Catégorie : Culture
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ART VISUEL – Aude Onivola Rajaona , Jessy Razafimandimby et Alexandre Gourçon pour inaugurer le nouvel espace de Hakanto Contemporary
Antananarivo, 10 Juillet, 17h13 – “Une histoire de famille”. Ce thème inaugural du nouvel espace de Hakanto Contemporary entend explorer sur divers médiums et sous diverses formes des relations de filiation avec la créativité de jeunes artistes.
“Une histoire de famille”, ce sera d’abord une exposition Onivola Rajaona, Jessy Razafimandimby et Alexandre Gourçon. Dans cette exposition, Jessy Razafimandimby évoquera la dualité permanente dans les relations familiales dans un parcours revisitant l’esthétique architecturale entre sculpture et mobilier.
Aude Onivola Rajaona, elle, exprimera sa sensibilité sur la thématique à travers une pièce sonore, une approche que la jeune artiste expérimente pour la première fois. Enfin, Alexandre Gourçon explorera sa propre mémoire familiale en manipulant sa matière de prédilection, le textile, ainsi que d’autres matières locales.
En parallèle de ces trois monographies autour d’un thème unique, un discours artistique entre la tunisienne Asma Ben Aissa, en réminiscence de sa mère, et la cheffe malgache Tiana Nasisandrealy se tissera entre cuisine et art plastique si l’on en croit le dossier de presse officiel. Enfin, l’influenceur et comédien malgache Andiranina Rajoelisoa, plus connu sous le nom de Joely, fera une relecture des représentations familiales sous le prisme des polaroids d’Andy Warhol.Le nouvel espace qui fait 2 000m² ouvrira ses portes en septembre.Photo : Hakanto Contemporary -

MUSIQUE – Jungeli en invité international officiel du Festival Somarôho
Antananarivo, 10 Juillet, 14h20 – C’est officiel. Wawa annonce sur sa page officielle que le Festival Somarôho 2024 se tiendra du 7 au 11 août. Et que c’est Jungeli qui sera l’artiste international qui montera sur la scène à cette occasion.
Jungeli, c’est cet artiste d’origine congolaise qui fait des millions de convaincus. Soutenu par les challenges Tik Tok, entre autres, le titre « Petit Génie » du chanteur fait plus de 96 millions de vues sur Youtube. Le titre est aussi répandu à Madagascar où l’artiste a certainement un véritable public.
Quant aux autres artistes, seule une partie de l’affiche a été partagée par Wawa jusqu’à présent, celle de la journée de clôture du festival, le 11 août. On y voit Fandrama, Rijade, Wala Dem Bad, Rj-Mama Red et Luc Dombolo. Parmi eux, des artistes de l’océan indien comme Terrell, de Mayotte, ainsi que deux autres artistes Kriss Jeezy, fils se Ninie Donia exerçant en France ainsi que le Malgache Jean Brice.Photo : Jungeli -

LITTERATURE – « Enfant » de Gad Bensalem sélectionné au Prix RFI Théatre
Antananarivo, 10 Juillet, 8h15 – « Enfant » c’est le titre du texte du poète, comédien, dramaturge Gad Ben Salem qui cette année a été sélectionné parmi les 13 textes du prix RFI Théâtre. Enfant vient de passer officiellement le stade de présélection parmi 138 textes venus de 16 pays d’Afrique et des Caraïbes. Il prétend ainsi à remporter cette compétition connue pour être un véritable tremplin pour les talents.
« Enfant » raconte l’histoire d’un adulte appelé Doda qui, au détour d’une discussion, croit apercevoir son père et se met à le suivre, à le chercher. Une pièce de théâtre que Gad Ben Salem, contacté par message, qualifie de « pièce chorale intimiste ». Une pièce jaillie d’une installation artistique.
Car ce texte de Gad Bensalem, rappelons le, le public malgache a vu ses prémices. C’est au cœur de l’exposition Lamba Mandrakizay Forever verni le 8 juillet 2023, à Hakanto Contemporary, que Gad Bensalem lui donne naissance. Il n’est alors constitué que de deux feuillets. Aujourd’hui, après un an de travail, le résultat est « Enfant », 36 pages d’un texte composé de longs monologues. A en croire Gad Ben Salem, il a toutes ses chances de remporter le prix RFI Théâtre 2024.Photo : Cedric Demaison -

GAMING – Andrebabe, un jeu d’horreur à la première personne disponible fin 2024 sur mobile
Antananarivo, 9 Juillet, 15h25 – Rendez-vous fin 2024 pour le jeu Andrebabe. Le studio Lomay continue de proposer des titres de jeu vidéo made in Madagascar. Cette fois, il s’agit d’un jeu à la première personne où le ton est à l’horreur. Andrebabe est actuellement en développement, confie Mathieu Rabehaja, fondateur du studio Lomay, au téléphone. Un trailer sera cependant dévoilé avec le lancement de Keska.mg, plateforme de diffusion de contenus multimédias malgaches, le 19 juillet.
