Antananarivo, 10 Mars, 17h15 – Le nombre des bénéficiaires des projets de filets sociaux de sécurité devraient bientôt passer de 2,5 millions à 4 millions. Avec les dons de 150 millions de dollars supplémentaires que la Banque mondiale vient d’approuver pour ces projets, des ménages pauvres et vulnérables de neuf districts des régions d’Analamanga, d’Alaotra Mangoro, d’Analanjirofo, d’Atsimo Atsinanana, et de Menabe vont s’ajouter à ceux des 20 districts de neuf régions bénéficiaires du programme depuis 2015.
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COOPERATION – 150 millions de dollars de dons de la Banque mondiale pour étendre les projets de filets sociaux de sécurité
Ces dons vont par ailleurs permettre la numérisation du système de protection sociale en numérisant l’enregistrement et en développant un système de paiement électronique, indique un communiqué de la Banque mondiale. L’idée est aussi de « capitaliser sur les acquis du programme de transfert monétaire d’urgence face à la pandémie de Covid-19, Tosika Fameno, pour renforcer la résilience à long terme des ménages pauvres et vulnérables en milieu urbain », poursuit le communiqué. -

FINANCES PUBLIQUES – La France accorde à Madagascar le rééchelonnement du paiement de 1,6 millions d’euros de dettes
Antananarivo, 10 Mars, 12h10 – Madagascar peut ne rembourser les prêts qu’elle a contractés auprès de l’Agence française du développement (AFD) avant le 24 Mars 2020 qu’à partir du 15 Juin 2022. Le paiement de la dette, d’un montant de 1 647 221 euros, peut par ailleurs se faire en six fois tous les six mois. La dernière échéance selon l’accord de différé de dette qui a été signé mardi par Richard Randriamandrato, ministre de l’Economie et des finances, et Christophe Bouchard, ambassadeur de France à Madagascar, est prévue le 15 Décembre 2024.
Pendant un an et demi, Madagascar est ainsi libéré du paiement d’un montant de plus de 1,6 millions d’euros, somme que le gouvernement s’est engagé à consacrer aux dépenses dédiées à atténuer les impacts sanitaires, économiques et sociales de la crise de la Covid-19, écrit le ministère de l’Economie et des finances dans un communiqué publié mardi.Photo : Ambassade de France à Madagascar. -

FORMATION – Les concours d’entrée en formation initiale de matelots à l’ENEM de Mahajanga reportés
Antananarivo, 10 Mars, 7h52 – Les candidats non professionnels qui ont l’intention de se former en tant que matelots à l’Ecole nationale d’enseignement maritime (ENEM) à Mahajanga peuvent encore s’inscrire aux concours qui y mènent s’ils le souhaitent.
« Les dépôts de candidature restent encore ouverts jusqu’au 3 avril 2021 à 16h30 », indique l’Agence portuaire, maritime et fluvial (APMF) dans un communiqué publié mardi. Sauf changement, les concours d’entrée en formation initiale de matelots ponts, de matelots machine et de matelots électroniciens en question devraient avoir lieu le mercredi 14 et le jeudi 15 Avril.
Les concours sont ouverts aux titulaires du diplôme de baccalauréat. Les candidats doivent par ailleurs présenter dans leur dossier, en plus des autres documents tel que l’extrait du casier judiciaire bulletin n°3, un certificat d’aptitude médicale à la navigation maritime valide et délivré par un médecin des gens de mers agréé.
La rentrée est prévue le 3 Mai et le cursus est censé durer trois mois. Les candidats admis doivent préparer, par ailleurs, un minimum de 450.000 ariary par mois pour couvrir ses frais de formation, d’hébergement et de restauration s’ils sont en internat. Selon les premiers avis de concours publiés par l’APMF, les frais d’études sont fixés à 200.000 Ariary par mois, les frais d’internat à 125.000 Ariary et le tarif quotidien des trois repas est de 7.000 Ariary. -

