Catégorie : Social

  • MOBILITÉ – La moitié des habitants du Grand Antananarivo se rendent à pied à leur travail, d’après les études de la Banque mondiale

    MOBILITÉ – La moitié des habitants du Grand Antananarivo se rendent à pied à leur travail, d’après les études de la Banque mondiale

    Antananarivo, 27 juillet,16h15 – La moitié des habitants du Grand Antananarivo se contentent de marcher pour se rendre au travail. Ils n’utilisent pas les transports en commun, selon l’étude sur le transport et la mobilité de la Banque mondiale. Ce choix est pour certains motivé par un problème d’accessibilité financière. D’autres vivent tout simplement dans des zones non desservies et éloignées et qui n’ont pas accès aux services de transport, expose cette étude.
    ⭕D’après cette étude, ce problème de mobilité pénalise l’accès à l’emploi et aggrave la pauvreté urbaine. « En raison de l’absence de transports efficaces et fiables, les gens ratent des occasions d’être mieux payés » souligne-t-elle. Les personnes qui vivent dans les suburbaines sont les plus pénalisées. Près des deux tiers de l’ensemble des trajets sont en effet effectués entre la Commune urbaine d’Antananarivo et ces zones suburbaines. C’est dans la capitale que se concentrent d’ailleurs environ 60% des entreprises formelles.
    ⭕Le minibus reste le moyen de transport public le plus important, transportant environ 1,4 millions de passagers par jour. Et il n’y a pas d’alternative à l’heure actuelle puisque le taux de possession d’une voiture privée à Antananarivo n’est que de 6% pour sa population. La Banque mondiale soutient alors dans cette étude que davantage de personnes pourraient profiter des services de transport public si les opérations étaient mieux organisées.
    ⭕Antananarivo, avec son espace disponible pour les infrastructures de transport limitées n’a d’autre moyen que d’intensifier l’utilisation des transports en commun. Des importants projets ont été lancés, comme les rocades, les téléphériques et les trains urbains, rappelle la Banque mondiale. Cette institution soulève cependant « qu’ils sont souvent fragmentés et mal coordonnés. Certains d’entre eux ne font pas l’objet d’évaluation économique, financière , environnementales et sociales rigoureuses ». Une situation qui remet en question leur faisabilité et leur durabilité.
    ⭕Cette étude soutient d’ailleurs que « la grande majorité des usagers de transport continueraient probablement à recourir aux minibus ». La fréquentation actuelle des minibus qui est actuellement d’environ 1,4 millions d’usagers par jour pourrait doubler et atteindre 2,7 millions d’usagers quotidiennement d’ici 2051, d’après la prévision mentionnée dans cette étude.
  • MOBILITE URBAINE – L’association des coopératives FMA revient sur sa décision d’adopter un tarif à 700 et annonce des frais de transport à 600 ariary pour éviter les conflits avec les passagers et en attendant de nouvelles discussions avec les autorités

    MOBILITE URBAINE – L’association des coopératives FMA revient sur sa décision d’adopter un tarif à 700 et annonce des frais de transport à 600 ariary pour éviter les conflits avec les passagers et en attendant de nouvelles discussions avec les autorités

    Antananarivo, 21 Juillet, 15h15 – Machine arrière pour les groupements des coopératives de transport urbain. Leurs dirigeants annoncent des frais de transport à 600 ariary moins de 24 heures après avoir décidé le tarif de 700 ariary. « Le tarif du transport urbain revient à 600 ariary à l’heure où je vous parle », confie Jean Arilanto Randrianarisoa, président du groupement Fitaterana mirindra ho an’Antananarivo (FMA). « Nous souhaitons éviter les conflits avec les passagers et les différents troubles », explique-t-il.
    ⭕Ce jeudi matin déjà, de nombreux véhicules ont décidé de ne pas travailler, craignant les réactions des passagers par rapport au nouveau tarif de 700 ariary décidé mercredi après-midi. A Ilafy, certains taxi-be de la ligne 192 n’ont pas desservi le trajet, parce que « les passagers refusent de payer les 700 ariary qu’on leur demande et haussent le ton quand nous insistons », confie un chauffeur. D’autres ont pris des passagers, avec une affichette 700 ariary sur leur pare-brise et leur portière, mais n’ont toujours pas voyagé tranquille. « 80% de nos membres n’ont pas travaillé ce jeudi », confie une source auprès de la coopérative Onja, membre du FMA.
    ⭕Les coopératives de transport urbain membres du FMA n’en espèrent pas moins que le tarif à 700 ariary soit appliqué plus tard. « Des discussions et des négociations vont encore avoir lieu », poursuit Jean Arilanto Randrianarisoa. Les transporteurs au sein du FMA continuent de soutenir que des frais de transport inférieurs à 800 ariary ne sont pas viables.
  • TRANSPORT – Un financement de l’Exim Bank pour subventionner le renouvellement du parc automobile du transport urbain et suburbain d’Antananarivo

