Catégorie : Life
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COMPÉTITION – La Compagnie Miangaly renonce à sa participation aux Jeux de la Francophonie
Antananarivo, 17 Juillet, 11h42 – Trop c’est trop. La compagnie Miangaly claque la porte de l’équipe nationale malgache aux Jeux de la Francophonie. Se disant « honorée, ravie et motivée d’avoir été sélectionnée pour représenter Madagascar dans la catégorie Conte des 9èmes Jeux de la Francophonie au Congo », la Compagnie regrette toutefois de devoir « prendre la décision de renoncer à sa participation ». « A 12 jours de la compétition, il nous est difficile de partir représenter dignement notre pays avec toutes les incertitudes qui planent et les préoccupations qui en découlent », explique-t-elle dans une annonce publiée ce lundi sur sa page Facebook.
Pour la compagnie Miangaly, l’objectif de sa participation aux Jeux est « de porter haut le flambeau malgache : qu’il puisse rayonner au-delà des frontières avec professionnalisme, rigueur et excellence à tous les niveaux ». Ce qui, compte tenu de la situation, ne paraît plus possible pour la troupe qui se dit motivé depuis près de 35 ans par « le plaisir et l’enthousiasme de créer et de partager ».
A moins de deux semaines de l’ouverture des Jeux de la Francophonie, la participation des artistes qui doivent représenter Madagascar n’est toujours pas acquise. A en croire le directeur général de la culture auprès du ministère de la Communication et de la culture, Framcis Razafiarison, « la décision du ministère de la Jeunesse et des sports sur le budget des Jeux est toujours en attente ». Il ajoute que « du côté du ministère de la Communication et de la culture, la tâche a été uniquement de sélectionner les artistes ». Il n’en espère pas moins que le sujet sera évoqué lors du prochain Conseil des ministres.
La semaine dernière, les artistes qui ont monté des œuvres à exposer lors des Jeux ont déjà tiré la sonnette d’alarme. La plasticienne Richianny Ratovo et le sculpteur Fitiavana Ratovo, notamment, se sont inquiétés du retard pris par le départ des œuvres qui devraient être présentés à la compétition. Le ministère de la Jeunesse et des sports avait alors indiqué que la partie culturelle revient au ministère de la Communication et de la culture et qu’il ne s’occupe que du volet sportif. -

CINÉMA – Le film Nampoina diffusé après cinq ans de gestation
Antananarivo, 13 Juillet, 6h44 – Un travail de longue haleine. « Cinq années. C’est le temps qu’il a fallu pour donner naissance à ce film », confie Henri Randrianierenana, le réalisateur de Nampoina, au telephone. Le film, écrit par le Professeur Raymond Ranjeva, sera diffusé en avant-première le 15 juillet au Canal Olympia, Andohatapenaka. Son réalisateur explique que « ce temps a été utilisé pour faire des recherches historiques, recouper tous les faits, apprendre les mœurs vestimentaires d’alors, réaliser le décor, réaliser les costumes, mais surtout former toute l’équipe afin de les professionnaliser ».
Le plateau a été de « grande envergure », poursuit le cinéaste. Sur le tournage, il y a eu plus de 130 comédiens répartis en 100 figurants et 30 acteurs, raconte-t-il. Ce qui a nécessité un travail de gestion conséquent et un budget de taille. S’il n’a pas avancé de chiffres exacts, entre costumes, décor, acteurs et tout le matériel nécessaire, il affirme que beaucoup d’argent a été investi pour arriver à boucler un film de cette envergure.
« Ce film n’est pas une biographie », martèle Henri Randrianierenana, « car il est avant tout politique ». Il explique ainsi que le film débute en 1808 alors qu’Andrianampoinimerina a le projet de faire de toute l’île une seule et même nation sous son règne. L’oeuvre ne revient ni sur l’enfance du grand roi à Kaloy, ni sur l’accession du souverain sur le trône de l’Avaradrano après la destitution d’Andrianjafinandriamanitra. Il se concentre sur le projet de l’Ombalahibemaso de faire de la mer la limite de sa rizière. -

