Catégorie : Life

  • PUBG MOBILE – L’équipe de Gascom Esport qualifiée pour le WEC25 en tant que Team Madagascar après sa victoire au National Qualifier 2025

    PUBG MOBILE – L’équipe de Gascom Esport qualifiée pour le WEC25 en tant que Team Madagascar après sa victoire au National Qualifier 2025

    L’équipe de Gascom Esport s’est illustrée lors du National Qualifier 2025 de PUBG Mobile, en décrochant la première place. Elle valide ainsi sa qualification pour le World Esports Championship 2025 (WEC25). Cette performance lui permettra de représenter fièrement la Grande île en tant que Team Madagascar sur la scène internationale de l’esport.

     

    Organisé par la Fédération Malgache d’Esports (MESF), le tournoi a réuni plusieurs équipes locales compétitives. Grâce à une stratégie solide et une coordination efficace, Gascom Esport s’est imposée face à ses adversaires. Cette victoire reflète le dynamisme croissant de la scène esportive malgache et la détermination des joueurs à viser l’excellence.

     

    L’équipe se prépare désormais pour les qualifications régionales africaines, dans le cadre de l’African Esports Championship 2025 (AEC25). Cette étape déterminante conditionnera leur accès aux phases finales du WEC25. Toute la communauté esportive malgache suit avec enthousiasme le parcours de ses représentants à l’échelle internationale.

     

    Photo : Gascom Esport

  • CONCOURS – Rado Ravalison qualifié pour la demi-finale du Grand Poetry Slam 2025

    CONCOURS – Rado Ravalison qualifié pour la demi-finale du Grand Poetry Slam 2025

    Antananarivo, 29 Mai, 10h15 – La route continue pour Orad, Rado Ravalison à l’état-civil. Le poète malgache s’est qualifié pour la demi-finale du Grand Poetry Slam 2025, qui se tiendra ce samedi soir au Temple de Belleville, à Paris. Lors du premier tour, il a obtenu un score cumulé de 83,5 points, se classant ainsi deuxième derrière l’Angleterre avec ses 84 points et devant la Belgique 82,6 points. Cette performance lui permet de poursuivre l’aventure dans ce tournoi international de slam poésie.

    Lors de sa prestation au Temple de Belleville, Orad a présenté des textes originaux en malgache, accompagnés de traductions en français et en anglais, conformément aux règles du concours. Chaque participant dispose de trois minutes pour déclamer ses poèmes, sans recours à des décors ou accessoires, mettant en avant la force des mots et de l’interprétation. Orad a su captiver le public par la qualité de son écriture et son aisance scénique, témoignant de son engagement dans la promotion de la poésie malgache sur la scène internationale.

    La demi-finale réunira six des douze poètes sélectionnés par le public lors des premières scènes du festival. Les participants s’affronteront dans une joute poétique, où chaque performance sera évaluée par le public, déterminant ainsi les finalistes qui se produiront lors de la grande finale le dimanche 1er juin. Le Grand Poetry Slam 2025 se déroule du 26 mai au 1er juin à Paris, rassemblant des artistes du monde entier pour célébrer la diversité et la richesse de la poésie contemporaine.

  • ART DE LA SCÈNE – L’oeuvre “L’enfant et le tambour de nuit” au cœur du festival Zaza Mifety

    ART DE LA SCÈNE – L’oeuvre “L’enfant et le tambour de nuit” au cœur du festival Zaza Mifety

    Antananarivo, 28 Mai, 13h10 – La Compagnie Miangaly Théâtre s’apprête à émerveiller le jeune public avec sa création multidisciplinaire “L’enfant et le tambour de nuit”. Une représentation de cette pièce poétique et bilingue se tiendra mercredi après-midi à l’Institut Français de Madagascar (IFM) à Analakely. Cette représentation s’inscrit dans le cadre du festival Zaza Mifety, organisé à l’occasion du mois de l’enfance.

    Écrite par Jean-Luc Raharimanana et mise en scène par Fela Razafiarison, l’œuvre mêle conte, théâtre et musique, et se joue en français et en malgache. Elle raconte l’histoire d’un jeune garçon intrigué par un bruit mystérieux qui surgit chaque fois qu’il ferme les yeux au coucher du soleil. Dès qu’il les rouvre, le silence revient. Persuadé que ce son étrange vient d’au-dessus de la maison, il sort observer les étoiles qui apparaissent dans le ciel du soir. Mais une fois dehors, plus rien. Le bruit a disparu. Il reste là, à attendre, mais le mystère demeure.

