Si la brique en terre compressée est déjà plus ou moins largement utilisée en occident, elle en est essentiellement à sa phase d’exploitation sur la Grande île. Pour ceux qui promeuvent son utilisation, elle a pourtant de nombreux avantages, notamment s’il faut la comparer à la brique en terre cuite : un avantage écologique et un avantage économique.
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ENVIRONNEMENT – Un agent forestier blessé à la sagaie dans le Menabe Antimena évacué d’urgence en hélicoptère à Antananarivo
Antananarivo, 3 Mars, 17h55 – « Assez ! » hurlerait presque Baomiavotse Vahinala Raharinirina, ministre de l’Environnement et du développement durable. Celle-ci annonce ce mercredi les « blessures graves » subies par un agent forestier en mission de protection de la forêt à Lambokely, localité située dans l’aire protégée de Menabe Antimena. « Il a été victime d’une violence sans nom parce qu’on l’a poignardé avec une sagaie », raconte-t-elle.
Remontée « face aux attaques et aux intentions de blesser les agents de l’environnement qui sont en charge de protéger les forêts et les rares aires protégées qui restent dans notre pays », la ministre hausse le ton. « Nous, au ministère de l’Environnement n’acceptons plus ces velléités d’exterminer et d’attaquer les agents qui protègent la forêt », dénonce-t-elle. Elle parle d’actions perpétrées par une minorité qui, « en plus de détruire les forêts, tue la descendance du pays ».
Encourageant les agents forestiers qui se trouvent sous sa tutelle, elle annonce son intention de soumettre au Conseil de gouvernement la question relative à leurs équipements et leur sécurité. Après les attaques subies par des gendarmes et un agent forestier à Besakay dans la zone d’Ambatondrazaka en Janvier, le corps des agents des eaux et forêts avait déjà demandé au gouvernement l’autorisation de porter des armes pour leur protection. -

DISPARITION – L’ancien gouverneur de la province autonome de Toamasina Samuel Lahady passe l’arme à gauche
Antananarivo, 3 Mars, 15h40 – C’est Bruno Lahady, son fils, qui annonce dans la nuit de mardi à mercredi, le décès de Samuel Lahady, ancien gouverneur de la province autonome de Toamasina. « Regret de vous annoncer décès de mon père Lahady Samuel à l’âge de 89 ans à l’hôpital ‘manara-penitra’ de Toamasina », écrit-il sur sa page Facebook dans la nuit-même.
Ancien président du Faritany de Toamasina sous la deuxième République, Samuel Lahady avait été l’un des gouverneurs de provinces autonomes après le retour de Didier Ratsiraka au pouvoir vers la fin des années 1990. Il avait auparavant également occupé le poste d’ambassadeur de Madagascar en Algérie et en Allemagne.
Compagnon fidèle de l’ancien président, en première ligne durant la crise politique de 2002, il avait été condamné à cinq ans de prison ferme pour atteinte à la sûreté de l’Etat après la crise. Il a purgé sa peine à Madagascar et a choisi de prendre sa retraite politique à sa sortie de prison en 2006.Photo : Page Facebook de la Commune urbaine de ToamasinaRetrouvez l’actualité à Madagascar sur notre site web www.2424.mg -

TRANSPORT – Mialy Rajoelina dans un train de la FCE pour rejoindre la commune de Sahambavy dans le cadre de sa tournée nationale spéciale 8 Mars
Antananarivo, 3 Mars, 14h40 – Le Ministère des Transports, du tourisme et de la météorologie est aux anges. La Première Dame, Mialy Rajoelina, a pris un train de la ligne Fianarantsoa – Côte Est (FCE) mardi pour rejoindre la commune rurale de Sahamabavy dans le cadre de sa tournée nationale sur les droits des femmes. « Nous sommes reconnaissants à Mme Mialy Rajoelina, épouse du président de la République d’avoir choisi de prendre la ligne FCE », écrit le ministère sur sa page Facebook.
Selon le ministère, la ligne FCE constitue un levier important de l’économie et du tourisme de cette région. Pour la relancer, les autorités ont doté la société FCE de trois nouveaux wagons qui sont actuellement tous opérationnels, indique le ministère. Depuis Décembre, un train de voyageur fait le trajet Fianarantsoa-Manakara tous les mardis et samedis.
