Catégorie : Social
-

VAOVAO – MINUTE FLASH 03 AOGOSITRA 2021
– VALANARETINA : Olona roa no voamarina fa nitondra ny tsimokaretina coronavirus omaly alatsinainy, tsy misy ny aina nafoy– PARLEMANTA : Volavolan-dalàna dimy no hodinihina eny anivon’ny Antenimiera roa tonta– FISOROHANA : Teratany frantsay 5700 monina eto Madagasikara no vita vakisiny -

PORTRAIT – « J’ai 19 ans et je finance mes études en louant mon corps »
Qui sont ces femmes ou ces hommes qui arpentent les trottoirs de Tsaralalana et d’Analakely à la tombée de la nuit ? D’où viennent-ils ? Et pourquoi se trouvent-ils à ces endroits ? Et s’ils ne sont autres que les lavandières de nos quartiers, les vendeurs de légumes et même nos camarades de classe ou ceux de nos enfants ? Parce que oui, ces travailleurs du sexe mènent une double vie, exercent deux emplois sans jamais faire connaître leur deuxième source de revenus à leurs voisins ou à leurs proches. Nous avons rencontré Sandrine et Léa (prénoms d’emprunt), qui ont intégré ce milieu à l’âge de 17 ans et qui souhaitent le quitter quand elles auront eu leur baccalauréat qu’elles vont passer cette année. Exercer la prostitution est un choix. Mais arrêter de l’être est une autre histoire. Témoignages.
-

PREVENTION – 3.700.000 enfants de moins de cinq ans ciblés par la 17ème campagne de vaccination contre la polio
Antananarivo, 3 Août, 17h35 – La 17ème campagne de vaccination de renforcement contre la polio démarre. Selon le ministère de la Santé publique, 3.700.000 enfants de moins de cinq ans seront ciblés par cette campagne de vaccination qui débutera ce mercredi. Pendant trois jours, les agents de santé adopteront la stratégie du porte-à-porte élargi afin d’atteindre cet objectif. Des points de vaccination seront également ouverts dans les Centres de santé, les marchés, les gares routières et les autres endroits à forte influence, indique le ministère de la Santé publique.
Comme lors de la 16ème campagne qui s’est déroulée vers fin Juin, 85 districts dans 15 régions sont concernés par cette 17ème campagne de vaccination. Lors de la 16ème campagne, 3 millions d’enfants ont pu se faire vacciner. Le professeur Hanitrala Jean Louis Rakotovao, ministre de la Santé publique a officiellement ouvert les trois jours de campagne à Andranomanelatra Antsirabe ce mardi. Le début effectif de la campagne est néanmoins programmé ce mercredi et celle-ci prendra fin ce vendredi.
Faute de campagne de vaccination en 2020 pour cause d’épidémie de Covid-19, les autorités se lancent dans des campagnes de rattrapage surtout que le taux de vaccination a connu une forte baisse en période de pandémie.Des cas de paralysie flasque aiguë ont même été détectés dans trois districts du pays, et des souches de poliovirus ont été découverts dans les eaux usées de certaines localités alors que Madagascar avait été déclaré libre de la poliomyélite en 2018. -

LUTTE CONTRE L’INSECURITE ALIMENTAIRE – Et si une meilleure conservation du manioc aidait à sauver le Sud de Madagascar du kere ?
Selon les chiffres du ministère en charge de l’Agriculture, les pertes après récoltes sont estimées à 20% pour le manioc. Parce que c’est un produit très périssable qui fait rarement l’objet de transformation et de conservation. Transformé en gari, une semoule à grains fins, le manioc peut se conserver jusqu’à trois ans. Transformer le deuxième produit le plus consommé par le Malgache en gari pour mieux le conserver peut-il alors aider à lutter contre la malnutrition dans le Sud ? Coffi Agossou, directeur du bureau de l’Organisation internationale du travail (OIT) pour Madagascar, Maurice, les Seychelles et les Comores, en est intimement convaincu. Dans son pays, le Bénin, le gari a aidé beaucoup de femmes, dont sa mère, à améliorer leur revenu. Partage.
-

ORGANE CONSTITUTIONNEL – Le décret de nomination de deux représentants de la société civile au sein de la Commission nationale indépendante des droits de l’homme en attente
Antananarivo, 3 Août, 10h00 – La Commission nationale indépendante des droits de l’homme (CNIDH) n’est pas encore au complet. Un communiqué publié dans la presse par une trentaine d’organisations et de collectifs d’organisations de la société civile soulève que deux représentants de la société civile œuvrant pour la défense des droits de l’homme ne sont pas encore officiellement nommés par décret. Sur les sept membres de la CNIDH issus de la société civile, seuls cinq ont jusqu’ici été nommés par décret.
Les deux autres commissaires élus ont « été écartés pour des raisons inconnues alors que les élections des cinq autres OSCDH ont eu lieu le même jour du 27 Novembre 2020 », indique le communiqué. Celui-ci précise également que « les résultats du vote ont été entérinés dans un seul et même procès-verbal et qu’aucune irrégularité n’a été relevée lors des élections qui ont été organisées sous l’égide du comité de pilotage composé par le système des Nations Unies et le ministère de la Justice ».
Les signataires du communiqué exhortent ainsi le président de la République à « officialiser par décret l’acte de nomination de tous les commissaires élus lors des élections du 27 Novembre 2020 sur la base de la commission ad’hoc ». L’objectif, insistent-ils, est « de disposer d’une CNIDH crédible, apolitique, objective et impartiale, ayant constamment la capacité de s’adapter aux défis ».
A défaut de cette officialisation, les organisations de la société civile estiment que « les conditions requises par la loi pour la prise officielle de fonction des membres de la CNIDH (…) ne sont pas respectées ». Et dans la mesure où les conditions ne sont pas remplies, elles disent « condamner de manière ferme et catégorique l’organisation de l’élection du bureau permanent de la CNIDH pour le nouveau mandat 2021-2025 ». Elles contestent, de ce fait, la légitimité du bureau élu tant que tous les commissaires élus lors des élections du 27 Novembre n’ont pas participé au vote. -