    TRANSPORT – Un financement de l’Exim Bank pour subventionner le renouvellement du parc automobile du transport urbain et suburbain d’Antananarivo

    Antananarivo, 21 Juillet, 10h15 – Un financement extérieur pour réaliser les engagements présidentiels relatifs au renouvellement du parc automobile du transport urbain. Une partie du financement de 100 millions de dollars qui sera octroyé par le gouvernement indien et la banque indienne Exim Bank sera affectée aux subventions accordées aux transporteurs souhaitant acquérir les nouveaux bus proposés par l’Etat.
    ⭕️Le Conseil des ministres de mercredi annonce l’approbation de ce financement dont 10 millions de dollars sont octroyés sous forme de dons. Et à en croire le compte-rendu de la réunion hebdomadaire du gouvernement dirigée par le chef de l’Etat, celui-ci a indiqué qu’il est « nécessaire de finaliser au plus vite l’accord de financement afin que les transporteurs puissent bénéficier au plus vite de cette subvention de l’Etat ».
    ⭕️Le communiqué du Conseil des ministres rappelle que l’Etat prendra en charge une partie des coûts liés aux achats des véhicules de 50 places qui sont proposés aux transporteurs urbains.
    Selon les transporteurs qui ont rencontré le président de la République mardi, celui-ci a confirmé que les transporteurs ne verseront que 50% du prix d’achat et ne paieront pas les taxes, comme les droits de douane ou la taxe sur la valeur ajoutée. Ce qui, comme l’avait déjà aussi indiqué le ministre des Transports et de la météorologie, Rolland Ranjatoelina, réduirait à 20% de leur coût réel le prix à payer par les transporteurs.
    ⭕️En subventionnant les transporteurs sur l’achat de nouveaux bus, l’Etat entend améliorer le secteur du transport urbain, notamment dans la capitale et ses environs, à travers le renouvellement du parc automobile et l’augmentation de la capacité des bus. Mais l’idée était aussi de convaincre les transporteurs à ne pas augmenter de plus de 100 ariary les frais de transport urbain. Alors que les coopératives réclament des frais de transport de 700 ariary, l’Etat exige que le tarif n’aille pas au-delà de 600 ariary.
  • MOBILITE URBAINE – « Les directives présidentielles sur les frais de transport urbain équivalent à un décret que tous doivent appliquer », selon le ministère des Transports, les transporteurs récalcitrants attendent une réunion interne avant de prendre des décisions

    MOBILITE URBAINE – « Les directives présidentielles sur les frais de transport urbain équivalent à un décret que tous doivent appliquer », selon le ministère des Transports, les transporteurs récalcitrants attendent une réunion interne avant de prendre des décisions

