Catégorie : Life

  • FÊTE DE LA MUSIQUE LES 21-22 JUIN

    FÊTE DE LA MUSIQUE LES 21-22 JUIN

    La fête de la musique sera célébrée les 21-22 juin. Les artistes œuvrant pour la préservation de la musique traditionnelle malgache seront mis en avant. L’édition 2019 de la Fête de la musique offrira aussi l’occasion de découvrir de nouveaux talents à travers les spectacles de rue.

  • ANTANANARIVO – Le défi qui attend la Haute Ville pour devenir patrimoine mondial

    ANTANANARIVO – Le défi qui attend la Haute Ville pour devenir patrimoine mondial

    L’inscription de la Haute Ville sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco doit encore passer par de longues procédures et nécessite la prise de mesures drastiques de conservation.

    Un parcours de combattant. La Haute Ville d’Antananarivo a encore du chemin à faire avant de figurer sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Malgré certains aspects qui pourraient conférer au site la valeur universelle exceptionnelle, principal critère d’inscription, de nombreux points constituent des risques pouvant hypothéquer ses chances. François Cristofoli, architecte et urbaniste, expert chargé de coordonner la candidature de la Haute Ville, a évoqué au cours d’une journée de débats organisée à l’Institut français de Madagascar (IFM) le 2 juin aussi bien les potentialités du site, que les menaces qui pèsent sur la candidature.

    La dégradation des bâtis est l’un des principaux dangers qui pèse sur la Haute ville. Comme les bâtiments patrimoniaux majeurs et les immeubles à architecture traditionnelle qui s’y trouvent font partie des attributs de la valeur universelle exceptionnelle du site, leur détérioration pourrait lui enlever un critère essentiel à son inscription.

    Il faut ajouter à cela le développement des constructions de structures modernes, ainsi que l’implantation d’antennes et d’autres infrastructures au sein de l’espace à inscrire. La création d’un stade de football sur une partie du jardin d’Andohalo, ou encore l’érection d’une statue de la Vierge dans la cour de la Cathédrale non loin de là pourraient ainsi constituer plus des handicaps que des atouts, estime François Cristofoli.

    La délivrance des permis de construire sur la Haute Ville a, par ailleurs, déjà été gelée depuis deux ans, ainsi que l’a rappelé Francis Razafiarison, directeur général de la culture auprès du ministère de la Communication et de la culture. Mais le contrôle de la mise en œuvre de cette décision laisse à désirer. « Ce qui sera toujours le cas, tant qu’il existe cette rivalité malsaine entre la Commune urbaine d’Antananarivo et l’État central », s’indigne Nasolo Valiavo Andriamihaja, dit Vanf, membre fondateur de l’association Andohalo.

    D’autres dangers physiques guettent la Haute Ville, et nécessitent, selon l’expert mandaté par la Région île de France des mesures destinées à assurer la stabilisation de la colline. Il a, entre autres, évoqué la fragilité du sol, les glissements de terrain, les éboulements et autres écroulements de rocher.

    Tourisme culturel

    Mais si les glissements de terrain ont été étudiés en vue de trouver des solutions à intégrer dans le plan de gestion, « les écroulements de rochers n’ont pas été pris en compte par les experts en hydrogéologie lors de leurs premières descentes », ajoute François Cristofoli. Une troisième descente devrait ainsi être réalisée pour étudier ce phénomène, en vue de proposer des solutions.

    Sur le plan socio-culturel, l’architecte urbaniste italien en charge du dossier soulève également la nécessité de maintenir les pratiques traditionnelles vivantes, ainsi que les rites et les croyances existants sur le site. Il a donné l’exemple de la fabrique traditionnelle de cornets à glace, qui est pourtant menacé par la fragilité économique guettant les artisans. « Cela peut conduire au développement du tourisme culturel sur le site », explique-t-il.

