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  • ENERGIE – Madagascar classé neuvième parmi les pays avec le plus grand nombre d’habitants n’ayant pas accès à l’électricité présentés dans le rapport sur les progrès énergétiques 2024

    ENERGIE – Madagascar classé neuvième parmi les pays avec le plus grand nombre d’habitants n’ayant pas accès à l’électricité présentés dans le rapport sur les progrès énergétiques 2024

    Antananarivo, 17 Juin, 8h30 – Madagascar avait enregistré un taux d’accès à l’électricité de 36% en 2022. Ce qui place la Grande île à la neuvième place des pays les moins électrifiés au monde présentés dans le rapport de suivi de l’ODD 7 ou « Tracking SDG 7 ». Il s’agit d’une publication annuelle dirigée par l’Agence internationale de l’énergie (AIE) qui suit les progrès réalisés au niveau mondial pour l’atteinte de l’objectif de développement durable (ODD) 7, visant à garantir une énergie abordable, fiable, durable et moderne pour tous.

    Comme indiqué dans ce rapport, les taux d’accès nationaux les plus bas en 2022 ont été observés au Soudan du Sud qui était à 5,4% et au Burundi avec 10%. Ce sont deux pays qui n’ont connu que de légères augmentations depuis 2010, précise ce document.

    Madagascar et la Tanzanie, en revanche, ont connu une croissance annuelle moyenne de plus de 2 points de pourcentage par an depuis 2010, bien qu’ils soient partis d’un niveau de base peu élevé. Hormis le Nigéria, le Pakistan et le Kenya, les pays ayant les taux d’électrification les plus faibles en 2022 font partie du groupe des Pays les moins avancés (PMA).

    Madagascar se trouvait également à la huitième position des pays présentant les déficits d’accès à l’électricité les plus importants qui ont été classés dans ce rapport, avec 18,9 millions d’habitants n’y ayant pas accès en 2022. 18 des 20 pays présentant les déficits d’accès les plus importants se trouvaient d’ailleurs en Afrique subsaharienne. Les trois premiers étant le Nigeria (86 millions), la République démocratique du Congo (78 millions) et l’Éthiopie (55 millions) qui représentent près d’un tiers de l’ensemble du déficit mondial.

    Ce rapport annuel suit les progrès accomplis au niveau mondial dans la réalisation de l’objectif de développement durable 7 des Nations unies et sert de guide aux décideurs politiques et à la communauté internationale pour faire progresser l’accès à l’énergie, l’efficacité énergétique, les énergies renouvelables et la coopération internationale. Dirigé par l’AIE, ce rapport est produit conjointement par l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena) en collaboration avec la Division de statistique des Nations unies (UNSD), la Banque mondiale et l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

    La Banque mondiale avait approuvé au mois d’avril 2023 un crédit de 400 millions de dollars pour le projet Connectivité numérique et énergétique pour l’inclusion à Madagascar (Decim). C’est un projet qui devra contribuer à doubler l’accès à l’énergie de 33,7 % à 67 % du pays. L’atteinte de cet objectif repose sur des investissements ciblés, et nécessite des réformes cruciales. Ceci afin de permettre à 10 millions de personnes, dont 2 millions de ménages et plus de 150 villages de communautés mal desservies, d’avoir accès à l’électricité.

    Lors de l’annonce de ce projet, la Banque mondiale avait estimé à 33,7 % le taux d’accès à l’électricité de la population malgache, contre une moyenne de 48,4 % pour l’Afrique subsaharienne en 2020. Cette institution financière avait indiqué l’année dernière qu’avec plus de 18 millions de personnes n’ayant actuellement pas accès à l’électricité, Madagascar se trouvait au 13e rang des pays ayant la plus grande population non électrifiée au monde.

