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  • Des smartphones « mora » pour 900 000 personnes en vue d’améliorer l’inclusion numérique

    Des smartphones « mora » pour 900 000 personnes en vue d’améliorer l’inclusion numérique

    Antananarivo, 20 Janvier, 13h10 – Des smartphones à des prix très abordables. Le ministère du Développement numérique, de la transformation digitale, des postes et des télécommunications (MNDPT) indique travailler en vue d’équiper 900 000 personnes supplémentaires de smartphones qui seront subventionnés. Cette initiative est une sous-composante du projet de Connectivité numérique et énergétique pour l’inclusion à Madagascar (Decim), financé par la Banque mondiale, d’après ce qu’a expliqué le ministre Tahina Razafindramalo lors d’une rencontre avec la presse vendredi.

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    Pour ce faire, le MNDPT va travailler avec le ministère de l’Economie et des finances (MEF) ainsi qu’avec les opérateurs en télécommunication afin de « définir les taux d’imposition intéressants », annonce ce membre du gouvernement. « Nous y travaillons pour faciliter l’importation de smartphone à un prix raisonnable », précise-t-il.

     

    Le coût d’un smartphone à Madagascar demeure un obstacle pour l’inclusion numérique de sa population, soutient le ministre Tahina Razafindramalo. Pour un smartphone de base, comprenant des fonctionnalités au-delà des appels téléphoniques et de l’envoi de messages texte, son coût est évalué à 32 dollars soit environ 145 000 ariary avec le taux de change actuel. Ce qui est très cher par rapport au pouvoir d’achat des malgaches puisque ce prix représente 87% du Revenu national brut (RNB) par habitant de la Grande île, selon ce qui est exposé dans le Plan stratégique du numérique 2023-2028.

     

    L’amélioration de l’inclusion énergétique et numérique, qui est une composante du projet Decim, vise par ailleurs à créer un marché de consommation pour les services énergétiques et numériques. Il s’agit de veiller à une plus grande inclusion de bénéficiaires au niveau de ses zones cibles. La facilitation de l’accès à des appareils numériques abordables comme les téléphones de fonction et les smartphones de base via des solutions de financement appropriées, notamment des subventions ou des crédits pour fonds de roulement, en fait partie.

     

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  • DIGITALISATION – La carte d’identité nationale biométrique mise en place à partir de cette année à Madagascar

    DIGITALISATION – La carte d’identité nationale biométrique mise en place à partir de cette année à Madagascar

    Antananarivo, 20 Janvier, 10h30 – La carte d’identité nationale malgache va aussi passer au biométrique. La mise en place de ce projet va débuter cette année, indique Tahina Razafindramalo, ministre du Développement numérique des postes et des télécommunications ce vendredi. “Ce projet est mené avec la Banque mondiale avec pour objectif de donner à chaque citoyen une carte d’identité biométrique gratuitement”, explique-t-il.

    Avant d’acquérir la carte d’identité biométrique, chaque citoyen malgache de plus de 15 ans passe par l’enrôlement biométrique. Cette étape consiste à collecter les données biographiques entre autres le prénom, le nom, le sexe, etc.. mais aussi les données biométriques dont les empreintes, la photo et la signature pour les candidats à l’enrôlement.

    “On n’a pas besoin de le faire l’enrôlement biométrique avant 15 ans pour des questions de physionomie”, souligne le membre du gouvernement. La personne de moins de 15 ans qui sera enrôlée n’obtiendra pas non plus sa carte biométrique avant ses 18 ans.

    Ce projet de carte d’identité biométrique est financé par la Banque mondiale à hauteur de 140 millions de dollars. Il va de paire avec le projet d’identifiant unique, qui consiste à octroyer un identifiant unique à chaque citoyen dès sa naissance. A en croire le ministère, ce projet a déjà débuté. “Chaque individu qui naît à Befelatanana bénéficie déjà d’un identifiant unique et est déjà inscrit dans la base de données centrale”, soulève le membre du gouvernement. L’identifiant unique est également déjà expérimenté à la commune urbaine de Toamasina actuellement, ajoute-t-il.

    L’utilisation de l’identifiant unique et de la carte d’identité biométrique présente de nombreux avantages, selon le ministre. On pourra déjà retracer toute la vie d’un individu grâce à cela. On évitera aussi toute duplication d’identité ou de doublons notamment durant les élections. Grâce à la digitalisation des services publics, on pourra aussi facilement avoir accès aux différents documents administratifs et autres.