Jeu de survie et d’action à la première personne, Andrebabe se déroule dans une ville légendaire de la Côte Est malgache appelée Andrebabe. Il s’agit donc d’une immersion dans un mythe malgache très répandu, exploité pour créer un univers entier jouable depuis le téléphone qui répond à un besoin de diversifier l’offre de jeux à Madagascar.
Pour Mathieu Rabehaja, l’objectif est clairement affiché avec ce jeu. « Proposer un jeu à l’atmosphère horrifique pour élargir l’offre de jeux vidéos malgaches. Un but que le studio Lomay compte réaliser avec l’ouverture de Keska.mg où nombreux studios malgaches de jeux vidéos pourront proposer leurs titres.Photo : Lomay -

MUSIQUE – Le debaa, table ronde et spectacle autour d’un genre musical commun entre Mayotte et Madagascar
Antananarivo, 08 Juillet, 14h20 – Madagascar et Mayotte partagent un genre musical appelé communément debaa, un genre qui sera mis en avant ce 10 juillet à l’Alliance Française d’Antananarivo. Ce genre musical fera en effet l’objet d’une conférence-spectacle unique. D’un côté, cette pratique sera au cœur d’une « discussion sur les circulations musicales et dansées » avec des experts de Madagascar et de Mayotte. Les échanges permettront alors de poser des questions comme comment est né ce genre inspiré des soufies musulmans et comment s’est-il répandu d’un côté et de l’autre de l’Océan Indien?
Cette discussion prendra la forme d’une table ronde avec Victor Randrianary ethnomusicologue, Victor M’Tringuoeni, directeur de la culture et de la lecture publique du département de Mayotte ainsi que Abdoul-Karime Ben Saïd, directeur du musée de Mayotte. Une table ronde participative où tout un chacun aura l’occasion d’interpeller ces experts autour de la question musicale entre les îles.
Véritable trait d’union culturel entre Mayotte et Madagascar, cet événement sera l’occasion de découvrir le debaa avec des performances qui seront données par les troupes Nidhoimiya de Hamjago et Madania de Bouéni composée en tout de 30 artistes. Presqu’un festival donc où le public pourra faire l’expérience d’un genre musical peu connu et pourtant témoin d’une communauté culturelle existante autour du bassin de l’océan Indien.
Cet événement est organisé par le Global Research Institute of Paris, l’Institut de Recherche pour le Développement, Julien Mallet, ethnomusicologue, et Maud Laëthier, anthropologue. Un événement qui vise selon le communiqué de l’événement à « explorer les richesses musicales et culturelles de l’océan indien ».
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LIVRE – Le roman « Aiko et la légende de l’Emyrne » de Ndous Millah disponible sur les plateformes de vente en ligne
Antananarivo, 7 Juillet, 16h55 – Un ouvrage à dévorer sans modération en ces périodes de vacances. Le premier tome de la saga romanesque « Aiko et la légende d’Emyrne » de l’écrivaine Ndous Millah est disponible sur les grandes plateformes de vente en ligne telles que Amazon, Fnac et bien d’autres depuis début juillet. Contactée, l’écrivaine annonce également que l’ouvrage paru aux éditions Lys Bleu sera disponible dans les librairies de France d’ici quelques jours mais que pour « Madagascar il faudra attendre la fin de l’année ». Par ailleurs, les cinq premiers chapitres du livre sont déjà disponibles en lecture libre sur le site des éditions Lys Bleu.
« Aiko et la légende d’Emyrne » est un roman fantastique basé sur les traditions et légendes à Madagascar. Il s’agit du premier tome d’une saga de quatre livres. Emyrne, qui a été autrefois le nom français d’Imerina, se trouve être un village peuplé de personnes aux capacités surnaturelles. Ndous Millah fait beaucoup référence dans son ouvrage à la diversité culturelle, aux mythes ainsi qu’aux croyances qui entourent la vie des Malgaches, tout cela saupoudré de magie.
Si le but de l’écrivaine est avant tout de divertir, elle dit aussi “décrire la situation politique et économique du pays, la corruption et la pauvreté”. “J’essaie d’emmener une pointe d’espoir en imaginant un super héros à la malgache”, poursuit-elle. Et ce super héros, l’inspecteur Aiko, parcourt cet ouvrage de près de 500 pages sur les pas d’un destin tumultueux.
De son vrai nom Rondro Andriamampionona, Ndous Millah est à son premier roman à tout juste 32 ans avec « Aiko et la légende dl’myrne ». La jeune écrivaine malgache habite en France depuis sept ans. Née à Antananarivo, elle a grandi et fait ses études à Fianarantsoa, à la Faculté de droit. Passionnée par l’écriture et l’art depuis toujours, elle a enseigné le théâtre à des collégiens et des lycéens pendant cinq ans.
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HISTOIRE – Klara Boyer-Rossol revient sur l’histoire des esclaves Makoa au Musée de la photo
Antananarivo, 7 Juillet, 7h57 – D’où vient le terme Makoa? D’où viennent ceux que l’on appelle Makoa ou encore Masombiky sur les Hautes Terres? Qui sont ces afro-descendants devenus membres à part entière de la société malgache d’aujourd’hui? Klara Boyer-Rossol, docteure en histoire de l’Afrique à l’Université Paris 7 Denis Diderot, revient sur ces questions dans le prochain café histoire du Musée de la photo prévu le 13 juillet.
