Catégorie : Régions

  • ENVIRONNEMENT – Quand les cultures sur brûlis se pratiquent au cœur des aires protégées

    ENVIRONNEMENT – Quand les cultures sur brûlis se pratiquent au cœur des aires protégées

    Enième feu de forêt à Ankarafantsika, et énièmes feux sur Madagascar. La période sèche est propice à la propagation des feux, mais la multiplication des migrants climatiques accentue le nombre des départs de feux. Car pour survivre, ceux qui ont fui la sécheresse du Sud, viennent défricher les forêts du Nord, puis brûlent le terrain pour y cultiver de quoi manger. Des pratiques qui compliquent la tâche du ministère de l’Environnement eu du développement durable.

  • CATASTROPHE – Incendie à la station forestière de Marohogo à Mahajanga

    Antananarivo, 12 Septembre, 12h12 – « Coïncidence ou intentionnnel » ? Baomiavotse Vahinala Raharinirina, ministre de l’Environnement et du développement durable se pose des questions sur les origines des feux qui ont attaqué samedi soir la station forestière de Marohogo à Mahajanga. « C’est à se demander si l’incendie a été intentionnel ou si c’est vraiment dû à un manque de vigilance », se demande-t-elle.
    ⭕Elle est d’autant plus sceptique sur les causes de l’incendie que les efforts se sont concentrés sur le parc national d’Ankarafantsika en proie aux flammes depuis quelques jours. Le site de Marohogo, rappelle la ministre, est un lieu de reboisement pour le ministère et ses partenaires du secteur privé et de la société civile. Mais il comprend aussi une pépinière, fournissant les jeunes plants d’arbres utilisés lors des reboisements.
    ⭕Depuis quelques jours, le ministère est sur le qui-vive avec les feux qui ont attaqué l’aire protégée d’Ankarafantsika. En raison des vents forts qui soufflent sur la région, les feux sont particulièrement difficiles à maîtriser. Plus de 500 personnes ont été mobilisées sur place et 100 étudiants bénévoles ont encore été envoyés en renfort samedi pour éteindre les feux à Ankarafantsika.
    Photo : Ministère de l’Environnement et du développement durable
  • TOURISME – Andry Rajoelina annonce le lancement prochain d’appel d’offres pour la construction d’hôtels à Ramena à Antsiranana

    Antananarivo, 11 Septembre, 21h52 – Les autorités misent sur le tourisme pour changer le visage d’Antsiranana. Après la réhabilitation de la route qui mène vers la plage de Ramena, elles prévoient ainsi la mise en place de nouvelles infrastructures destinées à accueillir les touristes.
    ⭕« Des appels d’offres seront lancés en vue de la construction d’hôtels à Ramena », annonce ce samedi le président de la République, Andry Rajoelina lors de l’inauguration des travaux de réhabilitation de la route qui mène vers ce qu’il qualifie de « l’une des plus belles baies au monde ». Le chef de l’Etat indique même que certains de ces hôtels peuvent être « des hôtels Cinq étoiles ».
    ⭕Pour Andry Rajoelina, la réhabilitation de la route vers Ramena devrait développer le tourisme dans la région. « Il y a tellement de sites à visiter ici », souligne-t-il, parlant de la mer d’Emeraude, de la baie des Sakalava ou encore de la baie des Dunes. Autant d’attractions dont la visite devrait être boostée par la réhabilitation de la route, espère le chef de l’Etat. « Lorsque ces hôtels seront en place, les revenus augmenteront parce qu’il y aura plus de touristes et parce qu’il y aura du travail », poursuit-il.
    ⭕Avec la réhabilitation de la route vers Ramena, la fin des travaux sur des routes situées dans la ville d’Antsiranana, et le démarrage des travaux de réhabilitation du tronçon Ambanja – Antsiranana de la route nationale 6, le président de la République assure que « Antsiranana change, le développement s’accélère à Antsiranana ». Pour lui, « seuls ceux qui sont aveuglés par la jalousie et la haine ne voient pas le développement et le changement ».
    ⭕Et pour symboliser cette course vers le développement, le chef de l’Etat a invité les habitants d’Antsiranana et les diverses personnalités venues assister à l’inauguration à effectuer une course à pied sur la bitume qui mène vers Ramena. La cérémonie s’est poursuivie par un pique-nique et un concert sur la plage la plus célèbre de la région de Diana.
  • INTEMPERIES – Le maire de Toamasina annonce l’enlèvement des constructions illicites sur les caniveaux après que des quartiers se sont trouvés sous les eaux dans la Ville du Grand Port