  • TELECOMMUNICATIONS – Un troisième opérateur autorisé à déployer la fibre optique à Madagascar 

    TELECOMMUNICATIONS – Un troisième opérateur autorisé à déployer la fibre optique à Madagascar 

    Antananarivo, 20 Janvier, 7h00 – Ils sont désormais trois opérateurs à pouvoir déployer la fibre optique à Madagascar. Tahina Razafindramalo, ministre du Développement numérique, des postes et des télécommunications, indique ce vendredi qu’un nouvel opérateur a acquis en décembre dernier la licence lui permettant d’œuvrer sur tous les segments du secteur télécom notamment la fibre optique.

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    “Cet opérateur vient d’acheter auprès de l’Etat malgache la licence globale donc il pourra déployer la 5G, la fibre optique nationale et internationale, la fibre optique pour les particuliers et les entreprises à l’instar de l’opérateur historique”, souligne le ministre. Le coût de la licence globale est de 30 millions d’euros a indiqué le ministre.

    Selon le plan stratégique numérique 2023-2028, l’opérateur en question est la société Orange Madagascar. “Orange a d’ores et déjà souscrit à cette nouvelle licence globale. Il est le premier opérateur à obtenir une Licence globale à Madagascar, avec une validité de 15 ans », souligne le document.

     

    Le décret créant cette licence globale adopté en 2023 prévoit que cette licence permet à son titulaire « d’offrir sur les marchés de gros et de détail, tous les services de télécommunications, de revente de capacités et de location d’infrastructures pour tous types de services, sur tous types de support, que ce soit le cuivre, la radio, la fibre ou le satellite, et dans toutes les modalités, fixé, portatif ou mobile ». Ses services peuvent aussi être déployés « sur toutes les parties du réseau qu’il s’agisse de la boucle locale, du transport, des liaisons internationales, et pour les communications locales, nationales et internationales ».

     

    Cette ouverture de la concurrence a pour but d’offrir plus de choix aux consommateurs, indique le ministère. Cela permettra aussi de faire baisser les prix. “C’est d’ailleurs le but de la libéralisation du secteur entamé l’année dernière par l’Etat”, explique le ministre. “Si avant on n’avait qu’un seul choix, aujourd’hui on aura plus de choix. Lorsqu’il y a le choix, le prix baissera automatiquement”, se félicite le membre du gouvernement.

     

    Avant Orange, deux opérateurs ont déjà disposé de la licence leur permettant d’exploiter et commercialiser des offres fibres optiques. Il s’agit de Telma et de Blueline qui avait été désigné en avril 2020 comme deuxième opérateur fibre optique du pays. A l’époque, le décret avait prévu que « deux opérateurs backbone peuvent être autorisés à construire des liaisons nationales pour le seuil de 25 millions d’habitants ».

     

    Avec l’appui de la Banque mondiale, le ministère chargé des télécommunications avait travaillé pour la réforme des cadres juridiques régissant ce secteur d’activité. En Avril 2023, l’Etat avait adopté plusieurs décrets avec pour objectif la libéralisation du secteur de la télécommunication. “ Je suis heureux d’annoncer que la libéralisation du secteur télécom est effective dans la Grande île”, conclut Tahina Razafindramalo.

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  • INTERNET – Trois opérateurs mondiaux de satellite intéressés pour opérer à Madagascar

    INTERNET – Trois opérateurs mondiaux de satellite intéressés pour opérer à Madagascar

    Antananarivo, 19 Janvier, 16h15 – De grosses pointures attendues. Ils sont déjà trois acteurs mondiaux de satellite à avoir répondu à l’appel d’offres international de l’Autorité de régulation des technologies de communication (Artec) sur l’établissement et l’exploitation de réseaux publics de communication par satellite à Madagascar. Deux d’entre eux sont déjà en train de remplir les prérequis leur permettant d’opérer au pays. Le ministère du développement Numérique, de la transformation digitale, des postes et des télécommunications (MNDPT) tranchera sur l’attribution de leur licence au mois de mars, indique le ministre Tahina Razafindramalo lors d’une conférence de presse tenue ce vendredi.

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    Le ministre Tahina Razafindramalo s’est, pour le moment, abstenu de livrer l’identité de ces opérateurs intéressés qui investissent à Madagascar. Il a néanmoins indiqué que l’un d’entre eux est un acteur très connu, qui était dans la Fintech à la base, et qui a ensuite investi dans les satellites ou encore dans l’énergie. Pour ce membre du gouvernement, seuls les opérateurs qui ont les moyens peuvent exploiter les réseaux publics de communication par satellite, si on en considère que le coût de maintenance de leurs équipements, les logiciels pour les gérer ou encore les moyens pour assurer la qualité de service.