    Malgré les menaces et les dangers, François Cristofoli se veut optimiste quant à l’inscription de la Haute Ville. Cette dernière, rappelle-t-il, constitue « un site unique en Afrique subsaharienne », présente « une architecture singulière », est à la fois « un paysage urbain historique » et « et un ensemble urbain cohérent et de grande qualité ». Le site répond par ailleurs à la volonté d’équilibrer la liste du patrimoine mondial, poursuit-il, dans la mesure où l’Afrique subsaharienne compte très peu de sites répertoriés par rapport aux autres régions du monde, notamment l’Europe.

    La Haute Ville fait partie des biens soumis par Madagascar à l’inscription sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2016. La procédure nécessitant une durée moyenne de cinq à sept ans, l’inscription devrait encore attendre quelques années, d’autant que le dossier nécessite encore un certain nombre de clarifications, ainsi que l’a souligné François Cristofoli. Le bien à inscrire s’étend sur une superficie de 80 à 90 ha, mais l’impact des actions de conservation porte sur une zone tampon allant jusqu’à 200 à 250 ha.

    crédit photo : depositphotos.com

  • ÉLECTION À VENIR AU SEIN DE LA FMF

    ÉLECTION À VENIR AU SEIN DE LA FMF

    Ayant tenu son Assemblée Générale, ce 12 juin à Anosy, le Comité de Normalisation pour la Fédération Malgache de Football (CN-FMF) a fixé au 24 août, la date des élections du président et des membres du Comité Exécutif de la FMF. La présidente du CN-FMF, Attalah Béatrice a indiqué que les dépôts de candidatures sont ouverts à partir d’aujourd’hui (12 juin) et seront clôturés le 12 juillet. L’AG du CN-FMF s’est déroulée en présente d’une émissaire de la FIFA, en la personne de Sarah Solemale.

  • LA MAGIE SERA AU RENDEZ-VOUS À LA CITY CE WEEK-END

    LA MAGIE SERA AU RENDEZ-VOUS À LA CITY CE WEEK-END

    Des tours de passe-passe et du mentalisme au rendez-vous à la City Ivandry, ce samedi 15 juin. Mahandry et Tojo, deux jeunes magiciens en herbe nous parlent de leur passion pour la magie.

  • LES BAREA AU STADE DE MAHAMASINA

    LES BAREA AU STADE DE MAHAMASINA

    Une petite séance d’entraînement, pose photos avec les joueurs et dédicaces, les amoureux du football n’ont pas boudé leur plaisir, ce lundi (10 juin) au Stade municipale de Mahamasina. Un après-midi mémorable au cours duquel les membres de l’équipe nationale ont pu recevoir le « Tsodrano » de leurs fans. Bolida et Dax se souviendront de leur bref passage sur cette pelouse où ils ont débuté leur carrière. « Nous ferons tout notre possible pour défendre les couleurs de Madagascar dans cette CAN », a déclaré le joueur de Paris FC.

  • IMPORTATION DE CHIENS

    IMPORTATION DE CHIENS

    Les passionnés et les éleveurs canins commencent à importer des chiens actuellement. Certains détails sont cependant à prendre en compte, en ce qui concerne l’importation des chiens. Hery Rambeloson, Vice-président Fast Mada, s’attarde sur quelques points essentiels.

  • KALITAO NY RONONO

    KALITAO NY RONONO

    KALITAO NY RONONO

  • FORMATION SUR LA CONSERVATION DES MUSÉES

    FORMATION SUR LA CONSERVATION DES MUSÉES

    Madagascar ne compte que cinq spécialistes en conservation des musées. Le Conseil International des Musées (ICOM) donne un coup de pouce à la Grande île en formant 26 techniciens travaillant dans 11 musées du pays. Ces derniers seront alors en formation du 11 au 21 juin au Palais d’Andafiavaratra. Les futurs conservateurs de musée apprendront la « Réorganisation des réserves au sein des musées » (RE-ORG). Il s’agit d’une méthodologie internationale très utilisée dans le domaine. Par ailleurs, l’Ambassade du Japon allouera un budget de 1,5 milliard ariary pour la préservation et la conservation des objets de valeurs du Palais de Manjakamiadana au Palais d’Andafiavaratra. La création d’un atelier de restauration d’œuvres d’art, ainsi que d’un atelier d’ébénisterie, est également prévue. Ces infrastructures seront placées sous la direction de l’UNESCO.

