



Antananarivo, 29 Octobre, 7h45 – Davantage de vaccins pour Madagascar. Une deuxième cargaison de vaccins Sinopharm a atterri à Ivato jeudi. Les 468.000 doses, octroyées à la Grande île dans le cadre du mécanisme Covax, viennent en complément des 300.000 doses qui sont arrivées le 24 Septembre dernier.
Avec l’arrivée de cette cargaison, Madagascar a pu recevoir jusqu’ici plus de 1.900.000 doses de vaccins dont 636.000 doses de Johnson & Johnson qui ne nécessitent qu’une seule injection. Sur les quatre vaccins recommandés par l’Académie nationale de médecine (Anamem), trois sont disponibles à Madagascar : l’AstraZeneca, le Janssen et le Sinopharm.
Pour l’instant, la campagne de vaccination au Sinopharm n’a pas encore démarré. Les deux phases de la première campagne de vaccination au Covishield/AstraZeneca se clôturent cette semaine avec l’arrivée de la date de péremption de la deuxième allocation d’AstraZeneca. L’administration du vaccin Johnson & Johnson, elle, se poursuit avec l’arrivée cette semaine de 336.000 doses supplémentaires.
Selon le ministère de la Santé, jusqu’au mercredi 27 Octobre, 325.084 personnes ont pu être totalement vaccinées, soit avec deux doses d’AstraZeneca, soit avec la dose unique de Johnson & Johnson. Ce qui fait un taux de 2,2% des personnes âgées de 18 ans et plus. Les autorités envisagent d’arriver à la vaccination de la population cible en Juin 2023.
La Justice malgache sous pression. Avant la fin de l’année, l’inversion du ratio condamné/prévenu vers 70%/30% doit être atteinte, alors qu’il ne reste plus que sept semaines environ avant les vacances judiciaires. Un objectif que le ministère de la Justice avait fixé pour désengorger les prisons, mais aussi pour accélérer le jugement des prévenus. Pour Herilaza Imbiki, ministre de la Justice, en marge d’une réunion à Antanimena avec l’organisation Justice et Paix de l’Église catholique, l’inversion est en bonne voie.





Antananarivo, 28 Octobre, 12h50 – Les capacités matérielles et techniques des entités travaillant au niveau de trois aéroports en matière de prévention, de surveillance et de contrôle des maladies renforcées. Le gouvernement japonais, à travers l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), a octroyé à l’Etat malgache du matériel informatique et des équipements de surveillance afin de renforcer le contrôle des maladies et la sécurité des passagers à l’entrée du territoire.
Trois aéroports internationaux, celui d’Antananarivo, celui de Nosy Be et celui de Toamasina, sont concernés par cet appui d’une valeur de plus d’un milliard d’ariary. Les équipements seront utilisés par la direction générale des douanes, la police de l’air et des frontières ainsi que la direction de la veille sanitaire et de la surveillance épidémiologique et riposte (DVSSR).
La signature de la convention de partenariat pour l’octroi des dons a été effectuée mardi. Madagascar a rouvert ses frontières depuis le 23 Octobre pour les vols en provenance de La Réunion et de Maurice. Le 6 Novembre, l’aéroport de Nosy Be devrait également être à nouveau rouvert aux vols charters en provenance d’Italie alors que celui d’Antananarivo pourra accueillir aussi bien les vols régionaux que les vols en provenance d’Europe. Pour l’heure, les autres aéroports internationaux restent fermés.

Antananarivo, 28 Octobre, 9h25 – Les autorités se veulent vigilantes. Des responsables des ministères en charge des Transports, du Tourisme et de la Santé publique ont effectué une descente inopinée dans les hôtels accueillant les passagers internationaux récemment arrivés à Madagascar mercredi. « Le but de cette descente consiste à vérifier l’effectivité du confinement des passagers venus à Madagascar par les vols commerciaux depuis la réouverture progressive des frontières », indique un communiqué du ministère des Transports et de la météorologie.
Avec la découverte récente de deux cas importés de Covid-19, annoncée mercredi par le ministère de la Santé publique, les autorités accentuent les contrôles. Lors de sa visite auprès des hôtels, la délégation interministérielle « a tenu à rappeler aux hôtes et aux personnes confinées l’importance du respect du délai de confinement strict jusqu’à l’annonce des résultats des tests PCR », précise le communiqué. Les hôtels ont été invités à « dénoncer aux autorités ceux qui quittent l’hôtel avant l’annonce des résultats des tests PCR ».
Le ministère en charge des Transports souligne que les contrôles et les vérifications sur terrain effectués de façon inopinée « font partie des mesures mises en place pour assurer la sécurité de tous dans le cadre de la réouverture des frontières ». Il souligne que ces descentes « seront effectuées régulièrement ».
Selon le ministère de la Santé publique, les deux personnes porteuses de coronavirus qui viennent d’arriver à Madagascar sont déjà sous traitement et sont confinées. Cet isolement devrait durer 14 jours ainsi que le prévoit le protocole sanitaire en vigueur.
Photo : Ministère des Transports et de la météorologie

Antananarivo, 28 Octobre, 5h55 – L’appel d’offres pour la réhabilitation du tronçon Ihosy – Betroka de la route nationale 13 (RN13) a été lancé le 13 Octobre, annonce le Conseil des ministres de ce mercredi. L’avis spécifique de passation de marché publié par l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP) indique même que l’appel a été clôturé depuis le 25 Octobre.
Les travaux, à réaliser sur une distance de 118 km, seront financés par ressources propres internes (RPI), indique le Conseil des ministres. Lors de son passage à Tolagnaro le 30 Septembre dernier, le président de la République avait annoncé que ceux-ci seront pris en charge par une partie de l’allocation de 332 millions de dollars octroyés par le Fonds monétaire international (FMI) à Madagascar dans le cadre de son allocation générale de Droits de tirage spéciaux (DTS).
Aucun calendrier n’est pour l’instant précisé sur le démarrage des travaux de réhabilitation de la route Ihosy – Betroka. La réhabilitation du tronçon Ambovombe – Tolagnaro de la RN13 financée par l’Union européenne et la Banque européenne d’investissement (BEI), plusieurs fois annoncée, devrait démarrer cette année.
Pour ce qui est de la portion Betroka – Ambovombe, s’étendant sur une distance de 263 km, est encore au stade d’étude, indique le compte-rendu du Conseil des ministres. Une fois les études techniques, sociales et environnementales effectuées, le dossier sera présenté aux partenaires et bailleurs pour être financé. Lors du colloque pour l’émergence du Sud qui s’est tenu à Tolagnaro en Juin, le chef de l’Etat avait évoqué la possibilité de réaliser les travaux à travers le système Haute intensité de main d’oeuvre (Himo).