    D’une durée de 35 minutes, la pièce met en scène Fela Razafiarison et le musicien multi-instrumentiste Tina Rakotondrasoa. Conçue pour stimuler l’imaginaire des enfants, elle les plonge dans un univers où les sons mystérieux et les étoiles éveillent la curiosité et l’émerveillement. Déjà présentée au Festival Masa en Côte d’Ivoire et dans le réseau des Alliances Françaises de Madagascar, l’œuvre a été saluée pour sa capacité à captiver les jeunes spectateurs tout en célébrant la richesse des langues malgache et française.

    “L’enfant et le tambour de nuit” s’inscrit dans une démarche à la fois éducative et culturelle, visant à renforcer l’identité et la créativité des enfants malgaches. En intégrant des éléments de la culture locale et en valorisant la langue maternelle, la Compagnie Miangaly Théâtre contribue à l’éveil et à l’épanouissement du jeune public. Cette représentation à l’IFM est une occasion unique de découvrir une œuvre artistique alliant divertissement et réflexion, qui souligne l’importance d’un accès précoce à la culture.

  • LITTERATURE – Une mémoire poétique ravivée à la Bibliothèque Nationale avec la célébration du centenaire de Randja Zanamihoatra

    LITTERATURE – Une mémoire poétique ravivée à la Bibliothèque Nationale avec la célébration du centenaire de Randja Zanamihoatra

    Antananarivo, 27 Mai, 15h10 – “Eny ho’aho Ramalagasy, Malagasy be fivoarana. Tsara haingo, tsara vatsy. Tsara sampy, tsara anarana”. Si vous ne vous rappelez pas l’auteur, vous vous souvenez sûrement de ce poème. Et si le titre vous échappe, sachez que le texte s’intitule Malagasy Mankany et qu’il a été écrit par Randja Zanamihoatra.

    Cette figure emblématique de la littérature malgache aurait eu 100 ans le 29 mai de cette année s’il avait encore vécu. A l’occasion de ce centenaire, ses descendants et un comité dédié organise pendant toute une année diverses activités dont le lancement officiel a eu lieu ce mardi à la Bibliothèque nationale à Anosy. Au programme de cette journée, lectures de ses poèmes, exposition biographique et présentation des activités prévues jusqu’en mai 2026.

    Parmi les temps forts annoncés des événements prévus figure la réédition en mai 2026 de son œuvre mythique, Vainafo tononkira (Chant de braise). Ce recueil emblématique sera remis en lumière à travers un cabaret poétique, véritable point d’orgue des hommages. Le programme comprend également des conférences, performances artistiques, concours de poésie et actions pédagogiques, dans le but de transmettre la force poétique de Randja aux générations futures.

    Né le 29 mai 1925 à Ambositra, Randja Zanamihoatra, de son vrai nom Edmond Randriamananjara, commence à écrire dès 1944 dans des journaux comme Fandrosoam-baovao et Asa vadi-drano. Il reçoit en 1958 le premier prix d’un concours de poésie pour « Tandindona sy ra ». L’auteur de “Malagasy Mankany” a marqué son époque par une parole affirmée et enracinée. Ses recueils “Ary nihira aho”, “Ako sy feo” et “Vainafo tononkira” témoignent d’un engagement esthétique et identitaire d’une rare intensité.

  • ART ORATOIRE – L’Université Catholique de Madagascar accède aux demi-finales du Concours interuniversitaire de débat de La Haye 2025

    ART ORATOIRE – L’Université Catholique de Madagascar accède aux demi-finales du Concours interuniversitaire de débat de La Haye 2025

    Antananarivo, 27 Mai, 9h35 – L’Université catholique de Madagascar (UCM) s’est qualifiée pour les demi-finales du Concours Inter-Universitaire de Débat de La Haye 2025, à l’issue de son affrontement contre l’Université Moulay Ismaïl du Maroc. L’UCM remporte le débat sur un score de de 265 à 248. L’équipe malgache défend ainsi sa position de favori, consolidant sa place parmi les quatre universités encore en lice pour le titre.

    Les débatteurs Francio Alan Chan Lone, Kantoniaina Ratrimomanana et Jeremy Rabarilala, encadrés par les coachs Lucas Ranaivoson et Mihaja Josie Ramanantsoa de la Fédération des Clubs d’Art Oratoire (FCAO) Madagascar, ont démontré une bonne gestion des dynamiques d’équipe et une réponse adaptée aux arguments adverses.

    Depuis le début de la compétition, l’UCM a enchaîné plusieurs victoires. En phase de groupes, elle a d’abord gagné face à l’Université McGill du Canada sur un score de 255,5 à 235, puis elle a battu l’Université de Delhi sur un score de 248 à 203, et l’Université Aristote de Thessalonique sur un score de 226 à 205. En huitièmes de finale, elle a éliminé l’Université des sciences appliquées de La Haye sur un score de 250,5 à 217,5. Un sans faute qui souligne la réputation d’UCM en termes de joute oratoire.

