Catégorie : Culture

  • CONCERT – Les billets VVIP à 400 000 ariary du concert de Tayc épuisés

    CONCERT – Les billets VVIP à 400 000 ariary du concert de Tayc épuisés

    Epuisés. Plus aucun billet n’est disponible pour les places VVIP du concert de Tayc. Les 150 places mises en vente à 400 000 ariary sur la plateforme de réservation en ligne Ticketplace sont toutes déjà prises. Les places VIP à 300 000ar, gold à 200 000ar, silver à 75 000ar, fanzone à 50 000ar et first à 25 000ar sont toutefois encore disponibles.

    Tayc, ce chanteur au style afro trap et au rythme caribéenne, sera en concert à Antananarivo le 10 mars 2023. En première partie du show seront présents des artistes locaux tels que Shyn, Denise, Rim-Ka, GaEi et le DJ Mbints. La billetterie était ouverte depuis le 6 janvier dernier. Les titulaires du ticket VVIP auront droit, en plus du siège VIP, à un cocktail, un verre et un mini buffet, à l’entrée du concert.

  • NÉCROLOGIE – Paul Jaoravoana alias Paul Congo, le conteur d’origine antakarana tire sa révérence 

    NÉCROLOGIE – Paul Jaoravoana alias Paul Congo, le conteur d’origine antakarana tire sa révérence 

    Il était une fois un conteur antakarana, né à Ambanja vers 1952. Paul Jaoravoana aka Paul Congo était connu pour les histoires et les contes qu’il racontait à l’antenne de la radio nationale dans les années 1990 et 2000. Il avait participé à l’édition 1997 des Jeux de la Francophonie, et son génie avait alors été récompensé d’une médaille d’or. Fondateur de la branche du Fimpima, l’association des orateurs de Madagascar (Fikambanan’ny mpikabary malagasy), à Antsiranana, il en est resté président d’honneur jusqu’à son décès samedi.

     

    ⚫ »C’était un géant de l’audio-visuel du Nord de Madagascar », témoigne le ministère de la Communication et de la culture dans son hommage à l’un des siens. Outre son poste de lecteur de conte à la RNM, Paul Congo avait déjà été chef du service de la culture et de la promotion artistique, au sein de la direction interrégionale de la culture de la région de Diana. « Il a beaucoup fait dans le milieu de la communication et de la culture », poursuit le ministère qui parle d’un « homme du fihavanana et du dialogue ». « Il n’a eu de cesse de partager les expériences et les connaissances qu’il a acquises de son vivant », ajoute encore le ministère. Celui-ci l’a d’ailleurs élevé en 2018 au grade de Commandeur des arts, des lettres, et de la culture pour ses  »précieuses contributions au développement et à la valorisation du Kabary ».

     

    Photo : Ministère de la Culture et de la communication

  • STREET ART – Taninjanaka ou la démocratisation de l’accès à l’art par les fresques

    STREET ART – Taninjanaka ou la démocratisation de l’accès à l’art par les fresques

    Le collectif de street-artistes Taninjanaka, avec comme membres fondateurs Naty Kaly et Rinart, remplit les [murs des] rues de Madagascar de leurs fresques depuis 2007. Leurs œuvres arborent des couleurs vives ou monochromes, avec de nombreux visages d’enfants. Faites pour la rue leur art est destiné au grand nombre.

  • ANTHROPOLOGIE – Les origines du Malgache, entre métissage et conquête

    ANTHROPOLOGIE – Les origines du Malgache, entre métissage et conquête

    D’où viennent les Malgaches ? Cette question est devenue une problématique majeure nourrissant des recherches académiques de grande envergure sur le peuplement de Madagascar. De ces travaux scientifiques au confluent de l’histoire, de l’archéologie ou encore de la paléontologie, ressort en premier le métissage complexe de ce peuple. Austronésien ou Africain, le Malgache est le fruit d’un mélange peu commun dont les origines continuent à fasciner et les professionnels et le simple citoyen. Entretien avec l’enseignante-chercheure en histoire Helihanta Rajaonarison.

