ARTISANAT – Regroupées dans des coopératives, nombreuses sont les familles qui vivent de la sériciculture (l’élevage du ver à soie). Des artisans dans les régions de l’Itasy et d’Analamanga nous font découvrir l’art de manipuler la soie, une matière reconnue pour sa qualité, dans le secteur de l’habillement et celui de la mode en général.
Catégorie : À la une
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VANF ANTRANONKALA – ONLINE : C’est l’Imerina qu’on assassine
Maxime universelle : on ne fait pas une omelette sans casser des œufs. Démonstration par l’absurde bien malgache : on ne remblaie pas le Betsimitatatra sans araser les collines. Et, à force d’aplanir les collines, que va-t-il rester des emblématiques « Tendrombohitra Roambinifolo » , les douze collines qui font l’Imerina ?
Quand ce ne sont pas les engins qu’on envoie, très officiellement, terrasser les montagnes, ce sont les petites mains qui s’attaquent sans relâche aux pierres des collines : Ambatomaro, aux-pierres-innombrables, disparaîtra purement et simplement à raison de ces camions emplis de moellons à pleine charge par essieu, mais que personne ne songe à contrôler ; sur la route d’Anjeva, comme aux abords d’Ambatofotsy, et partout ailleurs dont on ne peut dresser ici la liste exhaustive, c’est le même spectacle de ces familles qui réduisent les vatolampy en gravillons.
Les « Douze collines », qui ne sont pas que douze, dessinent un paysage qu’ont célébré, tant et tant de fois, les poètes : « Ankaratra et Andringitra voulaient venir l’une vers l’autre, dit la légende, mais Ambohimanoa s’est intercalée ».
L’Imerina, en son étymologie, c’est ce pays des hauteurs sur lesquelles les Anciens établirent leur habitat, laissant la plaine, à l’eau, au riz, aux cultures. L’Imerina, sans ses collines de toujours, sera un « plat pays ». Un plat pays qui sera un peu moins le nôtre : ces remblais incessants détruisent une part d’histoire et dépersonnalisent tout un peuple auquel on vole son paysage identitaire.
Les collines qu’on noie dans la plaine, c’est l’Imerina qu’on assassine.
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VANF ANTRANONKALA-ONLINE : La «génération scooter»
La violence du choc entre un scooter et une voiture à 50 kmh montrée à des ados : opération de sensibilisation plus que nécessaire, alors que les parkings des collèges se remplissent dangereusement de ces engins ou que le génie précoce débarque à l’Université des scootéristes pas toujours en âge d’avoir passé l’examen du Code de la route avant de subir les épreuves du baccalauréat.
Comprenant une formation théorique obligatoire et préalable à la formation pratique, le «brevet de sécurité routière», correspondant à la «catégorie AM du permis de conduire», autorise à conduire un scooter de 50cm3 qui ne doit pas dépasser 45 kmh.
Non, ce n’est pas sur la route digue d’Ampitatafika-Fenoarivo, ni sur la longue ligne droite de Faravohitra-Lazaina. Mais, il faudra bien y venir. Un scooter n’est pas un jouet. La réglementation malgache doit évoluer aussi vite que les scooters filent à toute vitesse. Rodéo au retour d’un week-end. Mais, dépassement imprudent, queue-de-poisson stupide ou circulation en sens interdit au quotidien.
On connaît les opérations «Pâques sans accident». Elles seraient plus immédiatement utiles si les gendarmes, au lieu d’attendre au tournant, arraisonnaient tout ce beau-monde vers un terrain dégagé pour une formation accélérée : au Code de la route et à la sensibilisation aux risques. Risques pour eux-mêmes. Mais, il ne faut pas non plus ignorer les risques qu’ils font courir aux autres usagers de la route.
Comme d’être déféré au Parquet pour un «homicide involontaire», tel que le qualifie encore une législation désuète. Si l’automobiliste n’a ni refusé la priorité, ni conduit en état second, ni commis aucune faute : pourquoi serait-il déféré au parquet pour le suicide par imprudence d’autrui ?
Les autorités avaient cherché à alléger la circulation automobile de la traction humaine ou animale des pousse-pousse et charrettes. Il leur faudra anticiper le prochain boum des «tuk-tuk» qui vont-et-viennent déjà à Ambohidratrimo. Il ne leur faudra pas une génération pour combler les dix-huit kilomètres jusqu’à Antananarivo.
La «génération taxibe», on sait ce qu’elle est devenue, avec l’anarchie dans chaque acte du quotidien depuis 25 ans. On peut déjà craindre pour ce qui va advenir de la «génération scooter».
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SANIFER : UNE GRANDE TOMBOLA POUR REMERCIER SES CLIENTS
La société Sanifer fête son 25ème anniversaire, cette enseigne leader sur la distribution de matériaux de construction organise une tombola exceptionnelle, permettant de gagner entre autres un véhicule neuf. Pour tout achat dans l’un des 3 magasins à Antananarivo et en ligne (https://www.sanifer.mg/), les clients peuvent ainsi recevoir un ticket de participation.
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VANF ANTRANONKALA-ONLINE : C’est la forêt qu’on génocide
Des cadavres d’arbres qui jonchent les flancs d’une colline. Des milliers d’arbres coupés en attendant de devenir du charbon combustible. Des camions, seuls véhicules qui arpentent des pistes défoncées, chargés de madriers équarris. Nous sommes sur la piste d’Ambongamarina, vingt kilomètres de cahots au Nord d’Anjozorobe. À une centaine de kilomètres d’Antananarivo, dans le Nord-Est de l’Imerina.
Je ne pense pas qu’un Président de la République ait jamais mis les pieds ici. L’actuel Ministre de l’agriculture avait fait la route quand il n’était pas encore au Gouvernement. Il devrait y avoir un voyage organisé du ministère des forêts pour constater de visu et prendre des mesures avant qu’il ne soit trop tard. Avant l’irréparable, comme à Ankarafantsika.Bois de chauffe, charbon, bois ronds : les gens se contentent de prélever sans que jamais on ne les voit « planter cinq arbres pour un arbre coupé ». Les forêts peuvent être exploitées, mais avec intelligence, avec responsabilité, avec un souci environnemental. Mais, si des aires protégées sont décrétées, il faut se donner les moyens de les, justement, protéger. Plutôt que de quémander l’assistance internationale, comme l’avait fait la Ministre de l’Enseignement supérieur quand elle avait représenté le Président de la République à la journée de l’unité allemande.
La misère du sous-développement et la pression démographique sont une nouvelle fois en cause. Le prix du gaz devrait être subventionné si c’est la rançon pour sauver ce qui reste des forêts, dont le corridor forestier de l’Est tout proche, entre Région Analamanga et Région Alaotra-Mangoro. Des gardes forestiers à cheval iraient plus vite que n’importe quelle voiture : pour la protection des lémuriens, pour la sauvegarde des forêts et des orchidées endémiques. Des patrouilles montées, et armées.
Contre les coupes illégales, contre les feux de brousse, contre le braconnage, il faut également durcir l’arsenal pénal. La peine de mort ne serait pas un trop grand mot. Parce que nous assistons à un véritable génocide environnemental.
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FESTIVAL DES FIBRES NATURELLES
ARTISANAT – La deuxième édition du Festival des fibres naturelles se déroule au Ministère des Affaires Etrangères, du 10 au 13 octobre. Cet évènement met en valeur le métier de l’artisanat, et ce à travers le travail des fibres naturelles. Le domaine de l’artisanat est prometteur mais il est confronté à de nombreux problèmes et préjugés.




