« Raha mba fantatrao mantsy », « Djarina Banou », ou encore « Manahirana ». Si vous étiez ado dans les années 90-2000, vous auriez sûrement reconnu ces chansons. Les plus jeunes ont découvert quelques-unes d’entre elles grâce aux reprises exécutées par d’autres plus jeunes chanteurs. Ce sont des tubes signés Ejema Ramahatombo, plus connu sous son nom d’artiste Ejema. Il fête cette année ses 40 ans de carrière. Ejema n’est plus monté sur scène depuis un certain de temps en raison de ses occupations professionnelles. Maintenant qu’il est à la retraite, il compte bien retrouver la scène. Nous l’avons rencontré toujours aussi passionné de musique.
Catégorie : Life
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EJEMA : «J’envisage de reprendre la musique mais cela va dépendre du public »
« La chanson « Raha mba fantatrao mantsy ry malala », à cause du mot « vodimpodiagna », a généré beaucoup de problèmes. La chanson a failli ne pas sortir. Ils ont jugé que le mot avait une autre racine. La chanson a été présentée à l’Académie malgache, les paroles y ont été envoyées et disséquées. L’Académie a tranché que « vodimpodiagna » dérivait de « vodiagna » et non pas ce qu’ont cru ceux de la porte 4 du service de la censure du ministère de l’Intérieur. A l’époque la censure existait encore. Cette chanson a failli ne pas sortir. »« Ramahatombo Ejema est aujourd’hui l’invité de [www.2424.mg]. Je suis un vieil artiste. Je viens d’Ampasimatera, un village du district de Mampikony. »Quand avez-vous commencé faire de la musique ?« Je suis issu d’une famille de chanteurs. Mon grand-père, mon père, sont tous chanteurs. Les plus anciens connaissent tous Ernest Rabelaza, l’accordéoniste de l’orchestre FRS (Force républicaine de sécurité) à l’époque. Et moi, j’avais débuté dans la musique en 1984. Le 4 Septembre 1984 plus précisément. J’avais enregistré mon premier titre à la maison de disque Discomad. La première chanson que j’ai enregistrée c’était Manahirana. C’était mon premier disque. »Vos chansons ont la côte auprès de tous les Malgaches, comment expliquez-vous cela ?« A notre époque il n’y avait pas beaucoup de chanteurs. Ce sont les producteurs qui cherchaient les chanteurs à produire. Le regretté Freddy Ranarison de Discomad avait déjà entendu parler de moi. Parce que je jouais déjà de la guitare « Pamba ». Il existe des mots du malgache officiel que je ne maitrise pas encore. Autrement, mes paroles sont claires. »Avez-vous d’autres occupations en-dehors de la musique ?« Je suis officier de police. Mais je suis maintenant à la retraite. Quand j’étais encore inspecteur, je disposais de temps libre. Pendant les weekends je pouvais filer en tournée, dans des endroits pas très éloignés. Je partais le vendredi et revenais le lundi matin. Quand j’ai été promu officier, j’avais un peu plus de responsabilités. J’étais chef de division, commissaire dans une localité. C’était difficile d’abandonner le travail. Mais la musique était toujours à côté, je ne l’avais pas délaissée pour de bon.Maintenant que vous êtes à la retraite, comptez-vous reprendre la musique et retrouver la scène ?« Je vais refaire de la musique. Parce que j’aime la musique, je ne peux pas m’en passer, alors que j’étais retenu par mon travail. Mais j’envisage de reprendre la musique. Cela va toutefois dépendre du public. Et j’ai la joie de vous informer que j’ai à disposition de nouveaux singles. Nous venons de sortir de studio. J’ai déjà cinq-six nouvelles chansons. »Qui écrit et compose vos chansons ?« Les autres ont du mal à cerner mes compositions. Parce que quand j’écris les paroles, j’arrange en même temps la mélodie. Mes chansons sont inspirées par la forêt. Je vous avais dit que je viens d’Ampasimatera. C’est à 20km de Mampikony, on passe par une route secondaire pour s’y rendre. Ce qui est issu de la forêt n’exige pas beaucoup de fioritures. Il n’y a que moi qui m’y connais. » -

SORTIE – Un week-end pour récupérer afin de se remettre sur les rails
Antananarivo, 9 Février, 15h30 – Se remonter de la semaine pour bien attaquer la suivante, c’est aussi sortir, profiter des moments libres, se détendre. Pour ce faire, voici une liste de rendez-vous de cette fin de semaine.
