Catégorie : Life

  • LITTÉRATURE – Une ligue des écrivaines malgaches en gestation

    LITTÉRATURE – Une ligue des écrivaines malgaches en gestation

    Antananarivo, 23 Mai, 11h56 – Une ligue pour soutenir la littérature et les écrivaines de Madagascar. Elle devrait voir le jour d’ici la fin de l’année, confie Lalao-Elina Razanadriaka, fondatrice des éditions Mpariaka Boky (MBM), lors d’une réunion privée le samedi 20 Mai. L’initiative est prise avec Na Hassi, auteure et performeuse, Voniary, écrivaine et traductrice, Rakemba, traductrice et éditrice, et Vony Ranala, auteure, metteure en scène et scénariste.

    ⭕L’organisation sera créée pour les écrivaines malgaches d’abord et dans leur intérêt. Elle permettra de soutenir la création littéraire des femmes de lettres du pays, selon ses iniatrices, pour une promotion de la littérature. Des projets d’envergure nationale et continentale seront développés dans ce sens, comme des publications communes, pour faire rayonner les lettres malgaches.

    ⭕L’idée de cette ligue a germé lors du Salon international du livre qui s’est tenu du 2 au 12 juin, à Rabat, au Maroc. Elle s’est confirmée lors du congrès constitutif de la ligue des écrivaines africaines le 9 mars. La ligue des écrivaines malgaches sera directement liée à cette ligue continentale, ce qui permet entre autres de briser l’insularité des auteurs du pays dans une ouverture plus grande au continent.

  • LITTÉRATURE – “Jean Joseph Rabearivelo, Une biographie” de Claire Riffard pour briser le cliché du poète maudit

    LITTÉRATURE – “Jean Joseph Rabearivelo, Une biographie” de Claire Riffard pour briser le cliché du poète maudit

     

    Antananarivo, 20 Mai, 8h35 – Harmony Jan Rakotomamonjy présente à la médiathèque de l’Institut français de Madagascar ce samedi 20 mai « Jean Joseph Rabearivelo, Une biographie », de Claire Riffard. Selon cette professeur de lettres classiques du Lycée Francais d’Antananarivo, il s’agit d’ une œuvre qui veut briser les clichés. Jean Joseph Rabearivelo, prince des poètes malgaches selon Léopold Sédar Senghor, fait figure de plume maudite. On ne retient bien trop souvent de lui que son suicide et pourtant au-delà de cet aspect, il s’agit d’un des piliers les plus important de la littérature malgache. L’œuvre de Claire Riffard vient gommer ces a priori, déclare Harmony Jan Rakotomamomjy, en présentant un Rabearivelo au plus proche de la réalité.

     

    L’œuvre est dotée d’intérêt documentaire certain. « C’est vraiment une biographie où chaque chapitre correspond à une période de la vie de l’auteur, avec une narration à la troisième personne ponctuée de-ci de-là par les écrits du poète », déclare Harmony Jan Rakotomamomjy. Le livre concrétise la prédiction de Rabearivelo quand il dit « On s’intéressera, plus tard terriblement à moi – ne serait ce que parce que j’aurai été un fameux précurseur! Une petite manière de vengeance sur ce siècle – sur ce temps – sans foi et ingrat ».

     

    Claire Riffard, responsable à l’IFM des textes et manuscrits modernes a déjà publié les Œuvres complètes de Jean Joseph Rabearivelo aux éditions CNRS, en 2010 pour le tome 1 et en 2012 pour le tome 2. « Jean Joseph Rabearivelo, Une Biographie », est parue aux mêmes éditions le 17 novembre 2022. Il s’appuie sur « Les calepins bleus », journal intime du plus célèbre des poètes de la Grande Île, agrémenté par des photos de Ramilijaonina.

     

  • CULTURE – Le parcours de Hichim Abdillah en Championnat du monde du slam s’arrête en demi-finale 

    CULTURE – Le parcours de Hichim Abdillah en Championnat du monde du slam s’arrête en demi-finale 

     

    Antananarivo, 20 Mai, 6h35 – Malgré ses prouesses, Hichim Abdillah s’incline en demi-finale du Championnat du monde de Slam 2023, dans la nuit du vendredi au samedi. Avec ses poèmes en malgaches déclamés en véritable spectacle, Hichim a ravi un auditoire en liesse. A chacune de ses prestations, la salle est en feu. Mais les notes octroyées par le jury restent en dessous des trois autres candidats. Le score qu’il obtient est insuffisant pour l’emmener en final et son parcours s’achève ainsi dans un Temple de Belleville régalé à la sonorité et à la beauté de la langue malgache.

