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  • INTEMPERIES – Le niveau de l’Ikopa près de la cote d’alerte jaune, celui de la Sisaony près de la cote d’alerte rouge à 16h ce mardi

    INTEMPERIES – Le niveau de l’Ikopa près de la cote d’alerte jaune, celui de la Sisaony près de la cote d’alerte rouge à 16h ce mardi

    Antananarivo, 18 Février, 18h00 – Prévention. Un avis d’avertissement pour les habitants de la plaine d’Antananarivo, notamment ceux qui résident non loin des rivières Ikopa et Sisaony. Le bulletin de l’Autorité pour la protection contre les inondations de la plaine d’Antananarivo (Apipa) de ce mardi 18 février à 16h rapporte des niveaux de rivières près des cotes d’alerte.

    Selon le bulletin partagé par le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes BNGRC, la cote d’alerte jaune qui signale une menace devrait être atteinte par l’Ikopa à l’échelle d’Ambohimanambola dans les 12 prochaines heures. A 16h, le niveau de l’Ikopa était à 3,26m, alors que la cote d’alerte jaune est de 3,50m.

    A la station de Bevomanga, le niveau signalé de l’Ikopa était à 3,61m à 16h. Une hausse du niveau des eaux est toujours prévue dans les 12 prochaines heures, souligne le bulletin. La cote d’alerte jaune à cette station est de 4,00m, soit à 0,39m de son niveau de 16h.

    Pour la Sisaony, la cote d’alerte rouge pourrait également être atteint à l’échelle d’Ampitatafika dans les 24 heures, mais à en croire le bulletin de l’Apipa partagé par le BNGRC, cela devrait dépendre de l’évolution de la météo. Selon le bulletin, le niveau de la Sisaony était de 3,28 à l’échelle d’Ampitatafika à 16h, alors que la cote d’alerte rouge, signalant un danger imminent est de 3,50m.

    Samedi à 18h30, la cote d’alerte rouge a été largement dépassée à Ampitatafika, jusqu’à 4,45m selon le BNGRC. Cette situation avait conduit les responsables à évacuer les habitants de la localité.

    Ce mardi, Météo Madagascar a levé l’alerte rouge forte pluie pour toutes les régions du pays, dont l’Analamanga. Elle souligne toutefois que les pluies devraient continuer à tomber.

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  • INTEMPÉRIES – Deux décès et plus de 3800 sinistrés dans tout Madagascar rapporte le BNGRC

    INTEMPÉRIES – Deux décès et plus de 3800 sinistrés dans tout Madagascar rapporte le BNGRC

    Antananarivo, 18 Février, 13h30 – Le bilan des fortes pluies qui se sont abattues dans plusieurs régions de Madagascar ces derniers jours s’alourdit. Selon le dernier rapport du bureau national de la gestion des risques et catastrophes (BNGRC) ce mardi à 10h, deux personnes sont décédées. Le premier décès a été répertorié à Alasora, dans le district d’Avaradrano selon le bilan du BNGRC. L’autre a été localisé à Sahavato, dans le district de Nosy Varika.

    Vendredi, la Commune rurale d’Alasora a signalé le décès d’une enfant de sept ans qui a été emportée par les eaux de ruissellement. “Elle venait de sortir de l’école”, a rapporté la Commune qui raconte que le drame est arrivé “dans un canal qui borde la rue”.

    En tout, 3871 personnes sont déclarées comme sinistrées dans cinq districts les plus touchés par ces intempéries. Elles sont issues de 959 ménages. 3745 se trouvent dans le district d’Antananarivo Atsimondrano, 31 pour Antananarivo ville, et neuf à Ambohidratrimo. Dans la partie sud-est de Madagascar, il y a également 75 sinistrés à Mananjary, et 16 à Ifanadiana.

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  • COOPERATION AVEC LE FMI – Décaissement attendu de 77 millions de DTS après l’examen des premières revues des accords FEC et FRD

    COOPERATION AVEC LE FMI – Décaissement attendu de 77 millions de DTS après l’examen des premières revues des accords FEC et FRD

    Antananarivo, 18 Février, 7h30 – Le rendez-vous est fixé. Le dossier de Madagascar devra passer devant le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) le 26 février 2025. Ce Conseil aura à y achever les premières revues des programmes de

    Facilité élargie de crédit (FEC) et de Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD) liant cette institution de Bretton Woods et la Grande île. Ces examens étaient initialement prévus vers la fin du mois de novembre de l’année dernière mais avaient été reportés. Ainsi, sauf changement, c’est ce 26 février que ces examens sont prévus être achevés, sur la base du respect des critères de performance pour fin juin 2024.

