Catégorie : Culture

  • OUVRAGE – « La communauté de dialecte antakarana à Madagascar » en présentation officielle chez Hémisphères Édition

    OUVRAGE – « La communauté de dialecte antakarana à Madagascar » en présentation officielle chez Hémisphères Édition

    Antananarivo, 6 Juin, 18h45 – Un autre ouvrage sur Madagascar à paraître en France. Hémisphères Édition annonce un petit événement à Paris le jeudi 12 juin avec la présentation publique de la parution de La communauté de dialecte antakarana à Madagascar. Essai d’ethnolinguistique. L’ouvrage, coécrit par l’anthropologue français Laurent Berger et le linguiste malgache Pierre Ernest Mbima, paraît dans la collection « Océan Indien » de la maison d’édition.

    Le livre propose une étude approfondie des variations dialectales du malgache à travers le parler antakarana, en usage dans une royauté sacrée fondée au XVIIIe siècle autour du massif karstique de l’Ankarana, au nord de Madagascar. Les auteurs y examinent les formes phonétiques, lexicales, grammaticales et discursives de ce dialecte, en s’appuyant sur une enquête ethnographique de terrain.

    L’ouvrage met en lumière les usages du dialecte dans divers contextes sociaux et culturels : alliances interclaniques à plaisanterie, islam confrérique soufi, rapports de parenté, chants traditionnels, rituels du cycle de vie, cérémonies royales et cultes de possession. Il est accompagné d’un lexique de 2 400 termes et de 1 600 formes verbales conjuguées, ainsi que de transcriptions vernaculaires et de traductions françaises d’échanges oraux.

    La communauté de dialecte antakarana à Madagascar constitue une contribution majeure à l’ethnolinguistique malgache, en présentant un dialecte au croisement du politique, du rituel et du quotidien. Cette publication offre une documentation précise et contextualisée, précieuse tant pour les chercheurs que pour le grand public intéressé par la diversité linguistique et culturelle de Madagascar.

  • CONCERT – Yetoon, Fab’s Brownz et Lil Muamar retenus pour assurer la première partie du concert de Tiakola à Mahamasina le 11 Juin

    Antananarivo, 6 Juin, 11h05 – Tiakola ne sera pas le seul artiste sur la scène du Palais des sports de Mahamasina ce mercredi 11 juin. Trois jeunes artistes malgaches, Yetoon, Fab’s Brownz et Lil Muamar, assureront la première partie de son concert, après avoir brillamment franchi toutes les étapes de l’édition 2025 de Tremplin Horizon.

    A l’issue d’une sélection rigoureuse, sous forme de compétition artistique, les trois noms ont été retenus. Yetoon est un “rappeur au style mélodieux, reconnu pour sa voix mielleuse et son univers musical sensible et accrocheur”, retient Sonia Ali-Ahmed, directrice de production de Nas Production, agence de booking d’artistes, organisatrice de l’événement.

    Fab’s Brownz, avec une identité artistique affirmée, mêle sonorités urbaines et esthétique visuelle marquée. Lil Muamar, enfin, illustre parfaitement l’esprit du tremplin. Recalé lors de la précédente édition, il est revenu cette année, “plus, plus préparé, grâce aux conseils reçus”, confie Sonia Ali-Ahmed.

    Après un appel à candidatures ouvert à tous les artistes indépendants majeurs disposant de quelques morceaux enregistrés, près de 100 postulants se sont manifestés dans le cadre du concours. Le processus de sélection a été progressif. Ils étaient 20 à avoir été retenus initialement, puis dix, puis six. Cinq finalistes qui se sont ensuite affrontés sur scène le 30 mai à l’Auditorium Havoria Anosy, pour aboutir aux trois noms qui seront sur scène le 11 juin prochain.