  • TRAFIC –  Plus de 300 tortues étoilées retrouvées dans les rues de Sabotsy Namehana

    TRAFIC – Plus de 300 tortues étoilées retrouvées dans les rues de Sabotsy Namehana

    Antananarivo, 17 Juin, 7h15 – Énième affaire de trafic de tortues. La gendarmerie annonce avoir découvert des bébés tortues dans les rues de Sabotsy Namehana district d’Avaradrano samedi au petit matin. 342 tortues astrochelys radiata emballées dans des sacs plastiques jetées sur le trottoir ont été découvertes par ses éléments en patrouille, indique le rapport de la gendarmerie.

    Les auteurs de cet acte n’ont pas encore été retrouvés même après une fouille minutieuse des alentours selon la gendarmerie nationale. Elle déclare néanmoins que l’enquête poursuit son cours. Les tortues, pour leur part, ont été gardées dans les locaux de la brigade de la gendarmerie en attendant que les responsables en charge des eaux et forêts viennent les récupérer.

    Selon l’ONG Traffic qui œuvre dans la surveillance du commerce d’espèces sauvages dans le monde, 21 000 tortues de Madagascar ont fait l’objet de trafic entre 2018 et 2021. Pas plus tard que la semaine dernière, 400 bébés tortues en provenance de la Grande île ont été interceptées par les autorités comoriennes aux Comores. Sans oublier le millier de tortues saisies par les autorités thaïlandaises en Thaïlande. Ces animaux devraient faire l’objet de rapatriement à Madagascar dans les prochaines semaines, selon le ministère de l’Environnement et du développement durable.

  • GOUVERNANCE CLIMATIQUE – Le partage des 8,8 millions de dollars de crédits carbones versés par la Banque mondiale en cours

    GOUVERNANCE CLIMATIQUE – Le partage des 8,8 millions de dollars de crédits carbones versés par la Banque mondiale en cours

    Antananarivo, 16 Juin, 12h30 – Les bénéficiaires devraient toucher leur part. Les procédures administratives permettant le partage des crédits carbones à hauteur de 8,8 millions de dollars, versés par la Banque mondiale au mois de décembre 2023, sont finalisées. Reste maintenant son partage selon ce qui est prévu par le décret relatif au marché carbone forestier. Ce paiement est en cours, avait annoncé le ministre de l’Environnement et du développement durable, Max Fontaine, lors d’une conférence sur la biodiversité, jeudi.

    ⭕Madagascar avait reçu 8,8 millions de dollars en crédits carbone l’année dernière, en récompense de la réduction de 1,76 million de tonnes d’émissions de carbone en 2020. Ce fut le premier paiement d’une série de trois, dans le cadre de l’accord de paiement de réductions d’émissions (Erpa) conclu avec le Fonds de partenariat pour le carbone forestier (FCPF) de la Banque mondiale. Cet accord devrait permettre de débloquer jusqu’à 50 millions de dollars pour réduire jusqu’à 10 millions de tonnes d’émissions de CO2 le long de la côte orientale du pays, d’ici à la fin de 2024, avait souligné cette institution de Bretton Woods, lors de ce premier paiement.

    ⭕Le montant des bénéfices carbone, issus d’un contrat de vente, est subdivisé en deux parties. 80% serviront pour mener des activités de terrain et les 20% restants pour financer les activités liées à la gouvernance REDD+, d’après le décret relatif au marché carbone forestier.

    ⭕Sur les bénéfices alloués aux activités de terrain, 60% du montant de la totalité du contrat de vente sont attribués aux actions opérationnelles, qui peuvent concerner des extensions ou des poursuites d’activités. 20% sont affectés aux activités à l’échelle communale, dont 5% attribués à des activités de récompense aux Communautés de base performantes inscrites dans le plan d’investissement ou plan d’utilisation, 5% affectés aux infrastructures des communes performantes concernées par les activités, 8% pour les services sociaux et sécuritaires des communes touchées par les initiatives, et 2% pour le suivi des activités par les services techniques des communes concernées.