  • ART VISUEL – Joël Andrianomearisoa au Metropolitan Museum of Art de New York avec les Herbes Folles du Vieux Logis

    ART VISUEL – Joël Andrianomearisoa au Metropolitan Museum of Art de New York avec les Herbes Folles du Vieux Logis

    New York, mai 2025 – Un Malgache au Metropolitan Museum of Art de New York. The Met, l’un des plus grands musées d’art des Etats-Unis mais aussi du monde, a acquis Les Herbes Folles du Vieux Logis de Joël Andrianomearisoa pour sa collection permanente. Il exposera cette oeuvre dès le 31 mai dans son aile Michael C. Rockefeller, récemment rénovée et dédiée aux arts d’Afrique.

     

    Pièce monumentale, haute de 2,6 mètres et large de 1,8 mètre, composée de coton et de fibres naturelles et synthétiques, Les Herbes Folles du Vieux Logis incarne la matérialité vibrante et la sensibilité poétique de l’artiste malgache. Elle s’impose déjà comme l’un des temps forts de la réouverture de cette aile emblématique.

     

    L’aile Michael C. Rockefeller est l’un des espaces les plus symboliques du Met, consacrée aux arts des civilisations d’Afrique, d’Océanie et des Amériques. On y retrouve entre autres les œuvres majeures de créateurs comme El Anatsui, figure essentielle de la scène artistique africaine.

     

    L’entrée de Joël Andrianomearisoa dans cet espace rénové, au sein d’un dialogue entre modernité et tradition, marque un tournant pour l’art contemporain malgache. Les Herbes Folles du Vieux Logis y prend place non comme une curiosité, mais comme une voix pleine et singulière dans le concert des géants du continent.

     

    Cette reconnaissance internationale vient couronner le parcours dense et cohérent d’un artiste engagé, qui tisse depuis plus de deux décennies une œuvre traversée par la mélancolie, le désir et les textures de l’intime. Fondateur de Hakanto Contemporary à Antananarivo, Joël Andrianomearisoa œuvre aussi à structurer la scène artistique de Madagascar, en offrant un lieu d’expression des talents et en ancrant la création contemporaine dans les réalités du pays.

     

    Par cette œuvre au Met, c’est toute une esthétique malgache, à la fois enracinée et universelle, qui s’élève dans l’un des plus prestigieux musées du monde. Symbole de la reconnaissance d’un pays, l’artiste s’est récemment vu décerner le titre de Commandeur de l’Ordre des Arts et des Lettres et des Cultures de Madagascar.

  • THEATRE – La création scénique “Sa.crée” jette un pont entre La Réunion et Madagascar

    THEATRE – La création scénique “Sa.crée” jette un pont entre La Réunion et Madagascar

    Antananarivo, 26 Mai, 9h10 – Une Malgache et une Réunionnaise qui partagent la scène. Vony Ranala et Marion Huet présentent, pour la première fois, leur création scénique Sa.crée dimanche après-midi à l’Espace Cocotiers, sur le front de mer de Saint-Pierre, La Réunion. L’événement est organisé dans le cadre de l’événement “1 Km de danse” organisé par Lalanbik.

    “Sa.crée”, pièce pluridisciplinaire qui réunit deux artistes de l’océan Indien, est le fruit d’une résidence à Salazie dont la sortie officielle de résidence est prévue le 31 mai à La MappeMonde. La Malgache Vony Ranala, en signe l’écriture, la mise en scène et l’interprétation, tandis que la Réunionnaise Marion Huet, responsable de la création chorégraphique.

    Après La Réunion, le projet poursuivra son itinéraire en août à Antananarivo, avec des représentations à la Cité des Cultures Antaninarenina et à La Teinturerie Ampasanimalo, accompagnées d’ateliers artistiques ouverts.

    Pensée comme une performance vivante, “Sa.crée” explore les croisements entre théâtre, danse et récit intime. Conçue à partir de textes d’auteure et des restitutions d’ateliers collectifs, la pièce interroge la transmission, les territoires intérieurs, et le lien entre corps et parole. La démarche est participative, enracinée dans l’écoute et le mouvement. Ce dialogue entre deux femmes artistes donne naissance à une forme hybride, sensorielle, en constante évolution, pensée pour un large public.