     

     

    Si on s’en tient à la proposition initiale de calendrier des décaissements et des revues de ces programmes, un avis favorable du Conseil d’administration du FMI permettra à Madagascar de bénéficier d’une seconde tranche de 36,66 millions de DTS au titre de la FEC et d’une première tranche totalisant 40,732 millions de DTS au titre de la FRD.

     

    Le décaissement d’une deuxième tranche au titre de la FEC, après le premier versement effectué au mois de juillet de 2024, est conditionné par plusieurs mesures préalables. Parmi ces conditions figurent par exemple la finalisation et l’approbation par le Conseil des ministres du Plan de redressement de la Jirama, prévue au mois de novembre. Il y a également l’opérationnalisation et l’approvisionnement de 10 banques alimentaires avant le début de la période de soudure prévue au mois d’octobre de l’année dernière. Mais il y avait surtout la mise en place un mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants, avec l’inscription de la subvention associée dans le budget.

     

    La ministre de l’Économie et des finances, Rindra Rabarinirinarison, avait déjà avancé que toutes les conditions avaient déjà été remplies pour soumettre le dossier de Madagascar devant le Board du FMI. Et ce, après l’enclenchement du mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants au mois de janvier.

     

    Pour la FRD, deux mesures de réformes devaient déjà être prises vers la fin du mois de novembre, dans le cadre de la première revue de ce programme ; avec à la clé 20,366 millions de DTS pour chacune des réformes. La première mesure de réformes porte sur la gouvernance climatique, à travers l’adoption d’un décret précisant que le mandat du Comité interministériel pour l’environnement (CIME) couvre toutes les politiques climatiques.

     

    La seconde mesure de réforme c’est l’adoption d’un nouveau décret sur les évaluations d’impact environnemental pour remplacer le décret de 2004 relatif à la mise en compatibilité des investissements avec l’environnement (MECIE) et l’adoption ainsi que la publication des critères de hiérarchisation et de sélection des projets d’investissement comprenant des éléments liés au changement climatique. Ces deux décrets avaient été publiés au mois de janvier de cette année.

     

    Photo d’illustration : Xinhua

  • Emmanuel Macron et Andry Rajoelina en co-parrainage de la nouvelle promotion du programme Young Leaders de la French-African Foundation 

    Emmanuel Macron et Andry Rajoelina en co-parrainage de la nouvelle promotion du programme Young Leaders de la French-African Foundation 

    Antananarivo, 18 Février, 6h45 – Vous avez entre 28 et 40 ans et vous êtes engagé dans votre secteur? Vous pourriez peut-être être l’un des jeunes leaders de la prochaine promotion du programme Young Leaders de la French-African Foundation. L’appel à candidatures pour ce programme est lancé et cette année, le pays choisi pour l’accueillir le est Madagascar. La promotion sera d’ailleurs placée sous le double haut patronage du président malgache Andry Rajoelina et de son homologue français Emmanuel Macron.

     

    Pour cette nouvelle promotion du programme Young Leaders, la French-African Foundation recherche 30 jeunes talents d’Afrique et de France. Ce programme a pour but de renforcer les partenariats franco-africains à impact positif dans tous les domaines. Le programme est “un appel à l’engagement et à la prise de responsabilité pour inspirer et fédérer la jeunesse franco-africaine engagée”. Un jury de haut niveau, composé de personnalités issues des secteurs public et privé sera chargé de sélectionner les candidats.

     

    “Madagascar incarne l’excellence africaine à travers son dynamisme entrepreneurial, culturel et son savoir-faire unique, le ‘Vita Malagasy”, explique Nachouat Meghouar, directrice générale de French-African Foundation en justifiant le choix de Madagascar pour être le pays hôte de cette nouvelle édition. La Grande île a également été choisie car c’est un carrefour stratégique de l’océan Indien qui abrite des talents et des réussites qui résonnent bien au-delà de ses frontières. Madagascar tisse également des liens historiques forts avec la France et compte de nombreux investisseurs et porteurs de projets engagés dans tous les secteurs. “Mettre Madagascar à l’honneur, c’est reconnaître son rôle clé dans les dynamiques économiques et culturelles africaines et internationales”, conclut elle.

