Catégorie : Culture

  • LIVRE – L’illustratrice malgache Fy Ranaivoson contribue à un ouvrage consacré à The Rock

    LIVRE – L’illustratrice malgache Fy Ranaivoson contribue à un ouvrage consacré à The Rock

    Antananarivo, 6 Avril, 8h25 – L’illustratrice malgache Loilufy, de son vrai non Fy Ranaivoson, annonce être sur un projet d’ouvrage illustré consacré à Dwayne Johnson plus connu sous son pseudonyme de catcheur The Rock. Contactée au téléphone, Fy Ranaivoson confirme l’information et déclare que le livre devrait voir le jour vers le mois de juillet 2024.

    Si Fy Ranaivoson a obtenu ce contrat c’est que son agence Astound US Agency et ses collaborateurs Macmillan Publishers and Odd Dot publishing ont estimé que son style d’illustration correspond à l’ouvrage, souligne l’artiste. Elle se réjouit de faire partie de ce projet étant elle-même une fan de Dwayne Johnson.

    L’illustratrice Fy Ranaivoson a fait paraître en 2023 un livre jeunesse intitulé Asaramanitra. Elle a également collaboré avec Christine Loren pour la conception et l’illustration du livre intitulé « The School of Life Secrets: Initiation » paru en 2021.

    Photo : ©Loilufy

  • Le designer Tsiriniaina Irimboangy désigné nouveau lauréat du Prix Paritana

    Le designer Tsiriniaina Irimboangy désigné nouveau lauréat du Prix Paritana

    Antananarivo, 6 Avril, 7h30 – Le lauréat du Prix Paritana a été rendu public le jeudi 4 avril à l’Institut Français de Madagascar. Pour la première fois, le gagnant est un artiste qui ne réside pas à Madagascar. Il s’agit de Tsiriniaina Hajatiana Irimboangy, un designer titulaire d’un master du Conservatoire national des arts et métiers (CNAM). C’est son projet intitulé « Ridô – dévoiler des souvenirs » qui a séduit le jury du Prix Paritana.

    Contactée au téléphone, Hobisoa Raninoro, responsable de la programmation de la Fondation H, indique que « le jury fait son choix suivant ce que le prix peut apporter au candidat « . Et « c’est pour accompagner Tsiriniaina Irimboangy à sauter le pas vers l’art que la décision a été prise de le choisir », poursuit-elle. Avant ce prix, Tsiriniaina Irimboangy a surtout mené des recherches sur le design en faisant des restitutions très artistiques. Avec « Ridô – dévoiler des souvenirs », il se lance pour la première fois sur la scène artistique.

    Pour ses premiers pas, l’artiste en devenir va disposer d’une bourse de création d’un montant de 3 000 euros. Il a également droit à une résidence artistique à la Cité Internationale des arts pendant trois mois, une restitution à la Fondation H Paris, enfin une exposition individuelle au sein de la Galerie de l’Institut Français de Madagascar. Tout cela devrait lui permettre de porter son projet jusqu’à maturité dans un processus qui va durer près d’un an.

    En 2021, Tsiriniaina Irimboangy a obtenu une bourse de recherche du Fonds Yavarhoussen. Alors le sujet de ses recherches était  » Le lamba, du vêtement traditionnel symbolique au vêtement manufacturier industriel ». Il a également déjà collaboré avec la Fondation H pour élaborer les patterns de l’identité visuelle actuelle de l’institution.

    Les deux vice-lauréats du Prix Paritana 2024 sont Andy Rasoloharivony avec son projet « Et ils gravèrent le sable » et Finoana Ratovo avec « Invitations aux temps ». Andy Rasoloharivony a été notamment découvert par le public dans une installation vidéo au coeur de l’exposition « Nouvelle main » à Hakanto Contemporary. Finoana Ratovo, qui n’est nulle autre que la soeur de Fitiavana Ratovo et la cousine de Richianny Ratovo lauréate de Paritana en 2021, n’est plus à présenter, elle qui travaille le fer depuis des années à Antananarivo.

