation politique et diplomatique” comme étant la solution la plus viable pour la résolution du conflit sévissant dans l’Est de ce pays”, le Sommet conjoint a “exigé la reprise des négociations et du dialogue directement avec l’ensemble des parties étatiques et non étatiques, militaires et non militaires, y compris le M23”.

     

    Sur la question de l’implication éventuelle du Rwanda dans le conflit, le Sommet conjoint recommande que “les modalités de retrait des forces armées étrangères non invitées du territoire de la RDC soient élaborées et mises en oeuvre”. Il appelle par ailleurs à la mise en oeuvre du concept d’opérations (Conops) du plan harmonisé conçu par les experts en sécurité du Rwanda et de la RDC dans le cadre du processus de Luanda pour “neutraliser les Forces de libération du Rwanda (FDLR) et suspendre les mesures défensives du Rwanda”, accusé par les Nations unies de soutenir le M23.

     

    Par ailleurs, le Sommet conjoint convoque une réunion des chefs d’Etat major des deux organisations pour fournir, entre autres, des directives sur l’instauration d’un cessez-le-feu et la cessation des hostilités, immédiates et sans conditions. Cette réunion devrait également discuter de l’acheminement d’une assistance humanitaire, de l’élaboration d’un dispositif de sécurisation de la ville de Goma et des zones environnantes et de l’ouverture des principales voies d’approvisionnement de la région ainsi que de l’aéroport de Goma.

     

    Photo : SADC

  • ETATS-UNIS – Trump signe un décret imposant des sanctions à l’encontre de la CPI

    ETATS-UNIS – Trump signe un décret imposant des sanctions à l’encontre de la CPI

    Washington, 7 Février (VOANews) – Le président américain Donald Trump a autorisé jeudi des sanctions économiques et de voyage ciblant les personnes qui travaillent sur des enquêtes de la Cour pénale internationale visant des citoyens américains ou des alliés des États-Unis tels qu’Israël, réitérant ainsi une mesure qu’il avait prise lors de son premier mandat.

    Cette mesure coïncide avec la visite à Washington du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, qui, avec son ancien ministre de la défense et un dirigeant du groupe militant palestinien Hamas, est recherché par la CPI dans le cadre de la guerre dans la bande de Gaza.

    Lors de la première administration Trump en 2020, Washington avait imposé des sanctions à la procureure Fatou Bensouda et à l’un de ses principaux collaborateurs dans le cadre de l’enquête de la CPI sur des crimes de guerre présumés commis par les troupes américaines en Afghanistan.

    La CPI n’a pas répondu immédiatement à une demande de commentaire. Les sanctions comprennent le gel des avoirs américains des personnes désignées et l’interdiction pour elles et leurs familles de se rendre aux États-Unis.

    La CPI, qui compte 125 membres, est une cour permanente qui peut poursuivre des individus pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité, génocide et crime d’agression contre le territoire d’États membres ou par leurs ressortissants. Les États-Unis, la Chine, la Russie et Israël n’en sont pas membres.

    Donald Trump a signé ce décret après que les démocrates du Sénat américain ont bloqué, la semaine dernière, un projet de loi visant à mettre en place un régime de sanctions à l’encontre de la Cour des crimes de guerre.

    Le tribunal a pris des mesures pour protéger le personnel d’éventuelles sanctions américaines, en payant les salaires trois mois à l’avance, alors qu’il se prépare à des restrictions financières qui pourraient paralyser le tribunal des crimes de guerre, ont déclaré des sources à Reuters le mois dernier.

    En décembre, la présidente de la Cour, la juge Tomoko Akane, a averti que les sanctions « saperaient rapidement les opérations de la Cour dans toutes les situations et toutes les affaires, et mettraient en péril son existence même ».

    La Russie s’est également attaquée à la Cour. En 2023, la CPI a délivré un mandat d’arrêt à l’encontre du président Vladimir Poutine, l’accusant du crime de guerre que constitue la déportation illégale de centaines d’enfants d’Ukraine. La Russie a interdit l’entrée au procureur général de la CPI, Karim Khan, et l’a placé, ainsi que deux juges de la CPI, sur sa liste de personnes recherchées.