  • SORTIE – Un début du mois tout en sport et en musique pour un février bien entamé

    SORTIE – Un début du mois tout en sport et en musique pour un février bien entamé

    Antananarivo, 3 Février, 12h10 – Après la fin du plus long mois de l’année, les premiers jours de février, le mois le plus court, se clôturent par un week-end prometteur. En ce début de mois, des concerts avec des artistes variés sont à la fiche qui en raviront plus d’un. Mais pas que, cette fois-ci les fans de foot ne seront pas en reste.
    ⚽Alefa Barea. Ce vendredi 3 février à, 22h, il est l’heure de se mettre aux couleurs nationales pour soutenir l’équipe nationale de foot. Les Barea A’ affrontent le Niger pour la troisième place du championnat d’Afrique des nations.
    ⭕Des textes tout en chanson. Avec Jeneraly, au Piment Café, ce vendredi à 20h 30, la soirée sera agrémentée d’étoiles, de belles phrases et de tendres mélodies .
    ⭕Fusion et gasigasy. Mboutah, avec leurs instruments modernes, leurs musicalités presque jazz et pourtant bien malgache, animeront la scène de la Teinturerie Ampasanimalo ce vendredi à 20 heures.
    ⭕Un after sur le même rythme. Mbouta enchaîne au Le Garage Antsahavola, sur une scène libre ouverte à tous. Ce vendredi à 22h, ça sera aussi une occasion de s’initier à la scène avec des professionnels .
    ⭕Samedi 04 février, un petit bout de femme à la basse fiévreuse et à la voix remarquable et un groupe . Lady Bird assurera la première partie du concert de The Revery à Ethnika Analakely à partir de 15h.
    ⭕Du Roots avec un grand nom de la scène. Mafonja et sa musique qui parle, qui enchante, qui berce, revient ce samedi, à 18h, avec un live au Madagascar Underground.
    ⭕Voyage encore. Au Fara West, le ton est donné et pour cette fois-ci Tahiry Andriamanoro & Friends nous emmène avec sa world music, à 20h.
  • MODE – Sih Rakout parmi les finalistes du concours des entreprises de mode Fashionomics 2023

    MODE – Sih Rakout parmi les finalistes du concours des entreprises de mode Fashionomics 2023

    Antananarivo, 1er Février, 11h24 – Sih Rakout en lice pour faire partie du top 2 africain des entreprises œuvrant dans le fashion durant la grande finale du Fashionomics Africa 2023. La styliste malgache fait partie des 12 finalistes ayant passé l’étape du 31 janvier et en attente des résultats prévus cette semaine. « La compétition a été rude », confie-t-elle au téléphone.

    ⭕Depuis trois mois, la styliste et fondatrice de la maison éponyme, Sih Rakout, enchaîne les étapes de la compétition panafricaine d’entrepreneuriat de mode. Durant cette période, elle est passée par la sélection de dossiers, comprenant 2 000 candidatures, durant laquelle 300 ont été retenus. S’en est suivie la formation prévue par les organisateurs et les différents examens. Des épreuves franchies par Sih Rakoto, rentrant successivement dans le top 25 puis le top 12 sur le continent avant de passer par la grande finale.

    ⭕Confiante, Sih Rakout compte sur ses divers atouts, économiques et créatifs . « Mon business plan est bien ficelé, je vise le marché du luxe à l’international », lance t elle. Fashionomics, en effet, ne se concentre pas sur l’aspect créatif mais sur des critères entrepreneuriaux selon le site officiel de la compétition. La styliste malgache le sait et exploite la facette business du fashion. Mais le côté artistique de ses pièces est aussi un de ses points forts. Elle déclare que contrairement aux autres candidats, ses pièces sont des créations originales ancrées sur la culture de mon pays.

    ⭕La styliste a également évoqué les diverses difficultés qu’elle a pu rencontrer. Il y a, dit-elle, « la barrière de la langue, car même si je parle anglais je ne suis pas anglophone ». La différence des réalités technologiques sur le continent et sur la Grande Île est aussi un obstacle de taille. « Au lieu de vivre cela comme un problème, j’en ai fait un challenge », souligne-t-elle. Et au stade où elle en est, Fashionomics constitue pour elle une vitrine à l’internationale s’insérant dans la vision d’avenir de la maison Sih Rakoto.