     

  • CONCERT – Quand Bodo et Poopy se donnent la main une nouvelle

    CONCERT – Quand Bodo et Poopy se donnent la main une nouvelle

    Deux voix iconiques, deux divas de la musique malgache. Bodo et Poopy se sont à nouveau donné la main dans un show exceptionnel au Palais des sports Mahamasina à Pâques. Devant un public d’inconditionnels et de fans des premiers instants, les deux stars ont offert un spectacle digne de leur statut lors du désormais classique “Mifampitantana”. Comme à leur habitude, les deux stars ont revisité leurs répertoires en solo, en duo ou encore en interprétant les chansons de l’autre. Musique.

  • ART VISUEL – « Memoria : récits d’une autre histoire », une exposition sous le signe de l’humanité et d’une identité culturelle élargie

    ART VISUEL – « Memoria : récits d’une autre histoire », une exposition sous le signe de l’humanité et d’une identité culturelle élargie

    Antananarivo, 4 Avril, 15h05 – « H comme Humanité ». Telle est la formule avec laquelle Augustin Andriamananoro, ministre de la Culture et de la communication, a ouvert le vernissage de « Memoria : récits d’une autre histoire », le 3 avril, à la fondation H, à Ambatomena. Humanité, déclare-t-il, car « les œuvres qui se retrouvent aujourd’hui dans ce centre d’art sont les empreintes de notre civilisation moderne ». “Les femmes artistes qui les ont réalisées laissent par l’art contemporain les traces de ce que nous sommes”, poursuit-il, en félicitant le président fondateur de la fondation H, Hassanein Hirridjee, d’accorder une telle place à l’humanité en général et à la femme en particulier.

    La co-commissaire de l’exposition Nadine Honkpatin fait également l’écho de cette humanité en soulignant « le trait d’union matérialisée par cette exposition entre Madagascar et l’Afrique ». « Memoria : récits d’une autre histoire » regroupe 22 artistes venant à la fois de la Grande Île et de sa diaspora ainsi que de tout le continent Africain. Cette exposition d’envergure internationale porte autant l’art contemporain malgache que l’identité culturelle du pays vers des frontières plus larges que celles de l’île, et élève les expressions artistiques au-delà de l’isolement chronique de l’insularité.

    « Memoria : récits d’une autre histoire » est ouverte au public dès ce 4 mars. Avec les 110 000 visiteurs qu’a généré la précédente exposition au sein de la Fondation qui a été dédiée à feue Mme Zo, l’équipe organisatrice espère, pour les près de 10 mois que va durer cette nouvelle exposition, la venue d’un public plus large encore, le but étant de « vulgariser l’accès l’art contemporain dans le pays ».

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  • ART CONTEMPORAIN – Les nouveaux lauréats du Prix Paritana dévoilés au grand public ce jeudi 4 avril

    ART CONTEMPORAIN – Les nouveaux lauréats du Prix Paritana dévoilés au grand public ce jeudi 4 avril

    Antananarivo, 3 Avril, 13h55 – Qui succèdera à Ashiko Ratovo, la dernière lauréate du Prix Paritana? La réponse sera donnée au public le 4 avril, à 18h. L’annonce, comme chaque année, se fera dans la salle Albert Camus de l’Institut Français de Madagascar. Le nom du lauréat ainsi que ceux des deux vice-lauréats seront dévoilés au cours de cette soirée.

    A en croire Hobisoa Raininoro, le jury est en train de boucler les délibérations. Une quarantaine de candidatures ont été reçues cette année et le jury, composé de Bénédicte Alliot, directrice de la Cité internationale des arts de Paris, de Hemerson Andrianetrazafy, artiste et historien de l’art, d’Astrid Dalais, directrice de House of Digital Art de Maurice, d’Eric Dereumaux, fondateur du Prix Paritana et directeur de la Galerie RX de Paris et New York, de Hassanein Hiridjee, président de la Fondation H, de François Maugrenier, directeur de l’Institut français de Madagascar et de Céline Seror, commissaire d’art, a eu fort à faire pour trancher.
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    Les inscriptions au Prix Paritana qui avaient été ouvertes en janvier ont été clôturées le 25 mars dernier. Le lauréat bénéficiera d’une bourse de création de 3000 euros, d’une résidence artistique à la cité internationale des arts à Paris, d’une exposition de restitution à la Fondation H, Paris et d’une exposition à l’IFM, à Antananarivo.

