Catégorie : Life

  • NÉCROLOGIE – L’historien spécialiste de Madagascar Jean Fremigacci passe l’arme à gauche

    NÉCROLOGIE – L’historien spécialiste de Madagascar Jean Fremigacci passe l’arme à gauche

    Antananarivo, 9 Août, 15h15 – Madagascar perd l’un des plus grands connaisseurs de son histoire. Jean Fremiggaci, historien de l’économie, mais aussi spécialiste de la colonisation et de l’histoire politique contemporaine de la Grande île, est décédé à l’âge de 86 ans dans son village natal de Cargèse en Corse-du-Sud.

     

    Professeur agrégé d’histoire, il a enseigné au lycée Galliéni et au département d’Histoire de l’université d’Antananarivo de 1965 à 1989, avant de poursuivre sa carrière à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne, où il était maître de conférences. Membre de l’Institut des mondes africains (Imaf), il était également cofondateur de la revue Omaly Sy Anio, la revue de la mention Histoire de la Faculté des Lettres et sciences humaines de l’Université d’Antananarivo.

     

    Ses recherches portaient notamment sur l’État colonial, l’insurrection malgache de 1947, la décolonisation et l’histoire politique de Madagascar depuis 1960. Auteur prolifique, Jean Fremigacci est notamment l’auteur de l’ouvrahe de référence “État, économie et société coloniale à Madagascar (fin XIXe siècle-1940)”, publié aux éditions Karthala en 2014. Il a également dirigé et co-dirigé de nombreux ouvrages collectifs, pour ne citer que “L’insurrection de 1947 et la décolonisation à Madagascar aux éditions Tsipika en 2008, ou “Démontages d’empires” aux éditions Riveneuve en 2013. Il a aussi signé de nombreux articles scientifiques dans des revues spécialisées.

  • TOVO J’HAY : “Ny Eja était venue un soir avec le texte de Ny Teny Mamy, le lendemain, à mon réveil, tout s’est mis en place”

    TOVO J’HAY : “Ny Eja était venue un soir avec le texte de Ny Teny Mamy, le lendemain, à mon réveil, tout s’est mis en place”

    Le Palais national de la culture et des sports  résonnera avec une voix culte ce 10 août avec Tovo J’hay qui marquera ses 25 ans de scènes. Plus qu’un chanteur, Tovo J’hay est un conteur d’émotions. Comment cet artiste a-t-il bâti une telle carrière ? Qu’est ce qui a le plus marqué sa carrière ? Que va -t il offrir à ses fans lors de ce concert du weekend ? Rencontre avec un chanteur de charme.

     

     

    Herinirina Ratovondrahona, alias Tovo J’Hay, a commencé jeune. Il a fait ses preuves avec des groupes comme Maxi, Apy avant de se lancer en solo.
    Dans les années 2000, il devient le « chanteur romantique ». Son talent est reconnu, il excelle dans différents genres de musique. Il a même déjà reçu divers trophées.

    Comment est né le nom d’artiste Tovo J’hay ?

    « Au tout début, quand j’étais encore tout jeune, j’ai fondé le groupe Maxi avec Mbolatiana et Christophe. C’était de 1989 à 1993. Après cette période avec Maxi, j’ai joué du clavier dans un groupe de rock appelé Apy. Après ça, je me suis lancé dans l’a cappella, en créant le groupe « The Jayz ». C’est de là que vient le « Tovo » et que « Tovo J’hay » a été créé en l’an 2000. On a juste ajouté le « h » pour évoquer les notions de « hairaha, haitao, haikanto » (savoir-faire, maîtrise, art). C’était à partir de cela que Tovo J’hay est né, et cela fait 25 ans maintenant.

    Pourquoi être passé en solo ensuite ?
    « C’était un peu comme une évidence, un chemin naturel. La décision a mûri en moi. Il y avait aussi le désir de partager ce que j’avais au plus profond de moi, alors j’ai choisi de continuer seul, de commencer à montrer au public ce que j’avais à lui offrir. »

    Quelle est la chanson qui a le plus marqué votre carrière ?