    Vony Ranala est une figure montante de la scène contemporaine malgache. Elle a fondé Nouvelles Scènes Madagascar (NSMlabo), un laboratoire artistique multidisciplinaire où se rencontrent la danse contemporaine, la musique, le slam et le théâtre. Parmi ses œuvres précédentes, on peut citer Ny sarisikotrao Madama ! (Votre sculpture Madame !), une création théâtrale alliant le slam, la danse contemporaine et le chant lyrique. Elle est également l’auteure de La petite rature, un ouvrage jeunesse illustré par Èf. Avec Sa.crée, Vony Ranala poursuit son engagement artistique en explorant de nouvelles formes d’expression scénique et en favorisant les échanges interculturels.

  • FESTIVAL DE CANNES – Une Palme d’or pour l’engagement politique de l’Iranien Jafar Panahi et un hommage bouleversant à Denzel Washington

    FESTIVAL DE CANNES – Une Palme d’or pour l’engagement politique de l’Iranien Jafar Panahi et un hommage bouleversant à Denzel Washington

    Antananarivo, 25 Mai, 9h45 – Le rideau est tombé sur la 78ème édition du Festival de Cannes qui, a une nouvelle fois, mêlé frissons artistiques, prises de parole politiques et instants d’émotion pure. Sous la présidence de Juliette Binoche, le jury a livré un palmarès audacieux, marqué par la victoire du cinéaste iranien Jafar Panahi et un hommage vibrant à la légende américaine Denzel Washington.

    En remettant la Palme d’or à “Un Simple Accident”, Juliette Binoche et son jury ont salué le courage et le génie cinématographique de Jafar Panahi. Tourné dans la clandestinité, son film raconte la confrontation silencieuse entre un garagiste et celui qu’il croit être son ancien bourreau. Une œuvre haletante et minimaliste, en forme de cri étouffé contre l’oppression, qui a bouleversé la Croisette. Panahi, absent pour raisons politiques, a livré un discours à distance, dédicaçant son prix “au peuple iranien et à la lumière qui reste même quand tout semble éteint”.

    L’un des moments les plus mémorables du festival est sans doute la distinction de Denzel Washington. À la surprise générale, l’acteur américain s’est vu remettre une Palme d’or d’honneur pour l’ensemble de sa carrière. Cette distinction, remise par Spike Lee, a précédé la projection hors compétition de Highest 2 Lowest, leur cinquième et ultime collaboration, inspirée du classique High and Low de Kurosawa.

     

    Photo : Capture d’écran France 24

  • PHOTOGRAPHIE – Rijasolo au festival de photojournalisme Visa pour l’image 2025

    PHOTOGRAPHIE – Rijasolo au festival de photojournalisme Visa pour l’image 2025

    Antananarivo, 25 Mai, 12h15 – Une première pour Madagascar, mais aussi pour le festival Visa pour l’image. Pour la première fois depuis sa création il y a 37 ans, cette rencontre annuelle dédiée au photojournalisme, organisée à Perpignan, en France, accueille dans sa sélection officielle un photographe malgache.

     

    Rijasolo y présentera une exposition tirée de son reportage Madagascar, terre des esprits, publié dans le magazine Géo en 2023. Visible du 30 août au 14 septembre 2025, cette exposition s’inscrit dans la continuité de son travail sur les pratiques spirituelles à Madagascar.

    Dans cette série, Rijasolo explore la spiritualité malgache à travers une esthétique de clair-obscur. Funérailles, cultes des ancêtres, possessions et veillées y apparaissent dans des images centrées sur les liens entre les vivants et les morts. Il propose un récit visuel fondé sur l’observation et l’écoute. L’exposition prolonge ainsi un travail de longue haleine sur les dynamiques sociales, culturelles et religieuses du pays.

    La participation de Rijasolo à Visa pour l’image fait écho à d’autres distinctions dans le domaine du photojournalisme. En le photographe de presse remporte le World Press Photo, région Afrique, catégorie projets au long cours, avec The Zebu War, un reportage sur les conflits liés au vol de bétail dans le sud de Madagascar. En 2013, il reçoit une bourse du Pulitzer Center on Crisis Reporting pour Madagascar: When the Aid Dries Up, réalisé avec le journaliste Aaron Ross. En 2019, il obtient le Prix Paritana, qui lui permet d’effectuer une résidence à la Cité internationale des arts de Paris.

    De février à mai 2025, Rijasolo a également fait l’objet d’une exposition à la Fondation H à Paris. Intitulée La nuit porte la lumière, elle réunit des images prises de nuit dans divers contextes malgaches. Depuis la parution de son livre Madagascar, nocturnes en 2013, Rijasolo construit ainsi une constellation photographique faite des usages, des gestes et des lieux qui composent le quotidien malgache.