     

  • Joël Andrianomearisoa élevé au rang de chevalier de l’ordre des arts et des lettres de la République Française

    Joël Andrianomearisoa élevé au rang de chevalier de l’ordre des arts et des lettres de la République Française

    Antananarivo, 3 Avril, 8h55 – Reconnaissance. L’artiste plasticien malgache Joël Andrianomearisoa a été élevé au rang de chevalier de l’ordre des arts et des lettres de la République Française. La cérémonie de remise de la distinction a eu lieu à la Galerie Almine Rech, le 2 avril à Paris. L’artiste a reçu sa médaille émaillée de vert et d’argent des mains d’Almine Rech Picasso, officier de l’ordre des arts et des lettres et épouse de Bernard Picasso, petit fils de Pablo Picasso.

    Le ministère français de la Culture précise que « cet ordre est destiné à récompenser les personnes qui se sont distinguées par leurs créations dans le domaine artistique ou littéraire ou par la contribution au rayonnement qu’elles ont apportée au rayonnement des Arts et des Lettres en France et dans le monde ». Joël Andrianomearisoa fait donc partie de ces artistes dont les réalisations sont reconnues aussi bien en France que dans le monde.

    Avec cette distinction honorifique, l’artiste plasticien malgache rejoint les rangs de grands artistes qui ont, eux aussi, reçu des médailles de l’ordre des arts et des lettres de la République française. Parmi eux figurent le peintre Marc Chagall, l’architecte et artiste multidisciplinaire Le Corbusier ou encore l’écrivain Marcel Pagnol et bien d’autres personnalités qui ont marqué de leurs sceaux la culture française et plus largement encore mondiale.

  • NECROLOGIE – L’écrivaine Maryse Condé passe de vie à trépas

    NECROLOGIE – L’écrivaine Maryse Condé passe de vie à trépas

    Antananarivo, 2 Avril, 15h30 – L’écrivaine guadeloupéenne Maryse Condé rejoint le firmament. D’après son mari et traducteur Richard Philcox, elle a rendu son dernier souffle dans la nuit du 1er au 2 avril, en France, à l’hôpital d’Apt, dans le Vaucluse, région où elle a élu domicile. Après ses 90 ans d’existence, la grande dame rejoint le panthéon des plumes éternelles, laissant le monde de la littérature en deuil.

    Derrière elle, Maryse Condé laisse une œuvre immense. Une quarantaine d’ouvrages qui traitent de l’esclavage, de la colonisation, de la condition de la femme noire et des relations de l’Afrique avec sa diaspora entre autres. Parmi ces ouvrages, la saga « Ségou », qui paraît entre 1984 et 1985, propulse l’écrivaine vers les sommets. En 2018, elle remporte le prix Nobel alternatif de la littérature pour son oeuvre dont le « langage précis décrit les ravages du colonialisme et le chaos du post-colonialisme », comme l’indique la Nouvelle Académie.

    Maryse Condé est née en Guadeloupe en février 1934. Elle quitte son île pour étudier au Lycée Fénelon à l’âge de 19 ans. Brillante, elle fait des études de lettres à La Sorbonne mais doit renoncer à l’École Normale Supérieure à cause d’une grossesse. Ce n’est qu’à 42 ans qu’elle commence sa carrière d’écrivaine mais sa plume prodigue lui permet de signer une œuvre immense. Avec sa mort, c’est une grande écrivaine doublée d’une activiste de la cause noire et du peuple africain qui nous quitte.