    ⭕Pour ce qui est des bénéfices alloués aux activités liées à la gouvernance, 5% sont alloués au profit du budget général de l’Etat et 15% pour les activités de gestion, de planification, de suivi, de contrôle, d’appui et de développement des activités REDD+.
    Alors que le partage des 8,8 millions de dollars versés par la Banque mondiale l’année dernière n’est pas encore entrepris, le MEDD travaille déjà sur le second paiement de crédits carbones dans le cadre de l’accord émission ERPA conclu avec FCPF. Le montant de ce versement par la Banque mondiale n’est pas encore défini mais il devrait être plus conséquent que le premier, avance le ministre Max Fontaine.

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  • EXPORTATION – Les Etats Unis devancent la France dans l’achat des produits textiles malgaches

    EXPORTATION – Les Etats Unis devancent la France dans l’achat des produits textiles malgaches

    Antananarivo, 15 Juin, 20h15 – 37,7% des exportations de produits textiles de Madagascar avaient été envoyées vers le marché américain l’année dernière. Ce qui place les Etats-Unis devant la France dans le classement des pays de destination de ce produit malgache. Le marché français avait représenté 22,13% des exportations de textile de la Grande île en 2023. Ce sont des chiffres qui ont été rapportés dans le Document de performance annexé au Projet de loi des finances rectificative (PLFR) 2024.

    Madagascar espère d’ailleurs beaucoup de son éligibilité pour la reconduction de l’African growth and opportunity act (Agoa). Celle-ci permettrait pour la branche Textile d’enregistrer une croissance de 2,4% pour cette année, selon le ministère de l’Economie et des finances (MEF). Cette croissance est amenée à s’améliorer encore sur les prochaines années pour se situer à 3,7% en 2025, jusqu’à atteindre 7,3% en 2028, d’après ce Document de performance du PLFR.

    Comme partagé par le portail d’information de l’Agoa au mois de décembre 2023, Madagascar avait exporté vers le marché américain des vêtements valant plus de 4 milliards de dollars. 87 % d’entre eux bénéficiaient des avantages de l’AGOA. Pour 2022, des vêtements produits à Madagascar valant 406 millions de dollars avaient été exportés vers les États-Unis, indique ce portail d’information.

    Pour ce qui est des exportations de Madagascar vers la France, elles avaient fortement augmenté de 32,9 % à 692,2 millions d’euros en 2022, et restaient à 89 % concentrées sur trois secteurs, celui des produits agricoles, sylvicoles, de la pêche et de l’aquaculture, ainsi que celui des textiles et celui des produits alimentaires.

    La valeur des exportations des produits textiles, habillement, cuir et chaussures s’élevait à 221 millions d’euros, représentant une croissance de 33,4 % en 2022. Ces chiffres sont possibles grâce à une augmentation des achats français de produits de luxe en provenance de la Grande Île, due notamment à la sous-traitance de plusieurs maisons de haute couture de luxe, rapporte la direction générale du Trésor Français.

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  • LÉGISLATIVES – Andry Rajoelina met en garde ceux qui seraient tentés de ne pas respecter le choix des électeurs

    LÉGISLATIVES – Andry Rajoelina met en garde ceux qui seraient tentés de ne pas respecter le choix des électeurs

    Antananarivo, 15 Juin, 15h55 – « Que Ie choix des électeurs soit respecté ». Le président de la République Andry Rajoelina lance un avertissement sans frais à ceux qui seraient tentés d’aller au-delà de la volonté des électeurs. “Le choix des électeurs ne doit pas être altéré. Il ne peut y avoir de developpement sans respect du choix du peuple”, martèle-t-il dans son discours à l’occasion de l’inauguration du boulevard Ratsimilaho à Toamasina. “Il ne peut pas y avoir de développement si le pays n’est pas en paix”, ajoute-t-il, invitant tout un chacun à “attendre dans le calme que la Haute cour constitutionnelle (HCC) publie les résultats définitifs”.

    Le président de la République attend, lui aussi, la proclamation officielle des résultats par la HCC. “Il est clair qu’après les législatives, les forces politiques du pays se dessinent”, souligne-t-il. “Cela définit qui a la majorité et c’est la majorité qui désigne le Premier ministre, qui est appelée à déterminer les membres du gouvernement”, rappelle-t-il.

