Environ 50 % des patients fréquentant le service ORL du Centre Hospitalier Universitaire de Soins et de Santé Publique Analakely ont des problèmes auditifs. Ils consultent généralement un médecin soit pour un problème de cérumen, soit pour une otite.
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LE BAL DES DÉPUTÉS
Des artistes, homme ou femme, se présentent à l’élection législative. Loin de nous de vouloir critiquer cette démarche citoyenne, mais l’objectif reste cependant assez difficile à comprendre… L’on peut imaginer facilement qu’un chanteur par exemple décide d’accompagner un candidat à l’élection présidentielle (même si c’est de l’infantilisation de la population), ce pour des raisons pécuniaires évidentes. En exploitant la popularité de l’artiste, le candidat avait ainsi plus de facilité à sortir loin du débat d’idées, mais améliorait considérablement sa communication. Oui, ça nous pouvons le comprendre, la triste réalité de la politique à Madagascar.
Maintenant, si l’on revient aux fondamentaux, le député, dont le rôle est de défendre l’intérêt de la population, d’en être son porte-parole, dispose d’un rôle important dans la vie quotidienne du pays. Finalement toute décision stratégique de la Grande île passe entre ses mains, par le vote de lois, pour ne citer que la loi de finances par exemple. De plus, n’oublions pas que le député, s’il est animé de mauvaises intentions peut définitivement devenir un empêcheur de tourner en rond (un ancien Président doit encore en faire des cauchemars à cette heure).
L’incompréhension reste donc entière quand un artiste se lance à la députation… Tous les ingrédients sont réunis pour le bal des députés, à savoir la musique, la popularité, le rêve, la protection, la manipulation. Si nous avions un seul conseil à donner aux artistes qui se lancent dans cette élection, c’est de demander une réduction significative de l’indemnités des députés (1ère dépense d’indemnités de ce pays), à moins que… ?

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PRIX EN TENAILLE
Carburants. L’on n’a cesse d’entendre depuis des lustres que le prix à la pompe du super et du gasoil, sont subventionnés pour des raisons sociales, et que la vérité des prix n’est pas appliquée. Selon les déclarations officielles, les pétroliers seraient victimes de cette stratégie car générant un manque à gagner énorme, toute comme pour l’État, ce qui a carrément le don de déplaire aux bailleurs de fonds. N’oublions pas aussi le côté politique de l’histoire, appliquer la vérité des prix pouvaient s’avérer être une mesure impopulaire surtout en période électorale, à l’approche de la présidentielle de 2018…
Le gouvernement de Ntsay Christian, doit cependant aller dans le sens de la vérité des prix, propos confirmé par le ministre de tutelle, Andriamanga Vonjy. En à croire les déclarations des dernières semaines, les prix devront dans cette démarche, préserver l’intérêt de tous, à savoir les pétroliers, l’État, la population. Mais si l’on reste juste un instant réaliste et pragmatique, le vainqueur sur le podium en haut de la première marche sera forcément l’État. Pourquoi ? Simplement parce que c’est la logique fiscale de taxation internationale qui est appliquée à Madagascar, et que pour fonctionner l’État a besoin d’argent.
En décembre 2018, pour le Super carburant à 4200 Ar, selon les chiffres de l’OMH, avec un Prix de Référence Frontière (PRF, le prix Toamasina) à 2111 Ar/litre, on ajoutait :
– Transport et stockage : 358 Ar
– Distribution : 515 Ar
– Taxes et Redevances : 1511 Ar
– moins l’ajustement prix à la pompe : -295 Ar
Donc oui l’État est le grand gagnant de la répartition. Nous ne disons pas que les droits et taxes de douanes, la taxe de l’OMH, la taxe environnementale, ou la part dédiée au FER (Fond d’entretien routier) ne sont pas justifiés, mais on a quand même du mal à croire que d’un coup de baguette magique l’État deviendrait plus « honnête socialement », ce dans la nouvelle structure à venir et sous la pression du FMI.Bref, quoi qu’il arrive, il semblerait bien que les sociétés, la population, soient toujours pris (prix) en tenaille par les taxes à venir. En passant, pour les pétroliers qui criaient à l’aide pour appliquer la vérité des prix, justifiant leur manque à gagner, ils n’étaient pas fournisseurs de la Jirama pendant des années et années… définitivement dans le pétrole, l’utilisateur aura été pompé jusqu’à sa moelle…

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LÉGISLATIVES : Les candidats attendent le dernier jour pour dépose leur dossier
La journée risque d’être longue du côté des Organes de vérification et d’enregistrement de candidature (OVEC). Pour une raison ou une autre, beaucoup de candidats attendent le dernier jour du dépôt des dossiers auprès de l’entité chargée de recevoir les dossiers en vue de la députation du 27 mai.
« Jusqu’à 20 heures [ndlr : 11 mars], 239 dossiers de candidature ont été reçus auprès des OVEC dans tout Madagascar », indique Thierry Rakotonarivo, vice-président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), lundi soir. « Aucune candidature n’a été enregistrée dans six des 119 districts », poursuit-il, pour évoquer, entre autres, le cas de Toamasina II, de Nosy Be, de Miarinarivo ou encore d’Anosibe An’Ala. Or, il ne reste plus que moins de 24 heures avant l’expiration de l’échéance fixée par la loi, à savoir mardi 12 mars à 17h.
À cette allure, la situation des législatives de 2013 a des fortes chances de ne plus se reproduire. À l’époque, un peu plus de 2000 candidatures ont été enregistrées par les autorités. Ils étaient 38 à se présenter à la députation, rien qu’au deuxième arrondissement, à Antananarivo.
La majorité de dossiers déposés proviennent des « indépendants », du moins jusqu’à lundi soir. Pour l’heure, les listes des supposées grandes formations politiques arrivent au compte-goutte auprès de l’OVEC. «Nous avons passé un à un pour un entretien avec le président Andry Rajoelina. Ceux dont la candidature est validée, peuvent procéder aux formalités administratives», confie un candidat de la plateforme qui soutient le président de la République, dans la région de la SAVA. Les candidats du Tiako i Madagasikara ( TIM) ont passé par des primaires avant d’avoir la bénédiction de la formation politique, tandis que les dossiers passent aux cribles de ses dirigeants pour la coalition autour de l’ancien président Hery Rajaonarimampiaina.
Des cris et des grincements de dents se font pourtant entendre sur la mise à l’écart de certains prétendants, conduisant certains d’entre-eux à se présenter sous l’étiquette « indépendant ». À Ambatolampy, une source au courant du dossier affirme la réception de quatre candidatures dont deux dissidentes des partis ou coalitions de partis, IRD et TIM, et deux issues de la liste « indépendant ». La gestion des candidats « dissidents » n’est pas ainsi une mince affaire pour les formations politiques.
L’attente pourrait aussi s’expliquer par une question stratégique. Ratovo Fano Hery Rabetrano, responsable de l’OVEC de Manjakandriana, affirme que « les prétendants ont choisi le dernier jour pour déposer leur candidature». Dans ce district, seuls deux candidatures ont déposé leur dossier jusqu’à midi ce lundi 11 mars. Il s’attend à la ruée d’autres candidats mardi.
Certains candidats annoncés dénoncent une « caution dissuasive», pour évoquer les cinq millions d’ariary. « Mais ce n’est pas la vraie raison de l’hésitation des prétendants. La collecte de tous les documents exigés constitue un vrai parcours de combattants », glisse une source autorisée.






