Catégorie : À la une

  • Gil Razafintsalama prend officiellement son poste de président de la Chambre de commerce et d’industrie d’Antananarivo

    Gil Razafintsalama prend officiellement son poste de président de la Chambre de commerce et d’industrie d’Antananarivo

    Antananarivo, 14 Décembre, 6h45 – Accompagner le développement des entreprises par la formation, l’information et l’accès aux marchés. C’est ce que se fixe comme mission le nouveau président de la Chambre de commerce et d’industrie d’Antananarivo (CCIA), Gil Razafintsalama. Celui-ci prend officiellement cette fonction en succédant à Rivo Rakotondrasanjy, avec lequel la passation de service avait été effectuée vendredi.

    Gil Razafintsalama prévoit de s’attaquer à plusieurs chantiers durant son mandat, dont travailler par exemple pour une montée en visibilité de la CCIA. Pour ce faire, cet établissement public à caractère professionnel devra voir toutes ses infrastructures rénovées pour être plus dynamiques et modernes.

    Des services d’appuis aux entreprises devraient également voir le jour, dont un service d’accès à l’information statistique dédié notamment aux PME. La CCIA continuera par ailleurs à appuyer les entreprises sur leur accès aux marchés, que ce soit le marché local, les marchés d’exportation ou encore les marchés publics, énumère entre autres Gil Razafintsalama.

    Appuyer les entreprises est la vocation première de la CCIA, rappelle son nouveau président. Elle assure une mission de représentation des intérêts des entreprises dans le secteur du commerce, de l’industrie et des services auprès des pouvoirs publics et contribue au développement économique de la région Analamanga et du pays. Ce rôle de la Chambre est toutefois technique et ne devrait pas être mélangé au rôle de plaidoyer qui revient normalement aux groupements patronaux.

    Photo : Chambre de commerce et d’industrie d’Antananarivo

  • MUSIQUE – Rencontre avec Anisha Jo, la gagnante de la Star Academy 2022

    MUSIQUE – Rencontre avec Anisha Jo, la gagnante de la Star Academy 2022

    Elle vient de sortir son premier album, « Lumière », en novembre dernier. Entre la musique et elle, c’est une grande histoire d’amour depuis son enfance. Elle a participé et a gagné l’émission de télévision française Star Academy en 2022. Une participation qui a suscité l’engouement des Malgaches à travers le monde. Depuis sa victoire, elle ne rêvait que d’une rencontre, celle avec son public malgache. Elle s’appelle Anisha Jo et ce dimanche, 15 décembre, elle va réaliser ce rêve au CCI Ivato.

     

     

    Vous l’avez découverte, en 2022, à l’occasion du retour de la Star Academy, une émission de télévision française de téléréalité musicale et de télécrochet.
    Une émission qui a changé sa vie. Car Anisha Jo a remporté la Star Academy cette année-là.

    Comment aviez-vous atterri à la Star Academy ?

    « On m’a repérée dans une scène ouverte. Un casteur de l’émission [Star Academy] m’a demandée si ça m’intéresserait de participer à l’émission Star Academy. Sur le papier, je trouvais que ça ne m’allait pas à l’époque. J’étais très timide à l’époque. Je ne savais pas comment vivre en communauté. D’autant plus que je ne rêvais pas trop de devenir chanteuse. Mais j’ai accepté en me disant que c’est une destinée. J’ai saisi l’opportunité. Je voulais découvrir et acquérir des expériences aussi peut-être. »

    Vous êtes de nature timide, réservée et discrète. La notoriété et l’exposition après la Star Academy vous ont-elles changé ?

    « Ta nature reste ta nature. Je suis peut-être encore discrète. Mais, je sais maintenant m’y prendre avec les gens. Auparavant, je ne savais pas comment aborder quelqu’un. Je n’étais pas le genre d’élève-étudiante à lever sa main pour demander la parole. Maintenant, j’ai un peu d’audace. Je fais l’effort de me sociabiliser. Je n’ai plus trop peur d’aborder les gens. La peur est encore là. Mais j’accepté que dans la vie, il ne faut pas supprimer cette peur-là. Il faut l’utiliser et la transformer. C’est ce qui a changé en moi.