    Le MNDPT se dit également très exigeant par rapport au respect du modèle de cahier des charges qui était imposé à ses opérateurs. Au-delà des conditions techniques pour le temps de réponse ou la qualité de services, il faut que l’opérateur s’implante d’abord à Madagascar et s’enregistre en tant que société au niveau de l’Economic development board of Madagascar (EDBM), insiste le ministre Tahina Razafindramalo. « Il faut que ces opérateurs soient installés à Madagascar pour qu’ils paient leurs taxes et leurs impôts au pays », explique-t-il.

    L’enjeu est de taille, selon le ministre des télécommunications. Les opérateurs satellites peuvent couvrir tout Madagascar sans avoir à installer un seule kilomètre de fibre ou un seul site. Leurs services présentent des avantages de coût, d’accessibilité et de rapidité. Le MNDPT souligne d’ailleurs dans le Plan stratégique du numérique (PSN) 2023-2028 que la communication par satellite se révèle essentielle pour étendre la connectivité dans les zones reculées où l’infrastructure terrestre est limitée. Elle permet de dépasser les obstacles géographiques et donc améliorer l’accessibilité à l’Internet et aux services en ligne, expose le ministère dans le plan national.

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  • CARBURANT – Une étude de la Banque mondiale remet en cause l’indépendance de l’OMH

    CARBURANT – Une étude de la Banque mondiale remet en cause l’indépendance de l’OMH

    Antananarivo, 19 Janvier, 11h45 – Une faille signalée. La prise de participation de l’Etat dans les sociétés pétrolières compromet l’indépendance de l’Office malgache des hydrocarbures (OMH), qui est l’organe de réglementation du secteur pétrolier aval, indique la Banque mondiale dans son étude sur la gestion des prix du carburant du pays. Pour cette institution de Bretton Woods, « il est inhabituel pour un pays importateur de carburant que son gouvernement continue de participer au capital de ces compagnies », surtout que « Madagascar s’est déjà engagé à libéraliser son secteur pétrolier ».

     

    Selon la liste des sociétés à participation de l’Etat dressée par le ministère de l’Economie et des finances (MEF), l’Etat détient 31% des actions de la Logistique pétrolière. Sa participation est de 10,07% auprès de la Galana distribution pétrolière et de 10% auprès de la Galana raffinerie terminal. L’Etat est également actionnaire à hauteur de 6,12% dans la compagnie Jovena, 20,56% dans TotalEnergies marketing Madagasikara, 20% dans Vivo Energy et 5% dans Madagascar oil company.

     

    Le Gouvernement aurait fait valoir que ces participations permettent à l’État de renforcer la stratégie pour le secteur pétrolier et de participer au Conseil d’administration des sociétés pétrolières. Il semble cependant que dans la pratique, « l’Etat a très peu d’influence alors qu’il devrait user pleinement de son droit de regard sur les sociétés », lance la Banque mondiale.

     

    Elle estime dans son étude que « l’impartialité de l’OMH pourrait être favorisée en cédant les participations de l’Etat dans ces sociétés pétrolières ». Ce, afin d’appuyer l’application de la loi sur la libéralisation du secteur pétrolier aval, en ayant pour objectif d’améliorer les conditions du marché.

     

    L’OMH est un organisme sous tutelle du ministère de l’Energie et des Hydrocarbures (MEH). Il est chargé de la régulation des activités du secteur pétrolier aval sur l’ensemble du pays.

     

  • AMBATONDRAZAKA – Des hectares de rizières sous les eaux

    AMBATONDRAZAKA – Des hectares de rizières sous les eaux

    Antananarivo, 19 Janvier, 9h55 – Des fortes pluies continuent de s’abattre sur Ambatondrazaka. A en croire la direction régionale de l’agriculture de l’Alaotra Mangoro, joint au téléphone très tôt, ce vendredi matin, « les dégâts sont énormes ». Il a évoqué des ruptures de digues qui ont causé l’inondation des hectares de rizières.

     

    « Il est encore difficile d’énumérer les dégâts à l’heure actuelle. La pluie continue encore de tomber », indique ce représentant du ministère de l’agriculture dans l’Alaotra Mangoro. Il témoigne par contre que « des hectares de rizières sont sous les eaux ».

     

    C’est dans l’ensemble de la vallée Marianne que les dégâts sont le plus importants, notamment au niveau du PC 15. « Le ministère multiplie les descentes afin de rechercher des solutions d’urgence afin de limiter les pertes », indique ce responsable.

