


Antananarivo, 18 Septembre, 9h10 – Certains établissements scolaires pourraient ne plus payer d’impôts sur les revenus du tout. Dans un communiqué publié vendredi, la direction générale des impôts précise ses intentions en procédant au recensement des établissements scolaires. Elle indique être en train de recenser les établissements œuvrant dans le secteur de l’éducation afin de les « identifier » et de les « catégoriser », puis de « déterminer lesquels pourraient bénéficier d’une exonération d’impôts ».
Dans son avis, la DGI rappelle ce qu’elle a déjà annoncé dans son communiqué du 30 Août. « L’opération en cours ne consiste en aucune manière en une taxation, ni en un redressement ni en un contrôle fiscal », souligne-t-elle. Mais bien qu’elle ait initialement martelé que la « mission ne constitue en aucune façon un contrôle fiscal », les polémiques sur le paiement de l’impôt sur les revenus par les établissements scolaires privés ont enflé.
Face aux polémiques, la ministre de l’Economie et des finances, la DGI et le ministère de l’Education nationale ont tous rappelé depuis vendredi « la trêve fiscale » dont bénéficient les établissements scolaires privés depuis une décision prise en Mai 2021 par le Conseil des ministres. L’exemption d’impôts est valable pour l’exercice de 2020 selon la DGI, pour les exercices de 2020 et 2021 selon le MEN.
La DGI va même plus loin dans son dernier communiqué en insistant sur le fait que « les établissements d’enseignement privés bénéficient, conformément aux dispositions de la Loi de finances de 2020, d’un régime fiscal privilégié d’imposition à l’impôt sur les revenus au taux de 10% ». A en croire le communiqué de la DGI, ces établissements avaient été « taxés au régime de droit commun de 20% auparavant ».
Depuis la loi de finances de 2020, il est prévu dans le code général des impôts que « les personnes physiques ou morales exerçant des activités dans le cadre de la profession de la santé et/ou de l’éducation, quel que soit le montant de leurs revenus sont passibles de l’impôt sur les revenus à raison de l’ensemble de leurs revenus ». Le taux de cet impôt, selon le CGI est de 10% et il est prélevé « sur le montant des revenus tirés de la profession de la santé et de la profession éducative au titre de l’exercice, après déduction des charges ». Le montant, par ailleurs, « ne peut être inférieur à 100.000 ariary majoré de 1/1000 du chiffre d’affaires ».
Jusqu’en 2019, certains établissements oeuvrant dans le domaine de l’éducation avaient bénéficié des dispositions applicables aux « missions religieuses, églises et associations cultuelles, associations reconnues d’utilité publique par décret et organismes assimilés ». Ces entités étaient exonérées d’impôts sur les revenus utilisés exclusivement au financement de leurs actions à caractère éducatif, culturel, social ou d’assistance économique.

Antananarivo, 18 Septembre, 7h30 – « Ce qui se passe là-bas est malheureux, triste, affligeant. C’est à donner la chair de poule ». Le président de la République Andry Rajoelina n’a pas eu de mots assez forts pour décrire ce qu’il a ressenti lorsqu’il s’est rendu à la prison d’Antanimora en Novembre 2019.
« Aller en prison à Madagascar, c’est comme aller en enfer », poursuit le chef d’Etat lors de l’inauguration de la prison de haute sécurité d’Imerintsiatosika vendredi. Il décrit des établissements où règnent la « corruption », la « puanteur », les « maladies », la « saleté » et où la « promiscuité » est telle que « les détenus doivent toujours dormir sur le côté ». « Comment les détenus peuvent-ils, dans ces conditions, s’améliorer », regrette-t-il. « Ils ont tellement vécu dans l’obscurité qu’ils n’hésitent pas à récidiver quand ils sortent de là », ajoute-t-il encore.
« Les prisons doivent pourtant être un endroit où les gens doivent apprendre à retrouver le droit chemin », rappelle Andry Rajoelina. Et « même ceux qui sont condamnés et qui sont en prison ont leurs droits », indique-t-il.
Pour le locataire d’Iavoloha, les nouvelles prisons, dont celle d’Imerintsiatosika, sont certes destinées à désengorger les prisons malgaches et à montrer que Madagascar respecte les droits humains. Mais « elles doivent aussi participer à la réinsertion sociale des détenus », insiste-t-il dans son discours.
« Les prisons ne doivent pas seulement être des endroits où les condamnés purgent leur peine », martèle le chef d’Etat. « Elles doivent être des lieux où ces individus retrouvent leur dignité, où ceux qui se sont trompés retrouvent le droit chemin », indique-t-il encore.
La prison de haute sécurité d’Imerintsiatosika, inaugurée vendredi, est l’un des nouveaux établissements pénitentiaires dont la construction s’est terminée. Comprenant 16 pièces d’une capacité de 30 à 50 individus, elle devrait pouvoir accueillir jusqu’à 800 prisonniers, de quoi désengorger les actuelles maisons de détention remplies jusqu’à plus de 300%, ainsi que le déplore Andry Rajoelina.
De nombreux autres bâtiments d’incarcération sont encore en cours de construction dans d’autres régions. Le président de la République a parlé de Fénérive Est, de Belo sur Tsiribihina, d’Ambositra, d’Amboasary, de Sainte Marie et de l’Avaradrano ou de Fianarantsoa. La nouvelle prison de Fianarantsoa devrait même être inaugurée très prochainement, rappelle-t-il dans son allocution.
Outre la construction des prisons, les autorités prévoient également une réforme de l’administration pénitentiaire dans le cadre de leur politique d’humanisation de la détention. Dans son discours, le chef d’Etat n’a pas manqué de mettre en avant les difficultés dans lesquelles les agents pénitentiaires évoluent au quotidien. Le président de la République a aussi mis en avant le programme de redynamisation des camps pénaux pour que les détenus apprennent le travail de la terre.
Photo : Présidence de la République

Le président de la République a promis aux membres de la diaspora malgache en France qu’ils pourront voter dès la prochaine élection présidentielle. Mais comment ce droit de vote qui n’est pas encore prévu par la loi peut-il devenir réalité ? Les réponses de Jean Eric Rakotoarisoa, spécialiste en droit électoral, ancien président de la Haute cour constitutionnelle (HCC) et enseignant chercheur à la Faculté de droit et des sciences politiques de l’Université d’Antananarivo.

Discipline associée à la culture urbaine, le skate s’inscrit dans le registre des sports extrêmes. Il séduit de plus en plus de jeunes par l’exécution de figures renversantes à l’aide d’une planche à roulettes et que ses adeptes arrivent à accomplir avec brio au risque de se casser…le cou.


Les e-fokontany devraient être opérationnels dans la capitale avant fin 2021. Tahina Razafindramalo indique que le projet est dans la phase de la connectivité. A l’entendre, les fokontany ont déjà été équipés. Et dès la phase de connectivité terminée, les services offerts par les fokontany, comme les certificats de résidence ou les certificats de vie, seront digitalisés. A entendre le ministre, cette digitalisation des services au niveau des fokontany devrait contribuer à la mise en place de la réforme de l’état-civil actuellement mené par Madagascar.



Maquiller n’est pas l’apanage des femmes. Des hommes sont aussi doués pour cet art. Certains en font leur profession. Rencontre avec un maquilleur.