  • INDÉPENDANCE DE MADAGASCAR ET CULTURE

    INDÉPENDANCE DE MADAGASCAR ET CULTURE

    La « Place de l’Indépendance » à Antaninarenina a été mise en valeur à l’occasion de l’ouverture officielle, ce 06 juin, de la célébration du 59ème anniversaire de l’Indépendance de Madagascar. L’historienne et non moins présidente fondatrice du Musée de la Photographie de Madagascar, Helianta Rajaonarison, en dit un peu plus sur ce lieu empreint d’histoire. L’Ortana pour sa part, a présenté un circuit touristique permettant de visiter des sites historiques de la capitale.

  • PATRIMOINE – Madagascar pas encore prête à prendre en charge ses collections volées

    PATRIMOINE – Madagascar pas encore prête à prendre en charge ses collections volées

    Que faire des pièces de collection « prises » à Madagascar par les anciennes puissances occidentales ? La question a été soulevée lors d’un atelier organisé dans le cadre d’une journée de débats sur les villes en chantier à l’Institut Français de Madagascar (IFM).

    À priori, la Grande île ne dispose pas des ressources et des moyens pour conserver ces biens s’ils devaient lui être restitués. « Nous n’avons rien qui puisse nous permettre de les protéger », a concédé Francis Razafiarison, directeur général de la Culture au ministère de la Communication et de la culture, le lundi 3 janvier lors des débats sur la valorisation du patrimoine et du développement urbain, à Analakely. Il « faudrait peut-être les laisser là où ils sont pour être sûr qu’ils soient mieux conservés », a-t-il poursuivi.

    Pour le DG de la Culture, « Il n’est pas encore possible de rapatrier ces objets pour le moment, on n’est pas encore prêt ». « Nous ne disposons pas de techniciens, ni d’infrastructures correspondantes pour la sauvegarde de ces collections » continue-t-il.

    Cette opinion est partagée par Julie Rakotoson, directeur de l’antenne Madagascar de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco). « Nous n’avons pas de dispositifs anti-incendie, de sécurité et d’hygiène, ni des techniciens et des spécialistes en la matière », explique la responsable.

    Pour assurer une bonne sauvegarde des différentes pièces, elle évoque la nécessité de remplir certaines conditions. Un personnel bien formé, des bâtiments étanches à l’eau, aux insectes et au vent, des salles de réserve, des meubles pour exposer les collections selon leurs types, telles que des armoires vitrées pour garder les petits bijoux, en font partie. Si la formation du personnel des musées est en cours, les autres conditions ne semblent pas encore remplies.

    La responsable auprès de l’Unesco insiste surtout sur l’importance des dispositions anti-incendie. « Nous avons déjà été victimes de plusieurs incendies sur nos monuments, nous devons y faire attention », rappelle-t-elle. Or, mettre en place des dispositifs anti-incendie comme dans les musées à l’étranger peut revenir très cher. Raison pour laquelle elle prône également le maintien du statu quo jusqu’à ce que la Grande ile soit prête.

    Aujourd’hui, Madagascar dispose de 1 400 collections, dont 20% d’objets royaux, tous conservés au palais du Premier ministre à Andafiavaratra. « Mais nous en avons inventorié pas moins de 7 700 pièces rien qu’en France », glisse Francis Razafiarison, sans préciser lesquelles. Des biens que l’État français est prêt à rendre à Madagascar, mais que la Grande île ne semble donc pas encore en mesure de récupérer et d’exposer dans les normes.