    Vous avez gagné la Star Academy en 2022. Et vous remportez un album. Comment s’est passée la préparation de cet album ?

    « Automatiquement celle ou celui qui est déclaré vainqueur sort un album. J’avais déjà ma vision artistique, à savoir je ferai une musique organique, des chansons à texte, qui parlent et qui portent les messages que je voudrais partager. A l’origine ce sont des messages d’amour, d’espoir et de courage. C’est dans ce cadre que s’inscrit l’ADN de ma musique : je veux faire passer ce message. Il y a eu des discussions en compagnie de mon manager, de la maison de disque, du label, de l’équipe. Nous parlions entre nous. Avec le producteur exécutif, on a discuté de la direction à suivre pour mener l’album à terme. A partir de là, je leur ai exposé ce que j’aimerais faire et ils ont aussi donné leurs visions. Bien sûr ce sont des discussions car au sein d’une équipe il faut se parler, et ne pas imposer ses idées. Par humilité, vous commencez à apprendre et vous ne savez pas le b a ba du sujet. Vous devez aussi avoir confiance à vos collaborateurs, et ils sont à l’écoute car dans cet album il y a eu des collaborations avec des auteurs. Avant je n’avais pas tellement écrit des textes en français, mais plutôt en anglais ou malgache. C’était vraiment un défi pour moi d’écrire des chansons en français pour l’album. Je ne me contentais pas à ce qu’un autre écrivait pour moi ou qu’il y ait déjà des chansons prêtes à être interprétées. Je voulais donner ce que j’avais dans le coeur. J’avais appris l’élaboration d’un album et le processus de création, autrement dit : apprendre ! La plupart des chansons de l’album sont mes compositions, mais il y a également des collaborations, des chansons composées avec d’autres artistes. Il faut toujours apprendre, surtout avec ceux ont déjà du talent afin d’acquérir de l’expérience. En tout cas, je suis ravie d’avoir réaliser cet album. »

    Vous avez tenu à ce qu’un titre malgache figure dans l’album…

    « Comme vous êtes en France, vous participez à une émission en français, c’est-à-dire vous devez réaliser un album en français. Néanmoins j’ai sollicité pour que des chansons en anglais y figurent, conformément à ma personnalité. J’ai l’habitude de composer en anglais. J’ai aussi demandé à y introduire une chanson en malgache, afin de mettre en exergue le fait d’être Malgache, et ils ont accepté, c’est le résultat du bienfait de la concertation. Ils ont accepté et il y a une chanson en malgache qui s’intitule « Irery ». Elle parle du sentiment que vous éprouvez quand vous quittez votre pays pour vous installer dans un autre pays. Vous avez la nostalgie de votre pays, de vos proches, de vos amis et de vos intimes. C’est également pour montrer que je suis Malgache. Lors des concerts je la transpose un peu en l’interprétant dans un rythme plus entraînant, du genre beko beko afin de prouver que je suis Malgache et que cela est ma langue nationale, cela est mon drapeau national, tout ce qui représente ma malgachitude. Il s’agit de montrer aux étrangers la culture malgache, par l’animation à partir du « lamako », par la danse des épaules, par le port du lamba de soie. Je m’efforce et je m’efforcerai toujours de porter haut et le plus loin possible ce qui est malgache et l’art malgache, si cela est le véritable chemin, je le ferai impérativement.  »

    Vous donnerez votre premier concert à Madagascar ce dimanche au CCI Ivato. Pourquoi avoir attendu deux ans pour revenir au pays ?