SANTE – Les seniors atteints de la maladie d’Alzheimer à l’épreuve de la crise sanitaire
Le confinement n’a pas été une période facile pour les pensionnaires du Centre d’accueil géré par l’ONG Masoandro Mody. Ceux-ci ont dû traverser des moments difficiles, dont la solitude était la plus pénible. Mais grâce à la rénovation de ses locaux, le Centre Madagascar Alzheimer Masoandro Mody, avec l’aide de l’Association de soutien à l’ONG Masoandro Mody (ASOMA), ces personnes pourront se rencontrer de plus en plus souvent entre eux, cinq jours par semaine au lieu de trois auparavant. Une nouvelle qui réjouit ces séniors qui nous ont témoigné des épreuves endurées durant le confinement. -

VAOVAO – MINUTE FLASH 2 AOGOSITRA 2021
– VALANARETINA – Tsy nisy ny aina nafoy noho ny covid-19 tamin’ny faran’ny herinandro– VAROTRA – Ambony ny vidin’ny vary avy eto an-toerana tamin’ny volana Jona 2021 raha oharina tamin’ny vidin’ny vary mahazatra rehefa volana Jona– FOTODRAFITRASA – Efa voakisaka ny andrin-jiro teny Ankorondrano ahafahana manohy ny asa fanitaran-dalana manodidina ny faritra Henri Fraise -

COMMERCE – Le prix du riz local est resté élevé en Juin malgré le pic de la récolte
Antananarivo, 2 Août, 15h45 – Spéculation sur les stocks. Augmentation du nombre des collecteurs. Hausse du coût des transports. Les explications possibles avancées par l’Observatoire du riz au coût élevé du riz local en Juin 2021 sont multiples. Bien que le mois de Juin soit la période où les prix du riz sont censés être à leur plus bas niveau compte tenu du pic de la récolte, les prix cette année « sont restés à un niveau plus élevé que les années précédentes dans la plupart des marchés », indique le bulletin mensuel de l’ODR en date de Juin.
Outre les causes liées au marché, le numéro Un du bulletin parle également d’une baisse de la production dans certaines régions productrices pour cause de retard de pluies et de la sécheresse. Il évoque également la réorientation des priorités des agriculteurs familiaux suite à la crise sanitaire liée à la Covid-19. « Les ventes sont désormais réalisées en fonction des besoins essentiels des ménages, ce qui diminue les quantités disponibles mises volontairement sur le marché », souligne le bulletin.
Dans de nombreuses régions, notamment les zones qui ne sont pas productrices de riz, le prix moyen du riz blanc local dépassait les 2.000 ariary en Juin auprès des détaillants. Il était même de 2.785 ariary dans l’Androy et de 2.425 ariary dans l’Anosy. Dans l’Alaotra où la production a baissé pour cause de retard des pluies et de sécheresse, le prix moyen auprès des détaillants était de 1.959 ariary en Juin. Un prix élevé si l’on compare au prix affiché dans le Betsiboka (1.362 ariary) ou dans le Sofia (1.787 ariary). « Peu de producteurs vendent leurs produits et préfèrent les stocker », souligne l’Observatoire.
Afin de maîtriser le prix du riz, le ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche (Maep) ainsi que le ministère de l’Industrie, du commerce et de l’agriculture (Mica) lancent des actions conjointes afin de constituer des stocks stratégiques. Ceux-ci seront mis sur le marché dès que les prix commencent à augmenter.
Pour cette première saison, ces stocks stratégiques seront notamment constitués du riz hybride avec les producteurs duquel le Maep a travaillé lors de la dernière saison culturale. Les autorités prévoient ainsi commercialiser « une production de plus de 50.000 tonnes additionnelles en riz hybride de qualité supérieure à partir de cette année ». -

SANTE PUBLIQUE – La troisième clinique mobile offerte par le gouvernement japonais en service dans le Bongatsara avant son départ pour le Sud
Antananarivo, 1er Août, 20h00 – Une centaine de personnes de la commune rurale de Bongatsara ont bénéficié de consultations gratuites, d’informations et autres services en matière de planification familiale, de santé maternelle et de santé en général ce dimanche. La troisième clinique mobile gynécologique offerte au ministère de la Santé publique par le gouvernement japonais a fait une halte dans cette localité du Sud d’Antananarivo avant de prendre le départ pour le Sud de Madagascar où elle va offrir ses services aux femmes des régions d’Androy, d’Anosy et d’Atsimo Andrefana. Le ministre de la Santé publique, l’ambassadeur du Japon et le représentant résident par intérim du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) se sont déplacés dans le district d’Atsimondrano pour l’occasion.
⭕Cette clinique mobile servira surtout à améliorer l’accès aux soins de santé en matière de santé maternelle, de planification familiale et de santé de la reproduction dans les communes reculées et enclavées du Sud de Madagascar. Equipée d’un centre de consultation et d’une échographie mobile, la clinique prendra particulièrement soin des femmes atteintes de fistule obstétricale, précise le professeur Hanitrala Jean Louis Rakotovao, ministre de la Santé publique. Cette maladie atteint principalement les femmes qui tombent enceintes alors qu’elles sont encore très jeunes, rappelle le ministre. La prise en charge des patients bénéficiaires des services de la clinique mobile est assurée par le ministère de la Santé publique avec l’appui de l’UNFPA.