    « Par exemple, « Mbola hafa”. C’est l’une des premières chansons qui m’a fait connaître du public. « Mbola hafa ianao, tsy afaka an-doha » a marqué le début. Il y avait d’autres chansons avant, comme « Niandry irery foana teo », mais c’est avec « Mbola hafa » que les gens m’ont vraiment découvert. Ensuite, l’histoire a continué avec « Satry foana », mon premier album, qui a aussi marqué un tournant. La chanson qui a ensuite fait monter Tovo en popularité fut « Teny mamy”. Ces chansons ont marqué l’histoire, l’histoire qui se continue encore aujourd’hui, avec de nombreux titres que les gens connaissent et chantent : « Tsy misy toa anao », « Ndao mba hiaraka », « Te ho eny aminao eny aho », etc. Il y a aussi eu des duos avec d’autres artistes, comme « Raha tia mozika », « Nofy lalina » avec les anciens Pazzapa. Un autre duo mémorable est celui avec Aina pour la chanson « Babo ». Il y a eu plusieurs chansons qui ont marqué différentes périodes. Et une chanson intemporelle, je le dis humblement, c’est « Teny mamy ». Aujourd’hui, les gens la choisissent encore comme ouverture de mariage. On me demande souvent de la chanter lorsque je suis invité, même en privé. C’est une chanson qui a énormément marqué la vie de Tovo J’hay. »

    Quelle est l’histoire derrière la chanson « Teny mamy » ?

    « Sa création a une petite histoire. C’est Ny Eja qui a écrit les paroles, et moi j’ai composé la musique. J’avais déjà une mélodie mais je ne savais pas comment y mettre des paroles. Ny Eja était venu et m’a demandé de créer une mélodie. Elle était venue chez moi le soir pour me montrer les paroles. Quand je me suis endormi, c’était comme si quelque chose m’avait frappé en rêve, et au réveil, tout s’est mis en place. La mélodie et les paroles se sont parfaitement accordées. J’ai fait écouter le résultat à Ny Eja, et elle a adoré. Ce qui m’a encore plus marqué, c’est que j’ai été invité à un concert à Antsahamanitra avec un groupe. Cette chanson n’était encore sortie nulle part, personne ne l’avait entendue à part nous à la maison. Je l’ai chantée sur scène et le public a immédiatement réclamé un « bis ». C’est là que j’ai réalisé que les gens aimeraient cette chanson et qu’elle allait marcher. »

    Quel est votre meilleur souvenir de scène ?

    « Tout a été marquant. Mais ce qui me marque toujours le plus et m’émeut, c’est quand le public chante avec moi, du début à la fin du concert. Le fait que tout le monde connaisse les paroles de la chanson m’émeut toujours un peu quand ça arrive. »

    Quel est le secret de la longévité dans le domaine musical ?

    « Il n’y a pas vraiment de secret. Je pense que ce sont des chansons qui viennent du cœur. Et quand elles touchent le cœur, elles s’y installent. Les gens s’en souviennent à un moment de leur vie. Je pense que c’est une des raisons. Il y a des chansons qui nous poussent à la réflexion, qui font bouger, mais c’est le fait de toucher le cœur qui fait que ma musique reste avec les gens. Ils ont vécu cette émotion avec moi à l’époque »

    Pourquoi l’amour est-il le thème principal de vos chansons ?

    « Tovo J’hay est connu pour chanter l’amour. Je pense que c’est parce qu’il est une personne pleine d’amour. En fait, quand je crée une chanson, je me base toujours sur le vécu. Et l’amour est la chose la plus importante dans l’histoire de l’humanité, où que l’on soit. L’amour entre deux personnes, l’amour entre un parent et son enfant, l’amour entre un couple, l’amour de Dieu… Ce sont toutes ces formes d’amour que je raconte dans mes chansons. »