    « Je voulais rentrer à Madagascar depuis longtemps. Je voulais rentrer juste après ma victoire. Mais l’engouement était tel aussi là-bas. On devait gérer beaucoup de choses. Il y avait aussi l’album. Ce n’était pas obligatoire mais les gens t’ont suivi. Ils veulent savoir ce que tu proposes artistiquement. J’ai préparé ce projet artistique pendant toute l’année 2023. J’ai aussi repris mes études. J’avais deux, trois choses à faire en même temps. Ce qui ne m’a pas permis de venir même si l’envie était grande. D’autant plus que venir à Madagascar demande énormément d’organisations. Je ne suis plus seule. J’ai toute une équipe qui gère ma carrière. Tout doit être discuté, toujours. Après la sortie de l’album, il y avait la tournée avec la Star Academy. C’était en France, en Belgique et en Suisse. J’étais tout le temps sur la route pour la tournée. Il n’y avait aucune pause. Mais je voulais toujours me produire en concert à Madagascar, rencontrer et remercier le public malgache. Je me suis dit qu’après la tournée, je dois aller à Madagascar, au moins pour terminer l’année. Je ferai tout pour rencontrer mon public. Je me disais que beaucoup ne connaissaient pas encore ma musique. Je voulais leur faire découvrir ma musique et mes nouveaux titres. »

    Qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter pour la suite ?

    Quand vous recevez de la lumière, partagez-la. Quand vous recevez du bien, partagez-le. La plus grande preuve d’amour c’est le fait de donner et partager. Nous allons partager beaucoup d’amour au CCI Ivato le 15 décembre.  C’est à partir de 15h. On vous a préparé des surprises. Tous les ingrédients pour vous faire vivre de merveilleux moments ont été réunis. Des musiciens talentueux, des choristes performants, il y aura des invités et des titres surprises. Venez nombreux, nous allons nous amuser ensemble. Nous allons partager de l’Amour. Je vous aime. »

  • MONDE DES AFFAIRES – La redynamisation de l’écosystème industriel de Madagascar jugée impérative

    MONDE DES AFFAIRES – La redynamisation de l’écosystème industriel de Madagascar jugée impérative

    Antananarivo, 13 Décembre, 8h35 – Le Syndicat des industries de Madagascar (SIM) plaide pour la redynamisation de l’écosystème industriel du pays. Le président d’honneur de ce syndicat professionnel, Amiraly Hassim, avait fait part de son regret par rapport à la disparition de plusieurs industries malgaches. Le SIM estime alors qu’une réindustrialisation s’impose, d’après ce que ce groupement avait exposé lors de la présentation de la Stratégie de développement du secteur privé (SDSP), durant les Assises nationales du secteur privé, jeudi.

    Comme exposé lors de ces Assises, le développement du secteur privé nécessite une vision à long terme et une stratégie lui permettant de contribuer de manière durable et sur le long terme au développement économique de Madagascar. Et c’est ainsi le but de la SDSP, dont la préparation avait mobilisé plusieurs dizaines de représentants du secteur privé dans différents secteurs, sous l’impulsion d’un Comité de pilotage mis en place par les groupements membres de la plateforme de Dialogue public-privé (DPP).

    Le ministre de l’Industrialisation et du commerce, David Ralambofiringa, avait alors soutenu que le développement ne pourra se faire que par un appui du secteur privé, ainsi que par un climat des affaires propice et par un environnement adéquat. Avec la SDSP, toutes les parties prenantes se disent engagées pour l’atteinte des objectifs qu’elles se sont fixées à l’horizon 2040, à savoir une meilleure employabilité, la réduction du chômage, une meilleure formalisation et une augmentation significative de la contribution de l’industrie manufacturière au PIB, comme avancé par ce membre du gouvernement.

    Le président du Groupement des entreprises de Madagascar (GEM), Francis Rabarijohn, parle d’un “alignement parfait entre les parties prenantes”. C’est le secteur privé, l’Etat, les partenaires internationaux et les salariés des entreprises qui vont œuvrer ensemble afin de contribuer au développement économique du pays.

