Catégorie : Life

  • SPECTACLE – « Fampitaha, fampita, fampitàna » de Soa Ratsifandrihana au « Kunstenfestival » de Bruxelles

    SPECTACLE – « Fampitaha, fampita, fampitàna » de Soa Ratsifandrihana au « Kunstenfestival » de Bruxelles

    Antananarivo, 18 Mai, 6h12 – La chorégraphe Soa Ratsifandrihana présente sa pièce « Fampitaha, fampita, fampitàna » ou “Comparaison, transmission et rivalité” au festival international de théâtre et de danse contemporaine Kunstenfestival, à Bruxelles, le 25 mai. Cette pièce mélange les genres en mettant en scène récits radiophoniques, musicaux et chorégraphiques avec des artistes aux influences multiples.

    Avec Joël Rabesolo à la guitare, Audrey Merilus et Stanley Olivier comme performeurs, c’est aussi Madagascar qui rencontre Haïti dans une création qui veut souligner les divers apports culturel dans ce que la description du spectacle nomme « éclatement inouï de cultures ». D’ailleurs « Fampitaha, fampita, fampitàna » mélange volontiers les langues en utilisant à la fois le français, le malgache et le créole haïtien.

    Après Bruxelles, cette pièce co-produite par le Fonds Yavarhoussen fera le tour de quelques grandes villes européennes. Au programme annoncé par ce fonds dédié à la culture malgache figurent Paris, Berlin, Orléans, Strasbourg, Toulouse, Avignon ou encore Genève. De quoi donner un aperçu de « Fampitaha, fampita, fampitàna » au monde.

  • DANSE – Un parcours couronné d’un double diplôme pour deux danseuses malgaches après trois ans d’études en France

    DANSE – Un parcours couronné d’un double diplôme pour deux danseuses malgaches après trois ans d’études en France

    Antananarivo, 15 Mai, 8h40 – Zoe Randriananjaka et Judith Manantenasoa achèvent leur cursus. Au bout de trois ans d’études à l’Université Pont de Bois de Lille et à l’École supérieure de musique et de danse de Roubaix, les deux danseuses malgaches obtiennent leur diplôme d’État en enseignement de la danse ainsi que leur licence en danse.

    Zoe Randriananjaka et Judith Manantenasoa ont quitté Madagascar en 2021 , après avoir passé leur examen d’aptitude technique. S’en est suivi un double cursus à l’Université de Lille et à l’École supérieure de musique et danse de Roubaix avec des tutorats au conservatoire de Montreuil pour Zoe Randriananjaka et de Douai pour Judith Manantenasoa.

    Au cours de ce parcours académique, Judith Manantenasoa indique que cette formation lui a permis de “développer une lecture critique du corps”. “Nous avons eu des cours de morphologie et même des cours qui permettent d’analyser la dynamique des corps ce qui permet une approche analytique”, confie-t-elle. Elle évoque une “approche à la fois scientifique et bienveillante car elle part d’une compréhension profonde du corps”.

    Après cette formation, Zoe Randriananjaka et Judith Manantenasoa comptent bien ramener leur compétence au pays pour faire avancer la danse. Judith Manantenasoa compte déjà ouvrir son école dédiée à l’éveil des enfants à la danse, mais en parallèle elle compte poursuivre encore ses études en master de recherche pour se pencher sur le patrimoine culturel de la danse à Madagascar.

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de Madagascar, suivez-nous sur Google Actualités et  WhatsApp.

  • L’Université catholique de Madagascar accède en demi-finale du concours de débat inter-universitaires de La Haye

    L’Université catholique de Madagascar accède en demi-finale du concours de débat inter-universitaires de La Haye

    Antananarivo, 15 Mai, 7h15 – Le dernier carré pour l’Université catholique de Madagascar (UCM). L’équipe d’Ambatoroka remporte une victoire nette face à celle de l’Ecole de management de la Francophonie (Esfam) en quarts de finale du concours de débat inter-universitaire de La Haye avec 257 points contre 206,5 points pour son adversaire. Lucas Ranaivoson, Ny Avo Miaro Sylvano Razafindrazaka, Mihaja Josie Ramanantsoa, coaches par Joseph Rambinintsoa et Hasina Gaël Rafidison accèdent ainsi en demi-finale du tournoi.