    Photo : Région Académique de Guadeloupe

     

  • EXPOSITION – Plum’art organise « Vao Mangirandratsy »

    EXPOSITION – Plum’art organise « Vao Mangirandratsy »

    Antananarivo, 1er Avril, 16h00 – Plum’art fête ses dix ans. Et pour l’occasion, le collectif invite ses anciens comme nouveaux membres à participer à l’exposition « Vao Mangirandratsy ». « Nous avons choisi « Vao Mangirandratsy » en hommage à notre première exposition à la bibliothèque nationale, il y a dix ans. Et, cela représente aussi l’arrivée des nouveaux artistes. », explique Katty Raharvel, présidente de Plum’art.

    L’exposition, organisée avec l’Alliance Française d’Antananarivo, aura lieu du 2 au 13 avril. Le vernissage est programmé le 3 avril à 10h30 dans le hall de l’AFT Andavamamba.

    Le collectif compte aujourd’hui une centaine de membres dont une quinzaine de membres actifs. Pour constituer cette exposition, les organisateurs font appel à ses anciens membres.

     

  • CONCERT – Retrouvailles chaleureuses entre Bodo et Poopy et leur public

    CONCERT – Retrouvailles chaleureuses entre Bodo et Poopy et leur public

    Antananarivo, 1er Avril, 11h55 – Quand deux légendes se rencontrent, c’est toujours le feu. Bodo et Poopy ont une nouvelle fois enflammé le Palais national de la culture et des sports Mahamasina dimanche à l’occasion du concert « Mifampitantana 2024 ». Des retrouvailles de haut vol pour les deux divas de la chanson malgache devant des milliers d’inconditionnels.

    Contrairement aux concerts en duo où les deux artistes font chacun une partie, la scène a été divisée en deux pour les deux orchestres afin de permettre aux deux stars de se relayer plus facilement toutes les deux ou trois chansons. Il y a bien sûr eu des chansons interprétées en duo et des moments où l’une a interprété les chansons de l’autre.

    Durant près de quatres heures de spectacle, les deux artistes ont interprété leurs plus grands classiques en près de trois décennies de carrières. Ankino, Zanaka mpanarato, Tena namana, Mifameno et bien d’autres encore. Autant de tubes qui ont transporté le public à travers les années. Toujours au top de leur forme, Bodo et Poopy ne sont pas prêtes à raccrocher les micros.

     

  • MUSIQUE – Deux lieux et deux ambiances pour Nosy Boraha Jazz Festival à Foulpointe et à Sainte Marie

    MUSIQUE – Deux lieux et deux ambiances pour Nosy Boraha Jazz Festival à Foulpointe et à Sainte Marie

    Antananarivo, 27 Mars, 17h22 – Nosy Boraha Jazz Festival n’aura pas lieu qu’à Sainte Marie. En attendant que la traversée vers ce site soit possible, les organisateurs ont décidé de proposer des activités autour du jazz à Foulpointe. Les festivaliers qui ont pris la route et le chemin de fer et qui devraient ensuite prendre la mer jeudi vont pouvoir continuer à apprécier de la bonne musique en attendant de pouvoir traverser quand la mer se sera calmée après le passage de Gamane et quand l’Autorité portuaire maritime et fluviale aura donné son autorisation. Aux dernières nouvelles, cette traversée pourrait être possible le 30 mars très tôt mais reste toujours sujette à autorisation.

    A Foulpointe, Rajery, Silo et Young Square devraient donc animer une soirée à l’Hotel Azura de Foulpointe dès le 28 mars. Fanja Andriamanantena qui est également du voyage ne devrait pas non plus manquer le rendez-vous. A part les concerts, des parcours de découverte de la ville de Foulpointe et de ses sites touristiques et historiques sont prévus pour faire du séjour une partie de plaisir enrichissante.

    Les artistes internationaux, quant à eux, animeront le Festival à l’île Sainte Marie. Edmundo Carreiro du Brésil, T-Time et Pierre Baillot de France seront de la partie au côté de Ibyewa de Belgique. Avec eux il y aura entre autres Lalatiana pour des concerts live.

    Ce 27 mars, les festivaliers et les artistes ont quitté la Gare des Manguiers pour Foulepointe. Après un trajet de près de 60 km d’une durée de 4 heures en moyenne, tous sont arrivés à bon port et pourront se reposer avant la reprise du Festival dès demain pour la soirée d’ouverture des festivités.