    Mais comme soutenu par l’ambassadeur de l’Union européenne, Roland Kobia, “une stratégie c’est bien, et il faut désormais passer au plan tactique”. Le diplomate européen soutient que “il va falloir travailler, se rencontrer de manière régulière et développer des politiques concrètes qui donnent des résultats et qui puissent permettre la croissance et générer des emplois pour les malgaches”. L’Union européenne indique par ailleurs que l’élaboration de la SDSP avait bénéficié de l’assistance de son programme ClimInvest, réaffirmant son engagement envers la coopération économique avec Madagascar.

    ???? Pour ne manquer aucune actualité de Madagascar, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.

  • François Bayrou nommé Premier ministre français

    François Bayrou nommé Premier ministre français

    PARIS, 13 décembre (Xinhua) — Le président français Emmanuel Macron a nommé vendredi François Bayrou au poste de Premier ministre après la démission de Michel Barnier, selon l’Elysée.
    Président du parti Mouvement démocrate (MoDem), François Bayrou est un allié de Macron depuis l’élection présidentielle de 2017.
    Le groupe parlementaire du MoDem, qui fait partie du bloc central, compte une trentaine de députés dans une Assemblée nationale fracturée entre la droite, le centre, la gauche et l’extrême droite, ces deux dernières ayant renversé le gouvernement Barnier la semaine dernière.

    Textes et Photo : Xinhua

  • La deuxième session ordinaire se termine sans la séance de questions-réponses entre parlementaires et gouvernement

    La deuxième session ordinaire se termine sans la séance de questions-réponses entre parlementaires et gouvernement

    Antananarivo, 13 Décembre, 12h45 – Une disposition constitutionnelle qui ne s’applique plus. La deuxième session ordinaire du parlement pour l’année 2024 se termine sans aucune séance de questions-réponses entre les membres du gouvernement et les parlementaires. La cérémonie de clôture s’est tenue ce vendredi à Tsimbazaza pour l’Assemblée nationale. Celle du Sénat est prévue ce vendredi après-midi à Anosy.

    Pour la cinquième session parlementaire consécutive, l’Assemblée nationale fait l’impasse sur la séance “réservée aux questions des membres du Parlement et aux réponses du Gouvernement”, une séance prévue par l’article 102 de la Constitution. Selon cette disposition, “une séance par quinzaine au moins, y compris pendant les sessions extraordinaires”, devrait être consacrée à cet exercice.

    La dernière séance de questions-réponses remonte à la première session ordinaire de l’année 2022. A l’époque, la séance était déjà réduite à une seule séance par session. La première fois que l’exercice n’a pas eu lieu, c’était en décembre 2022, suite à une tentative de motion de censure initiée par les députés de la majorité. A l’époque, les députés ont décidé d’écarter la séance de face-à-face “afin d’apporter l’apaisement dans le pays”. Depuis, l’absence de séances de questions-réponses est devenue une pratique presque courante.

    Durant cette session néanmoins, six membres du gouvernement ont répondu aux questions d’interpellation des députés lors de la journée durant laquelle c’est l’opposition qui a déterminé l’ordre du jour à l’Assemblée nationale ainsi que le prévoit la Constitution. Il s’agit d’une première, et ce sont les trois ministres responsables des forces de défense et de sécurité, le ministre de l’Energie et des hydrocarbures, le ministre de l’Eau et de l’assainissement et de l’hygiène et le ministre des Travaux publics qui ont été convoqués.

  • Les travaux de réfection de la route menant vers le futur site de production de Volobe lancés

    Les travaux de réfection de la route menant vers le futur site de production de Volobe lancés

    Antananarivo, 13 Décembre, 7h45 – Démarrage du chantier. Les travaux de réfection de la route reliant les communes de Fanandrana et d’Ambodilazana, menant vers le futur site de production hydroélectrique de Volobe II ont démarré officiellement ce jeudi. Ce sont des travaux qui seront menés sur une piste d’une distance de 33,8 kilomètres presque impraticable sur la majorité des zones et notamment pendant la période de pluie.

