

Antananarivo, 25 Novembre, 6h30 – La Fédération internationale du tourisme revient à Madagascar et récompense Shyn et Denise. Le couple a reçu mercredi soir la médaille d’or des Arts et la culture, une distinction créée par la Fédération internationale du tourisme et sa branche culturelle, le Comité international des Arts et de la culture. « Shyn et Denise ont su exporter leur talent à l’international. Ils mènent une brillante carrière dans la chanson malgache », explique Jean Eric Duluc, président de la FIT, qui se dit « heureux de leur remettre ces médailles si méritées ».
Pour le couple, « ces médailles représentent surtout des années de dur labeur, de patience, de persévérance, de discipline ». Denise n’a pu cacher son émotion en recevant la distinction. « Ce n’est pas tous les jours que l’on reçoit pareille distinction », remarque-t-elle. Le couple assure être plus motivé que jamais. « Ces médailles ne font qu’accentuer notre passion pour la musique et nous motivent davantage pour le rayonnement culturel de Madagascar », indique Shyn.
La Fédération internationale du tourisme est une association basée en France créée en 1967. Faisant le tour de nombreux pays en Asie et en Afrique, elle a la tradition de remettre des distinctions aux professionnels et aux artistes dans les pays qu’elle visite. Elle se rend à Madagascar pour la première fois en 2010, et octroie sa première médaille en 2012 au ministre du Tourisme de l’époque, Jean Max Rakotomamonjy.
De nombreux professionnels du secteur de la restauration et de l’hôtellerie, ainsi que de nombreux artistes sont ensuite « récompensés » par l’organisation en 2013 et en 2014. Après quelques années d’absence, elle revient sur la Grande île en 2019, remet des distinctions à la directrice de l’Hôtel du Louvre, au chef Lalaina Ravelomanana, à quelques artistes. Pour 2021, Shyn et Denise sont les premiers à recevoir des médailles, mais « nous ne manquerons pas de distinguer d’autres artistes malgaches prochainement », conclut le président de l’organisation.

Antananarivo, 24 Novembre, 14h55 – Un appui de taille pour le processus d’inscription sur la liste du patrimoine mondial de l’Eglise catholique d’Ambodifotatra Sainte Marie. Si l’on en croit un communiqué du ministère de la Communication et de la culture, l’Etat malgache a obtenu un financement du Centre du patrimoine mondial pour engager « le processus en amont en vue de proposer l’inscription de ce site sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco ».
Le ministère parle même d’une assistance financière qui permettrait de couvrir le coût des conseils, des consultations et des analyses avant la soumission de la candidature. Pour le cas de l’Eglise d’Ambodifotatra, le ministère parle d’une mission d’experts qui évalueraient la valeur universelle exceptionnelle du site, le principal critère de l’inscription d’un bien sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Cette mission devrait s’achever en Juin 2022 et Madagascar a ensuite jusqu’en Janvier 2023 pour proposer au Comité du patrimoine mondial l’inscription du site, souligne le ministère.
L’Eglise catholique d’Ambodifotatra fait partie des biens que l’Etat malgache prévoit de proposer à l’inscription sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2018. Les initiateurs du projet ont soutenu que ce site avait une valeur universelle exceptionnelle en ce qu’il « témoigne d’un mode de pénétration de la religion chrétienne à Madagascar durant la première moitié du XIXème siècle ». Il s’agit d’un « monument phare qui veut prouver aux navires de passage que l’Evangile est connu à l’île Sainte Marie ou à Madagascar, précise la justification malgache ».
L’établissement d’un inventaire des biens à proposer est un processus préalable avant toute soumission de candidature à la liste du patrimoine mondial. Il s’agit de la liste indicative des Etats. Outre l’Eglise catholique d’Ambodifotatra, la liste indicative de Madagascar comprend le Sud-Ouest malgache dans le Pays Mahafaly, inscrit sur la liste indicative en 1997, la réserve spéciale d’Anjanaharibe-Sud (2008), les forêts sèches de l’Andrefana (2008), la Haute Ville d’Antananarivo (2016), l’ancien site industriel de Mantasoa (2018), la Nosy Lonjo d’Antsiranana (2018) et les NosyNakà qui comprennent les îles Sahamalaza, Nosy Hara, Nosy Tanikely, Lokobe, Ambodivahibe, Ankarea et Ankivonjy (2018).