    Selon les résultats provisoires publiés par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), la plateforme présidentielle Isika Rehetra Miaraka Amin’i Andry Rajoelina (Irmar) devrait remporter la majorité des sièges à l’Assemblée nationale avec 80 élus sur 163, quatre de moins qu’en 2019. Les candidats indépendants, eux, devraient avoir obtenu 54 sièges tandis que les plateformes de l’opposition devraient en avoir remporté 23. Deux sièges devraient revenir à deux autres partis, le Groupement des jeunes malgaches patriotes et le parti vert. Quatre sièges, enfin, devraient être gagnés par l’organisation Fivoi.

    Photo : Présidence de la République

  • La mauvaise qualité de l’éducation à Madagascar soulignée à l’occasion de la Journée de l’enfant africain

    La mauvaise qualité de l’éducation à Madagascar soulignée à l’occasion de la Journée de l’enfant africain

    Antananarivo, 15 Juin, 10h00 – Un secteur qui reste en difficulté. A Madagascar, l’accès à l’éducation, ainsi que sa qualité restent toujours aussi problématiques. La célébration de la Journée de l’enfant africain a été l’occasion de revenir sur les situations auxquelles les enfants malgaches font face de façon à proposer des pistes de solutions.

    Dans sa prise de parole à l’occasion de cette journée, Christine Jaulmes, représentante de l’Unicef à Madagascar regrette que “les enfants qui vont à l’école n’acquièrent pas toujours les connaissances fondamentales qu’ils devraient acquérir”. Elle pointe notamment “le manque d’enseignants qualifiés avec une forte proportion d’enseignants communautaires qui n’ont reçu aucune formation”. A l’en croire, “moins de la moitié des enseignants ont les capacités pour transférer les compétences aux apprenants”.

    En matière d’accès à l’éducation, Christine Jaulmes évoque “une forte déperdition scolaire au fur et à mesure qu’on monte dans les degrés d’apprentissages”. Elle soulève également les “ grandes disparités entre le milieu rural et le milieu urbain”, notamment “les taux d’abandon scolaires élevés en milieu rural”. Elle impute ces problèmes d’accès aux phénomènes de grossesse précoce et de pauvreté, les jeunes étant obligés “d’entrer dans le monde du travail et de gagner leur vie”.

    Parmi les pistes de solutions, la représentante de l’Unicef met en exergue la nécessité de mettre en œuvre “le pacte de partenariat validé et signé par tous les acteurs de l’éducation en novembre 2023”. Ce pacte définit un programme clair qui prend en compte les compétences des enseignants, l’effectivité et la qualité du temps d’apprentissage et  les conditions d’apprenitssage à savoir les infrastructures, les conditions des écoles, les manuels scolaires, rappelle-t-elle.

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  • Plus de 200 mégawatts fournis par les producteurs membres de Madagascar renewable energy Association

    Plus de 200 mégawatts fournis par les producteurs membres de Madagascar renewable energy Association

    Antananarivo, 15 Juin, 8h11 – De l’énergie à revendre. Les producteurs membres fondateurs de Madagascar renewable energy association (Marea) contribuent à environ 20% de la production nationale d’électricité de la Grande île. Il s’agit de plus de 200 MW de puissance déjà opérationnelle pour une production moyenne de 380 GWh par an, d’après ce qui avait été présenté en marge de l’annonce officielle de la création de cette association, jeudi.

    ⭕L’association Marea estime à 1,5 millions de personnes le nombre des bénéficiaires de ces productions. Mais les activités de ses membres participent également à l’industrialisation, la création d’emplois ainsi que le renforcement de capacité, selon ces producteurs d’électricité qui travaillent avec des technologies d’énergie renouvelable variées que sont l’hydroélectricité, le solaire photovoltaïque, l’hybride et off-grid.