    La Compagnie générale d’hydroélectricité de Volobe (CGHV) se donne six mois pour l’exécution de ces travaux. Ceux-ci s’effectueront en deux phases. La première phase qui est prévue être exécutée pendant deux mois consiste en un traitement de 11 points noirs d’une longueur totale de 3,55 kilomètres, du cantonnage sur 3 500 mètres et la réhabilitation de deux ponts. La deuxième phase qui sera entreprise par la suite prendra deux mois. La CGHV collabore étroitement avec la région Atsinanana dans l’exécution de ces travaux.

    Pour le directeur général de la CGHV, Rémy Huber, “la réalisation de ces travaux de réfection va permettre de faciliter la circulation des personnes et produits et démarrer des activités économiques comme le commerce et le transport”. Il indique par ailleurs que c’est une première étape pour le projet Volobe. “La construction d’une nouvelle route et l’installation d’un pont de 150 mètres seront faites avant le début de la construction des infrastructures majeurs du barrage”, avance-t-il.

  • CHIDO- Avis de danger imminent pour la region de Diana et le district de Vohémar

    CHIDO- Avis de danger imminent pour la region de Diana et le district de Vohémar

    Antananarivo, 13 Décembre, 7h05 – Chido se rapproche de plus en plus des côtes malgaches. La pluie et les vents ont commencé à dominer la météo dans la pointe nord de Madagascar, même si compte tenu de la petite taille du système, il ne devrait pas amener des risques de vent de force cyclonique sur Antsiranana.

    A 3h, ce vendredi matin, le centre du cyclone tropical Chido n’était plus qu’à 251 km au Nord-Est d’Atsinanana. L’avis de danger imminent a été déclenché pour tous les districts de Diana et le district de Vohémar.

    Selon la météo, la trajectoire de ce cyclone n’a pas changé. Il est prévu transiter à environ 70 km au Nord du Cap d’Ambre, ce vendredi après-midi, indique le bulletin de Météo Madagascar.

    Contrairement à son évolution depuis mardi, l’intensité de Chido a diminué durant les six dernières heures. Ce vendredi matin, le système ne porte plus que des vents à environ 185 km/h et des rafales de 280km/h autour de l’œil du cyclone.

    Pour les districts de Bealanana, Antsohihy, Analalava, Sambava et Andapa la vigilance est renforcée. L’avis de menace est activé dans ces localités.

    Retrouvez l’actualité à Madagascar sur notre site web www.2424.mg

  • 45% du montant du portefeuille des marchés de la Banque mondiale à Madagascar attribués aux entreprises locales

    45% du montant du portefeuille des marchés de la Banque mondiale à Madagascar attribués aux entreprises locales

    Antananarivo, 13 Décembre, 6h15 – Une part non négligeable. “Les gens ont tendance à penser que les entreprises malgaches ne gagnent généralement pas de marchés. La réalité est que 45% du montant du portefeuille des marchés de la Banque mondiale à Madagascar leur étaient attribuées”. Sidy Diop, spécialiste de passation de marchés de cette institution de Bretton Woods, fait le point sur la participation des entreprises locales aux marchés publics de la Banque mondiale, jeudi.

    Afin d’accroître cette participation des opérateurs locaux, la Banque mondiale, en partenariat avec la Chambre de commerce et d’industrie d’Antananarivo (CCIA), a organisé un forum sur les marchés publics destiné au secteur privé. Il s’agissait pour ceux qui y ont participé d’échanger sur les nombreuses thématiques liées à l’accès aux marchés publics financés par la Banque mondiale et la Banque africaine de développement (BAD).