     

    Trois candidats de nationalité différente se trouvent en finale. Angie Strachan de l’Ecosse, Léo Coupal du Québec et Mythago d’Angleterre ont su séduire les membres du jury au détriment du représentant de Madagascar. Leurs styles sont bien différenciés les uns des autres avec des sujets de prédilection aussi diversifiés que le rapport à soi, l’identité ou encore les handicaps. Le résultat n’a pas fait l’unanimité dans la salle, chacun supportant son slameur favoris, avec un niveau quasi égal pour tous les poètes présents. Les scores finaux ont toutefois départagé les jeux.

     

    Le Championnat du monde de slam est un événement international annuel depuis 2007. Il permet aux meilleurs slameurs du monde de s’affronter. Cette année, Madagascar y a été représenté par le jeune étudiant comorien Hichim Abdillah qui est arrivé jusqu’en demi-finale de la compétition, après avoir remporté le slam national 2022.

     

  • PATRIMOINE – Le musée pour connaître et faire connaître l’histoire 

    PATRIMOINE – Le musée pour connaître et faire connaître l’histoire 

     

    Antananarivo, 19 Mai, 9h00 – « Tant que nous ne connaissons pas notre histoire, nous ne pourrons pas décider pour notre pays car l’histoire est un outil de décision ». Helihanta Rajaonarison, historienne et présidente fondatrice du musée de la photo a mis en exergue le rôle des musées, jeudi, à l’occasion de la journée internationale des musées. Ces lieux sont, comme soutenus par Bako Rasoarifetra, archéologue et Présidente du Conseil international des musées à Madagascar (Icom), ceux où l’histoire vit en plus de se conserver. « Les musées ne sont pas des lieux d’entrepôt d’objets oubliés mais des espaces de redynamisation du patrimoine », souligne-t-elle.

     

    Madagascar manque pourtant cruellement de musées, notre Nasolo Valiavo Andriamihaja alias Vanf. Il regrette d’autant plus cette carence que Madagascar a une dimension continentale et n’en dispose que d’une vingtaine face aux dizaines de milliers que compte l’ Europe. Des regrets partagés par la présidente de l’Icom qui déplore aussi la fermeture de certains de musées. Elle évoque également l’absence d’une politique d’acquisition, entre autres en art contemporain, ce qui va laisser un vide historique pour la génération future.

     

    Chaque année depuis 1977, le Conseil international des musées (Icom) organise la Journée internationale des musées. Cet événement représente un moment unique pour la communauté muséale internationale. Il a pour objectif de sensibiliser la société civile au fait que « les musées sont un moyen important d’échanges culturels, d’enrichissement des cultures, du développement de la compréhension mutuelle, de la coopération et de la paix entre les peuples».

     

     

  • ART ET DÉCO – Sophie Pozmentier lance sa nouvelle collection « Disco Ball » au showroom de Nassara Design 

    ART ET DÉCO – Sophie Pozmentier lance sa nouvelle collection « Disco Ball » au showroom de Nassara Design 

     

    Antananarivo, 18 Mai, 16h15 – Le showroom de Nassara Design ouvre ses portes à Andraharo et accueille pour l’occasion la nouvelle collection « Disco Ball » de l’artiste et designer Sophie Pozmentier. Connue dans le monde artistique de Madagascar pour son « aloalo », l’artiste présente cette fois-ci le modèle est sous sa forme étincelante.

     

    Dans sa collection « Disco Ball », Sophie Pozmentier présente des œuvres couvertes de miroirs, à l’image des boules à facette populaire à l’ère du disco. « J’aime bien les années 80, c’est la période de mon enfance », explique-t-elle. C’est d’ailleurs cette nostalgie de sa jeunesse qui l’a poussée à créer sa collection.

     

    Comme ses œuvres précédentes, les objets de la collection « Disco Ball » sont à base de fibre de verre et de résine. Sophie Pozmentier définit ses modèles comme de « l’ethnique chic ». Franco-béninoise, ayant passé son enfance dans des pays d’Afrique, l’artiste s’inspire de la culture des pays où elle a vécu dans ses œuvres. Elle présente ainsi sa version des poupées Ashanti du Ghana, des masques Fang du Gabon ou les masques Baoulé de Côté d’Ivoire, sans oublier l’Aloalo malgache. Dans son showroom se disputent ses œuvres aux couleurs flamboyantes mais aussi les rayonnements de ses œuvres recouvertes de petit carré de miroir.