    Parlez-nous de votre style musical

    « Ce n’est pas vraiment un choix, ça vient tout seul. Le choix n’est peut-être que de 20%, les 80% restants viennent naturellement. Par exemple, je me dis : « le pop va bien à cette chanson », « le reggae va bien à celle-ci », « cette chanson-ci doit être un slow, une chanson lente », « celle-ci doit être ternaire, binaire », des côtés techniques. Mais tout cela vient tout seul.
    Tovo J’hay entre dans la catégorie des artistes de variété. Les gens ont d’ailleurs déjà en tête ce qu’ils appellent le « style Tovo J’hay ». C’est un style de variété parce que je fais tout ce qui me convient. Je souligne « Ce qui me convient”, c’est important. Si je faisais du métal par exemple, ça ne m’irait pas, ni par rapport à mon physique, ni par rapport à mon image. Par exemple, j’adore le “kilalaka”, j’adore le “salegy”, mais je ne sais pas si ça m’irait. C’est pour cela que je suis classé dans la variété : je fais de la pop, de la soul, parfois du R&B, parfois un peu de rock, du pop-reggae, du pop-rock, etc. »

    Vous avez déjà reçu plusieurs trophées. Quel trophée vous a marqué le plus ?
    « Pour un artiste, quand on arrive à un stade où le public vous aime, c’est normal de recevoir des trophées. Mais c’est toujours émouvant parce que c’est une marque de passage. C’est la preuve que j’ai vécu de grands moments dans ma vie, alors je suis content d’avoir reçu ces trophées et je remercie surtout mes fans.
    J’ai reçu peut-être quatre ou cinq trophées en 25 ans. Il y a eu le trophée pour la « chanson dance », le trophée pour la « chanson cool tempo »… je ne m’en souviens plus de tous. Mais celui qui m’a le plus marqué, c’est le trophée « sexy ». Je ne sais pas, c’était le choix du public. J’ai reçu le trophée du « plus sexy de l’année », et bien, je l’ai accepté avec plaisir. »

     

    Que pouvez-vous nous dire sur la préparation du concert de ce 10 août ?

    « « 25 ans de scène », c’est la grande idée derrière ce concert. Ce sera le dimanche 10 août à 15h00 au Palais des Sports Mahamasina. L’idée est de rassembler en un concert la musique que nous avons vécue avec les fans pendant ces 25 ans. On va donc jouer les chansons qui ont le plus marqué, les chansons les plus appréciées. On a déjà entre 80 et 100 chansons, on ne pourra pas tout faire. Mais on va s’efforcer de jouer les chansons les plus appréciées, qui ont marqué leur enfance, leur adolescence, leur vie. Par exemple « Teny mamy ». On va tout rassembler pour ces « 25 ans de scène” »

    Quelles sont les spécificités de ce prochain concert ?

    « Nous avons préparé de nombreuses choses. Au niveau des arrangements par exemple, nous avons préparé beaucoup de choses, au niveau de l’ambiance, de façon à ce que ce soit différent de ce que les gens ont l’habitude de voir. Il y aura aussi des danseurs, ce qui ne se fait pas souvent. Il fut un temps où Tovo J’hay avait ses danseurs. Nous allons les faire revenir sur scène. Tout ça pour créer des souvenirs. Les gens de notre génération, qui nous suivaient à l’époque, vont se souvenir : « ah, c’est vrai qu’il y avait ça avec Tovo ». On va refaire revivre ces moments. »

    Quelle sera la suite de la célébration des 25 ans de scène ?
    « On verra bien pour les 26 ans ! Les 25 ans de scène seront célébrés dans tout Madagascar. On a déjà commencé à l’étranger, au New Morning à Paris, puis il y a eu une tournée en Europe. Maintenant, on va le faire à Madagascar et dans toutes les régions. Nous sommes en train de planifier tout ça. »

    En attendant …
    « Dimanche 10 août, à partir de 15h00, au Palais des Sports Mahamasina. N’oubliez pas la date, venez nombreux ! Retrouvons-nous, partageons notre amour pour la musique. Nous vous attendons. »

  • THÉÂTRE – Fela Razafiarison met en scène La Ferme pour dire les choses tout haut

    THÉÂTRE – Fela Razafiarison met en scène La Ferme pour dire les choses tout haut

    Dans un pays où les repères s’effritent et où l’art peine parfois à trouver sa place, une voix se lève, douce mais assurée, enracinée dans sa culture, tendue vers l’avenir. Nous parlons bien sûr de Fela Razafiarison, femme d’aujourd’hui et metteure en scène. Elle cherche. Elle interroge. Elle invente. Son terrain de jeu : un théâtre contemporain, populaire, enraciné dans les réalités sociales du pays. La Ferme, l’une des dernières œuvres qui portent son empreinte, est une pièce actuelle, engagée, vivante qui ne la ferme pas. Rencontre avec une metteure en scène contemporaine.