    Durant la finale, les participants étaient invités à performer en live, sans playback, avec trois rounds successifs. Une attention particulière était portée à l’interprétation, à la présence scénique et à l’énergie transmise au public. Pour cette grande finale, le public a lui aussi eu voix au chapitre. En plus du jury d’experts, un système de vote via les réseaux sociaux a permis de désigner un des trois artistes retenus, à travers likes, partages et commentaires sur les publications officielles du Tremplin Horizon.

    Dans la foulée de ce que NasProd et KP Event ont déjà lancé en 2024 autour du concert Héritage Dadju et Tayc, le programme Tremplin Horizon s’est imposé comme un dispositif original de repérage et d’accompagnement des jeunes artistes urbains à Madagascar. Il vise à offrir une scène, une visibilité médiatique et un encadrement professionnel à une nouvelle génération d’artistes malgaches en quête de reconnaissance.

    “Le but premier de cet événement, c’est tout simplement de mettre en lumière la jeunesse talentueuse de Madagascar”, explique la directrice de production de Nas Production. “Madagascar regorge de talents, et on voulait vraiment offrir à ces artistes émergents une expérience unique, leur permettre de se faire connaître grâce aux actions que nous menons à travers ce tremplin”, poursuit-elle.

    Pour Nas Production, le Tremplin Horizon n’est pas un simple concours. “Ce que nous voulons, c’est créer une dynamique durable autour de la scène urbaine malgache,” insiste Sonia Ali Ahmed. En parallèle des concerts, les artistes bénéficient aujourd’hui d’une phase de promotion et d’accompagnement personnalisé, avec l’espoir de les faire rayonner au-delà des frontières de la Grande Île.

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  • OUVRAGES – « Alô hianatra fitenim-paritry » et « Ndao hahitsy ny diso » en présentation officielle à la Bibliothèque Nationale de Madagascar

    OUVRAGES – « Alô hianatra fitenim-paritry » et « Ndao hahitsy ny diso » en présentation officielle à la Bibliothèque Nationale de Madagascar

    Antananarivo, 5 Juin, 9h55 – Des guides de poche pour apprendre les dialectes régionaux et pour mieux écrire le malgache. Les ouvrages « Alô hianatra fitenim-paritry » et « Ndao hahitsy ny diso » ont été officiellement présentés mardi à la Bibliothèque nationale à Anosy. L’événement entre dans le cadre du lancement du mois de la langue malgache.

    Ces deux petits ouvrages publiés par les éditions Teny ont pour objectif de soutenir l’apprentissage des dialectes malgaches ainsi que la correction des erreurs d’écriture courantes. Conçus pour un usage pratique, ils peuvent être consultés en déplacement, au bureau, en classe ou lors de missions dans les régions.

    Le mois de juin est ponctué de différentes activités autour de la langue malgache sur l’ensemble du territoire national. La publication de ces deux livrets s’inscrit dans cette dynamique. Ils s’adressent à un large public et sont proposés comme outils d’appui à la transmission et à l’usage quotidien de la langue malgache.

  • ART VISUEL – Joël Andrianomearisoa estime que “tout reste à faire” malgré la “très belle étape” de son entrée au Metropolitan Museum of Art

    ART VISUEL – Joël Andrianomearisoa estime que “tout reste à faire” malgré la “très belle étape” de son entrée au Metropolitan Museum of Art

    Antananarivo, 5 Juin, 10h45 – Joël Andrianomearisoa réagit à son entrée dans la prestigieuse collection permanente du Metropolitan Museum of Art de New York. “C’est une étape, une très belle étape certes, mais elle annonce surtout un long parcours, car tout reste à faire”, réagit-il. Une façon pour l’artiste de rappeler son cheminement, son œuvre, mais aussi son rôle de passeur culturel pour Madagascar.

    L’un des aspects marquants de cette reconnaissance est qu’il n’y entre pas seul. Dans le sillage de son travail, c’est tout un pan de la culture malgache qui accède à une visibilité nouvelle. Avec Les herbes folles du vieux logis, c’est bien Joël Andrianomearisoa qui est mis à l’honneur. Mais à travers lui, c’est l’art contemporain malgache dans son ensemble qui obtient une reconnaissance inédite.