     

    Les candidatures sont ouvertes du 17 février au 30 mars 2025. Plusieurs critères sont requis pour les candidats tels que, être âgé de 28 à 40 ans en 2025, être de nationalité française ou de nationalité d’un pays africain ou encore avoir au moins cinq ans d’expériences professionnelles avec du leadership et de l’impact.

     

    Photo : Présidence de la République

  • ENERGIE – Les possibilités d’investissement du secteur privé dans des infrastructures de transmission et de distribution sur les réseaux de la Jirama évoquées

    ENERGIE – Les possibilités d’investissement du secteur privé dans des infrastructures de transmission et de distribution sur les réseaux de la Jirama évoquées

    Antananarivo, 17 Février, 15h45 – Des opportunités d’investissement qui pourraient s’offrir aux opérateurs privés. L’identification d’ici 2026 des possibilités d’investissement du secteur privé dans des infrastructures de transmission et de distribution à grande échelle sur les réseaux de la Jirama est avancée. Ce projet figure dans le plan d’action pour le développement d’infrastructure de production et de réseau à des coûts compétitifs, présenté dans le Pacte énergétique national pour Madagascar.

    Comme souligné par la Jirama sur son site web, la compagnie nationale conserve, pour l’instant, le monopole du transport et de la distribution. Elle est appelée à rester le relais de l’Etat malgache dans la mise en place des infrastructures électriques du pays. La Jirama n’est cependant plus seule dans la production électrique depuis la libéralisation du secteur de l’électricité.

    Selon ce qui est rapporté dans le Pacte énergétique national pour Madagascar, c’est le secteur privé qui représente près de 70% de la capacité de production installée sur les réseaux de la Jirama. 587 mégawatts sur un total de 828 mégawatts de capacité installée sont gérés par opérateurs privés, précise ce document.

    Les entreprises du secteur privé fournissent de l’électricité à la Jirama par le biais de Contrats d’achat d’électricité (CAE) et de contrats de location. En supposant un coût d’investissement de 2300 dollars par kW de capacité installée, cela équivaudrait à ce jour à environ 1,35 milliard de dollars d’investissement du secteur privé dans la production sur le réseau, indique ce document national.

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  • EDUCATION – La suspension des cours de ce lundi et mardi s’étend à Manjakandriana, dans toutes les Zap d’Atsimondrano et quelques Zap d’Ambohidratrimo

    EDUCATION – La suspension des cours de ce lundi et mardi s’étend à Manjakandriana, dans toutes les Zap d’Atsimondrano et quelques Zap d’Ambohidratrimo

    Antananarivo, 17 Février, 9h50 – La direction régionale de l’éducation nationale Analamanga met à jour son avis de suspension des cours. Dans la même publication annonçant la suspension des cours dans la circonscription d’Antananarivo Ville ce lundi matin, elle ajoute que selon les décisions par les comités de vigilance au niveau des circonscriptions scolaires d’Avaradrano, d’Atsimondrano, et de Manjakandriana, les cours sont aussi suspendus les 17 et 18 février.

    Pour la circonscription scolaire d’Ambohidratrimo, la décision de suspension des cours ne concerne que quelques Zones d’administration pédagogique (ZAP) et quelques établissements scolaires publics. Pour les établissements d’enseignement technique et professionnel, le ministère de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle rapporte une décision de sa direction régionale à Analamanga qui suspend les cours dans l’ensemble de la région.

    La Dren d’Analamanga et la direction régionale de l’enseignement technique et de la formation professionnelle (DRETFP) expliquent les décisions par le fait que “Analamanga est déclarée zone rouge”. Selon le bulletin de Météo Madagascar publié dimanche, Analamanga fait partie des régions où une alerte vigilance rouge fortes pluies a été lancée dimanche.

    Dans ses prévisions, les prévisionnistes évoquent des précipitations allant de 40 à 90mm en 24 heures. Ils alertent alors sur d’éventuels impacts comme la perturbation des activités quotidiennes, la stagnation des eaux dans les zones inondables, la montée des eaux et les glissements de terrain et autres éboulements dans les zones vulnérables.