  • CONCERT- “Tena Kanto” de Poopy au Palais des sports a bien porté son nom

    CONCERT- “Tena Kanto” de Poopy au Palais des sports a bien porté son nom

    Antananarivo, 03 Août, 10h55 – Encore une fois, Poopy fait un carton plein au Palais des Sports Mahamasina. Le concert qui a eu lieu dimanche a drainé une foule de fans et de fidèles. Et comme son intitulé l’indique, le concert était “kanto”, “tena kanto”, avec des duos, trios et autres combinaisons habituels ou inédits. Poopy et Malala, Poopy et Stéphanie, Poopy, Léonie et Miharimbola, Poopy et Nanie, Poopy et Denise. Sans oublier cette pépite, Lavitra azy, le tube promotionnel du concert qui a vu ces dames chanter ensemble sur scène.

    Comme à chaque fois, le chanteuse a joué avec émotion, et a fait jouer les émotions : joie, pleurs, rires étaient au rendez-vous dans les gradins. Le public a vibré au rythme des anciens tubes et des morceaux du nouvel album “Endrika Fitaovana” dont le concert a aussi servi de spectacle de promotion.

    Et si vous avez raté l’événement de dimanche, vous pouvez toujours retrouver Poopy sur scène avec Njila et Mahery le 31 août à Antsahamanitra. Ce ne sera pas tout à fait pareil. Mais il y aura du Poopy et la nostalgie de ses débuts avec le groupe Njila.

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  • Événement – Manga Mania Festival 2025 plonge Antananarivo dans la culture asiatique

    Événement – Manga Mania Festival 2025 plonge Antananarivo dans la culture asiatique

    Antananarivo, 3 Août, 11h15 – Des milliers de passionnés de culture asiatique se sont donnés rendez-vous au gymnase Ankoay à Ankorondrano les 25 et 26 juillet derniers. Pendant deux jours, Manga Mania Festival a plongé la capitale malgache dans les multiples facettes de l’Asie, et a offert un espace de divertissement à la jeunesse malgache. Avec 75 stands, contre 45 lors de la précédente édition, le festival a proposé une large palette d’activités : gastronomie, jeux vidéo e-sport, produits dérivés, mais aussi animations scéniques allant des démonstrations d’arts martiaux aux performances de K-pop et de chant manga. Retour en images et en couleurs sur un événement qui entendait aussi encourager les jeunes à cultiver leurs passions et à s’y investir pleinement.

  • SPECTACLE – Kakakaka Kaiamba fait rire et chanter à La City Ivandry

    SPECTACLE – Kakakaka Kaiamba fait rire et chanter à La City Ivandry

    Antananarivo, 2 Août, 19h30 – Pari réussi pour les humoristes-chanteurs. Herinaivo “Gothlieb” Randriamasinoro, Francis “Turbo” Razafiarison, Eric “Fou Hehy” Rakotoarimanana et Honorat “Fou Hehy” Herisolomahefa ont fait le plein du Food Court de la City Ivandry pour leur retour sur scène avec Kakakaka Kaiamba, vendredi soir. Le spectacle était à la hauteur de l’attente de leur public qui ont aussi bien ri que chanté pendant toute la soirée.

    Le spectacle, alternant sketchs et chansons, est resté fidèle à son esprit : amuser, divertir mais aussi transmettre un patrimoine musical. Et si vous avez raté le rendez-vous de vendredi, ou souhaitez revivre l’ambiance, un autre show est prévu ce dimanche après-midi, toujours au Food Court de La City Ivandry. Cette fois, le spectacle, et bien sûr les sketchs, sera adapté à un public plus familial. En attendant, revivez la soirée de vendredi en images.

  • SHOW – Deux jours de rire, de chansons et de folies à La City avec le retour de Kakakaka Kaiamba

    SHOW – Deux jours de rire, de chansons et de folies à La City avec le retour de Kakakaka Kaiamba

    Après un an d’absence, le show culte revient. Deux jours, deux ambiances, un seul nom : Kakakaka Kaiamba. Vendredi soir pour les fêtards, dimanche pour les familles. Voici les coulisses, les confidences, et les promesses.