     

  • CULTURE – Hichim Abdillah en demi-finale de la Coupe du monde de Slam

    CULTURE – Hichim Abdillah en demi-finale de la Coupe du monde de Slam

    Antananarivo, 17 Mai, 10h15- Notre Hichim national est en demi-finale. A Paris, le 16 mai, durant sa première journée de compétition, celui qui représente la scène slam de la Grande Île a su séduire le jury. Parmi la foule composée de public du monde entier qui ont envahi le Temple de Belleville, les notes sont levées et on lit sur les cartons des cinq juges chargés d’évaluer les prestations des divers compétiteurs un 8,9, un deuxième 8,9 , un 9, un 9,1 et un 9,5. Des résultats qui permettent à Hichim de se distinguer. Celui-ci est désormais à une étape de la finale mondiale de slam.

    ⭕Le texte que Hichim a déclamé est un poème en malgache. Maniant les figures de style comme une lame aiguisée, le Comorien, porteur de l’honneur de l’indianocéanie, brandit une métaphore cinglante. Il compare les conflits mondiaux, les guerres et les horreurs de l’histoire, à une relation amoureuse toxique entre l’Homme et la Terre. De quoi toucher tous les citoyens du monde présents à Paris ce jour là.

    ⭕Hichim, de son vrai nom Hichim Abdoulanlim Abdillah, est un jeune étudiant comorien, devenu champion national du slam de Madagascar 2022. Ses principaux atouts sont non seulement la maîtrise de l’art d’écrire mais aussi celle de la scène. Ses prestations sont généralement nourries d’un savoir faire théâtral qui permet de véhiculer par les gestes et les expressions les émotions fortes. Un atout qui pourrait faire la différence.

    Photo : Madagaslam

  • CULTURE – Première projection de « Mamody, le dernier creuseur de baobabs » à Madagascar ce 28 mai

    CULTURE – Première projection de « Mamody, le dernier creuseur de baobabs » à Madagascar ce 28 mai

    Antananarivo, 16 Mai, 9h10 – « Mamody, le dernier creuseur de Baobab » enfin à Madagascar. A l’occasion de l’exposition “Antson’ny tontolo miaina”, le public de la Grande Île pourra découvrir en exclusivité le film-documentaire « Mamody, le dernier creuseur de Baobabs » de Cyrille Cornu, le 28 mai, à 15h, au Canal Olympia Iarivo.

    ⭕Le film a fait le tour du monde en remportant des prix prestigieux comme la mention Spéciale du festival Cinéma Vue d’Afrique au Québec, ou encore celui du meilleur long métrage en Afrique de la 12 ème édition de Wildlife Conservation Film Festival (WCFF).

    ⭕« Cette première projection me tient à cœur”, déclare Cyrille Cornu. “Il permettra d’avoir un contact direct avec le public malgache et d’avoir une discussion autour de ce film », rajoute-t-il. Le film-documentaire en question met en scène Mamody, un creuseur de Baobab du sud de Madagascar. Il permet de découvrir une pratique qui dans une région aride constitue une gestion eco-responsable des réserves d’eau et une résistance face à un cataclysme naturel de plus en plus fréquent du fait du changement climatique.

    ⭕“Antson’ny tontolo miaina” est une exposition commune qui verra la participation de divers artistes comme Felana Rajaonarivelo, Dadee Andrianaivoson, Miora Rajaonary, Richianny Ratovo et bien d’autres encore. Tous, dans leurs œuvres porteront une réflexion sur le changement climatique afin de contribuer par l’Art et la culture à un combat devenu un enjeu majeur à l’échelle d’un pays mais aussi du monde.

  • SPECTACLE – Tempo Gaigy rend Antsahamanitra fou de nostalgie pour marquer ses 25 ans

    SPECTACLE – Tempo Gaigy rend Antsahamanitra fou de nostalgie pour marquer ses 25 ans