  • PARLEMENT – L’ancienne ministre Lalatiana Rakotondrazafy nommée sénatrice

    PARLEMENT – L’ancienne ministre Lalatiana Rakotondrazafy nommée sénatrice

    Antananarivo, 6 Février, 19h15 – Lalatiana Rakotondrazafy revient aux affaires. L’ancienne ministre de la Culture et de la communication a été nommée sénatrice ce jeudi. Elle a été nommée sur le quota présidentiel. Elle comble le siège vide laissé à la chambre haute à la suite du départ de Richard Ramanambitana. Celui-ci avait quitté le Sénat pour prendre la tête de la délégation spéciale d’Antananarivo en mars de l’année dernière. Depuis le siège n’a pas été pourvu.

    A défaut de rejoindre la chambre basse, Lalatiana Rakotondrazafy va donc rejoindre le Sénat. L’ancienne ministre avait été candidate malheureuse aux législatives de 2024 à l’issue desquelles elle a été battue dans la circonscription de Faratsiho par le candidat de Tiako i Madagasikara. Ministre de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle à l’époque, elle avait quitté son poste ministériel pour entrer dans la course pour Tsimbazaza.

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  • DIPLOMATIE – Stefano Toscano, le nouvel ambassadeur de Suisse, entre en fonction

    DIPLOMATIE – Stefano Toscano, le nouvel ambassadeur de Suisse, entre en fonction

    Antananarivo, 6 Février, 9h15 – Le successeur de Rolf Stalder est là. Stefano Toscano, le nouvel ambassadeur de Suisse à Madagascar a présenté ce mercredi ses lettres de créance auprès du président de la République de Madagascar Andry Rajoelina. Durant la cérémonie, les deux personnalités ont discuté des projets de coopération pour relancer les relations entre les deux pays, rapporte la présidence de la République. Plusieurs domaines ont été évoqués tels que la sécurité, la protection de l’environnement et la réponse face au changement climatique.

     

    Avant d’arriver à Madagascar Stefano Toscano a déjà occupé plusieurs postes stratégiques au sein du ministère suisse des Affaires étrangères. Il a notamment été, avant sa nomination à Madagascar, conseiller diplomatique à la division Afrique du secrétariat d’Etat suisse. Il a également été par le passé ambassadeur en chef de mission adjoint en Egypte et a déjà dirigé le centre international de déminage humanitaire de Genève.

     

    L’arrivée du nouvel ambassadeur va apporter un nouveau souffle dans les relations entre Madagascar et la Confédération helvétique. D’après les informations partagées par le ministère des Affaires étrangères, la Suisse, engagée dans plusieurs secteurs de développement à Madagascar. La Suisse a notamment mis en place des programmes majeurs dans les domaines de l’enseignement supérieur, de la croissance économique durable, de la protection de l’environnement, des échanges culturels et des aides humanitaires. La Suisse a également apporté sa contribution en matière d’assistance humanitaire à travers des dons et une aide technique, notamment lors du passage du cyclone Batsirai et dans la lutte contre l’insécurité alimentaire dans le Grand Sud.

     

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  • ASSISTANCE MEDICALE – 20 médecins militaires et 30 infirmiers civils et militaires à envoyer en RDC

    ASSISTANCE MEDICALE – 20 médecins militaires et 30 infirmiers civils et militaires à envoyer en RDC

    Antananarivo, 6 Février, 6h15 – Plus de détails sur le soutien médical que Madagascar entend fournir à l’Est de la République démocratique du Congo. Ils seront en tout 50 professionnels de santé à être envoyés dans cette zone en conflit afin d’apporter un “soutien médical aux blessés et aux personnes déplacées”. “Le Conseil des ministres a approuvé la communication relative à l’envoi de 20 médecins militaires et de 30 infirmiers civils et militaires en RDC en signe de solidarité avec les pays membres de la SADC (Communauté de développement d’Afrique australe)”, indique le compte-rendu de la réunion hebdomadaire de l’Exécutif de mercredi.

    A en croire le communiqué du Conseil des ministres, ces médecins et infirmiers malgaches ne seront pas sur le front mais travailleront en “zone protégée”. “Ils participeront à la prise en charge et aux soins des patients”, rappelle le communiqué. Le Conseil des ministres rapporte d’ailleurs des propos présidentiels qui indiquent que “si nous apportons notre assistance, ce n’est certainement pas pour participer au conflit en cours ni pour tuer des gens, mais le mieux c’est de soigner”. Il s’agit donc de “soutenir des humains” dans le cadre d’une participation de Madagascar aux “opérations d’entraide” au sein de la SADC dont il est membre.

    “Le ‘voin-kava-mahatratra’ (ce qui arrive aux autres te touche) est une valeur malgache et Madagascar est solidaire de tous les pays membres de la SADC, et soutient toute action tendant à maintenir la paix, la sécurité et la stabilité en tant que membre de la Troïka”, explique encore le Conseil des ministres. Mais si “de nombreux pays contribuent au maintien de la paix et de la sécurité en envoyant des militaires, Madagascar fait preuve de solidarité en envoyant des médecins militaires”.