    Samedi, par ailleurs, l’Autorité pour la protection contre les inondations de la plaine d’Antananarivo (Apipa) avait annoncé une hausse du niveau de la Sisaony à l’échelle d’Ampitatafika. Le niveau avait atteint 4,45m vers 18h30 selon le Bureau national de gestion des risques et de secours. Cette hausse avait entraîné une évacuation de plus de 1 500 personnes depuis samedi. Le niveau des eaux a néanmoins baissé ce lundi matin, et l’alerte rouge montée des eaux a été levée. Ce lundi matin à 7h, la plaine d’Antananarivo traversée par la Sisaony est sous vigilance jaune.

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  • ECONOMIE – Madagascar reste une destination attrayante pour les Investissements directs étrangers, selon l’Union Européenne

    ECONOMIE – Madagascar reste une destination attrayante pour les Investissements directs étrangers, selon l’Union Européenne

    Antananarivo, 16 Février, 20h45 – Un lieu propice aux affaires. “Madagascar reste une destination attrayante pour les investissements directs étrangers, principalement en raison de ses ressources naturelles”. C’est ce qu’avait déclaré le représentant permanent adjoint de l’Union européenne auprès de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), Hiddo Houben, dans son allocution lors de l’examen de politique commerciale de Madagascar, mercredi dernier.

    L’Union européenne reste alors non seulement le principal partenaire de Madagascar mais surtout une source importante d’investissements pour la Grande île, solève-t-il. Il indique notamment que le stock d’investissements directs étrangers de l’Union européenne à Madagascar s’élevait à 786 millions d’euros, et les flux entrants d’IDE ont encore augmenté dans les années post-pandémie. Le total des échanges de marchandises entre l’UE et Madagascar a également atteint 1,8 milliard d’euros en 2023, rapporte-t-il.

    L’Union européenne encourage néanmoins le Gouvernement malgache à maintenir la dynamique de la mise en œuvre des réformes structurelles. “À cet égard, la transparence et la lutte contre la corruption font partie des facteurs cruciaux pour le climat des affaires, tout comme une législation claire et un système judiciaire indépendant et efficace”, soutient Hiddo Houben. Des efforts supplémentaires dans ces domaines, ainsi que l’accès à l’énergie, aux corridors commerciaux et aux normes de qualité, soutiendraient l’expansion du secteur privé, ajoute-t-il.

    Ce représentant permanent adjoint de l’Union Européenne auprès de l’OMC souligne en passant la nécessité pour Madagascar de diversifier son industrie et de transformer son économie. Et ce, compte tenu de la dépendance du pays vis-à-vis des exportations agricoles et minières.

    Pour ce qui est des relations bilatérales entre les deux parties, il rappelle que l’Union européenne et Madagascar avaient lancé en 2019 les négociations pour l’approfondissement de l’accord de partenariat économique (APE) qui est actuellement mis en œuvre. Quatorze cycles de négociations ont déjà eu lieu, et le 15e cycle est prévu en mars 2025 à Bruxelles. “Le futur accord sera le premier accord de libre-échange moderne complet en Afrique subsaharienne et contribuera au renforcement des relations commerciales avec l’UE et à une intégration régionale accrue. Nous attendons avec intérêt la conclusion des négociations cette année”, avance-t-il.

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  • INTEMPERIES – Plus de 2 500 sinistrés du côté d’Ampitatafika et ses environs à cause de la montée des eaux, selon le BNGRC

    INTEMPERIES – Plus de 2 500 sinistrés du côté d’Ampitatafika et ses environs à cause de la montée des eaux, selon le BNGRC

    Antananarivo, 16 Février, 19h30 – Les fortes pluies signalées dans la région d’Analamanga font des milliers de sinistrés. Les premiers bilans publiés par le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC) font état de 2 545 sinistrés du côté d’Ampitatafika et ses environs en raison de la hausse du niveau de la Sisaony. Plus de 1 500 d’entre eux ont dû être évacués jusqu’à ce dimanche matin dans les sites d’hébergement provisoires du district d’Atsimondrano.

     

    Samedi soir, le niveau de la Sisaony a atteint jusqu’à 4,45m, rapporte le BNGRC. Outre les fortes pluies qui sont tombées sur le Grand Tana, ce sont surtout les eaux provenant des rivières en amont, notamment d’Andramasina, qui ont accéléré la hausse du niveau de la Sisaony, poursuit encore le BNGRC. Les secours se sont mobilisés dès samedi après-midi pour évacuer les habitants d’Ampitatafika et ses environs.