• Vendredi 9 Février. L’une des plus grandes rivalités de l’histoire du sport automobile portée au grand écran. Venez découvrir Race for Glory, Audi vs Lancia, au Cinepax Ambodivona et au Canal Olympia Andohatapenaka, ce vendredi respectivement à 15h30 et à 16h30.– Un vendredi joli entre défilé de mode et concert ? C’est au Centell Hôtel Antanimena avec Les Talenta et Sih Rakout à partir de 19h.– A 20h30 ce vendredi, un duo folk aux chansons inoubliables avec Tselonina et Fara Gloum vous attend au Piment Café Behoririka.
• Samedi 10 Février. Dès 15h le Cercle germano-malagasy Analakely nous convie sur sa scène slam en collaboration avec l’équipe Madagaslam.– Si les mélodies d’hier vous manquent et que vous avez envie de vous déhancher sur les chansons qui ont vivifié vos soirées d’antan, DJ Mbints animera la soirée Retro Night à La Teinturerie Ampasanimalo à partir de 19h30, samedi.– Bolo et sa musique à la sauce ravitoto pimentée de thème politique et social vous donnent rendez-vous à Ethnika Analakely, à 21h ce samedi.– De 9h à 16h, l’Alliance Française d’Antananarivo Andavamamba s’affichent, avec des ateliers de danse, un live-concert avec Regasy ainsi qu’une rencontre d’auteurs avec Arikaomisa Randria.
•Dimanche 11 Février. Une escapade sur un site historique s’impose. La première édition du festival Fanorona ouvre ses portes à l’esplanade d’Ambohidratrimo autour du jeu mythique qu’est le fanorona avec des conférences autour du Rova d’Ambohidratrimo et un concert avec Doubl’e’nn, Eklyps et bien d’autres artistes.Expositions :– « La nouvelle terre » reste ouverte au public à Hakanto Contemporary Ankadimbahoaka.– Plus que vingt jours pour découvrir et redécouvrir « Bientôt je vous tisse tous » de feue Mme Zo, à la Fondation H Ambatomena. -

ART VISUEL – Un catalogue de 156 pages pour raconter les six premières expositions de Hakanto Contemporary
Antananarivo, 9 Février, 10h02 – D’autres écrits sur l’art contemporain. Dans un catalogue rétrospectif de 156 pages, des experts de l’art d’ici et d’ailleurs parleront du « parcours artistique de Hakanto Contemporary au travers des œuvres exceptionnelles montrées durant les expositions de ces quatre dernières années ». Paraissant aux éditions Revue Noire, l’ouvrage revient sur les six premières expositions de Hakanto Contemporary parmi lesquelles « Eto isika manandratra ny nofin’izao tontolo izao », « Ramily », « Collection Revue Noire » ou encore « La nouvelle terre ».
Le catalogue, trilingue, capture les moments de l’exposition et donne à voir les œuvres pour les rendre à la postérité. On pourra y trouver, entre autres, des textes Ludonie Velotrasina, de Rina Ralay-Ranaivo, de Hasnaine Yavarhoussen, de Miora Rakotoarimanana ou encore de Jean Loup Pivin et de Pascal Martin Saint Leon. Il sera lancé officiellement le 10 février. La présentation sera assuré par le directeur artistique de cet espace dédié à l’art contemporain, Joël Andrianomearisoa, celui qui a orchestré toutes les expositions de Hakanto et a ensemencé chaque projet artistique.Photo : Hakanto Contemporary -

ART VISUEL – Andy Dominique Rak présente « Fractures Quantiques », des oeuvres faites avec l’Intelligence Artificielle, à l’IFM ce 24 février
Antananarivo, 8 Février, 16h50 – Les œuvres réalisées avec l’Intelligence Artificielle sont-elles un art? Si vous ne vous êtes jamais posés la question sur le sujet, « Fractures Quantiques », une exposition de Andy Dominique Rak se propose de nourrir les réflexions sur la validité d’une telle forme d’art et tout en ouvrant les possibles. ‘ »Fractures Quantiques », une exposition qui sera vernie le lundi 12 février à l’Institut Français de Madagascar, est composée d’oeuvres qui ont toutes ou presque toutes été réalisées avec l’aide de l’intelligence artificielle. Elle pose tout naturellement la problématique nécessaire de la légitimité même d’un art réalisé avec l’intelligence artificielle
Dans le communiqué qui présente cette exposition, il est signalé que « l’intelligence artificielle oscille entre une extension raffinée du génie créatif et un tourbillon disruptif[…] dans un balet provocateur ». Car si l’artiste met en scène un monde dystopique montrant les ravages de « notre dépendance à la technologie », il utilise lui-même la technologie pour réaliser ses œuvres. Une véritable mise en abyme où la technologie et son rôle ainsi que ses dangers sont au centre de réflexions.