COMPÉTITIONS – Les artistes s’interrogent sur leur participation aux Jeux de la Francophonie à deux semaines du début des épreuves
Antananarivo, 12 Juillet, 11h55 – Rien n’est sûr et il ne reste plus que deux semaines . « On s’est préparé durant trois mois mais tout reste incertain en ce qui concerne notre participation », déclare Angeluc Rehava, président de la fédération de hip-hop et de culture urbaine de Madagascar au téléphone ce 12 juillet. Le sentiment est partagé par la plasticienne Richianny Ratovo et le sculpteur Fitiavana Ratovo, dont les œuvres, achevées, ne sont pas encore arrivées à Kinshasa jusqu’à présent. « Je suis inquiète, j’ai travaillé nuit et jour pour réaliser l’oeuvre que je vais présenter », nous confie la plasticienne.
Interrogé au téléphone sur la participation des artistes malgaches aux compétitions culturelles des Jeux de la Francophonie, Francis Razafiarison, directeur général de la culture au sein du ministère de la Communication et de la culture, indique que « la décision revient au ministère de la Jeunesse et des sports ». André Resampa, ministre de la Jeunesse et des sports, affirme, de son côté, qu’ »une délégation d’athlètes sera envoyée pour représenter Madagascar » à ces Jeux. Pour ce qui est des artistes, il souligne que « c’est le ministère de la Communication et de la culture qui en est le principal responsable ».
Les Jeux de la Francophonie 2023 débuteront le 28 juillet, dans un peu plus de deux semaines, à Kinshasa, en République Démocratique du Congo. Outre les sportifs, des artistes malgaches espèrent défendre les couleurs du pays. Richianny Ratovo pour la peinture, Fitiavana Ratovo pour la sculpture, Toky Dimbimalala pour la photographie, Ndaty Lahy pour la chanson, Miangaly pour les contes, Moustik Crew pour la danse Hip-hop, Pi freestyle pour la jonglerie, Narda Natioranomena pour la littérature, sont d’ores et déjà prêts. La décision finale des ministères concernés sur leur participation ou non à ces jeux est attendue. -

FESTIVAL – Deux semaines de fête à Nosy Be pour la dixième édition du Somarôho
Antananarivo, 12 Juillet, 9h14 – Ambiance « 400 volts » sur l’île de Nosy Be à partir du 3 août à l’occasion du festival Sômaroho. Cet événement phare de l’île aux Parfums fête ses dix ans d’existence. Pour l’occasion, Wawa, celui à qui on doit ce festival, annonce deux semaines de festivités.
« Si chaque année une semaine suffit, cette année nous, les organisateurs, avons choisi d’étaler le festival sur deux semaines », signale-t-il. Il s’agit de « permettre au public de se concentrer sur chaque manifestation durant le festival », explique-t-il. Ainsi, chaque jour sera dédié à une ou deux activités. La première semaine sera consacrée aux festivités tandis que la deuxième sera dédiée aux événements sportifs.
Somarôho devient cette année Somarôho océan Indien. « Chaque année, le festival choisira un pays pour faire voyager le festival et cette année nous avons choisi l’océan Indien », indique Wawa. Ce qui justifie la présence des « plus grands artistes de l’océan indien », ajoute le père du festival. On retrouve donc sur l’affiche des festivités Says’z, Zily, Alain Ramanisum et Goulam, ainsi que des stars de la musique malgache comme Madmax, Denise, Tence Mena et bien d’autres encore.
Face à la presse, Wawa a tenu à souligner que « Somarôho vient de Wawa ». L’origine de Somarôho étant, continue-t-il, la célébration de la première scène du groupe Wawa. C’est à partir des dix ans de scène de ce groupe que le festival est né et cette année Wawa fête donc ses 20 ans de scène. -