     

     

  • POLITIQUE COMMERCIALE – Madagascar félicité par l’OMC pour les progrès accomplis mais encouragé à poursuivre les réformes structurelles

    POLITIQUE COMMERCIALE – Madagascar félicité par l’OMC pour les progrès accomplis mais encouragé à poursuivre les réformes structurelles

    Antananarivo, 16 Février, 17h30 – Des efforts reconnus. Le quatrième examen de la politique commerciale de Madagascar avait permis aux pays membres de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) d’approfondir leur compréhension de l’évolution des politiques commerciales et liées au commerce de la Grande île, depuis le dernier examen en 2015. Les progrès accomplis par Madagascar mais également les défis que le pays doit encore relever avaient alors été mis en exergue dans les remarques finales du président de l’Organe d’examen des politiques commerciales (Opec) de l’OMC.

     

    Selon le président de l’Opec, les membres de l’OMC ont par exemple félicité Madagascar pour ses efforts d’industrialisation, à travers notamment le programme « One district, one factory ». La Grande île a également reçu une bonne appréciation de la part de ses pays par rapport à la diversification et son intégration commerciale, en dépit de la série de chocs externes auxquels son économie a été confrontée. De même pour les efforts qu’elle a déployés dans l’amélioration de ses infrastructures.

     

    La ratification par Madagascar de l’Accord sur la facilitation des échanges, ou encore sa participation active aux accords commerciaux comme la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) lui a également permis d’avoir une bonne note de la part de ses pairs. Plusieurs membres de l’OMC ont d’ailleurs exprimé leur intérêt pour l’approfondissement de leurs relations commerciales avec Madagascar, notamment dans les secteurs de l’agriculture, de l’énergie, de l’exploitation minière et du tourisme, indique le président de l’OPEC.

     

    Les membres de l’OMC ont, par ailleurs, salué les nombreuses réformes entreprises par Madagascar au cours de la période considérée pour ce quatrième examen. Ils ont notamment fait référence aux réformes relatives à la loi sur les investissements et à la facilité de faire des affaires, au renforcement des mesures de lutte contre la corruption, à la numérisation des procédures douanières, à la mise en place de guichet unique ou encore à la protection de la propriété intellectuelle et à la législation minière, détaille le président de l’OPEC.

     

    Mais Madagascar devra poursuivre ces réformes. Certains membres de l’OMC ont d’ailleurs relevé des problèmes commerciaux dans plusieurs domaines, fait remarquer ce haut responsable. Il cite entre autres les réglementations techniques, le remboursement de la TVA, la transparence du système juridique, l’accès au marché pour certains produits alimentaires, les restrictions à l’importation et à l’exportation, la concurrence et la propriété intellectuelle. Ces pays ont néanmoins pris note de la volonté exprimée par Madagascar de poursuivre les travaux bilatéraux sur ces questions, d’après ses explications.

     

    Photo : Ministère de l’Industrialisation et du commerce

  • OCEAN INDIEN – L’ancien PM mauricien arrêté pour une allégation de blanchiment d’argent

    OCEAN INDIEN – L’ancien PM mauricien arrêté pour une allégation de blanchiment d’argent

    Port Louis, 16 février (Xinhua) — L’ancien Premier ministre mauricien, Pravind Jugnauth, a été placé en détention policière pour une allégation de blanchiment d’argent, a déclaré dimanche matin son avocat, Me Raouf Gulbul, à la presse. Selon ce dernier, l’ancien Premier ministre et son épouse, Kobita Jugnauth, avaient tous deux été arrêtés dans la nuit de samedi à dimanche.

     

    Après des heures d’interrogatoire à la Commission des crimes financiers (CCF), Kobita Jugnauth a été autorisée à rentrer chez elle alors que son époux continuait d’être interrogé par les officiers de la CCF, faisant face à une accusation de blanchiment d’argent. L’ancien Premier ministre devrait être présenté devant le juge dimanche plus tard dans la journée, a ajouté son avocat.

     

    Dans un communiqué adressé à la presse dimanche, le porte-parole de la CCF a indiqué que les enquêteurs avaient perquisitionné « pas moins de dix endroits relatifs à ce cas présumé de blanchiment d’argent » et que « 114 millions de roupies mauriciennes (environ 2,4 millions de dollars) avaient été retrouvées dans un de ces lieux ».

     

    La coalition au pouvoir de Pravind Jugnauth a été battue aux élections législatives en novembre 2024 par l’Alliance du Changement, dirigée par Navinchandra Ramgoolam, qui a ainsi accédé au poste de Premier ministre.

     

    Textes et photo : Xinhua