    Cette œuvre tisse un lien intime avec le poète méconnu Maurice Ramarozaka, ravivant la mémoire d’un patrimoine poétique longtemps marginalisé. Ce qui amène une double consécration, celle de l’artiste et du poète, de la matière et de la mémoire, réunis dans un même éclairage.

    “Je veux révéler d’autres chapitres de mon travail”, insiste Joël Andrianomearisoa. “Je ne veux surtout pas que cela devienne un laurier sur lequel me reposer”, poursuit-il. Il évoque ainsi ses liens avec d’autres figures poétiques comme Rabearivelo, Flavien Ranaivo, mais aussi avec les artisans, les faiseurs de belles choses, les gestes oubliés, les mains vivantes de Madagascar.

    Pour lui, “le travail d’un artiste n’est jamais solitaire”. Les herbes folles du vieux logis en est une nouvelle preuve : le poète et le plasticien s’y répondent dans un dialogue d’ombres et de lumières, de mots et de formes, de matière et de verbe. Une pratique vivante où le contemporain touche à l’intemporel.

    L’entrée de Joël Andrianomearisoa dans la collection permanente du Met s’inscrit dans la réouverture, en mai 2025, de la Michael C. Rockefeller Wing, entièrement repensée pour accueillir les arts contemporains d’Afrique et d’autres régions. Son œuvre y est exposée aux côtés de figures majeures du continent, dans une scénographie renouvelée qui fait dialoguer formes actuelles et héritages.

    Ce moment marque une reconnaissance internationale pour un artiste malgache vivant, mais aussi pour une poésie insulaire longtemps reléguée. Il affirme la place de l’art contemporain africain dans sa dimension relationnelle, transversale, vibrante. Surtout, il ouvre un espace de résonance où Madagascar, ses poètes, ses matières, ses gestes et ses silences, trouvent enfin un écho dans le grand concert du monde.

  • OUVRAGE – Sortie du livre signé Anaclet Imbiki sur l’Histoire de l’île Sainte-Marie de Madagascar, du début à nos jours

    OUVRAGE – Sortie du livre signé Anaclet Imbiki sur l’Histoire de l’île Sainte-Marie de Madagascar, du début à nos jours

    Antananarivo, 4 Juin, 13h50 – Et si Sainte Marie, l’île appelée aussi Nosy Boraha en malgache, vous était contée? L’volution historique de cette île de la Côte Est malgache fait l’objet d’un ouvrage qui sera officiellement présenté ce jeudi à la Bibliothèque nationale de Madagascar à Antananarivo. Signé Anaclet Imbiki, le livre intitulé Histoire de l’île Sainte-Marie de Madagascar du début à nos jours est publié aux éditions Tsipika.

    Le livre propose un parcours documenté à travers les grandes étapes de l’histoire de l’île Sainte-Marie, depuis les premières traces d’occupation jusqu’à ses développements contemporains. En s’appuyant sur des archives, des témoignages et des enquêtes de terrain, Anaclet Imbiki revient sur les événements qui ont façonné les structures sociales, politiques et économiques de ce territoire insulaire. L’approche est chronologique, attentive aux mutations successives tout en soulignant les éléments de continuité.

    Ce volume s’inscrit dans une dynamique éditoriale visant à valoriser les histoires régionales au sein de la production historique nationale. Souvent citée pour son passé maritime et ses échanges extérieurs, l’île Sainte-Marie est ici explorée dans la longue durée. Le livre est disponible dans les principaux points de vente spécialisés. L’auteur, pour sa part, sera bien présent à la présentation prévue jeudi et prendra la parole pour exposer les grandes lignes de son travail et échanger avec le public autour des faits marquants qu’il retrace.