A Sahambavy, la Première Dame a rencontré les associations qui oeuvrent dans l’apiculture. Elle leur à offert des équipements et des promesses de formation.
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HCC – Jean Eric Rakotoarisoa en attente de son successeur à la Haute cour constitutionnelle
Antananarivo, 3 Mars, 9h40 – Jean Eric Rakotoarisoa, président de la Haute cour constitutionnelle, se prépare à quitter Ambohidahy. Joint au téléphone mardi soir, il rappelle que « si l’on se base sur la date de la prestation de serment, mon mandat se termine le 12 Mars ». Il indique ainsi « attendre la date officielle », et avoue déjà « se préparer à effectuer la passation avec son successeur ».
Avec cette déclaration, Jean Eric Rakotoarisoa choisit de s’en tenir à l’interprétation stricte de la Constitution qui veut que les membres de la HCC aient un mandat de sept ans. Il passe donc outre les dispositions de l’article 2 du règlement intérieur de l’institution qui indique que « leur mandat est de sept ans pour compter de la date de prise de fonction officielle des hauts conseillers dernièrement désignés ». A l’époque de la révision de ce règlement intérieur, les hauts conseillers avaient indiqué vouloir « éviter le remplacement partiel des membres de la Cour ».
Or, si l’on se base sur la date de prestation de serment de chacun des membres pour démarrer le compte à rebours du mandat, le remplacement devrait toujours se faire de façon partielle. Dans la liste actuelle des membres de la HCC, deux ont prêté serment en Mars 2014. Il s’agit de deux des trois hauts conseillers nommés par le président de la République. Quatre autres hauts conseillers, ceux désignés et élus par l’Assemblée nationale et le Conseil supérieur de la magistrature, ont prêté serment en Octobre 2014. Les membres désignés par le Sénat, pour leur part, sont officiellement entrés en fonction en Juin 2016. Une dernière membre, nommée par le président de la République en remplacement d’un haut conseiller décédé, a prêté serment en Février 2018.
Le conseil communal de Bongatsara a récemment adressé à la HCC une demande d’avis en ce sens, mais celle-ci n’y a pas encore apporté de réponse. « La logique veut que les nominations se fassent comme cela s’est fait il y a sept ans : de façon partielle au fur et à mesure que les mandats se terminent », glisse un juriste. « Si tous les autres membres doivent être nommés en même temps que le successeur du président de la HCC, la Constitution qui prévoit sept ans de mandat ne serait pas respectée parce que certains hauts conseillers n’auraient donc fait que cinq ans de mandat », confie un juriste. « Et puis, nous devrions convoquer une session extraordinaire budgétivore du Parlement pour que l’Assemblée nationale et le Sénat puissent procéder à la désignation des membres relevant de leur quota », poursuit-il. Il craint néanmoins que cela puisse amener la HCC à changer de président en milieu de mandat si le successeur de Jean Eric Rakotoarisoa à la présidence de l’institution est choisi parmi les anciens membres déjà en place. -

ENERGIE – La directrice des opérations de la Banque mondiale pour Madagascar appelle à soutenir les ajustements tarifaires de la Jirama
Antananarivo, 2 Mars, 22h55 – « Soutenons tous ces ajustements pour que tout le pays et tout le peuple puissent en bénéficier ». L’appel d’Idah Z. Pswarayi-Riddihough, directrice des opérations de la Banque mondiale pour Madagascar, les Comores, Maurice et le Mozambique, s’adresse au public malgache. Dans une tribune publiée dans la presse, elle explique les raisons pour lesquelles la Jirama doit appliquer les nouveaux tarifs qui auraient dû être appliqués en Janvier mais sur lesquels le gouvernement est revenu.
La tribune intervient alors que les autorités malgaches semblent hésiter à donner un calendrier précis sur l’application des ajustements tarifaires. Richard Randriamandrato, ministre de l’Economie et des finances, a certes indiqué que le nouveau système tarifaire Optima sera mise en œuvre mais pas immédiatement, il n’a fourni aucune échéance sur la durée de la période transitoire. Interrogé sur le sujet vendredi en marge de la célébration du 30ème anniversaire de l’Adema, il s’est contenté de renvoyer les journalistes à la déclaration qu’il a faite mardi.