    ⭕Les résultats de Fashionomics 2023 devrait sortir le jeudi 2 février dans l’après-midi. À la clé, 20 000 Dollars pour les deux gagnants, un package promotionnel pour accéder à un réseau plus large, un kit de branding pour améliorer l’image de marque des entreprises concernées, et vu les critères de sélection reposant sur la durabilité des produits du point de vue écologique, une image éco-responsable.

    Photo : Sih Rakout

  • CONCOURS – Le groupe Takasy sur la troisième marche du podium du World Music Trophy, juste devant son homologue Vakamiarina quatrième 

    CONCOURS – Le groupe Takasy sur la troisième marche du podium du World Music Trophy, juste devant son homologue Vakamiarina quatrième 

    Madagascar repart avec une médaille de bronze. Le groupe Takasy, l’un des deux groupes représentant la Grande île à la finale du World Music Trophy 2023 remporte la troisième place du concours qui s’est tenu le 29 Janvier à Las Vegas.. Le groupe Vakamiarina, quant à lui est à la quatrième position de la compétition.

     

    ⭕Avec ses performances, la Grande Île se place derrière le Sénégal, et son porte étendard Zox, deuxième. Pour cette année, le grand vainqueur est les États Unis d’Amérique (USA), avec son représentant Ace Alexandre. Interrogé au téléphone, Tah Manana, membre du groupe Takasy se dit « fier de ces résultats ». La première phase de sélection s’est déroulée en ligne avec 24 pays africains, la phase finale s’est déroulée du 25 au 29 janvier sur le sol américain.

  • MUSIQUE – Les groupes Takasy et Vakamiarina à Las Vegas pour la finale du World Music Trophy

    MUSIQUE – Les groupes Takasy et Vakamiarina à Las Vegas pour la finale du World Music Trophy

    Bienvenue dans la capitale mondiale du divertissement. Les groupes Takasy et Vakamiarina sont bien arrivé à Las Vegas aux Etats-Unis pour représenter Madagascar au World Music Trophy. Les deux groupes, composés par Tsitohaina Andrianandrianina, Andry, Bosco Rakoto et Tah Manana feront face dans cette compétition à plusieurs autres artistes issus des 72 pays participants ce dimanche 29 janvier au Nevada.

    Takasy et Vakamiarina sont spécialisé dans la musique du territoire, mélangeant le Beko ou le Antsa, des rythmes traditionnels, au blues. Ils jouent d’instruments de musique traditionnels, faisant vibrer au rythme du kabosy, de la valiha ou du vaotavo monta. Ils comptent mettre les bouchées doubles pour faire connaître la musique malgache.

    Depuis leur arrivée dans la plus grande ville du Nevada, les membres du groupe n’ont pas chômé. Entre séances photos, conférence de presse et interviews, leurs journées sont bien remplies. Ils se disent prêts à faire face à la compétition. « Pour l’instant nous répétons tous dans nos chambres mais des répétitions groupées sont prévues à l’approche du jour J », indique Tah manana, l’un des membres de la délégation.

    Le World Music Trophy est une compétition qui vise à mettre en avant les musiciens et chanteurs amateurs indépendants. La première phase s’est déroulée en ligne, où Madagascar s’est classé troisième parmi les 24 pays participants issus du continent africain. Chaque artiste sélectionné a vu son voyage entièrement pris en charge par l’organisation.

  • MUSIQUE – Tasha Randrianarilalaina ou la résistance d’une musicienne qui se lance en solo

    MUSIQUE – Tasha Randrianarilalaina ou la résistance d’une musicienne qui se lance en solo

    Tasha a d’abord été bassiste des groupes de rock Naday et No Mady. La basse est pour elle un véritable instrument d’expression. Si elle est avare de mots, ce ne sont pas les notes qui lui manquent. Au fil des années et des rencontres artistiques, l’artiste se forge un style bien à elle. Elle adopte un style libre, à la convergence de plusieurs influences.