Andry Dominique Rak est un artiste évoluant dans le monde du motion design. Résidant actuellement à Londres, il est collabore avec de grandes enseignes comme Universal Music Records, Xbox et bien d’autres. Avec « Fractures Quantiques », il met les projecteurs sur un fait social passé sous silence et pourtant d’une grande urgence, à savoir l’intelligence artificielle. -

ART VISUEL – Miora Acker de retour pour Antananarivo Streets
Antananarivo, 8 Février, 15h15 – De retour au pays depuis peu, Miora Acker a emmené dans sa valise les œuvres qui vont constituer « Antananarivo Streets ». Il s’agit de la nouvelle exposition de l’artiste qui prendra place à Is’art Galerie à partir du 22 février. Elle exposera des tableaux représentant les rues de la Capitale malgache pour nous inviter à ouvrir les yeux sur les évidences qui nous échappent bien souvent.
« Antananarivo Streets » est la continuité d’un travail qui a commencé en 2020 et qui a donné naissance à « Berlin Streets ». Fruit d’une nouvelle technique rejoignant l’héritage de la famille Acker en impression, la série dans laquelle s’inscrit « Antananarivo Streets » est faite de linogravure sur papier. Un travail fait de graphismes détaillés où « le plus gros du travail est la gravure de la plaque de lino et le travail de la couleur », déclare Miora Acker.
La dernière exposition de Miora Acker à Antananarivo date de fin 2019. Une exposition collective au sein de la fondation H où ses œuvres étaient faites de peintures presque naïves où déjà le sens du détail faisait sa signature. Plus de quatre ans après, Miora Acker est de retour au pays pour une nouvelle exposition. -

NÉCROLOGIE – Andry Balafomanga laisse le rock malgache en deuil
Antananarivo, 8 Février, 10h40 – Un nom du rock malgache rend l’âme. Andry Balafomanga est décédé subitement ce jeudi 8 février. « C’est tôt ce matin avant l’aube, à 3h du matin, qu’il me réveille pour l’emmener chez le médecin”, raconte sa fille, Henintsaina Rakotozandry au téléphone ». « Le temps que l’on se prépare, son coeur s’est arrêté », regrette notre interlocutrice.
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De son vrai nom Andry Rakotozandry, ce chanteur est le leader du groupe Balafomanga. Un groupe qui, dès les années 80, a mis le feu sur les scènes du pays. Si le premier album « Izay roa iny » date de 1994, les titres du groupe Balafomanga comme « Inona no jerijerena » ou encore « Jono botry » sont restés dans les bouches et les oreilles.
Photo : Page Facebook Andry Balafomanga
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Deux nouveaux livres de jeunesse, « Rabitro Tsara Fanahy » et « Mais Où Vont-Ils Tous », sortent chez Mpariaka Boky
Antananarivo, 5 Février, 13h35 – Les livres de jeunesse se multiplient. Deux nouveaux titres des éditions Mpariaka Boky Madagascar sont actuellement disponibles. « Rabitro Tsara Fanahy fanahy » de Voniary Ando Nantenaina illustré par Katty Raharivel, et « Mais Où Vont-Ils Tous ? » de Dominique Ranaivoson illustré par Doda viennent compléter les livres de la collection jeunesse de cette maison d’édition.
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« Rabitro Tsara Fanahy fanahy » est entièrement écrite en Malgache. « Cela pour conserver les rimes », confie Lalao-Elina Razanadriaka, directrice des éditions Mpariaka Boky. Fruit de la collaboration avec le projet ressources éducatives de l’Agence française de développement (AFD), ce livre renferme une histoire qui célèbre la bonté et la gentillesse.
« Mais Où Vont-Ils Tous? », deuxième livre jeunesse de Dominique Ranaivoson, est, pour sa part entièrement bilingue. À travers cet ouvrage l’auteur entend apprendre aux plus jeunes à être attentifs. Ses illustrations, signées Doda, sont le fait d’un véritable artiste. Doda, dont certaines œuvres ont été acquises par l’académicienne Dominique Ranaivoson lors d’un passage à Antananarivo, a été l’inspiration qui a impulsé tout l’ouvrage.