    INTEMPERIES – Le maire de Toamasina annonce l’enlèvement des constructions illicites sur les caniveaux après que des quartiers se sont trouvés sous les eaux dans la Ville du Grand Port

    Antananarivo, 30 Août, 17h45 – La municipalité de Toamasina entend prendre des solutions drastiques mais qui se veulent durables. En visite dans les quartiers dimanche après de longues heures de pluies dans la nuit du vendredi à samedi puis toute la journée du samedi, le maire Nantenaina Rakotonirina et son staff annoncent « l’enlèvement des infrastructures illicites sur les caniveaux ».
     
    ⭕️L’équipe de l’exécutif municipal invite ainsi les chefs de fokontany à détecter les constructions illicites qui sont érigées sur les canaux d’évacuation d’eau. Elle leur demande également d’oser interpeller ceux qui se mettent à bâtir des infrastructures sur ces endroits. « Toute construction de maison nécessite un permis de construction de la part de la commune », ajoute-t-elle.
     
    ⭕️Sur le court terme, la commune appelle les habitants à ne pas jeter leurs déchets dans les canaux d’évacuation d’eau de façon à ne pas les obstruer.
     
    ⭕️Selon la mairie, les constructions érigées sur les canaux d’évacuation d’eaux sont l’une des causes de la montée des eaux dans de nombreux quartiers de la capitale de la région d’Atsinanana. Des travaux de curage des canaux seront menés dès que les pluies auront cessé. Les eaux qui stagnent sur les chaussées et dans les ruelles seront, par ailleurs, aspirées avec des motopompes.
  • VIOLENCES SEXUELLES – Le travail acharné mais difficile de la Brigade féminine de proximité de Toliara

    VIOLENCES SEXUELLES – Le travail acharné mais difficile de la Brigade féminine de proximité de Toliara

    La Brigade féminine de proximité, c’est une unité de police spécialisée, uniquement constituée de femmes. Elle se charge de traiter toutes les formes de violences, notamment les violences sexuelles sur mineurs. Une tâche pour le moins difficile compte tenu notamment du manque d’effectif de la brigade. Mais l’équipe s’acharne et affirme obtenir des résultats. Reportage.

  • CHANGEMENT CLIMATIQUE – Mesoa ou la nostalgie d’une époque sans sécheresse

    CHANGEMENT CLIMATIQUE – Mesoa ou la nostalgie d’une époque sans sécheresse

    Mesoa est ce que l’on peut appeler une réfugiée climatique. Ancienne paysanne à Betaimbala, elle a quitté ses terres à cause de la progression de la sécheresse. Aujourd’hui installée à Ampanihy, elle nous fait visiter son ancien village. Elle rêve toujours d’y revenir pour vivre,… comme avant.

  • SECHERESSE – Livreur d’eau est un métier

    SECHERESSE – Livreur d’eau est un métier

    Jao Hety vend et livre de l’eau en bidon à Ampanihy. C’est le seul métier trouvé par cet ancien agriculteur chassé de ses terres par la sécheresse qui sévit dans la région. Un métier qui rapporte peu mais qui lui permet ainsi qu’à à de nombreux autres hommes de survivre.

  • SUD – Le Général de brigade Derandraibe Rakotozafy, nouveau coordonnateur du Centre de commandement de lutte contre le kere prend ses fonctions

    SUD – Le Général de brigade Derandraibe Rakotozafy, nouveau coordonnateur du Centre de commandement de lutte contre le kere prend ses fonctions

    Antananarivo, 17 Août, 12h45 – Du nouveau à la tête du Centre de commandement des opérations contre le Kere (CCOK), dans le Sud. Le Général de brigade Derandraibe Rakotozafy remplace le Général de brigade Démosthène Pikulas, nommé Commandant de l’Académie militaire d’Antsirabe (Acmil). La passation de service entre les deux officiers généraux s’est déroulée ce dimanche à Amboasary Atsimo, dans la région d’Anosy.
    ⭕️Le nouveau coordonnateur du CCOK avait déjà assisté l’officier général Démosthène Pikulas avant sa nomination. Dans sa carrière, le sortant de l’ENS/EPS était, entre autres, servi au Centre d’instruction Mandalahy à Fianarantsoa.
    ⭕️Le CCOK a été instauré afin d’assurer la coordination de toutes les opérations menées contre l’insécurité alimentaire dans la partie Sud de Madagascar. Il a, entre autres, pour mission de procéder aux collectes de données sur la situation dans cette partie de l’île. Il travaille avec des médecins-militaires pour traiter les personnes atteintes de malnutrition sévère, aigue ou encore modérée, il est appuyé par le Bataillon multi-mission pour la distribution des vivres.
    ⭕️En décembre 2020, le Grand Sud compte 900 000 personnes dans le besoin en matière alimentaire et médicale, selon la Présidence de la République. Cette dernière avait identifié l’approvisionnement en eau potable, les vivres et produits alimentaires, tout comme l’octroi de fonds via des transferts monétaires parmi les « besoins urgents », selon son communiqué.
    Photo : Ministère de la Défense nationale
  • SECHERESSE DANS LE SUD – Des produits et des légumes frais à bas prix sur les marchés d’Ambovombe grâce aux petites pluies du premier trimestre de 2021