    Lors du match de quarts de finale, les débatteurs devaient discuter si « la durée des mandats des dirigeants des fédérations sportives internationales et mondiales doit coïncider avec le cycle olympique » qui est de 4 ans. En 2023, l’équipe d’Ambatoroka est déjà arrivée en demi-finale, mais a échoué aux portes de la finale après avoir été battue par l’équipe de l’Université de la Polynésie française.

     

  • ARTS – Ouverture de la « Cité des cultures » le 23 avec « De bons baisers de Tanà »

    ARTS – Ouverture de la « Cité des cultures » le 23 avec « De bons baisers de Tanà »

    Antananarivo, 14 Mai, 18h30 – C’est avec une exposition photo que la Fondation de la Bank Of Afrika (BOA) va inaugurer son centre culturel appelé “Cité des cultures” ce 23 mai. Cette exposition intitulée “Bons baisers de Tanà » mettra en scène l’Antananarivo d’hier et d’aujourd’hui par le biais d’une installation où les photos de cartes postales représentant des sites emblématiques seront réinterprétées voire réinventées par les photographes d’aujourd’hui. L’exposition est organisée avec l’Union des Photographes Professionnels de Madagascar (UPPM).

    La Cité des cultures, située à Antaninarenina, est un véritable centre culturel situé dans un bâtiment historique dédiée à la banque et à la finance rénové et réaménagé en espace de culture sur 1 500 m2. Pour Landy Rakoto, coordinatrice de la Cité des cultures, « c’est un geste à la fois patrimonial mais aussi orienté vers la culture d’aujourd’hui « .

    L’une des activités principales de La cité de la culture consiste en des cours qui y sont dispensés et des rencontres organisées autour de l’art et de la culture dans des salles prévues pour l’art plastique, le numérique et la musique. Vient s’y ajouter une galerie d’art où les expositions se succéderont mensuellement.

  • La restitution des biens spoliés par la France dans les anciennes colonies est une étape cruciale vers la réparation des torts historiques, estime Huguette Bello

    La restitution des biens spoliés par la France dans les anciennes colonies est une étape cruciale vers la réparation des torts historiques, estime Huguette Bello

     

    Antananarivo, 12 Mai, 15h50 – “Un indispensable geste de rédemption pour les injustices passées”. “Une étape cruciale vers la réparation des torts historiques et la construction d’un avenir plus apaisé”. Huguette Bello, présidente de la région Réunion, insiste sur la nécessité pour la France de réparer les torts que la colonisation française a faits aux pays colonisés. Et cela commence par la restitution aux anciennes colonies des biens spoliés par la France durant la colonisation, estime-t-elle dans un communiqué publié vendredi à l’occasion de la journée nationale des memories de la traite négrière et de l’esclavage ainsi que de leurs abolitions.
    ⭕C’est ainsi qu’elle dit se féliciter de l’avancée positive des discussions entre la France et Madagascar sur la question de la restitution du crâne du Roi Toera à Madagascar, et notamment du déplacement que le comité malgache chargé du rapatriement de ce bien devrait faire à Paris “en juin pour entamer la dernière étape de la procédure de restitution”. Pour cette présidente du parti ‘Pour La Réunion’, “le massacre des Sakalava perpétré à Ambiky, sur ordre du Général Gallieni” en 1897 et au cours duquel le Roi Toera a été décapité constitue “un funeste exemple de l’horreur qu’a été la conquête coloniale”.
    ⭕Dans son communiqué, Huguette Bello indique alors “souhaiter avec force que le processus de restitution du crâne du Roi Toera, ramené en France puis conservé tel un trophée, puisse aller à son terme. Elle rappelle avoir “porté ce sujet lors de diverses rencontres avec les autorités malgaches et avec l’ambassadeur de France sur la Grande Île”.