     

    Les autorités locales se mobilisent actuellement dans cette région grenier à riz de Madagascar, pour que la récolte de 2024 ne soit pas pénalisée. Les travaux de réhabilitation des digues sont les travaux les plus urgents à entreprendre, estime notre interlocuteur. Des aides devraient ensuite être octroyées aux riziculteurs, une fois les dégâts évalués, après la descente des eaux dans les rizières.

     

  • MOBILE BANKING – L’ouverture d’un compte Orange money accessible aux clients de tous les opérateurs

    MOBILE BANKING – L’ouverture d’un compte Orange money accessible aux clients de tous les opérateurs

    Antananarivo, 18 Janvier, 20h55 – Vous n’êtes pas abonné chez Orange mais chez un autre opérateur? Vous pouvez pourtant avoir un compte Orange money. Ou du moins, vous pouvez avoir accès à tous les services d’Orange money. “Une première à Madagascar et dans l’océan Indien” à en croire Mathieu Berthelot, directeur Général d’Orange Money Madagascar lors d’une cérémonie de présentation à Ankorondrano ce mardi.

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    L’accès aux services d’Orange Money pour tous se fera via l’application Orange Money Afrique. Cette application peut être téléchargée sur Android ou sur iOS. Il suffit ainsi, pour ceux qui souhaitent bénéficier de ce service, de s’inscrire directement sur l’application en question. L’innovation offre aux clients la possibilité de réaliser eux-mêmes l’ouverture de leur compte en cinq minutes depuis leur salon de manière totalement sécurisée et avec leur numéro de mobile actif à Madagascar, quel que soit l’opérateur.

     

    Une fois inscrit sur l’application, le client bénéficie de tous les services d’Orange Money. Que ce soit les dépôts et retrait en cash point, le paiement marchand, les achats de crédit, les paiements ou encore les paris en ligne. Orange promet aussi d’autres innovations dans le futur.

     

    Pour Orange Money, il s’agit d’avancer dans la promotion de l’inclusion financière à Madagascar. La société affirme compter actuellement près de 4 millions de clients et 30.000 cash points. Avec ce nouveau service, elle veut se positionner comme un service de paiement mobile incontournable à Madagascar.

     

  • CAN 2024 – La Namibie écrit un chapitre de son histoire

    CAN 2024 – La Namibie écrit un chapitre de son histoire

    Antananarivo, 18 Janvier, 18h30 – La première journée de la Coupe d’Afrique des Nations s’achève sur un match nul entre la République démocratique du Congo et la Zambie (1-1), en Côte d’Ivoire. Cette journée a été marquée par un total de 27 buts inscrits, soit le double par rapport à la précédente édition en 2022, qui n’avait enregistré que 13 buts.

     

    De nombreuses nations expérimentées ont été surprises lors de leurs premiers pas dans la compétition, tandis que le trio composé du Maroc, demi-finaliste du Mondial 2022, du Sénégal, tenant du titre de la CAN 2022 et de la Côte d’Ivoire, pays hôte de la compétition, a dominé ses adversaires, confirmant ainsi leur statut de favoris en ce début de tournoi. L’Algérie, l’Egypte et le Nigeria ont tous été accrochés tandis que le Ghana tombe après un match dominé par le Cap-Vert (0-1).

     

    La Namibie s’invite comme l’équipe surprise de la compétition. En effet, les “Brave Warriors” viennent tout simplement d’écrire l’histoire en obtenant leur tout premier succès en Coupe d’Afrique des nations (CAN) face à la Tunisie (1-0). L’équipe nationale namibienne participe actuellement leur deuxième compétition continentale en Côte d’Ivoire et compte bien écrire l’histoire à l’instar des Barea de Madagascar en 2019. A l’époque, les hommes de Nicolas Dupuis avaient réalisé l’exploit de se qualifier pour les quarts de finale avant de se faire éliminer par les mêmes Tunisiens (0-3) à l’époque.

     

  • Andry Rajoelina recommande l’enlèvement des ordures d’Antananarivo le plus rapidement possible

    Andry Rajoelina recommande l’enlèvement des ordures d’Antananarivo le plus rapidement possible

    Antananarivo, 18 Janvier, 14h50 – Des consignes à l’endroit des responsables. D’après le compte rendu du Conseil des ministres de mercredi, le président de la République Andry Rajoelina a donné des consignes claires sur l’assainissement et l’hygiène. Il a notamment recommandé “l’enlèvement des ordures et l’assainissement de la capitale Antananarivo le plus rapidement possible”, souligne le communiqué.