    Antananarivo, 19 Juillet, 11h33 – Les transporteurs urbains semblent n’avoir d’autres choix que de respecter les frais de transport imposés par l’Etat. Pour le ministère des Transports et de la météorologie, la décision de l’Etat de fixer à 600 ariary le tarif des taxi-be en zone urbaine est une règle qui doit être respectée de tous.
    ⭕« Quand le président de la République dit que les frais de transport sont de 600 ariary, c’est comme un décret et que tout le monde doit appliquer », insiste le directeur de cabinet du ministère, Andrianalison Ratsimba, dans une vidéo publiée sur la page Facebook du ministère. « Il ne faut pas s’entêter » à refuser les consignes, poursuit-il.
    ⭕Lundi, en conférence de presse, le directeur des transports et de la mobilité urbaine auprès de la Commune urbaine d’Antananarivo a déjà indiqué que s’agissant d’une directive présidentielle, la mesure doit être exécutée. « Il n’y a plus de discussions à avoir », avait-il insisté.
    ⭕Rappelant les déclarations du responsable auprès de la mairie, le directeur de cabinet du ministère en charge des Transports souligne que ceux qui persistent à ne pas appliquer les frais de transport convenus avec l’Etat seront sévèrement sanctionnés. « Et la sanction la plus sévère sera le retrait de la licence », ajoute-t-il, soulevant qu’il revient à la mairie d’y procéder.
    ⭕Les sanctions ne seront toutefois pas immédiates. Comme déjà annoncé lundi, les autorités donnent aux transporteurs jusqu’à jeudi pour revenir sur leur décision d’augmenter leur tarif à 800 ariary. « Nous n’allons pas non plus gêner les gens qui passent leur baccalauréat », explique Andrianalison Ratsimba. Les sanctions, ajoute-t-il devraient tomber ce vendredi si les transporteurs insistent sur les frais de transport à 800 ariary.
    ⭕Jusqu’à ce mardi matin, les dirigeants des coopératives regroupées au sein de l’Union Fitaterana mirindra ho an’Antananarivo (FMA) indiquent ne pas avoir donné des consignes à leurs membres de faire baisser le tarif de transport à 600 ariary. « Nous allons encore nous réunir pour en discuter en interne », confie un dirigeant de coopérative joint au téléphone.
    ⭕Les membres de ce groupement restent néanmoins sceptiques sur l’application des frais de transport fixés par l’Etat. Notre source confie que depuis la hausse des prix des carburants, les chauffeurs qui avaient appliqué le tarif de 600 ariary pouvaient à peine verser les recettes quotidiennes aux propriétaires ou n’en versaient tout simplement plus. Un autre responsable au sein du FMA avait indiqué attendre une rencontre avec le président de la République pour discuter de leur situation.
    Photo : Ministère des Transports et de la météorologie
  • MOBILITÉ –  La Commune urbaine d’Antananarivo exige le respect des frais de transport convenus avec le président de la République

    MOBILITÉ – La Commune urbaine d’Antananarivo exige le respect des frais de transport convenus avec le président de la République

    Réponse du berger à la bergère. La Commune urbaine d’Antananarivo interdit les frais de transport à 800 ariary dans la capitale, sous peine de sanctions pour les coopératives et transporteurs contrevenants. Les transporteurs soutenant ce tarif persistent à dire que les frais de transport à 600 ariary ne sont pas suffisants au vu du coût des carburants. Ils espèrent en discuter avec le président de la République.

  • TRANSPORT URBAIN – La Commune urbaine d’Antananarivo brandit la fourrière et le retrait de la licence pour ceux qui continueraient à appliquer le tarif de transport à 800 ariary dans la capitale à partir de vendredi

    TRANSPORT URBAIN – La Commune urbaine d’Antananarivo brandit la fourrière et le retrait de la licence pour ceux qui continueraient à appliquer le tarif de transport à 800 ariary dans la capitale à partir de vendredi

    Antananarivo, 18 Juillet, 13h40 – Les autorités réagissent et interdisent les frais de transport à 800 ariary décidés et appliqués par certaines coopératives. « Les autorités en place rappellent qu’une décision a déjà été prise par le président de la République pour fixer le tarif des transports en commun à 600 ariary pour Antananarivo et ses environs », souligne Estel Ainanirina, directeur du transport et de la mobilité urbaine à la Commune urbaine d’Antananarivo, ce lundi à la mi-journée. « Il n’y a plus de discussions à faire », poursuit-il, soulevant qu’il appartient aux différents responsables de mettre en oeuvre cette décision.

    ⭕A en croire le directeur du transport et de la mobilité urbaine, des contrôles ont ainsi déjà été effectués pour identifier les lignes qui pratiquent les frais de transport à 800 ariary. Il est donné à ces coopératives jusqu’à jeudi pour « rétablir la situation ». Si celles-ci persistent, des sanctions, pouvant aller jusqu’à la mise en fourrière et au retrait de la licence, seront appliquées, ajoute-t-il. Le responsable municipal était entouré pour l’occasion par le directeur de cabinet du ministère des Transports et de la météorologie, Ratsimba Andrianalison, et par le commissaire central, le commissaire Radanielson.

    ⭕Depuis samedi, les coopératives réunies au sein de l’union Fitaterana mirindra ho an’Antananarivo (FMA) et quelques membres de l’Union des coopératives de transport urbain (UCTU) ont appliqué les frais de transport à 800 ariary. Indiquant ne pas avoir été présents à la rencontre avec le président de la République la semaine dernière, ils ont indiqué que le tarif de 600 ariary est insuffisant pour couvrir la hausse des prix des carburants.