LITTÉRATURE – E.D Andriamalala une nouvelle fois traduit en français avec Le Hameau des Rêves
Antananarivo, 11 Juillet, 16h56 – Un événement dans le microcosme littéraire malgache. Le roman culte « Ilay Vohitry ny Nofy » devient « Le Hameau des Rêves ». Pour la rentrée littéraire 2023, une traduction française de l’une des œuvres les plus populaires de la littérature malgache Le Hameau des Rêves de Emilson Daniel Andriamalala, paraîtra chez la maison d’édition Dodo Vole. La traduction est réalisée par l’écrivain Johary Ravaloson.
C’est la deuxième fois que l’oeuvre de E.D Andriamalala est traduite par Johary Ravaloson. Avant « Le Hameau des Rêves », en 2020, le roman « Fofombadiko » traduit sous le titre « Ma promise » paraît toujours aux éditions Dodo Vole. Cette nouvelle œuvre qui sera disponible bien vite dans les bonnes librairies de la capitale sera vendue au même prix que le premier.
« Ilay Vohitry Ny Nofy » reprend le thème de prédilection de E.D Andriamalala, à savoir l’amour et sa quête, mais il déborde la simple romance pour s’interroger sur la notion de nation si chère à cet auteur prolifique. Dans sa version originale, l’ouvrage est paru en 1970. La même année, il remporte un prix octroyé par le Ministère de l’Education nationale.Photo : Dodo Vole
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SPECTACLE – Le groupe Rebika retrouvera ses fans à Antsahamanitra le 13 août
Antananarivo, 11 Juillet, 9h07 – Les inconditionnels du groupe Rebika peuvent se préparer. Le groupe donnera un grand concert, ce 13 août, à Antsahamanitra. La bande sera complète pour ce spectacle. »Les autres membres du groupe, résidant à l’étranger, feront le déplacement pour ce spectacle », souligne Lucien Randrianina.
Le groupe fête son 35ème anniversaire cette année. Ce concert ne sera cependant pas un spectacle d’anniversaire. La célébration aura lieu l’année prochaine. »Le spectacle de ce 13 août sera un avant goût de la célébration de notre 35ème anniversaire, l’année prochaine. Nous avons préféré attendre, compte tenu des différents événements qui auront lieu au pays cette année », poursuit notre interlocuteur.
Le groupe promet toutefois un spectacle particulier à ses fans. »Porter la même tenue sur scène était une signature du groupe, qui avait été mise de côté ces derniers mois. Pour ce spectacle, nous allons refaire vivre cette tradition », précise Lucien Randrianina. Durant ces 35 années, le groupe a sorti plus de 200 chansons et sept albums.Photo : Tarika Rebika
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COOPÉRATION – Biodiversité, une exposition pour découvrir la faune et la flore de la France et de de Madagascar
Antananarivo, 01 Juillet, 14h34 – La faune et la flore de Madagascar et celles de la France réunies dans une seule exposition. Le vernissage aura lieu ce lundi soir à l’Institut Français de Madagascar (IFM) et les panneaux seront visibles jusqu’au 27 juillet sur le même site avant de faire le tour de la Grande île.
Le but de cette exposition, selon Marina Ramanandraibe, chargée de communication de l’Institut de Recherche pour le développement (IRD), est de « faire connaître la biodiversité française et malgache ». Elle est composée de 23 panneaux d’illustrations accompagnées de textes bilingues et devrait permettre à un public de tous les âges de s’informer sur la nature et son fonctionnement.
« Chaque panneau représente un écosystème », indique le communiqué de presse de l’événement. Ce qui promet une immersion du public au sein de la synergie fragile que constitue la nature dans une exposition en deux parties. Les 14 premiers panneaux permettent d’ »illustrer la définition de la biodiversité aux différentes échelles du vivant, son origine et les menaces naturelles et humaines qui l’a dégradent ». Les neuf derniers panneaux concernent la richesse de la faune et de la flore malgache, et mettent en exergue « le rôle de l’humain dans les problématiques liées à la biodiversité ».
Biodiversité a été conçue et réalisée par le Museum national d’histoire naturelle (MNHN), le Centre national de la recherche pour l’environnement (CNRE), la Faculté d’Économie, de gestion et de sociologie de l’Université d’Antananarivo et l’IRD.
Après l’IFM, 10 autres villes de Madagascar pourront profiter de cette exposition avec l’appui du réseau des Alliances Françaises. L’Association Green N Kool, elle, assurera l’animation dans les milieux ruraux et scolaires pour une plus large diffusion des idées fortes de cette exposition tournant autour des problématiques écologiques. -

