





La cérémonie de lancement des modules nouvellement développés du système Augure (Application unique pour la gestion uniforme des ressources humaines de l’Etat) a été l’occasion pour Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison, ministre de l’Economie et des finances, de faire le bilan de l’utilisation de cet outil de gestion des fonctionnaires. Elle rappelle que l’application a permis de débusquer 330 fonctionnaires fantômes dont il a fallu couper le salaire. Explications des procédures.

Antananarivo, 25 Février, 12h25 – Contre-temps pour les travaux de reconstruction du pont de Manakara Be. Ceux-ci n’ont pas encore pu commencer alors que le président de la République avait annoncé qu’ils devraient se terminer avant le 8 Mars, date de célébration de la Journée internationale des droits de la femme qui est prévue se tenir dans le Fitovinany.
« Le niveau des eaux n’a pas encore baissé et les travaux de construction n’ont pas encore pu commencer », explique une source auprès de la mairie, jointe au téléphone ce vendredi. Celle-ci craint que le deadline imposé par le chef de l’Etat ne puisse être respecté. Elle souligne, néanmoins, que les matériels et les équipements ainsi que les matériaux nécessaires sont tous déjà arrivés sur place.
Le passage de deux cyclones en deux semaines complique les préparatifs de la célébration du 8 Mars dans la localité, reconnaît le responsable que nous avons interrogé. Pour l’instant, les habitants du chef-lieu du Fitovinany sont en pleins travaux de reconstruction et de nettoyage de la ville, et ne semblent pas avoir la tête à préparer d’autres événements.
Le Conseil des ministres de ce mercredi a encore confirmé la célébration de la Journée de la femme à Manakara du 1er au 8 Mars 2022. Celle-ci sera marquée par « l’égalité aujourd’hui pour un avenir durable » et aura pour thème « Des femmes qui luttent, qui font face et qui s’entraident, reflets de l’égalité des droits, gages du développement durable » (Viavy miavotse, miatrika sy mifanampy, taratry ny fitovian-jo, antoky ny fampandrosoana lovain-jafy).

Antananarivo, 25 Février, 6h55 – Dernière journée de formation pour les agents de l’inspection du travail d’Analamanga sur l’amélioration de la sécurité et de la santé dans la chaîne de la construction à Madagascar. Ils devraient effectuer une visite de terrain sur un chantier de construction ce vendredi pour compléter les acquis théoriques des trois premiers jours.
La formation qui a démarré mardi se termine ce vendredi à Antaninarenina. « Le domaine du bâtiment et des travaux publics enregistre un taux d’accidents relativement élevé, ce qui rend cette formation essentielle pour que les agents de l’inspection du travail puissent effectuer le contrôle des normes appliquées dans les chantiers », explique Bernard Foe Andegue, chef de projet de l’équipe de l’Organisation internationale du travail (OIT) et Vision Zéro Fonds (VZF) sur l’accident de travail et maladie professionnelle.
Pendant les quatre jours de session, différentes thématiques ont été développées par les inspecteurs du travail, des membres de la Task-Force/Sécurité et santé au travail (SST), ainsi que par des spécialistes de l’OIT et de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), au bénéfice des participants. Ceux-ci les utiliseront par la suite dans des campagnes de promotion de la SST et dans les contrôles réguliers qu’ils mèneront auprès des entreprises et sur les chantiers. Ces thématiques ont surtout sur les généralités de la SST, la réponse à la Covid-19, la visite d’inspection, la déclaration de chantiers, les principaux risques professionnels dans le BTP et leur prévention.
109 contrôleurs et inspecteurs du travail issus de 13 régions de Madagascar ont déjà pu bénéficier de ce type de formations dans le cadre du projet VZF sur l’accident de travail et maladie professionnelle. 140 autres agents provenant de six autres régions devraient bénéficier de la deuxième vague de formation qui a démarré cette semaine. Ces ateliers sont rendus possibles grâce au financement du gouvernement français à travers la délégation aux Affaires européennes et internationales (DAEI) du ministère français du Travail, de l’emploi et de l’insertion.
Photo : OIT Madagascar


Antananarivo, 24 Février, 6h45 – Près de deux ans après avoir fermé ses frontières, Madagascar entend enfin se rouvrir au monde, mais pas sans conditions. Le Conseil des ministres de ce mercredi annonce que « après la baisse des cas de Covid-19, le ciel de Madagascar s’ouvre à partir du 5 Mars mais l’Etat malgache va poser des conditions en ce sens ».
Si l’on en croit le compte-rendu de la réunion hebdomadaire de l’Exécutif dirigé par le chef de l’Etat, toutes les compagnies aériennes de transport de passagers autorisées à opérer à Madagascar au départ et à l’arrivée sont concernées par cette réouverture. Elles doivent néanmoins se soumettre aux mesures décidées par l’Etat. « Les compagnies aériennes étrangères peuvent revenir assurer les liaisons aériennes en ligne au départ et vers la Grande île dès lors qu’elles acceptent les conditions mises en places par l’Etat malgache », indique le communiqué du Conseil des ministres.
Pour l’instant, les conditions que l’Etat entend imposer aux compagnies aériennes ne sont pas encore détaillées. Le compte-rendu du Conseil indique juste que « les détails des mesures que les compagnies étrangères de transport de passagers au départ et à l’arrivée à Madagascar doivent respecter seront incessamment publiées par les ministères en charge des Affaires étrangères, du Tourisme et des Transports ».
Madagascar avait suspendu les liaisons aériennes commerciales avec l’étranger depuis Mars 2020 lorsque les premiers cas de Covid-19 avaient été officiellement notifiés sur la Grande île. Seuls étaient autorisés les vols de rapatriement, les vols cargos ainsi que les vols spéciaux transportant certaines catégories de personnalités.
Une réouverture partielle a eu lieu en Octobre 2020 avec la réouverture de Nosy Be aux vols internationaux, mais les autorités sont revenues sur leur décision quand la deuxième vague de Covid-19 a commencé à frapper la Grande île en Mars 2021. Les frontières ont à nouveau été partiellement rouvertes depuis Octobre 2021, mais en plus des mesures sanitaires drastiques, les compagnies aériennes autorisées à transporter des passagers sont limitées. Elles étaient, en plus, soumises à des restrictions aussi bien en termes de fréquences de vols qu’en termes de destinations desservies. Le seul aéroport actuellement rouvert à l’international est, par ailleurs, celui d’Antananarivo.
Mercredi, les groupements du secteur privé ont publié un communiqué dans lequel ils demandent la réouverture totale des frontières. Dans leur optique, cette réouverture totale implique qu’aucune restriction de fréquences ne soit imposée aux compagnies aériennes, que les lignes desservies ne soient pas non plus limitées et que les procédures sanitaires pour les passagers à l’arrivée soient allégées.


Des zébus élevés dans 15 régions de Madagascar sont atteints d’une maladie diarrhéique inconnue. Les premiers cas ont été notifiés le 26 Octobre, mais les autorités assurent que ce ne sont pas les vaches laitières importées par l’Etat qui sont à l’origine de l’épizootie. Les recherches sont en cours pour connaître d’où vient la maladie et quelle est-elle. Les responsables du ministère de l’agriculture et de l’élevage assurent également que les produits issus des animaux malades peuvent être consommés sans problème par l’homme. Extraits de conférence de presse.