  • Cinq oeuvres de Tara Shakti envoyées dans l’espace en l’honneur de l’humanité

    Cinq oeuvres de Tara Shakti envoyées dans l’espace en l’honneur de l’humanité

    Antananarivo, 9 Mai, 14h30 – Le projet Lunar Codex a choisi cinq des œuvres de la peintre et plasticienne malgache Tara Shakti afin de les envoyer sur la lune. Ces œuvres font ainsi partie des plus de 30 000 œuvres d’artistes choisies pour être envoyées par delà les nuages. Intitulée « La reine » ou encore « Atsrochelys radiata », chaque œuvre sélectionnée de Tara Shakti représente une ou sinon des femmes malgaches. Elles ont été spécialement choisies par le Dr Samuel Peralta, fondateur de Lunar Codex.

    Les œuvres seront numérisées et mises sur un support appelé Codex Nova, indique le site officiel de Lunar Codex pour être mise sous la surface lunaire. Elles vont décoller de la terre soit en novembre 2024 soit en février 2025. Elles prendront la fusée Falcon Heavy de Space X avec le rover Viper de la Nasa .

    Un autre artiste malgache a déjà envoyé ses œuvres sur la lune en 2023. En effet, Natoa Rasolonjatovo grâce au fusée chinois Shenzou 16 a envoyé dix de ses œuvres qui ont décollé le mois de mai 2023 avec celles d’autres artistes africains.

  • POESIE – Santa en demi-finale après une entrée réussie à la Coupe du monde de Slam à Paris

    POESIE – Santa en demi-finale après une entrée réussie à la Coupe du monde de Slam à Paris

    Antananarivo, 8 Mai, 11h55 – Une entrée gagnante pour le slameur malgache Santa, Santatra Andriamanantsoa à l’état-civil, à Paris. Avec un score de 81,5 points, Santa se qualifie pour la demi-finale de la coupe du monde de Slam à la maison de l’air de Belleville. Il finit même troisième sur les 12 slameurs de son groupe passé en premier round mardi à la Maison de l’Air de Belleville dans la Capitale française. Santatra Andriamanantsoa se trouve ainsi derrière Tatishka du Mali qui obtient 81,8 points et devant la française Marnie et ses 80,4 points. Un passage qui fait honneur ainsi aux slameurs du pays.

    Actuellement, les éliminatoires continuent et aucun classement général n’est encore disponible. On attend également la fin des éliminatoires prévus ce mercredi pour déterminer les groupes. Mais avec son score obtenu lors de la première journée, Santa passera à nouveau sur scène le 9 mai.

    Santatra Andriamanantsoa est le gagnant du conclurs Slam National de cette année; Il a succédé à Hichim Abdillah qui avait représenté la Grande île à la Coupe du monde de slam en 2023. Avec ses six textes en malgache il va tenter de ramener la Coupe du meilleur slameur à Madagascar. Le verdict est attendu le 10 mai, date de la finale.

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de Madagascar, suivez-nous sur Google Actualités et  WhatsApp.

  • ART VISUEL – La graffeuse Clipse Teean à l’Artquake-13 en Turquie

    ART VISUEL – La graffeuse Clipse Teean à l’Artquake-13 en Turquie

    Antananarivo, 8 Mai, 11h30 – “Etre un enfant en Afrique”, comment est-ce? Clipse Teean, Mbolatiana Raoilison à l’état-civil, proposera sa réponse à travers une œuvre unique qu’elle exposera en Turquie à l’occasion d’Artquake-13, une exposition collective internationale curatée par l’artiste mondialement connu Safa Bute.

    Le titre de l’œuvre de Clipse Teean est « Dreamer ». Elle représente une petite fille jouant au « tsobato » un jeu de théâtre dont les acteurs sont des pierres. « J’ai choisi de représenter ce jeu parce que c’est avec ce jeu que de nombreuses petites filles à Madagascar expriment leurs aspirations, leurs rêves » déclare Clipse Tean. Une manière pour l’artiste de parler de l’enfance malgache.