     

     

  • ART ORATOIRE – Hanitriniala Lilia Rakotonarivo ou la passion du « kabary » au féminin

    ART ORATOIRE – Hanitriniala Lilia Rakotonarivo ou la passion du « kabary » au féminin

    Le Kabary, cet art oratoire traditionnel malgache est un domaine de la culture où il est plus habituel de voir des hommes et des aînés. De plus en plus pourtant, des femme, jeunes, s’y lancent et réussissent à se faire une place au soleil. C’est le cas de Lilia Hanitriniala Rakotonaivo, une jeune de 20 ans. Cet art l’attire et elle s’en donne à cœur joie. Portrait

    « Mon nom est Lilia. Tout le monde me connait sous le petit nom de Lilia ou Lili. Je suis mpikabary [oratrice] et porte-parole, je suis membre du VKMM (Vovonana sy Kiadin’ny Maha Malagasy). C’est là que j’ai appris le kabary pour la première fois. »

    Lilia pratique le kabary depuis presque cinq ans. Elle a débuté à l’âge de 16 ans et depuis elle ne s’est plus éloignée de cet art. Elle est actuellement membre du Vovonana sy Kiadin’ny Maha Malagasy (VKMM) et elle continue sur sa lancée. Elle a déjà été mpikabary dans des demandes en mariage, dans les présentations de condoléances et plus encore.

    Dans quelle circonstance avez-vous débuté dans le kabary ?
    « J’ai débuté dans le kabary lors d’un concours de Kabary, à l’époque. J’ai été séduite par l’idée d’y participer. Mais il s’est avéré qu’il n’y a pas eu de participants au concours, et j’étais la seule. Et donc j’ai été désignée vainqueur et tous les lots m’étaient revenus. Et c’est ainsi que le ministre de l’Education nationale de l’époque m’avait remarqué quand j’avais environ 16 ans. Après m’avoir vu discourir, ce ministre avait fait appel à moi. Le directeur de mon école également. Je me suis ouverte encore plus au monde du kabary. Je ne m’imaginais pas prononcer du kabary mais j’ai eu de nouvelles opportunités grâce à cela. Être sollicitée par un ministre, par le directeur de mon école. Je me suis épanouie ainsi. A partir de là, cet univers m’a attiré et je me suis dite que cela avait l’air vraiment bien. Mais à cette époque je n’étais membre d’aucune association. Ce sont mes parents qui m’ont incité à participer à ce concours. »
    Comment vivez-vous le fait d’être une jeune femme mpikabary ?
    « Je n’ai pas vraiment fait face à beaucoup de difficultés. C’est vrai que pour une femme, surtout lors des kabary de demandes en mariage, cela peut être mal vu qu’elle s’y mette en n’étant pas mariée. Mais dans mon cas, les familles qui ont fait appel à mes services n’ont jamais eu de problème avec cela. Jusqu’ici, personne ne m’a encore fait la remarque en me disant « Tu n’es pas encore mariée, tu es encore trop jeune » lorsque je porte la parole à l’occasion d’une demande en mariage. Jusqu’ici, tout va bien. De plus, les mpikabary font preuve d’une grande sagesse de nos jours. »
    Pourquoi pensez-vous qu’il est important de perpétuer l’art du kabary ?
    « Le kabary est beau. Parce que nous sommes Malgaches, on peut s’intéresser à la culture des autres mais elle reste la leur. C’est toujours mieux de mettre en avant notre culture, celle qui fait de nous des Malgaches. Comme je l’ai dit, les cultures d’ailleurs sont intéressantes. Et j’encourage la découverte d’autres cultures. Mais, de nos jours, si l’on observe la tendance actuelle, on a l’impression que ce n’est plus aussi important pour les Malgaches de savoir ce qui fait de nous des Malgaches. On met la culture d’autres pays en avant mais la nôtre est en train de disparaître. Et moi, en tant que jeune, je fais le maximum pour remédier à cela et apporter ma pierre à l’édifice. »
    Un extrait de kabary…