  • MOBILITE – La municipalité d’Antananarivo insiste sur les frais de transport à 600 ariary proposés après les discussions avec le président de la République, des taxi-be prennent 800 ariary aux passagers

    MOBILITE – La municipalité d’Antananarivo insiste sur les frais de transport à 600 ariary proposés après les discussions avec le président de la République, des taxi-be prennent 800 ariary aux passagers

    Antananarivo, 16 Juillet, 14h35 – Jour J pour la hausse des frais de transport jusqu’à 800 ariary sur certaines lignes urbaines. Certains véhicules ont eu placardé sur leur portière ou à l’intérieur une affichette faisant part du tarif de 800 ariary annoncé depuis quelques jours. D’autres n’ont rien affiché et ont continué à faire payer les 600 ariary convenus avec le président de la République lors de la réunion qui s’est tenue en début de semaine.
    ⭕Du côté de la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA), les responsables s’en tiennent au tarif convenu avec les autorités. »Seul le tarif annoncé par la présidence est en vigueur », indique le commissaire Albert Estel Ainanirina, directeur du transport et de la mobilité urbaine au sein de la CUA, joint au téléphone. Il évoque une « déclaration d’intention » de la part de certaines coopératives et non d’une décision officielle. Il indique d’ailleurs que la municipalité va attendre une semaine pour voir l’évolution de la situation et laisser les transporteurs discuter entre eux avant de prendre une quelconque décision.
    ⭕Le président de l’association des coopératives réunies au sein du groupement Fitaterana mirindra ho an’Antananarivo (FMA), de son côté, continue de défendre le tarif de 800 ariary et parle des coûts d’exploitation différé selon les véhicules et les lignes. A l’entendre, seuls 30% des membres de l’association ont travaillé ces deux derniers jours au tarif de 600 ariary. « Les autres ont préféré ne pas travailler car ils ne se sont pas retrouvés dans leur compte après la hausse des prix des carburants et ont décidé de voter la hausse à 800 ariary », explique Landry Rakotoarison, président du FMA, joint au téléphone.
  • MOBILITE – Les coopératives de transport en commun urbain réunies au sein du groupement FMA fixent leur tarif à 800 ariary, les nouveaux frais de transport à appliquer dès samedi

    MOBILITE – Les coopératives de transport en commun urbain réunies au sein du groupement FMA fixent leur tarif à 800 ariary, les nouveaux frais de transport à appliquer dès samedi

    Antananarivo, 14 Juillet, 22h22 – Un autre tarif proposé par un autre groupement de transporteurs urbains. Les coopératives réunies au sein du groupement Fitaterana mirindra ho an’Antananarivo (FMA), gérant notamment les lignes 194 et 163 ainsi que 192 annoncent un tarif supérieur à celui fixé par l’Etat et l’Union des coopératives de transport urbain (UCTU). « Les coopératives ont proposé des frais transport à 800 ariary, et après consultation des membres, nous avons fixé ce tarif », indique Jean Arilanto Randrianarisoa, président de la FMA joint au téléphone.
    ⭕Les dirigeants de la FMA évoquent un tarif « plus conforme à la hausse des prix des carburants ». « La hausse de 100 ariary est trop peu par rapport à celle du gasoil surtout que le carburant constitue 60% de nos charges quotidiennes », explique le président de la FMA. Il met également en avant l’augmentation sur les prix des pièces détachées et des frais d’entretien pour justifier que les frais de transport augmentent de 60% alors que ceux du gasoil ont varié de 44%.
    ⭕A en croire le président de la FMA, le tarif à 800 ariary devrait être appliqué ce samedi sur toutes les lignes des coopératives membres du groupement. Mais quelques coopératives membres de l’UCTU indiquent également suivre cette tendance. Celles-ci ont notamment contesté la hausse des frais de transport à 600 ariary conclue entre les autorités et les dirigeants de leur groupement.
  • TRANSPORT – Le ministère des Transports et de la météorologie valide les hausses des frais de transport sur les lignes nationales, les tarifs exorbitants à rectifier, selon les transporteurs

    TRANSPORT – Le ministère des Transports et de la météorologie valide les hausses des frais de transport sur les lignes nationales, les tarifs exorbitants à rectifier, selon les transporteurs