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ART VISUEL – Malala Andrialavidrazana au Prix Aware 2024
Antananarivo, 5 Février, 12h00 – Les résultats du Prix Aware 2024 seront connus le 7 mars et parmi les possibles lauréates figure Malala Andrialavidrazana, artiste franco-malgache qui réside actuellement en France. Malala Andrialavidrazana, née en 1971 est sortante de l’école d’architecture Paris. Sa récente série intitulée « Figure », où elle développe des œuvres nourries à l’esthétique des cartes d’atlas et des billets de banque a été reconnue par les critiques comme un travail de grande qualité.
Cette année, Malala Andrialavidrazana est sélectionnée dans la catégorie Nouveau Regard du Prix Aware. Une catégorie ouverte en 2022 pour récompenser les artistes femmes en milieu de carrière pour « ouvrir de nouvelles perspectives de développement de leur carrière et promouvoir leur travail à l’international », selon le communiqué du Prix.
La lauréate du Prix Aware nouveau regard, grâce notamment au mécénat de la maison Chanel, se verra récompensée d’une résidence d’exposition à la villa Albertine à New York. Par ailleurs, l’appui de la A.I.R Gallery permettera à l’artiste de rentrer dans le monde de l’art visuel américain en rencontrant commissaires, critiques, galeristes et journalistes culturels. Enfin, une monographie sera consacrée à la lauréate en France.
Le Prix Aware a été créé en 2016 pour rétablir la parité homme-femme dans les récompenses dans le cadre de l’art contemporain. Depuis, le Prix Aware récompense des artistes femmes méritantes ayant plus ou moins de 40 ans de carrière.
©African Artist For Development
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INFRASTRUCTURES – Poursuite et finalisation des travaux du bâtiment de l’Anac à Ambohitsorohitra annoncé par Christian Ntsay
Antananarivo, 5 Février, 9h55 – Les travaux de construction de l’Academie nationale des arts et de la culture (Anac) bientôt relancés. Le Premier ministre Christian Ntsay l’a fait savoir devant les députés jeudi dernier lors de la présentation du programme de mise en oeuvre de la politique générale de l’Etat. “La finalisation de la construction de cet immense bâtiment sis dans l’enceinte d’Ambohitsorohitra figure parmi les priorités du gouvernement”, annonce-t-il. Le chantier reprend ainsi après avoir été au point mort durant des années
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Le chantier du bâtiment de l’Anac a été déserté par les ouvriers depuis quelques années. Interrogé sur les raisons de la suspension des travaux, Francis Razafiarison, directeur général de la Culture, indique que « la structure de l’Anac est déjà opérationnelle et qu’il reste à terminer ce bâtiment qui relève de la direction des projets présidentiels ».
Ces travaux ont été lancés en grande pompe en novembre 2019 avec la présence des acteurs culturels tout domaine confondu. Le président de la République, Andry Rajoelina, avait annoncé à l’époque que les travaux dureraient un an. Ils se sont néanmoins arrêtés pour ne reprendre qu’après ce discours du Premier ministre.
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CINEMA – « Bob Marley: One love », en avant première au Cinepax avec un show-case de Weaver Trio & Yrinaf
Antananarivo, 3 Février, 12h30 – Après plusieurs bandes-annonces, l’un des biopics les plus célèbres de l’année est enfin en salle . Intitulé « Bob Marley One love », il sera diffusé en avant-première à Madagascar au Cinepax, le 16 février, durant ce qui constitue un véritable ciné-concert avec le show-case de Weaver Trio & Yrinaf. De quoi ravir les amateurs de reggae, de bonne musique et de bons films.
« Bob Marley: One love », réalisé par Reinaldo Marcus Green au studio Paramount, sortira officiellement en salle le 14 février. Dans ce film, qui est le premier biopic de Bob Marley au cinéma, le rôle principal est tenu par le jeune acteur britannique, Kingsley Ben-Adir.
« Bob Marley: One Love », raconte l’histoire de Bob Marley depuis ses débuts jusqu’au succès. Un récit aux rebondissements multiples qui permet de revenir sur les épreuves marquantes de la vie de ce chanteur devenu un icône de la musique. Parmi elles, la tentative d’assassinat dont il a fait l’objet le 3 décembre 1976.