    Beaucoup de facteurs limitent encore l’accès des entreprises malgaches à ces marchés, expose le président de la CCIA, Gil Razafintsalama. Il parle des procédures qui sont non seulement méconnues mais également lourdes. “Nous devons travailler sur la manière d’alléger ces procédures”, avance-t-il. Gil Razafintsalama fait par ailleurs remarquer l’importance pour une entreprise de disposer des ressources administratives nécessaires. “Car sans ces ressources, elle ne pourra pas répondre convenablement à l’appel d’offres, même en ayant les ressources techniques”, explique-t-il.

    Le président de la CCIA insiste également sur la notion de confiance. Il évoque notamment le mécontentement des opérateurs privés face au retard de paiements de leurs prestations ou des travaux qu’ils ont déjà achevés. “Il faudra ainsi les rassurer et les aider dans les procédures afin que les paiements ne prennent pas trop de temps”, lance-t-il. Et Gil Razafintsalama soulève la corruption qui, d’après ses explications, nourrit les inquiétudes des entreprises locales par rapport aux appels d’offres publics.

    Lever les barrières d’accès à l’information est ainsi important, selon Sidy Diop. La Banque mondiale a déjà développé un portail où toutes les opportunités et les appels d’offres sont consultables en temps réels et en un clic. La publication en large diffusion des avis d’appels d’offres et d’opportunités d’affaires dans les journaux est également obligatoire, rappelle-t-il.

    Concernant les entreprises qui ne disposent pas du chiffre d’affaires demandé ou des qualifications requises, ce spécialiste de passation de marchés explique que celles-ci pourraient se repositionner en groupement ou en sous-traitant. Elles peuvent également travailler à développer leurs capacités. “Le problème de capacité demeure certes un frein à l’accès aux marchés. Mais cette capacité se construit dans le temps, au fur et à mesure que l’entreprise évolue”, lance-t-il.

     

  • BIODIVERSITÉ – Madagascar conclut la vente de 300.000 crédits carbone issus de la conservation du parc national de Makira

    BIODIVERSITÉ – Madagascar conclut la vente de 300.000 crédits carbone issus de la conservation du parc national de Makira

    Antananarivo, 12 Décembre, 17h45 – Une bonne nouvelle pour les communautés locales. Madagascar a conclu officiellement la vente de crédits carbones issus des activités de conservation du parc national de Makira. La cérémonie de signature du contrat de commercialisation, de l’accord d’achat de réductions d’émissions s’est tenue ce mardi au ministère de l’environnement et du développement durable (MEDD) à Antsahavola.

    En tout ce sont 300.000 crédits carbones qui ont été vendus pour la somme de 1,5 millions de dollars à Rio Tinto. La compagnie minière avait annoncé lors de la COP29 à Baku, en Azerbaïdjan un engagement de 16 millions de dollars en faveur du parc naturel de Makira dont des achats de crédit carbone.

    “C’est un dossier en cours depuis six ans”, précise Max Fontaine Andonirina, ministre de l’Environnement et du développement durable. “Comme il y a eu un changement de cadre légal, aujourd’hui nous avons le décret de régulation de l’accès au marché de carbone forestier pour régulariser les crédits carbones”, ajoute-t-il. “La, c’est le premier contrat pour 1,5 millions de dollars d’achat de crédit carbone soit 300.000 crédits carbones sur les 2.353.000 que nous avons donc il nous reste 2 millions potentiels à vendre” précise le ministre.

    D’après le ministre, la moitié de l’argent ira directement aux communautés locales qui contribuent à la conservation du parc national de Makira. “Ils pourront l’utiliser pour faire des activités génératrices de revenus, de l’agriculture, de la pisciculture ou pour soutenir les écoles. Ce sera à la communauté de décider que faire de cet argent. Il faut respecter le désir de ces communautés”, indique le ministre.