    Antananarivo, 14 Mai, 08h00 – Les années 2000 en puissance. 25 ans après, le groupe Tempo Gaigy rend toujours aussi dingo son public. Au grand complet, le Boys Band star des années 2000 fait vibrer de nostalgie et fait danser un Antsahamanitra plein comme un œuf pendant quatre heures pour marquer son 25ème anniversaire dimanche.
    Et il n’en fallait pas tant pour combler le public de jeunes mamans et de trentenaires, des fans inconditionnels des premières heures venus en masse pour admirer leurs idoles de toujours. Les premiers pas de danse du groupe ont suffi à mettre le public dans l’ambiance. Se sont ensuite enchaînés les tubes phares du groupe comme, « Bevohoka aho mama », « Nofy tsy tanteraka », « Izany foana » ou encore « Mila anao » et bien d’autres encore repris à l’unisson par le public retombé en enfance et en adolescence.
    Le groupe a aussi repris certains titres du groupe Tif à Tif notamment « Mahazo mandeha ». Deux des membres de la Girl’s Band ont d’ailleurs participé au concert anniversaire du groupe de leur ancien mentor.
    En dernière partie, après le passage des guests, notamment Krutambull ou encore Twooki, le quatuor Faniry, Popoly, Lova Love et Dina ont servi leurs plus grands titres dans une ambiance électrique. « Ranomaso efa ritra », « Tiako foana ianao » et l’indémodable « Ramose Tantanta » pour conclure une journée mémorable pour ses inconditionnels.
  • LITTÉRATURE – Michèle Rakotoson remporte le Prix Orange du livre Afrique avec son roman Ambatomanga 

    LITTÉRATURE – Michèle Rakotoson remporte le Prix Orange du livre Afrique avec son roman Ambatomanga 

     

    Antananarivo, 13 Mai, 6h05 – Et la gagnante est … Michèle Rakotoson. L’écrivaine malgache, auteure du roman Ambatomanga, remporte vendredi soir la cinquième édition du Prix Orange du livre en Afrique. Le trophée lui a été remis au cours d’une cérémonie organisée au Village Orange de la Fondation Orange Côte d’Ivoire, en marge du salon international du livre d’Abidjan. Elle gagne également une dotation de 10 000 euros ainsi qu’une campagne de promotion de son ouvrage.

     

    Lancé en 2019, le Prix Orange du livre en Afrique récompense « un roman écrit en langue française et une maison d’édition basée en Afrique ». Pour cette année, 38 livres présentés par 29 maisons d’édition ont été en lice. Cinq d’entre eux, dont « Ambatomanga » ont accédé à la finale. Et c’est sur « Ambatomanga, Le silence et la douleur » que le choix du jury présidé par Véronique Tadjo s’est porté.

     

    Ambatomanga, Le silence et la douleur, est un roman sur la conquête francaise de 1894-1896. Il réussit, par un jeu de double point focal, sur Tavao, ancien esclave devenu porteur de Palanquin, et l’officier français Le Guen, à dire la douleur de cette guerre et ses stigmates croupies dans le silence des âges. Ce livre est sorti par la maison d’édition franco-mauricienne Atelier des Nomades, en 2021.

     

  • CULTURE – Madagascar présent à la Coupe du monde de Slam prévu à partir de ce 15 mai à Paris

    CULTURE – Madagascar présent à la Coupe du monde de Slam prévu à partir de ce 15 mai à Paris

    Antananarivo, 11 Mai, 19h30 – Un poème malgache sera bien déclamé à Paris lors de la Coupe du monde de slam qui s’y tiendra du 15 au 20 mai. Madagascar fait partie des 20 pays présents cette année, et c’est le jeune étudiant comorien Hichim Abdoulanlim Abdillah qui portera le flambeau de la Grande île. Celui-ci est en effet le champion du slam national 2022, un concours qui ne fait pas de distinctions de nationalité entre les participants. Hichim Abdoulanlim Abdillah affirme se reconnaître dans la scène malgache car celle-ci lui a apporté le sérieux nécessaire pour permettre à sa carrière de décoller.

    Hichim Abdoulanlim Abdillah a participé à plusieurs projets artistiques et concours depuis 2020. En 2021, il gagne le concours de slam sur le thème « Le présent, mon futur », et en 2022 c’est la consécration. Selon lui, ses principaux atouts sont l’art scénique car il a fait du théâtre et son aisance à la langue car il est un grand amoureux du français. À Paris, devant les spectateurs d’ici et d’ailleurs, le poète déclamera un poème malgache, ce qui est pour lui le symbole de cette identité commune qui unie les îles de l’océan Indien.

    La « Coupe du monde de poésie » a lieu à Paris depuis 2007. Le but de l’événement est de « permettre aux poètes étrangers de venir s’exprimer devant le public français ». Pour ce cours, outre le champion, la délégation malgache de cette année est composée de Tohy Barasinomena Rahaova Josée, présidente de l’association Madagascar depuis 2021, et Bini Josoa Naivotiana Ambinintsoa, membre fondateur et responsable des projets internationaux de l’association Madagaslam.