  • PATRIMOINE – Le ministère de la Culture à Sainte Marie pour une mission d’inspection de l’avancée de la candidature de l’Eglise d’Ambodifotatra au patrimoine mondial de l’Unesco

    PATRIMOINE – Le ministère de la Culture à Sainte Marie pour une mission d’inspection de l’avancée de la candidature de l’Eglise d’Ambodifotatra au patrimoine mondial de l’Unesco

    Antananarivo, 2 Juin, 11h45 – L’inscription de l’Eglise catholique d’Ambodfotatra sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité toujours d’actualité. Le ministère a effectué une visite d’inspection du site en compagnie de la directrice régionale de l’Unesco pour l’Afrique de l’Est, Louise Haxthausen, et de la coordinatrice de l’Unesco à Madagascar, Julie Rakotoson, ce week-end. La mission consistait à suivre de près “l’état d’avancement du projet d’inscription de l’église catholique d’Ambodifotatra et de ses environs sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco”, précise le ministère dans son communiqué.

    A en croire le ministère, des spécialistes en architecture, en environnement et en archéologie sont actuellement sur place pour boucler la constitution du dossier technique requis pour la candidature à l’inscription sur la liste du patrimoine mondial. Les travaux de restauration de l’Eglise, notamment ses structures intérieures et extérieures, dont l’autel, dans le respect des matériaux et du concept original, ont déjà été annoncés en 2022, et une messe d’inauguration des travaux de réfection y a été organisée en juillet 2023 en présence du président de la République.

    Durant sa visite à Sainte Marie, la ministre de la Communication et de la Culture Donna Volamiranty Mara a tenu à rassurer les paroissiens de cette première Eglise catholique fondée à Madagascar sur les impacts d’une éventuelle inscription de leur Eglise sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. “Il ne s’agit pas d’un transfert de propriété ou d’un changement d’usage, mais d’une reconnaissance internationale de sa valeur historique et culturelle”, explique-t-elle. Elle souligne que la démarche vise surtout à “élever le statut du site et à garantir sa préservation dans le respect de son usage religieux et de son intégrité historique”.

    L’église d’Ambodifotatra figure depuis 2018 sur la liste indicative des sites proposés à l’Unesco par Madagascar. De nombreuses missions d’experts aussi bien du Conseil international des monuments et des sites (Icomos) que du Comité du patrimoine mondial se sont déjà rendues sur place depuis 2022 pour estimer la « valeur universelle exceptionnelle » du site. L’une des dernières missions annoncées par les autorités remonte en février 2025.

  • CONCOURS DE BEAUTÉ – La Thaïlandaise Opal Suchata Chuangsri couronnée Miss Monde 2025 

    CONCOURS DE BEAUTÉ – La Thaïlandaise Opal Suchata Chuangsri couronnée Miss Monde 2025 

    Antananarivo, 31 Mai, 20h40 – Rideau sur la 72ᵉ édition de Miss Monde. Le concours qui s’est conclu ce samedi 31 mai 2025 à Hyderabad, en Inde, a vu le couronnement de la Thaïlandaise Opall Suchata Chuangsri de Thaïlande. Agée de 21 ans, elle est la première Thaïlandaise à décrocher ce prestigieux titre. Avant cette consécration, elle avait déjà été classée troisième à Miss Univers 2024.

     

    Étudiante en relations internationales à l’Université Thammasat, Opal a su allier beauté et intelligence. Elle a remporté le « Média Challenge » pour l’Asie et l’Océanie, assurant ainsi sa place dans le top 40. Lors de la finale, elle s’est distinguée par son éloquence lors de l’épreuve des questions, devançant ainsi Aurélie Joachim de la Martinique, Hasset Dereje Admassu de l’Éthiopie) et Maja Klajda de la Pologne.

     

    Cyria Temagnombe, Miss Madagascar 2025, n’a pas atteint le top 40. Le comité Miss Madagascar ne l’en remercie pas moins de son engagement dans la protection des enfants albinos, thème de son projet dans le cadre de Beauty of purpose.