PUBLICATION – Le magazine pour enfants Mon Karné fait découvrir la cuisine malgache aux tout petits
Antananarivo, 6 Juillet, 13h31 – Les enfants à la découverte de la richesse culinaire malgache. Le numéro de juillet du magazine pour enfants Mon Karné met à l’honneur les plats typiques de Madagascar. La publication se propose dans cet opus spécial de faire découvrir ces plats malgaches ainsi que leurs ingrédients aux plus jeunes. La raison est que « chaque enfant mérite de recevoir des informations sur son pays à travers un support ludique et agréable à lire », déclare le communiqué des éditions Karné.
Disponible dans les bonnes librairies d’Antananarivo à partir de cette semaine, ce cinquième numéro a vu la participation d’une dizaine d’enfants, étant donné qu’il s’agit d’un magazine « par les enfants, avec des enfants et pour les enfants », selon toujours le communiqué de la maison d’édition Karné. En outre, il a vu la participation des restaurants malgaches de la capitale et de Farah de Mon Road Trip Culinaire, pour offrir à la fois un ouvrage facile d’accès mais également riche en information, le but étant d’ « enrichir la culture générale des enfants ».
Mon Karné est paru pour la première fois en mars 2023. Il se veut avant tout un matériel d’exploration et se présente sous forme de magazine entièrement bilingue. Il se caractérise par un graphisme alléchant avec des illustrations haut en couleur et dans l’ère du temps, de quoi initier les plus jeunes à la lecture. -

RECYCLAGE – Du biogaz et du compost issus de boues de vidange pour la cantine scolaire d’Antanjombe Nord
Le compost et le biogaz provenant des boues de vidange transformées par l’une des stations de traitement de la Société municipale d’assainissement de la Commune urbaine d’Antananarivo sont désormais utilisés par l’Ecole primaire publique (EPP) d’Antanjombe Nord. Celle-ci les utilise pour son potager scolaire et pour la cuisson des repas de sa cantine scolaire. Ce sont les femmes des quartiers environnants, qui sont en même temps des mères d’enfants scolarisés à l’EPP d’Antanjombe Nord, qui fournissent la station en boues de vidange. -

CONCERT – Fanja Andriamanantena va fêter les 60 ans dans sa musique ce dimanche au CC ESCA
Antananarivo, 4 Juillet, 16h17 – Il y a soixante ans, le grand public découvrait Fanja Andriamanantena. C’était lors d’une chronique musicale mise en place par Célestin Andriamanantena, son père, et Georges Andriamanantena, son oncle, avec le groupe Railovy, en juillet 1963. Et, l’anniversaire de événement, la chanteuse va le célébrer ce dimanche, 09 juillet au CC ESCA Antanimena. »Comme tout concert, cette célébration aura également sa particularité. Ce sera une fête. En même temps, nous allons revisiter mes 60 années de musique, ma vie avec les artistes que j’ai accompagnés ces dernières années, ce dimanche. », indique Fanja Andriamanantena.
Une dizaine d’artistes, à l’instar de Farakely, Luc, Mahery ou encore Arison Vonjy, ces artistes que Fanja Andriamanantena a accompagnés dans leur carrière, seront présents à ce concert. »Nous allons interpréter des chansons, que Fanja Andriamanantena a écrites pour nous, ce dimanche. Mais, nous avons également prévu de chanter ensemble », lance Farakely, ce jour, lors de la répétition du concert.
Durant sa carrière musicale, Fanja Andriamanantena a sorti plus de 70 chansons. Elle a également écrit, composé, et produit plus de 200 chansons pour d’autres artistes.