MAX FONTAINE – « Un reboisement réussi est un gros travail avant et un énorme travail après »
Le reboisement est une profession. Pour Max Fontaine, fondateur de la startup Bôndy, mettre un plant d’arbre dans la terre puis faire un selfie ne constitue que 1% du travail de reboisement. Dans l’entreprise qu’il a lancée, spécialisée en reboisement, une saison se prépare neuf mois à l’avance, avec la réalisation de différentes études préalables sur l’environnement du terrain où les arbres seront plantés. Le suivi se fait ensuite sur au moins cinq ans avec des agents dédiés, ajoute-t-il. Pour lui, c’est le minimum de délai qu’il faut pour savoir si un reboisement est réussi ou pas. Interview.
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SANTE PUBLIQUE – Des équipements et du matériel pour 63 centres régionaux et locaux de transfusion sanguine
Antananarivo, 9 Mars, 16h10 – 63 réfrigérateurs-congélateurs pour conserver le sang. 63 thermomètres pour vérifier la température de conservation. 63 presses manuelles pour séparer les différentes composantes du sang. 126 plaques d’opaline et 63 micro-pipettes pour permettre l’analyse des groupes sanguins. La direction de transfusion sanguine auprès du ministère de la Santé publique a reçu lundi des mains du professeur Hanitrala Jean Louis Rakotovao des équipements et du matériel à distribuer à 63 centres régionaux et locaux de transfusion sanguine.
Cette initiative entre dans le cadre du projet du ministère d’équiper les centres de transfusion sanguine au niveau des régions et des districts afin que la qualité des services offerts au niveau de ces centres soit au même niveau que ceux offerts au niveau des centres rattachés aux Centre hospitaliers universitaires (CHU), indique le ministre dans son allocution lors de la cérémonie de remise officielle des équipements. Ces équipements « manara-penitra » répondent aux normes exigées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ajoute-t-il. Ils devraient, entre autres, permettre de séparer les différentes composantes du sang, et ainsi contribuer à une meilleure gestion des poches de sang, tout en ne transfusant aux patients que la composante dont ils ont besoin. Jusqu’ici, dans ces centres, même si le patient n’avait besoin que des plaquettes, il se voyait transfusé toute la poche de sang.
Madagascar dispose de 76 centres de transfusion sanguine, dont six se trouvent au niveau des CHU, et 69 au niveau des Centres hospitaliers de districts et des Centres hospitaliers de référence régionale.Photo : Ministère de la Santé publique -

ENSEIGNEMENT SUPERIEUR – Trois zébus offerts par l’Etat aux étudiants de l’Université de Toliara pour les réconcilier entre eux
Antananarivo, 9 Mars, 13h50 – Apaiser les tensions et faire revenir le calme sur le campus de Maninday. Après le paiement de quatre mois de bourses d’études et des allocations d’équipements aux étudiants de l’Université de Toliara, les autorités gouvernementales et localmes ont remis aux étudiants trois zébus dans le cadre du processus de réconciliation, indique une source auprès de l’Université. La cérémonie s’est tenue lundi en fin d’après-midi sur le campus et a été dirigée par le gouverneur de la région Atsimo Andrefana, Edally Tovondrainy Ranoelson.
Il y a deux semaines, des étudiants ont manifesté au sein de l’Université pour réclamer le paiement de quatre mois de bourses d’études et la validation de leur diplôme. D’autres étudiants ont refusé de se joindre aux manifestations, une situation ayant créé des affrontements entre les étudiants. Les étudiants manifestants sont ensuite sortis du campus, mais leur mouvement s’est transformé en pillage, des individus en ayant profité pour saccager des magasins dans le centre-ville.
Après une première rencontre avec une délégation gouvernementale dirigée par Tinoka Roberto Raharoarilala, ministre de la Jeunesse et des sports, également coach de la région, une mission du ministère de l’Enseignement supérieure, accompagnée d’une délégation de la présidence de la République, est venue sur place pour démarrer et accélérer le processus de digitalisation des cartes d’étudiants.Photo : Daniel Revony / Radio Fanambarana -

ELIMINATOIRES CAN 2022 – Lalaina Nomenjanahary alias Bolida dit avoir été bloqué par Paris FC de rejoindre les Barea pour les matches contre l’Ethiopie et le Niger
Antananarivo, 9 Mars, 12h55 – Lalaina Nomenjanahary, alias Bolida, explique sa non-participation à la sélection pour les deux derniers matches des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2022. Il met en avant le veto de son club, le Paris FC, à sa convocation.
« Mon club évoque cinq motifs pour ne pas accepter mon départ vers la sélection », soutient Bôlida lors d’une vidéo postée sur les réseaux sociaux, ce mardi. Il cite, entre autres, une raison liée à sa blessure contractée lors du match des Barea contre la Côte d’Ivoire en Novembre 2020 et dont le traitement a été pris en charge par le Paris FC.
L’ailier, qui vient d’être rétabli, souligne également son importance au sein de son club pour la lutte en vue de la montée en Ligue 1. Or, le Paris FC jouera un match capital contre le FC Sochaux au début du mois d’avril, soit moins de quatre jours après la rencontre contre le Niger à Madagascar au cours de la 6e et dernière journée des éliminatoires de la CAN.
Bôlida fait part de l’existence d’une nouvelle règle édictée par la Fédération internationale de football association (FIFA) concernant le droit d’un club de s’opposer au départ d’un de ses joueurs pour la sélection. « J’ai contacté Nicolas Dupuis [sélectionneur des Barea] et il l’a confirmé », rapporte l’un des artisans de la campagne égyptienne de 2019. Il affirme toutefois qu’il est « toujours prêt » à aider le pays.
Lalaina Nomenjanahary fait partie des 30 joueurs convoqués pour les deux derniers matchs des éliminatoires de la CAN 2022 au Cameroun. Les Barea défieront les Walya en Ethiopie le 24 mars avant de recevoir les Mena du Niger le 30 mars. Pour l’instant, Madagascar, avec 7 points, est à égalité de points avec la Côte d’Ivoire, mais classé deuxième à cause d’une différence de buts particuliers. Les Barea devancent l’Ethiopie d’un point et le Niger de quatre points dans ce groupe K.