     

    Photo : Capture d’écran Miss World / Instagram

  • LITTÉRATURE – Une réédition des contes de Clarisse Ratsifandrihamanana en projet pour son centenaire

    LITTÉRATURE – Une réédition des contes de Clarisse Ratsifandrihamanana en projet pour son centenaire

    Antananarivo, 31 Mai, 12h35 – La jeune génération devrait bientôt découvrir des œuvres de Clarisse Ratsifandrihamanana. A l’approche du centenaire de la naissance de cette écrivaine, ses proches s’apprêtent à rééditer quelques-uns de ses ouvrages en 2026. Il s’agit, selon Lisy Ratsifandrihamanana, une de ses filles, de “Ramose”, “Ny Zanako” et de ses contes.

    “L’oeuvre de Clarisse Ratsifandrihamanana est un patrimoine national et nous ne pouvons pas la garder pour nous”, confie Lisy Ratsifandrihamanana. “Nous nous faisons un devoir de la transmettre”, poursuit-elle. Évoquant la réédition des contes, elle insiste sur la nécessité de “rendre ces récits accessibles et attrayants pour les collégiens malgaches, tout en ravivant une mémoire littéraire encore vive dans de nombreux esprits”.

    Clarisse Ratsifandrihamanana avait écrit une dizaine de contes dans les années 1970. “Elle nous les avait d’abord racontés quand nous étions enfants, puis elle les avait écrits en livre en les dédiant à chacun de ses petits-enfants”, raconte Joro Ravoniandro, un de ses petits-enfants. Aujourd’hui, la volonté est donc de faire de ces récits “une richesse partagée à l’échelle nationale”, poursuit-il.

    Pour cette réédition des contes, les descendants de Clarisse Ratsifandrihamanana ont décidé de faire appel à l’ONG Teach For Madagascar (TFM), initiatrice du projet Let’s Read qui vise à promouvoir l’amour de la lecture chez les jeunes enfants. Dans le cadre de cette collaboration, l’ONG entend “reproduire les livres en les rendant visuellement plus attractifs de façon à mieux toucher les élèves des collèges”.

    La reproduction des contes impliquera ainsi le recours à des illustrateurs et dessinateurs professionnels comme Catmouse James, Idealisoa ou Hery Shinato. Puis, “une fois les livres imprimés, TFM pilotera la campagne de lecture en s’appuyant sur nos ambassadeurs Let’s Read, nos partenaires associatifs et des bénévoles locaux dans les 24 régions”, précise l’organisation.

    Pour démarrer le projet, l’ONG TFM entend rééditer six contes. Elle indique également être en quête de partenaires pour financer le projet. Son objectif est de s’assurer que les livres soient disponibles en 2026, année de célébration du centenaire de l’écrivaine née le 5 décembre 1926.

  • CULTURE – Naissance d’une charte pour structurer la chaîne du livre à Madagascar

    CULTURE – Naissance d’une charte pour structurer la chaîne du livre à Madagascar

    Antananarivo, 30 Mai, 8h40 – Après plus d’un an de travail collectif, la chaîne du livre à Madagascar dispose désormais d’un document de référence. La Charte des acteurs professionnels du livre a été officiellement remise mercredi au ministère de la Communication et de la culture. Cette charte a été rédigée au terme de cinq ateliers de trois jours animés par Agnès Debiage de l’ADCF Africa depuis septembre 2023. Elle formalise les engagements réciproques entre les auteurs, éditeurs, illustrateurs, imprimeurs, libraires, diffuseurs et autres institutions avec l’objectif de structurer de manière claire et durable le secteur du livre.