Afin de rallier le maximum d’allier à la cause de l’optimisation tarifaire, la directrice des opérations de la Banque mondiale met en avant le caractère « inefficace et non ciblé » de la politique tarifaire appliquée depuis 2009. « Inefficace » parce qu’elle fait perdre beaucoup d’argent à la Jirama qui, pendant près de dix ans, a revendu 40% moins cher l’électricité qu’elle achète à prix. « Non ciblée » parce que les subventions induites par la vente à perte bénéficient davantage aux ménages les plus riches, gros consommateurs d’énergie, qu’aux ménages les plus pauvres.
Dans sa tribune, Idah Z. Pswarayi-Riddihough, rappelle que « depuis 2009, la Jirama a accumulé un déficit opérationnel d’environ 3700 milliards d’ariary, soit un milliard de dollars ». Ce déficit, martèle-t-elle, a principalement profité aux « 10% des gros consommateurs résidentiels les plus riches des clients de la Jirama grâce à des tarifs résidentiels subventionnés » ainsi qu’aux « fournisseurs d’électricité à travers les marges excessives d’un grand nombre de contrats d’achat d’électricité ».
L’idée de la directrice des opérations de la Banque mondiale est de faire prendre conscience aux Malgaches en quoi « réviser les barèmes payés par ceux qui en bénéficient est important ». Pour elle, ceux qui peuvent payer devraient payer le prix réel de l’électricité et que seuls doivent bénéficier des subventions « les plus pauvres, les plus vulnérables et les plus nécessiteux ». L’accès à l’électricité permettra à ces abonnés de « participer de manière productive à l’économie », poursuit-elle.
Dans la foulée, Idah Z. Pswarayi-Riddihough indique qu’en ajustant ses tarifs, la Jirama peut « non seulement payer ses fournisseurs sans le soutien du gouvernement, mais peut aussi à terme investir dans l’amélioration de la qualité et de la fiabilité de ses services et de connecter des centaines de milliers de ménages vulnérables qui restent encore exclus de l’accès aux réseaux ».
Avec le tarif Optima, 77% des clients de la Jirama, consommant mensuellement moins de 130 kwh d’électricité ont vu leurs factures baisser en Janvier, parfois jusqu’à 40, voire 80% certains ménages sous tarif social. Pour 10% des abonnés de la Jirama, l’augmentation est négligeable, de 0 à 10% selon les chiffres de la compagnie. La hausse est modérée, entre 10 et 25%, pour 6% des clients. Mais elle est effectivement conséquente, de plus de 25%, pour 7% des abonnés. Ces derniers consomment plus de 300kwh d’électricité par mois, tout en souscrivant à une puissance élevée leur permettant d’utiliser de façon simultanée de nombreux appareils et équipements fonctionnant à l’électricité.
Ayant entendu les plaintes et les doléances de ces 7% de clients de la Jirama qu’il considère comme faisant « partie de la classe moyenne », le président de la République a exhorté la Jirama à corriger les factures et à revenir sur la décision d’appliquer le tarif Optima. La compagnie nationale de distribution d’eau et d’électricité s’est exécutée et a baissé le tarif pour tous les abonnés. Ainsi, le prix de la première tranche de consommation est resté identique à ce qui était prévu dans le tarif Optima. Le prix de la deuxième tranche, elle, a baissé et est la même, 370 ariary contre 764 ariary, pour n’importe quelle catégorie de clients et de consommateurs, que ceux-ci consomment moins de 50 kwh par mois ou plus de 300 kwh par mois.Photo : Capture d’écran du site de la Banque mondiale -

LEGISLATION – De nouvelles assurances obligatoires à venir
Savez-vous que les propriétaires des véhicules ne sont plus les seuls à être obligés de souscrire à une assurance responsabilité civile sur leurs véhicules à moteurs ? Le nouveau code des assurances prévoit, en effet, que désormais, les assurances obligatoires sont étendues aux constructions, aux écoles, aux importations et même aux réparations des véhicules terrestres à moteur. Suivez les explications dans cette video.