    Photo : Archives MDN

  • DIPLOMATIE – Des médecins militaires malgaches à déployer dans l’Est de la RDC à titre de soutien médical

    DIPLOMATIE – Des médecins militaires malgaches à déployer dans l’Est de la RDC à titre de soutien médical

    Antananarivo, 2 Février, 20h55 – Les Forces armées malgaches à la rescousse dans le Nord Kivu. Non pas pour se battre ou assurer la sécurité dans cette province située à l’Est de la République démocratique du Congo, mais plutôt pour assurer une mission humanitaire, selon le ministère des Affaires étrangères.

     

    A défaut d’avoir un contingent militaire déployé dans la région actuellement en conflit, la Grande île entend envoyer des médecins militaires sur place. Il s’agira, selon un communiqué publié ce dimanche par le ministère, d’apporter une “réponse aux besoins des populations affectées par le conflit”. Ces médecins militaires devraient alors fournir “une assistance médicale essentielle aux blessés ainsi qu’aux personnes déplacées”.

     

    Pour l’instant, aucun détail n’est donné sur le nombre ni sur la qualité du personnel médical des armées à envoyer en RDC. Le ministère indique que “les modalités opérationnelles de ce déploiement sont en cours de finalisation, en étroite collaboration avec les autorités locales et les instances compétentes de la Communauté de développement de l’Afrique australe”.

     

    Pour Madagascar, cette assistance médicale entre dans le cadre de “sa responsabilité à la recherche de solutions et à la gestion des conséquences des conflits au sein des Etats membres”. La Grande Ile évoque notamment “sa qualité de membre actif de la Troïka de la SADC” et “son indéfectible engagement en faveur de la paix, de la sécurité et de la stabilité dans la région” pour justifier son intervention.

     

    La situation dans l’Est de la RDC s’est détériorée ces derniers jours avec la prise de Goma capitale du Nord Kivu, par le mouvement M23, groupe armé antigouvernemental qui, selon les Nations unies, est soutenu par les forces armées rwandaises. La presse internationale indique que ce groupe qualifié de rebelles avance vers Bukavu, capitale de la province voisine, le Sud Kivu, où l’armée congolaise a établi sa principale ligne de défense.

     

    Photo : Ministère des Forces armées

  • DIPLOMATIE – Madagascar promet un soutien médical aux blessés et aux personnes déplacées liés au conflit à l’Est de la RDC

    DIPLOMATIE – Madagascar promet un soutien médical aux blessés et aux personnes déplacées liés au conflit à l’Est de la RDC

    Antananarivo, 1er Février, 14h15 – Solidarité. Madagascar, prochain président de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), fait part de son intention de fournir un soutien médical aux blessés et aux personnes déplacées sur le theâtre des opérations dans l’Est de la République démocratique du Congo. Les chefs d’État de la SADC réunis vendredi à Harare au Zimbabwe l’ont félicité pour ce geste.

    Le président de la République Andry Rajoelina, chef de l’Etat hôte du prochain Sommet ordinaire de la Communauté, a pris part au Sommet de la SADC vendredi. Depuis que Madagascar a été désigné prochain président de la SADC, et donc membre de la Troïka, participer à la résolution des problèmes qui se passent en Afrique est une mission à laquelle il se dit fier de contribuer.

    Photo : Présidence de la République

  • NORD KIVU – La SADC appelle au dialogue pour rétablir la paix et la sécurité dans l’est de la RDC

    NORD KIVU – La SADC appelle au dialogue pour rétablir la paix et la sécurité dans l’est de la RDC

    Harare, 31 janvier (Xinhua) — La Communauté de développement d’Afrique australe (SADC) a appelé vendredi au dialogue entre toutes les parties pour rétablir la paix et la sécurité dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Elle s’est dite préoccupée par le fait que les récentes attaques continuent d’aggraver la sécurité et la situation humanitaire dans ce pays, selon un communiqué publié à l’issue du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la SADC qui s’est tenu à Harare, la capitale du Zimbabwe.

    Le bloc régional a condamné les attaques menées par les rebelles du M23 contre les forces de la mission de la SADC dans l’est de la RDC, affirmant que ces actions violaient le cessez-le-feu conclu dans le cadre du processus de Luanda le 30 juillet 2024 et compromettaient la paix et la sécurité de la RDC et de toute la région. Il a appelé au rétablissement immédiat des services essentiels tels que l’eau, l’électricité, les moyens de communication et les lignes d’approvisionnement en nourriture et autres produits de base dans cette région déchirée par la guerre.