    ⭕Or, ils estiment qu’ils peuvent contribuer davantage pour le pays. Avec leurs projets en cours de développement, les membres fondateurs de cette association ambitionnent de contribuer à relever le défi de l’atteinte du mix énergétique national et de multiplier par sept le nombre des bénéficiaires d’ici 2030.

    ⭕Madagascar renewable energy association regroupe des sociétés et consortium, dont Anka qui est un groupe composé de sociétés opérationnelles d’exécution et de conseil dans le secteur des énergies renouvelables et de véhicules financiers dédiés. Elle compte également parmi ses membres fondateurs la Compagnie générale d’hydroélectricité de Volobe (CGHV) qui est en charge du développement, de la construction, de la gestion, de l’exploitation et de la maintenance de la centrale hydroélectrique de Volobe Amont.

    ⭕First Energy, société spécialisée dans l’énergie hybride, présente dans plus de 30 villes et reconnue pour l’installation et l’exploitation de la première centrale hybride à Madagascar en fait également partie. De même pour New Energy Africa (NEA), appartenant au groupe panafricain Axian, et qui a pour ambition de devenir un acteur majeur dans le développement d’infrastructures de production d’énergies renouvelables et hybrides sur le continent africain.

    ⭕Et puis, il y a Sunfarming Madagascar, la première société qui promeut le concept d’agrophotovoltaïsme au pays. Sans oublier Tozzi Green qui développe, réalise et gère des installations de production d’énergie alimentées par des sources renouvelables. Et enfin WeLight Africa qui est un acteur pionnier et leader de l’électrification rurale en Afrique à travers des solutions de mini-grids.

    ⭕Marea se donne comme missions d’être un interlocuteur fiable et incontournable dans le secteur des énergies renouvelables vis-à-vis de partenaires et de développer un espace favorisant un paysage économiquement viable et durable. L’association entend aussi promouvoir l’effectivité des mesures incitatives à la croissance de la production et l’accès à des énergies renouvelables, renforcer la sécurisation des investissements dans le secteur et y encourager la mise en œuvre des moyens permettant le renforcement des compétences pour assurer la durabilité et l’innovation.

    Photo : MEH

  • Plus de 1 400 étudiants malgaches par an partent en France pour poursuivre leurs études supérieures

    Plus de 1 400 étudiants malgaches par an partent en France pour poursuivre leurs études supérieures

    Antananarivo, 14 Juin, 18h45 – La France continue de séduire les jeunes malgaches pour poursuivre leurs études supérieures. Selon les chiffres publiés ce vendredi par Campus France, en marge de l’inauguration de ses nouveaux locaux, “chaque année, plus de 1 400 étudiants malgaches de tous domaines et de tous niveaux quittent la Grande île pour intégrer l’enseignement supérieur français”. Avec autant de départs par an, la France est logiquement “le premier pays d’accueil des étudiants malgaches”, souligne encore Campus France. Cette agence, en charge de l’accueil, de l’orientation et de l’accompagnement des étudiants étrangers qui souhaitent étudier en France, indique qu’en 2023, “5 061 étudiants malgaches sont présents en France”.

    Pour les nouveaux étudiants, Campus France souligne, par ailleurs, que dans le réseau des établissements français à l’étranger, Madagascar a le taux le plus élevé de titulaires du baccalauréat français qui choisissent de poursuivre leurs études en France. Les chiffres qu’il donne ce vendredi parle de 75% des nouveaux bacheliers du système éducatif français qui vont rejoindre la France après leur bac. En termes de demandes, Campus France indique accueillir plus de 13 000 lycéens et étudiants par an. Les différents ateliers qu’il organise tout au long de l’année intéressent par ailleurs jusqu’à plus de 7 000 étudiants par an.

    Avec les nouveaux locaux qui sont basés à Analakely dans l’enceinte de l’Institut français de Madagascar (IFM), Campus France espère “offrir un meilleur service à tous les lycéens, étudiants, parents et partenaires et de mieux répondre à leurs besoins”. “L’accès et l’accueil dans ces nouveaux locaux sont facilités et la visibilité de l’espace Campus France est désormais renforcée”, souligne l’agence.