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    Selon les recommandations présidentielles, la commune d’Antananarivo devra travailler avec le ministère chargé de l’Assainissement et l’hygiène. Il est entre autres questions de réceptionner rapidement les camions bennes offerts par le gouvernement japonais afin que ceux-ci puissent être utilisés dans les prochains jours.

     

    Au lendemain des fêtes, les ordures se sont amoncelées dans la capitale, obstruant même la voie publique et les routes dans certains quartiers. La Société municipale d’assainissement (SMA) indique travailler jour et nuit avec les camions à sa disposition pour enlever les ordures de la capitale mais les résultats tardent à se faire voir.

    Mercredi, le Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC) a annoncé le début d’une opération ciblée de nettoyage et d’enlèvement d’ordures pour permettre aux eaux de pluie de rejoindre les canaux d’évacuation et prévenir les inondations dans la capitale. D’après le général Elack Andriankaja, “il y a trop d’ordures” dans la capitale provoquant l’obstruction des canaux et la stagnation de l’eau dans divers quartiers de la Capitale.

     

  • SECTEUR MINIER – Madagascar vise une exportation légale de 15 tonnes d’or par an

    SECTEUR MINIER – Madagascar vise une exportation légale de 15 tonnes d’or par an

    Antananarivo, 18 Janvier, 12h45 – 15 tonnes. C’est la quantité annuelle d’or que Madagascar prévoit d’exporter légalement, selon l’objectif fixé dans la Politique générale de l’Etat (PGE) présentée durant le Conseil des ministres mercredi. Ce qui devrait générer jusqu’à 900 millions de dollars de recettes en devises selon le compte rendu de cette réunion hebdomadaire de l’Exécutif.

     

    Cet objectif est supérieur au volume enregistré depuis la mise en place de l’Agence nationale de la filière or (Anor) en 2016 jusqu’à la décision de suspension des exportations légales de l’or au mois de septembre 2020, qui totalisait plus de 10 tonnes d’or. Le rapatriement des devises issues des ces exportations de ces produits aurifères était jugé insignifiant à l’époque, alors que l’administration minière avait estimé à 600 millions de dollars les devises qui auraient dû rentrer à Madagascar.

     

    Pour atteindre cet objectif annuel de 15 tonnes, la PGE prévoit la mise en place d’une raffinerie aurifère à Madagascar. Le Président de la République, Andry Rajoelina, avait déjà évoqué ce projet dans son discours de vœux à la Nation vers la fin de l’année 2023. Le Chef de l’Etat avait expliqué que cette raffinerie permettra de transformer localement l’or extrait des sols malgaches en or monétaire et en lingots d’or avant de l’exporter à l’étranger de façon légale et suivant les normes.

     

    Les autorités malgaches avaient par ailleurs déjà indiqué, notamment auprès du Fonds monétaire international (FMI) , que la mise à jour de la réglementation de l’or et la mise en place de procédures de traçabilité et d’évaluation des pratiques environnementales et sociales dans cette filière avancent bien. Le décret sur le régime de l’or a été adopté en Conseil des Ministres en mars 2023 pour fixer les critères de la reprise des exportations d’or par les opérateurs.

     

    Il est rapporté dans le Mémorandum de politiques économiques et financières (MPEF), préparé dans le cadre de la quatrième revue du programme sur la Facilité élargie de crédit avec le FMI, que pour pouvoir exporter, un agrément de comptoir est indispensable dont la délivrance est désormais consacrée par arrêté ministériel. Le capital des sociétés exportatrices d’or a aussi été élevé et un contrôle plus rigoureux sur les actionnariats a été mis en place. La durée de validité d’un comptoir a également été réduite à un an pour améliorer le contrôle.

     

    Le délai de rapatriement des devises issues de l’exportation de l’or a également été réduit à deux mois pour l’exportation par avion et le suivi au niveau du Système intégré de gestion des opérations de change (SIGOC) est renforcé. Un arrêté a par ailleurs déjà été pris pour lever la suspension d’exportation de l’or.

     

    L’Etat mise aussi sur l’or pour l’amélioration de la santé de la monnaie locale. Dans sa dernière note de conjoncture économique, la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) avait rapporté que la demande du métal jaune, en tant que valeur refuge, avait été poussée à la hausse par la crainte d’une récession dans la zone euro. Le prix de l’once de l’or a augmenté de 11,8% en un an. Il s’est établi à 1 929 dollars au troisième trimestre de 2023, contre 1 978,0 dollars au précédent trimestre et 1 726,0 dollars au troisième trimestre de 2022.