    Clipse Tean est une artiste Malgache connue pour ses toiles où se mélangent peinture et graffiti dans une technique mixte. Très appréciée dans le Moyen Orient, elle a, à plusieurs reprises, représenté Madagascar dans des expositions à Dubaï. L’exposition en Turquie est prévue du 13 au 18 mai à la Nigde Art gallery en Cappadoce.

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de Madagascar, suivez-nous sur Google Actualités et  WhatsApp.

  • NECROLOGIE – L’âme de Xhi prend son envol pour quitter définitivement son corps

    NECROLOGIE – L’âme de Xhi prend son envol pour quitter définitivement son corps

    Antananarivo, 8 Mai, 9h05 – Xhi, Guy Rajaofetra à l’état-civil, Diadiorasalama de sa signature, rejoint les étoiles. Il laisse sa compagne M’aa-Diahanitrinielabe veuve. Il a rendu l’âme mardi, confie un de ses cinq enfants. La nouvelle a été officiellement annoncée ce mercredi matin par la page Facebook M’aa et Xhi qui fait part du décès de “Tsimitovianandriandehibe Rajaofetra Guy”. Celui-ci avait 81 ans.

    Artiste polyvalent, Xhi est connu pour ses toiles réalisées avec sa femme M’aa dans un style très nouveau qui sort du réalisme de la peinture Malagache pour rentrer dans la peinture dite naïve. Avec sa compagne toujours, il avait également réalisé la bande dessinée Besorongola pour le magazine Charlie Mensuel où il a travaillé à la fin des années 70.

    Besorongola, c’est sans doute aussi le tube le plus connu qu’il ait écrit. Car Xhi était aussi auteur-compositeur et chanteur. Mais il est surtout connu pour sa passion de l’histoire de Madagascar et de l’identité malgache. Dans ses ouvrages et discours, il a toujours mis en avant des théories sortant du cadre académique.

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de Madagascar, suivez-nous sur Google Actualités et  WhatsApp.

  • LITTÉRATURE – Le recueil « Encre et Lumière » d’Élie Ramanankavana pour récompenser un poète “innovant” à partir de 2025

    LITTÉRATURE – Le recueil « Encre et Lumière » d’Élie Ramanankavana pour récompenser un poète “innovant” à partir de 2025

    Antananarivo, 7 Mai, 13h45 – “Encre et Lumière”, c’est d’abord un recueil de 18 poèmes écrits par Elie Ramanankavana et édité aux éditions Mpariaka Boky. Mais au-delà, il constituera aussi le premier maillon d’une chaîne d’ouvrages qui mettra en avant les écrivains malgaches de demain et leurs œuvres. Des ventes de ce recueil, Elie Ramanankavana et ses partenaires entendent financer la publication de l’ouvrage du lauréat de la première édition du concours de poésie qui est en cours de mise en place.

    Puis, les ventes du recueil lauréat de 2025 devraient ensuite assurer le financement du prochain recueil lauréat. Et ainsi de suite, de façon à “faire exister la poésie malgache, non seulement ici mais ailleurs également”, comme le confie Elie Ramanankavana qui regrette que “depuis trois-quatre ans, il n’y a pas eu de recueil publié à Madagascar alors que c’est le pays de Jacques Rabemananjara”. C’est d’ailleurs à cette lacune que l’auteur entend remédier avec ce prix littéraire mis en place avec Mpariaka Boky, l’Association Hetsika et l’Association Teratany du groupe Le petit Nid.

    Le concours est ouvert à tous les poètes qui écrivent en langue française et qui sont “innovants”, souligne l’auteur de “Encre et Lumière”. Les textes peuvent être soumis dès le début de 2025 tandis que le lauréat devrait être proclamé mi-2025. Outre la publication de l’ouvrage du lauréat, le prix comprend les droits d’auteur et éventuellement d’autres récompenses encore en phase de négociation avec les partenaires. L’association Hetsika de la diaspora se chargera ensuite de représenter les livres dans les salons littéraires à l’étranger.

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de Madagascar, suivez-nous sur Google Actualités et  WhatsApp.