Antananarivo, 23 Novembre, 12h05 – Comment faire pour que le crâne du Roi Sakalava Toera mais aussi les autres œuvres d’arts malgaches conservées en France puissent être rapatriés à Madagascar ? « Les détails prévus dans les textes légaux de chacun des deux pays seront examinés pour que cela se fasse dans les meilleurs délais », précise le ministère de la Communication et de la culture dans un communiqué publié lundi.
Pour l’heure, la loi française indique que « les collections nationales sont inaliénables ». Le Bénin et le Sénégal n’ont pu voir certaines œuvres restituées qu’après l’adoption d’une loi spéciale qui autorise une dérogation au principe d’inaliénabilité. Mais si l’on en croit le communiqué du ministère qui rapporte les détails de la rencontre tenue lundi entre Lalatiana Rakotondrazafy Andriatongarivo, ministre malgache de la Communication et de la culture, et Roselyne Bachelot, ministre française en charge de la Culture, cette dernière a fait part de sa volonté de soutenir Madagascar dans toutes les démarches qu’il faut pour rapatrier le crâne du Roi Toera. Sur son compte Twitter, Roselyne Bachelot parle d’une « coopération culturelle à approfondir par une meilleure circulation des œuvres ».
Madagascar a accueilli la couronne du dais royal de la Reine Ranavalona III en 2020, mais selon la presse française, il s’agit plus d’une « mise en dépôt, de la France à Madagascar, dans le cadre d’une convention signée entre les deux pays » que d’une restitution proprement dite. La presse française souligne néanmoins à l’époque que les autorités françaises ont évoqué la possibilité « d’initier dans les meilleurs délais, les mesures préalables à la procédure législative pouvant permettre le transfert de propriété de ce bien à Madagascar ».
En attendant, le compte-rendu de la rencontre entre les deux ministres évoque également « des travaux d’identification d’ADN des crânes conservés au Musée nationale d’histoires naturelles ». Il y est également annoncé la possibilité d’ »envoyer des chercheurs malgaches en France pour identifier les oeuvres et objets malgaches actuellement conservés dans les musées français ».
Photo : Ministère de la Communication et de la culture

Antananarivo, 23 Novembre, 9h02 – « Lohamboto ». Ou n’en faire qu’à sa tête et le faire de façon brutale. C’est le titre du premier album du groupe de rock LohArano qui vient de sortir la semaine dernière. Mais Lohamboto ne signifie pas toujours faire des bêtises, explique Natiana Randrianasoloson, batteur du groupe, joint au téléphone. « Cela peut aussi nous permettre d’accomplir de bonnes et positives choses », poursuit-il. Disponible sur les plateformes en ligne comme Spotify ou encore Deezer, le nouvel album propose aux fans du groupe huit titres.
Et comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, LohArano annonce dans la foulée de la sortie de son album sa participation au festival Trans Musicales de Rennes 2021 le 3 Décembre prochain. Après avoir raté la précédente édition pour cause de pandémie de Covid-19, le groupe compte bien être présent cette année.
Sauf changement, LohArano quittera Madagascar cette semaine pour rejoindre ce grand festival international. Fondé en Septembre 2014, il est formé de Mahalia Ravoajanahary (guitare et chant) la seule fille du groupe, de Natiana Randrianasoloson (batterie) et de Mika Raveloson (guitare basse). LohArano joue du rock métal mélangé à des sonorités malgaches comme le salegy, le tsapiky, le kilalaka ou le beko. Il fait partie du label Libertalia Music records où il a sorti deux singles en 2020.
Après The Dizzy Brains en 2015 et No Mady en 2018, LohaRano sera le troisième groupe rock malgache à être programmé aux Trans Musicales de Rennes. Pour 2021, plus de 80 groupes issus de divers pays seront prévus participer à ce festival de musiques actuelles qui se tiendra du 1er au 5 Décembre au Parc des expositions.
Photo :LohArano

Antananarivo, 20 Novembre, 18h43 – La statue de Solo Ignace Randrasana est la première à prendre place au sein du Jardin des cinéastes, le Zaridaina Cinemalagasy, qui occupe une partie des jardins de l’Avenue de l’Indépendance. L’oeuvre, en métal, montrant le cinéaste coiffé d’un chapeau, assis dur un banc et tenant dans sa main gauche son zébu d’or, a été dévoilée ce samedi matin. Elle immortalise l’histoire de Solo Ignace Randrasana, un des pionniers du cinéma malgache.
Né en 1943 et décédé en 2011, Solo Ignace Randrasana a marqué le paysage du septième art malgache en sa qualité de réalisateur. Le public l’a découvert avec son œuvre “Ilo tsy very » produit en 1987 et qui relate l’histoire de l’insurrection malgache de 1947. Le réalisateur a signé d’autres films dont “Le retour » et “Very remby », entre autres.
« Nous tenons à rendre hommage aux grandes figures du cinéma à Madagascar dans ce jardin dédié au septième art », explique Laza, directeur du festival Rencontres du film court Madagascar. « Solo Ignace Randrasana est le premier occupant de ce jardin avec sa statue grandeur nature. Nous lui avons décerné, par la même occasion, le trophée “Zébu d’or » à titre posthume”, poursuit-il. Avant d’ajouter que “nous allons ériger une sculpture tous les ans dans ce jardin ».
Photo : Rencontres du film court

Chaque langue a son charme et chaque écriture possède son caractère spécifique. Voici une petite initiation à la calligraphie japonaise.

Une journée chargée Saya Nellie Anjaratiana, Miss Madagascar 2020, qui représentera Madagascar au concours Miss Monde 2021. Nous l’avons suivie durant l’après-midi qui précède le grand départ. Une séance de mise en beauté, derniers essayages des robes de couturiers qu’elle portera durant les différents shows. Elle embarquera dans la nuit pour Paris où elle fera quelques jours d’escale avant de rejoindre Porto Rico où se déroulera le concours.