
Catégorie : À la une
-

ANDROY – Six ministres présents dans la région pour préparer la venue du Chef de l’Etat
Antananarivo, 20 Octobre, 11h50 – Trois ministres à Tsihombe, deux autres membres de gouvernement sont à Ambovombe et un autre Beloha pour préparer le retour du président Andry Rajoelina dans le Sud. Ces membres du gouvernement sont sur place pour identifier les problèmes spécifiques de la région et pour étudier la mise en place des centres de réhabilitation nutritionnelle et médicale, a indiqué Soja Tsimandilatse, gouverneur de la région d’Androy, lundi.
Bavy Michelle, ministre de la Population, de la protection sociale et de la promotion de la femme, le professeur Jean Louis Rakotovao, ministre de la Santé publique et Voahary Rakotovelomanantsoa, ministre de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène se trouvent à Tsihombe. De leur côté Fidinaivo Ravokatra, ministre des Mines et des ressources stratégiques, et Angelo Zasy, vice-ministre en charge de l’Habitat et de la nouvelle ville à Beloha sont à Ambovombe tandis qu’Andriamanohisoa Ramaherijaona, ministre des Postes, des télécommunications et du développement numérique, se trouve à Beloha.
Le chef de l’Etat s’est déjà déplacé dans le Sud de l’île, dont une partie est touchée par la sècheresse. Il avait promis la lutte contre la pauvreté et la malnutrition lors de son intervention télévisée dimanche. Il avait évoqué la mise en place de centres de réhabilitation nutritionnelle dans quatre districts.

-

PARLEMENT – Le Sénat craint que sa deuxième session ordinaire ne soit compromise
Antananarivo, 20 Octobre, 6h25 – Une session parlementaire inédite. Faute de budget suffisant, le Sénat évoque une deuxième session ordinaire « compromise ». Accusant le ministère des Finances de « faire le siège du Sénat pour des raisons inexpliquées », le bureau permanent de la Chambre haute indique « décliner toute responsabilité pouvant résulter des imperfections causées par les imputations budgétaires illégales » dont l’institution serait victime. Les dirigeants du Sénat anticipent les risques d’autant que la session, soulignent-ils, est « vouée à l’examen et à l’adoption du projet de loi de finances 2021 ».
Dans son communiqué de presse, le bureau permanent du Sénat rappelle que les taux de régulation sur certains chapitres des dépenses de l’institution sont particulièrement bas, parfois même ramenés à zéro. « Le Sénat ne peut pas assurer son fonctionnement normal à défaut de moyens financiers », soulève-t-il. « Le Sénat ne peut pas procéder aux engagements des dépenses prévues par la loi de finances rectificatives », ajoute-t-il encore.
Selon un tableau publié par le bureau permanent du Sénat, à l’exception des dépenses pour indemnités, celles qui servent à payer les salaires et les soldes, dont le taux de régulation est à 100%, toutes les autres dépenses ne sont pas autorisées en totalité. Ainsi, selon le communiqué de presse du Sénat, le taux de régulation pour les biens et services hors carburant et hors fonds spéciaux est à 19,80%, celui relatif aux carburants et lubrifiants est à 57,84% et celui lié aux fonds spéciaux est même de 0%, tout comme le taux de régulation des dépenses d’investissement public. Pour les transferts, le taux est à 16,56%, ajoute le communiqué. -

CIRCULATION – Les vols de rapatriement vers la France restent autorisés, indique le ministre des Transports et du tourisme
Antananarivo, 19 Octobre, 20h30 – Les ressortissants étrangers, et particulièrement les Français et Européens, pourront continuer à quitter Madagascar s’ils le souhaitent, et si leur ambassade, celle de la France en particulier, continue d’organiser des vols de rapatriement. C’est du moins ce qu’a laissé entendre Joël Randriamandranto, ministres des Transports et du tourisme, joint au téléphone par www.2424.mg. « Ce sont les vols de rapatriement transportant des passagers vers Madagascar qui sont suspendus, mais les vols de rapatriement qui quittent Madagascar seront encore autorisés », indique-t-il.
Dimanche, le président de la République Andry Rajoelina a annoncé que le dernier vol de rapatriement des Malgaches bloqués en France est prévu le 1er Novembre. A partir de cette date, plus aucun vol transportant des passagers en provenance de l’étranger ne sera autorisé à atterrir à Madagascar. Les vols régionaux qui avaient été prévus rouvrir à partir du 29 Octobre sont à nouveau suspendus, a également souligné le chef de l’Etat dimanche.
Voulant éviter une deuxième vague à l’instar de ce qui se passe en Europe, les autorités malgaches décident de poursuivre leur stratégie de suspension des liaisons aériennes internationales avec l’étranger, surtout pour les vols qui entrent sur Madagascar. Afin de ne pas handicaper totalement le secteur du tourisme, l’ouverture de l’île de Nosy Be reste néanmoins maintenue. Selon les derniers chiffres du Centre de commandement opérationnel (CCO) Covid-19, Madagascar a enregistré au moins 30 cas importés de coronavirus depuis que les vols de rapatriement des Malgaches bloqués à l’étranger sont réguliers.Photo : Ambassade de France -

BILAN – Ce qu’implique la fin de l’état d’urgence sanitaire
La fin de l’urgence sanitaire implique la suppression de certaines mesures, notamment celles relatives aux réquisitions et au contrôle de la circulation. Mais d’autres mesures, surtout les mesures sanitaires, restent maintenues. Désormais, il revient aux préfets et aux autorités locales de prendre des arrêtés. Ceux-ci seront pris sur la base des recommandations présidentielles, indique le préfet d’Antananarivo. Sur quelles mesures le pays a-t-il tiré un trait et quelles sont les mesures auxquelles les citoyens doivent encore se soumettre ?