     

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  • TRANSACTION BANCAIRE – La création d’une carte domestique de paiement en étude

    TRANSACTION BANCAIRE – La création d’une carte domestique de paiement en étude

    Antananarivo, 14 Juin, 12h10 – Vers une carte domestique interopérable. La Banky foiben’i Madagasikara (BFM) travaille sur la création d’une carte nationale de paiement. Ce projet est l’une des composantes du Switch national, que l’Autorité monétaire a déjà présenté lors d’une conférence qu’elle avait récemment organisée.

    Cette carte domestique de paiement qui est en projet devrait être acceptée par tous les terminaux de paiement électronique (TPE) et les distributeurs de billets (DAB ou GAB). Elle se différencie d’une carte bancaire émise par une banque sur place qui nécessite encore le recours à un réseau international comme Visa ou MasterCard pour être acceptée par une autre banque. Et ce, même pour les transactions totalement domestiques.

    Ainsi, le détenteur de la carte nationale de paiement se verra épargné d’un coût supplémentaire pour le traitement de ses transactions. Et le Switch national assurera le traitement intégral à l’intérieur de Madagascar des transactions domestiques réalisées au moyen de ces nouvelles cartes de paiement.

    Les travaux de mise en place de ce Switch national de paiement se sont poursuivis notamment avec la signature du contrat entre le Projet de transformation économique pour une croissance Inclusive (PIC3) et la Fintech suisse Banking payment context (BPC) qui est le fournisseur de la solution clé en main de cette plateforme. Ce switch national est un système centralisé qui assurera l’interconnexion des différents prestataires de services de paiement agréés à Madagascar.
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  • LEGISLATIVES – Trois affaires en audience ce vendredi à la HCC pour ouvrir le bal des contentieux électoraux

    LEGISLATIVES – Trois affaires en audience ce vendredi à la HCC pour ouvrir le bal des contentieux électoraux

    Antananarivo, 14 Juin, 11h40 – Ça y est. Les audiences ont débuté à Ambohidahy sur les différents litiges électoraux entre les différents candidats à l’élection législatives du 29 mai dernier. Trois audiences ont eu lieu ce vendredi matin au niveau de la Haute cour constitutionnelle (HCC), selon les informations recueillies à Ambohidahy.

    Les trois affaires sont en audience depuis 9h vendredi matin. La première affaire oppose deux candidats de la circonscription de Mahajanga I. Christian Afakandro de la plateforme Firaisankina (14 695 voix – 44,52%), arrivé premier selon les résultats provisoires, a dû se défendre face aux requêtes du candidat indépendant Stéphan Alphonse Nicolas (7 171 voix – 21,73%), arrivé troisième selon les provisoires et qui demande l’annulation des voix du défendeur qu’il accuse de corruption électorale.

    La deuxième affaire concerne le district de Mahajanga II. Elle oppose le candidat Léon Rasalama de la plateforme Isika rehetra miaraka amin’i Andry Rajoelina (Irmar) (7 484 voix – 42,81%) qui a déposé des requêtes en annulation de voix contre le candidat indépendant Handry Orlando Ramananarivo (9 998 voix – 57,19%) arrivé premier dans la circonscription selon les résultats provisoires.

    La troisième affaire oppose Lalatiana Rakotondrazafy candidate à Faratsiho de la plateforme Irmar (20 546 voix – 40,64%) au candidat du Firaisankina Andriamampionona Ramilison (22 897 voix – 45,29%). La candidate de la majorité présidentielle demande, entre autres, l’annulation des voix obtenues par son adversaire dans 24 bureaux de vote. Elle accuse celui-ci d’achat de voix mais aussi de distribution de bulletins précochés . Elle remet aussi en doute l’intégrité du processus électoral pour des faits de manipulation du candidat adverse sur les organes électoraux.

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