    Elina Razanadriaka, directrice de la maison d’édition Mpariaka Boky Madagascar, évoque l’importance de la Charte. “Il était temps de sortir du flou, de reconnaître les rôles de chacun et de poser les bases d’une collaboration saine et respectueuse”, explique-t-elle. Insistant sur l’aspect participatif du projet, elle souligne que même “les illustrateurs ou les auteurs [qui] n’ont rejoint le processus qu’à la fin ont pu peser sur le texte final”. “Ce n’est pas une charte imposée, c’est une parole commune”, ajoute-t-elle. L’éditrice considère le document comme une “boussole” qui “donne de la lisibilité à la filière et du poids à ceux qui la font vivre”.

    Fetra Rakotondrasoava, secrétaire général du ministère de la Communication et de la culture, parle d’un document destiné à “encadrer la collaboration des différents professionnels afin que chaque maillon de la chaîne du livre soit reconnu et soutenu”. “Lorsque l’un des acteurs est en difficulté, c’est l’ensemble de la chaîne qui est fragilisé”, soutient-il. Mais au-delà d’être un document fondateur pour les professionnels, il parle également d’un “cadre de référence dans la prise de décision par les autorités publiques en matière de promotion du livre, de réforme et d’amélioration des politiques sectorielles”.

    Pour les professionnels du livre, la charte établit “une structuration claire de la chaîne du livre, dans laquelle chacun peut se positionner et être reconnu”. Elle met en avant “les principes de responsabilité, de respect mutuel entre les métiers, de professionnalisation et de reconnaissance du livre ‘Vita malagasy’”. “Nous avons appris à mieux collaborer, à écouter chaque point de vue, à débattre et à construire un texte validé par tous”, indiquent-ils à l’issue du cinquième atelier de trois jours organisé cette semaine. “C’est avec fierté que nous engageons nos responsabilités individuelles au service du livre et de la lecture à Madagascar”, concluent-il.

    Cette charte qui marque une étape importante dans la professionnalisation du secteur du livre est le fruit de deux années de réflexion collective dans le cadre du projet Ressources éducatives. Le projet, mis en œuvre par l’Institut français et l’Unesco avec le soutien de l’Agence française de développement (AFD), est réalisé en partenariat avec le ministère de la Communication et de la culture à travers la Bibliothèque nationale de Madagascar.

  • CONCOURS – Rado Ravalison qualifié pour la demi-finale du Grand Poetry Slam 2025

    CONCOURS – Rado Ravalison qualifié pour la demi-finale du Grand Poetry Slam 2025

    Antananarivo, 29 Mai, 10h15 – La route continue pour Orad, Rado Ravalison à l’état-civil. Le poète malgache s’est qualifié pour la demi-finale du Grand Poetry Slam 2025, qui se tiendra ce samedi soir au Temple de Belleville, à Paris. Lors du premier tour, il a obtenu un score cumulé de 83,5 points, se classant ainsi deuxième derrière l’Angleterre avec ses 84 points et devant la Belgique 82,6 points. Cette performance lui permet de poursuivre l’aventure dans ce tournoi international de slam poésie.

    Lors de sa prestation au Temple de Belleville, Orad a présenté des textes originaux en malgache, accompagnés de traductions en français et en anglais, conformément aux règles du concours. Chaque participant dispose de trois minutes pour déclamer ses poèmes, sans recours à des décors ou accessoires, mettant en avant la force des mots et de l’interprétation. Orad a su captiver le public par la qualité de son écriture et son aisance scénique, témoignant de son engagement dans la promotion de la poésie malgache sur la scène internationale.

    La demi-finale réunira six des douze poètes sélectionnés par le public lors des premières scènes du festival. Les participants s’affronteront dans une joute poétique, où chaque performance sera évaluée par le public, déterminant ainsi les finalistes qui se produiront lors de la grande finale le dimanche 1er juin. Le Grand Poetry Slam 2025 se déroule du 26 mai au 1er juin à Paris, rassemblant des artistes du monde entier pour célébrer la diversité et la richesse de la poésie contemporaine.