    SECHERESSE DANS LE SUD – Des produits et des légumes frais à bas prix sur les marchés d’Ambovombe grâce aux petites pluies du premier trimestre de 2021

    Antananarivo, 17 Août, 7h30 – Des tomates. Des oignons. Des brèdes. Des poivrons. Quelques tas de carottes et de pommes de terres. Mais aussi des patates douces. Beaucoup de patates douces. Les marchés sont inondés de produits frais à Ambovombe. « Il y a eu quelques pluies vers fin Janvier et en Février, ce qui a permis aux habitants d’avoir des récoltes », confie Soja Lahimaro, gouverneur de l’Androy au cours d’une rencontre avec la presse.

    ⭕Le gouverneur reste cependant prudent et ajoute très vite que « l’Androy n’est pas encore kere free ». A l’entendre, ce qu’il y a sur le marché ne constitue que ce qui a pu pousser avec les pluies qui sont tombées au milieu du premier trimestre de l’année. Car « avec l’invasion acridienne et la présence de chenilles légionnaires dans la région, beaucoup de récoltes ont été perdues », confie-t-il.

    ⭕Puis, « certaines localités d’Androy n’ont pas eu autant de pluies que cela », poursuit-il encore. « Ambovombe s’en sort peut-être un peu aujourd’hui, mais Bekily qui est un peu la capitale économique de la région connaît des problèmes qu’il faut regarder de près et la situation reste compliquée à Beloha et à Tsiombe », glisse-t-il.

    ⭕Aujourd’hui, les tomates et les patates douces provenant de quelques champs des campagnes du chef-lieu de l’Androy peuvent être mises sur le marché et s’achètent à très bas prix. Les livreurs venant d’Amboasary ont également des produits frais, comme les brèdes et les poivrons, à livrer jusqu’à Ambovombe, tout comme ceux de Bekily peuvent faire venir leurs oignons.

    ⭕Mais « cela ne durera pas », anticipent déjà les marchandes de légumes à Ambovombe. « Parce que les pluies restent rares et dès qu’il ne pleut pas, il n’y a rien à vendre », expliquent Mme Julienne et sa fille. Elles racontent vendre le tas de dix pièces de tomates à 200 ariary aujourd’hui, mais « cette petite tomate-là, vous l’achèterez à 500 ariary dans quelques mois », préviennent-elles.

    ⭕En raison de la faiblesse des précipitations ces dernières années, le Grand Sud de Madagascar souffre d’une importante sécheresse, « la pire que la zone a connu en 40 ans » selon le Programme alimentaire mondial. Plus d’un million de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire sévère et 14.000 d’entre eux sont même en situation de crise. Les prévisions de 2021-2022 ne sont pas optimistes compte tenu de la rareté des pluies et d’autres facteurs qui ont détruit de nombreuses récoltes.

  • DÉCOUPAGE TERRITORIAL – Le budget de la 23e région est déjà prêt annonce Tianarivelo Razafimahefa

    DÉCOUPAGE TERRITORIAL – Le budget de la 23e région est déjà prêt annonce Tianarivelo Razafimahefa

    Désormais, Madagascar n’a plus 22 régions, mais plutôt 23. La nouvelle carte du découpage territorial de Madagascar a vu le jour ce 11 Août après la promulgation de la loi instituant la 23ème région. Vatovavy et Fitovinany ne forment plus une seule région, mais deux régions distinctes.
    Bien que le gouverneur qui dirigera la région de Vatovavy ne soit pas encore nommé, le budget qui lui sera alloué est déjà prêt annonce Tianarivelo Razafimahefa, ministre de l’Intérieur et de la décentralisation.