    Antananarivo, 13 Juillet, 21h45 – La hausse des frais de transport sur les lignes régionales et nationales officiellement reconnue. Les nouveaux tarifs appliqués par les taxi-brousse ont été validés par le ministère des Transports et de la météorologie, indiquent les représentants des transporteurs des lignes nationales, reçus mardi par le ministre Rolland Ranjatoelina. Selon Jerry Razafy James, président de coopérative et membre de l’association des transporteurs, le mécanisme de calcul ayant conduit au nouveau tarif a été présenté au ministre et ce dernier aurait approuvé la démarche. Une vidéo explicative du système de calcul effectué après la rencontre a d’ailleurs été postée sur la page Facebook du ministère.
    ⭕Lundi, dès la hausse des prix du carburant, les transporteurs des zones nationales ont tout de suite révisé leurs tarifs à la hausse. Ils ont évoqué une décision prise dans l’urgence car les voyageurs ne pouvaient pas être laissés à quai. Ces nouveaux prix ont été calculés pour prendre en compte uniquement la hausse du prix du carburant, ont ensuite expliqué les responsables. « C’est d’ailleurs la raison pour laquelle cela a été approuvé par le ministère » précise Jerry Razafy James.
    ⭕Pour calculer les nouveaux tarifs, les transporteurs indiquent être partis du coût supplémentaire du gasoil provoqué par la hausse des prix, et l’ont ensuite divisé par le nombre de sièges. Pour ceux qui ont fait des hausses exorbitantes, « ils devront rectifier le tir », ajoute notre interlocuteur. A la gare routière de Fasan’ny Karana, une assemblée générale va d’ailleurs se tenir vendredi afin de rectifier les tarifs pris dans l’urgence lundi, précise Martin Randriamparany, président de la gare.
    ⭕Nalisoa Rakotondramavo, directrice de la communication auprès du ministère des Transports et de la météorologie, confirme qu’un accord a été trouvé avec les transporteurs après la rencontre de mardi. Les discussions vont néanmoins se poursuivre avec l’Agence de transport terrestre afin de rectifier certains prix sur certains axes, poursuit-elle.
  • FRAIS DE TRANSPORT – Les coopératives réunis au sein du groupement de coopératives FMA se réuniront jeudi pour discuter de la hausse des frais de transport, les coopératives insatisfaites au sein de l’UCTU en attente

    FRAIS DE TRANSPORT – Les coopératives réunis au sein du groupement de coopératives FMA se réuniront jeudi pour discuter de la hausse des frais de transport, les coopératives insatisfaites au sein de l’UCTU en attente

    Antananarivo, 13 Juillet, 17h48 – La hausse des frais de transport urbain à 600 ariary remise en cause. Les coopératives cogitent encore afin de proposer un autre tarif qui leur semblerait plus adéquat au vu de la hausse des prix des carburants. C’est entre autres le cas du groupement Fitaterana mirindra ho an’Antananarivo (FMA) regroupant six coopératives opérant à Antananarivo comme Mirindra qui gère les lignes 194 et 163 ou encore Onja. Une réunion entre les présidents des coopératives et les chauffeurs est prévue jeudi indique un des responsables de la fédération. Au menu de la réunion, « la position des coopératives face au tarif de 600 ariary proposé par l’Etat ».
    ⭕Selon Landry Rakotoarisoa, président de la coopérative Onja, le tarif de 600 ariary n’est pas viable pour les transporteurs. «Certains se plaignent de ne ramener que 14.000 ariary de versement par jour avec ce tarif », s’indigne-t-il. « Nous allons ainsi consulter la base et décider d’un nouveau tarif », précise-t-il.
    ⭕Landry Rakotoarisoa précise cependant que ce nouveau tarif n’ira pas jusqu’à 1.000 ariary. « Nous pensons aux passagers comme l’a indiqué le président de la République, mais nous devons aussi veiller à ce que les prix soient en phase avec les prix du gasoil », indique-t-il. La FMA n’a pas été conviée lors de la réunion des représentants de l’Union des coopératives de transport urbain (UCTU) et de l’Union des coopératives de transport suburbain (UCTS) avec le président de la République, à en croire les responsables.
    ⭕Outre les membres de la FMA, plusieurs dirigeants de coopérative la branche dissidente de l’UCTU se sont aussi réunis une nouvelle fois ce lundi. Aucune décision n’a cependant été prise, précise Jeannot Rakotomalala. « Nous allons attendre la réunion de la FMA de demain et voir ce qu’on va faire », précise-t-il. A en croire ce responsable, l’idée est de faire en sorte que les tarifs soient alignés en zone urbaine. A l’entendre, certains membres n’ont pas encore repris le travail ce mardi.