    Président en exercice de la SADC et chef de l’Etat du Zimbabwe, Emmerson Mnangagwa a appelé à une paix durable en RDC et à ce que toutes les parties au conflit adoptent le dialogue et les mécanismes de résolution pacifique des conflits. « Il est du devoir individuel et collectif de tous les Etats membres d’en faire beaucoup plus pour faire taire définitivement les armes si nous voulons réussir à réaliser ces aspirations », a-t-il lancé.

    Emmerson Mnangagwa a exhorté la communauté internationale à intensifier la fourniture d’aide humanitaire aux populations touchées et à renforcer les efforts de paix et de sécurité en cours dans l’est de la RDC.

     

    Textes : Xinhua

    Photo : Présidence de la République

  • GOUVERNANCE – La stratégie nationale de lutte contre la corruption ambitionne de démanteler les réseaux de corruption et d’en finir avec l’impunité d’ici 2030

    GOUVERNANCE – La stratégie nationale de lutte contre la corruption ambitionne de démanteler les réseaux de corruption et d’en finir avec l’impunité d’ici 2030

    Antananarivo, 31 Janvier, 14h55 – Le premier objectif stratégique de la nouvelle stratégie nationale de lutte contre la corruption 2025-2030 est d’en finir avec l’impunité, considéré comme le plus grand obstacle de la lutte contre la corruption à Madagascar. La nouvelle SNLCC 2025-2030 a été officiellement présentée ce vendredi. Elle a comme vision principale de faire de Madagascar “une île où les réseaux de corruption et l’impunité ne freinent plus le développement durable”.

    “L’État d’esprit de chacun doit être tourné vers vers cette lutte contre la corruption”, souligne le Premier ministre Christian Ntsay. “Faire avancer la machine d’État loin de la corruption a été inscrit dans la façon de travailler de l’Etat et je remercie le Président car de nombreux responsables et fonctionnaires ont été remerciés et certains même dans le domaine foncier ont été emprisonnés. Pour vous dire que de nombreux efforts ont été fait dans ce changement de paradigme mais malgré cela nous sommes encore loin de l’objectif attendu”, ajoute-t-il.

    Selon la nouvelle SNLCC, l’ancienne stratégie a eu du mal à renforcer le niveau de confiance du public dans la répression effective de la corruption visant à mettre fin à l’impunité. Ainsi, la stratégie entend mettre fin à l’impunité, et intensifier la lutte contre les réseaux de corruption et les représailles, en sanctionnant sévèrement les auteurs d’infraction de corruption et assimilées mais aussi à identifier et de confisquer de manière efficace les biens mal acquis et finalement lever les blocages favorisant l’impunité de certains auteurs d’infraction de corruption et d’assimilés notamment les différents types d’immunités.

    “Le premier objectif stratégique est la fin de l’impunité, donc d’ici 2030. Il n’y aura plus aucune mise en accusation qui ne sera pas faite”, lance pour sa part Sahondra Rabenarivo, présidente du comité pour la sauvegarde de l’intégrité et du comité de pilotage pour l’élaboration de la SNLCC. “Cette nouvelle stratégie va clarifier les différents types d’immunité, comme les immunités de juridiction, l’immunité parlementaire ou les autorisations de poursuites au niveau des fonctionnaires. On va bien expliquer tout cela car il y a des abus d’immunité”, ajoute-t-elle.

    Outre la fin des immunités, la SNLCC a deux autres objectifs stratégiques. Premièrement, il y a la mise en œuvre de l’approche multi-acteurs, les partenariats et synergie de la lutte contre la corruption. Cette approche a pour but d’élargir la collaboration des Structures anti-corruption (STAC) mais également aux organes de contrôles et d’audits internes des ministères sectoriels et des institutions. La stratégie quinquennale veut ainsi garantir l’efficacité du système anticorruption et des STAC, et leur synergie avec les organes de contrôle.

    Finalement le dernier objectif stratégique est la promotion de la culture d’intégrité partagée par tous. Pour y arriver, il s’agira de mettre en place un environnement dans lequel “les acteurs de la probité sont valorisés et protégés, les détenteurs d’autorités sont exemplaires et assument pleinement leur responsabilité et finalement la pratique de la transparence et la redevabilité est institutionnalisée à tous les niveaux”.

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