  • EDUCATION – Les Centres de lecture et d’animation culturelle redynamisés

    EDUCATION – Les Centres de lecture et d’animation culturelle redynamisés

    Antananarivo, 30 Juillet, 16h55 – Les “Clac” sont ravivés. Les 27 maires membres du réseau de ces Centres de lecture et d’animation culturelle ont bénéficié depuis mercredi d’un programme de renforcement de capacité. L’initiative vise à renforcer le rôle de ces Centres dans la promotion de l’accès équitable à la lecture, à l’information et à la culture, en particulier dans les zones rurales et périurbaines.

    Ce programme est mis en œuvre par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), le ministère de la Communication et de la culture et les collectivités locales. Il devrait permettre à ces maires de valoriser le rôle des communes dans la promotion du développement culturel territorial. Il est attendu de ce programme la facilitation de l’accès à la lecture et à l’information pour l’ensemble des citoyens, assurer une diffusion culturelle inclusive et équitable ainsi qu’à renforcer la cohésion sociale et à encourager l’implication citoyenne.

    Le ministère de la Communication et de la culture avait initié cette redynamisation du programme Clac afin d’apporter un nouveau souffle à ces Centres. Ces Clacs ne sont d’ailleurs pas seulement des lieux de lecture, souligne la ministre Volamiranty Donna Mara. Elle évoque des “espaces de citoyenneté, de rencontre, de créativité, et surtout des leviers puissants pour l’éducation et la cohésion sociale”. “Les intégrer pleinement dans vos plans communaux de développement contribuera à faire vivre la culture au cœur même de nos territoires”, lance-t-elle.

    Volamiranty Donna Mara soutient alors que cette redynamisation s’inscrit dans une approche moderne, tirant profit des technologies actuelles. Et, ce pour faire des CLACs de véritables pôles culturels innovants.

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  • NECROLOGIE – Ozzy Osbourne, le parrain du heavy metal, s’est éteint à l’âge de 76 ans

    NECROLOGIE – Ozzy Osbourne, le parrain du heavy metal, s’est éteint à l’âge de 76 ans

    Antananarivo, 23 Juillet, 7h50 – De par le monde, le rock est en deuil. « Le parrain du heavy métal », Ozzy Osbourne, de son vrai nom John Michael Osbourne, est mort ce matin à Los Angeles, entouré des siens. L’annonce a été faite par sa femme Sharon Osbourne à travers un communiqué bref. “C’est avec une tristesse indicible que nous annonçons la disparition de notre bien-aimé Ozzy”, écrit-elle. Le décès aurait été causé par les complications des suites de la maladie de Parkinson.

     

    Diagnostiqué du Parkinson en 2003, Ozzy Osborne a rendu public son état en 2020 seulement. Affaibli par de nombreuses interventions chirurgicales, notamment à la colonne vertébrale après une lourde chute, il avait dû annuler sa tournée d’adieux avant de faire un ultime concert à Birmingham en février 2024. En pleine bataille contre la maladie, il confiait au magazine Rolling Stone UK en novembre 2023 qu’il “meurt à petit feu”. “Mon corps lâche, mais je me bats encore”, indiquait-il. Mais le combat n’aura pas suffi à contenir l’inévitable, l’une des plus grandes étoiles du rock s’en est allée âgé de 76 ans.

     

    Ozzy Osbourne a marqué l’histoire de la musique autant avec Black Sabbath qu’en solo, s’érigeant en père fondateur d’un genre nouveau, le heavy métal. L’album Paranoid, sorti en 1970 avec Black Sabbath, demeure à jamais le marqueur d’une époque. Ses disques solos Blizzard of Ozz, sortie en 1980 ou No More Tears sortie en 1991, resteront des classiques. Récompensé par plusieurs Grammy Awards, dont celui du meilleur duo métal en 2024 pour “Patient Number 9” avec Tony Iommi, il est entré au Rock and Roll Hall of Fame avec Black Sabbath en 2006. Il laisse derrière lui une discographie immense, un style inimitable, et une influence durable sur plusieurs générations de musiciens.