⭕Intitulé « Entre les deux rives du canal de Mozambique, Histoire des Makoa à Madagascar », la conférence porte sur la grande thèse de cette historienne parue aux éditions Karthala en 2010 sous le titre « Les Makoa en pays Sakalava : Une ancestralité, Ouest de Madagascar, XIXème- XXème siècles ». Ces recherches fouillées attestent de l’existence d’une « importation d’esclaves de l’Afrique orientale », selon un passage de cet ouvrage.
⭕Pour beaucoup d’experts, les Makoa constituent une ethnie à part entière même si elle n’est pas reconnue comme telle. Pour Klara Boyer-Rossol « les généalogies makoa qui remontent jusqu’aux ancêtres « au-delà des mers » font recouvrir une ancestralité à leurs dépositaires ». Ce qui fait justice à tout un groupe de la population malgache portant jusqu’à présent la dénomination « Makoa » comme la marque d’une marginalité par rapport à l’ensemble de la population malgache.
Photo : Musée de la photo.
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PATRIMOINE – La Reine Ranavalona III sur les cimaises à Anatirova
MAntananarivo, 11h20 – La Reine Ranavalona III, du moins ses portraits, retrouve Anatirova. L’exposition dédiée à la dernière souveraine de Madagascar reconnue par les puissances occidentales a été vernie vendredi au Musée du Rova d’Antananarivo. La collection, constituée de six œuvres, dont des photos et une peinture datant du règne et de l’exil de la souveraine, est prêtée pour une durée de un an par le Fonds Yavarhoussen au Musée Rova d’Antananarivo.
La cérémonie officielle a été vu la présence de la ministre de la Culture et de la communication par intérim, Rafaravavitafika Rasara. Celle-ci souligne l’importance de ce genre d’expositions qui constitue un “portail ouvert par les objets patrimoniaux sur le passé tout en constituant un pont vers l’avenir ». Elle rappelle dans son discours la présence au même étage du musée d’une école des beaux arts sous la colonisation.
Cette exposition s’inscrit dans le cadre du mois de la peinture à Madagascar. Une autre exposition des tableaux de la collection rescapée de l’incendie du Rova est également exposée au soleil. On peut y voir notamment des toiles de peinture à l’huile, entre autres, des tableaux constitués par exemple de reproduction de toiles de grand maître comme Claude Monet.
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CINÉMA – Le lancement de Madagascourt Film Festival draine du monde
Antananarivo, 6 Juillet, 8h45 – Top départ pour la 19ème édition du Madagascourt Film Festival. La cérémonie d’ouverture officielle, à l’Institut français de Madagascar, le 5 juillet, a drainé nombres de jeunes et de moins jeunes, passionnés et curieux de cinéma d’ici et d’ailleurs. Une cérémonie que Rafaravavitafika Rasata, ministre de la Communication et de la culture par intérim (MICC), a honoré de sa présence.
Cette première soirée qui a attiré tout le beau monde de l’univers de la culture de Madagascar a été l’occasion pour les organisateurs de présenter les films participants sous le regard des membres des jurys qui, avec cette première projection publique, a eu un avant goût non seulement des films mais surtout de la réaction des spectateurs.
Joint au téléphone, Tahina Rakotoarivony, membre du jury de la compétition documentaire panafricaine, déclare que « le niveau du cinéma malgache a considérablement progressé depuis surtout au niveau technique ». Un avis que nombre du public partage et déjà tout le monde se pose la même question : qui seront les heureux lauréats de cette année? Réponse, le 12 juillet.
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MUSIQUE – Jyeuhair, un rappeur malgache dans la saison 3 de Nouvelle École
Antananarivo, 4 Juillet, 13h30 – D’origine malgache, Jyeuhair est certainement un des concurrents à suivre de la saison 3 de Nouvelle école, une émission qui sélectionne parmi des jeunes rappeurs les meilleurs talents. Le jeune rappeur malgache, lui, a impressionné le jury composé de Aya Nakamura, SCH et SDM.
Les prestations de Jyeuhair ont fait sensation. Dans les médias français, on qualifie déjà le rappeur « d’inclassable ». En effet, le rap de ce jeune artiste est un mélange entre un flow rapide et un sens du rythme étonnant, osant même aller contre le beat de la musique dans un résultat qui fait de lui un iconoclaste.
Jusqu’à présent on ne peut pas dire jusqu’où peut aller Jyeuhair dans la compétition car seule quatre épisodes de Nouvelle École ont été dévoilés ce 5 juillet. Beaucoup espèrent que cet artiste décidément original aille loin dans cette compétition, un véritable tremplin.
Concernant Jyeuhair, on sait qu’il a 25 ans et que c’est un auteur, un compositeur, un rappeur et un danseur, le tout à la fois. Il a fait des passages remarqués au Printemps de Bourges en 2020 où il gagne le Buzz Booster ce qui lui vaut de chanter en première partie de rappeurs déjà confirmés comme Dissiz la peste ou encore le rappeur d’origine malagache Guizmo.
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