    20 % de l’argent ira pour sa part à la gouvernance du Bureau National des Changements Climatiques et de la REDD+ (BNCCREDD+) au sein du MEDD qui effectue des activités de suivis et de contrôle sur le terrain et qui s’assure que les communautés bénéficient de ce contrat. 5% du fond ira au budget général de l’Etat et servira aux activités de monitoring, de surveillance de la forêt, des équipes techniques du Wildlife Conservation Society (WCS) et du MEDD.

    Le Parc Naturel de Makira, couvrant 372 470 hectares de forêt primaire dense dans le Nord Est de Madagascar est l’une des plus vastes forêts tropicales de l’île. Plus de 90 000 personnes vivent dans 120 villages qui dépendent directement du parc. Sa conservation est gérée par l’ONG américaine Wildlife Conservation Society (WCS) depuis 2012.

    Pour le MEDD et le WCS, cette réussite marque l’histoire et est une étape pour montrer que Madagascar est pleinement dans le mécanisme de financement durable pour protéger sa biodiversité et pour pallier le manque de moyen pour cela. “Nous avons pu prouver qu’il est possible de financer d’une manière durable les aires protégées, les forêts et de créer des retombées réelles sur la subsistance et le développement des communautés dans la conservation de la biodiversité tels que ce qui se passe à Makira”, indique Lovy Rasolofomanana, directeur pays de WCS.

    Il faut le rappeler, le projet REDD+ ou Réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts dans les pays en développement du Parc Naturel de Makira est le plus ancien projet validé au monde par les standards internationaux Verified Carbon Standard (VCS) et Climate, Community and Biodiversity Standards (CCBs). Ce projet a permis de produire 1,8 million de tonnes de crédits carbone entre 2005 et 2013 qui est aujourd’hui mis sur le marché. Ceux produits entre 2014 et mars 2020 seront également évalués.

  • Deux avions loués en Acmi par Madagascar Airlines pour le renforcement de sa flotte

    Deux avions loués en Acmi par Madagascar Airlines pour le renforcement de sa flotte

    TRANSPORT AÉRIEN – Deux avions loués en Acmi par Madagascar Airlines pour le renforcement de sa flotte

    Antananarivo, 12 Décembre, 15h05 – Deux avions en location dans la flotte de Madagascar Airlines. La compagnie aérienne nationale annonce ce jeudi l’arrivée d’un ATR72-500 qu’elle loue en Acmi (Aircraft, Crew, Maintenance, Insurance). Celui-ci vient s’ajouter à l’avion Q400 qu’elle loue déjà auprès de la compagnie CemAir depuis le mois de juin de cette année.

    C’est sur un contrat de location incluant l’aéronef, l’équipage, la maintenance et l’assurance que cet ATR72-500 est donc loué par Madagascar Airlines. Et ce, jusqu’au 10 janvier 2025 selon la précision de cette compagnie. Cet appareil dispose d’une capacité de 72 sièges et l’avion vient compléter sa flotte pour renforcer surtout ses opérations durant la haute saison.

    Louer des appareils n’est qu’une solution temporaire pour Madagascar Arilines, explique la compagnie. Elle rappelle que deux nouveaux ATR72 devaient déjà intégrer sa flotte depuis le mois de juillet mais la livraison de ces appareils n’est jusqu’à ce jour pas effective. Aussi, « ces deux locations se révèlent indispensables ».

    Madagascar Airlines doit d’ailleurs redoubler d’effort pour continuer à honorer ses engagements, soutient la compagnie. Le ministre des Transports et de la météorologie, Valery Ramonjavelo, avait annoncé la semaine dernière que Madagascar Airlines devra se doter de trois nouveaux avions jusqu’à la fin de cette année. Ce qui devrait porter à cinq le nombre des avions opérationnels de la compagnie jusqu’à cette période, a-t-il avancé.

    Madagascar Airlines annonce par ailleurs que “malgré une situation financière encore fragile, elle réaffirme sa détermination à honorer son rôle de transporteur national et de vecteur de développement économique et touristique pour Madagascar”.

    Retrouvez l’actualité à Madagascar sur notre site web www.2424.mg