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  • TOLAGNARO – Au moins un mort suite à un affrontement entre les forces de l’ordre et les manifestants de l’association Lusud

    TOLAGNARO – Au moins un mort suite à un affrontement entre les forces de l’ordre et les manifestants de l’association Lusud

    Antananarivo, 21 Octobre, 6h29 – Les coups de feu ont retenti à Tolagnaro. La manifestation des membres de l’association Lusud a viré au drame ce vendredi alors que les forces de l’ordre sont arrivées sur place pour libérer des personnes prises en otage par les manifestants. Le bilan provisoire fait état d’un mort des suites de ses blessures contractées sur place et d’un blessé grave transporté à l’hôpital.

     

    ⭕La gendarmerie s’est présentée à la presse vendredi pour faire le récit des évènements. D’après la gendarmerie, les manifestants de l’association Lusud ont manifesté sur la route de Mandena durant trois jours sans pour autant ériger un barrage. La situation a empiré jeudi lorsque les manifestants ont pris en otage un contractant de QMM. Puis vendredi matin, un autre policier a été pris en otage par les manifestants, rapporte encore la gendarmerie. « Face à cela l’organe mixte de conception est descendu sur place pour négocier avec les manifestants », relate la gendarmerie. Les éléments venus sur site ont cependant essuyé des jets de pierre. « Malgré cela, on a essayé de libérer notre collègue séquestré donc il y a eu affrontement », ajoute la gendarmerie. L’affrontement a blessé les deux manifestants dont l’un au moins est décédé.

     

    ⭕Jessica Ranohefy, porte-parole de QMM, indique que l’association Lusud manifeste depuis lundi pour réclamer le retrait des avis de recherches lancé contre certains de ses membres après les manifestations de juillet. Elle confie que des négociations et des recherches de solutions ont été effectuées depuis lundi par QMM et le gouvernorat afin de trouver une solution et éviter l’escalade. « Nous avons aussi appris la prise en otage d’un contractant de QMM alors que nous nous étions réunis avec le gouverneur pour chercher des solutions », explique-t-elle.

     

    Photo d’illustration/ Archives

  • Le Dr Lovanomenjanahary Marline reçoit une bourse de 150 000 dollars pour appuyer ses recherches sur les bryophytes et les lichens

    Le Dr Lovanomenjanahary Marline reçoit une bourse de 150 000 dollars pour appuyer ses recherches sur les bryophytes et les lichens

    Antananarivo, 20 Octobre, 17h20 – Les efforts du Dr Lovanomenjanahary Marline reconnus. Cette scientifique malgache s’est vue attribuer la bourse Jennifer Ward Oppenheimer (JWO) pour l’année 2023. D’un montant total de 150 000 dollars, cette subvention sera utilisée pour appuyer ses recherches sur les bryophytes et les lichens. La chercheure se réjouit de l’octroi de la bourse de recherche JWO. Elle a notamment souligné “la rareté du financement gouvernemental pour la recherche environnementale à Madagascar”.

    Le Dr Lovanomenjanahary Marline, bryologiste, travaille depuis un certain temps sur la surveillance de la pollution atmosphérique, le changement climatique et les défis concernant la biodiversité. Les recherches et surveillance effectuées se font via les bryophytes et les lichens, des petites plantes sans fleurs, notamment les mousses, extrêmement sensibles aux changements environnementaux.

    L’octroi de cette subvention JWO lui permetta d’aller plus loin dans ses recherches, notamment via la coopération avec des scientifiques et des étudiants de divers pays africains. Le projet consiste entre autres à créer une base de données complète de ces petites plantes uniques, faire la prévision des impacts de la pollution atmosphérique et du changement climatique sur la biodiversité et finalement de cartographier les particules toxiques et les polluants atmosphériques qui peuvent affecter la santé humaine.

    La conservation de la biodiversité est aujourd’hui au cœur des actions d’Oppenheimer Generations, derrière la création de la subvention. “Dans un contexte mondial, la priorité donnée à la conservation manque souvent d’importance centrale dans la vie des individus. Il est essentiel de reconnaître que le changement climatique n’est pas un phénomène isolé mais plutôt une manifestation symptomatique de l’effondrement global de notre résilience écologique”, indique Jonathan Oppenheimer, président exécutif d’Oppenheimer Generations.

  • ADMINISTRATION PENITENTIAIRE – Plus de 43% des détenus à la maison centrale d’Antsirabe en attente de jugement

    ADMINISTRATION PENITENTIAIRE – Plus de 43% des détenus à la maison centrale d’Antsirabe en attente de jugement

    Antananarivo, 20 Octobre, 15h43 – La ministre de la Justice a effectué une visite à la prison d’Antsirabe, ce mercredi. Une visite qui a permis de recenser la population carcérale d’Antsirabe. Selon les données du ministère de la Justice, la maison centrale d’Antsirabe compte actuellement 1 397 prisonniers, dont 1 237 hommes et 93 femmes. La liste compte également 67 mineurs.

    ⭕Comme dans toutes les prisons de la Grande île, les prisonniers, qui n’ont pas encore été jugés, sont en nombreux dans cette prison. D’après les chiffres du ministère, ils sont 612 détenus, dont 22 mineurs, à ne pas encore avoir fait l’objet d’un procès.

    ⭕Durant cette visite, Landy Mbolatiana Randriamanantenasoa, ministre de la Justice a réitéré l’importance de l’accélération de la période de jugement. Et ceux qui remplissent les conditions pour l’obtention d’une liberté provisoire doivent être considérés.

    ⭕Elle a profité de cette visite pour fournir des produits d’hygiène, des vivres, des vêtements, des matériels et des agricoles ainsi que des machines à coudre aux détenus. A en croire le ministère, cette dotation est un geste qui marque le respect des droits humains.

    Photo : Ministère de la Justice

  • ELECTION – Andry Rajoelina prévoit de s’adresser quotidiennement au public via les réseaux sociaux et les médias à partir de ce vendredi

    ELECTION – Andry Rajoelina prévoit de s’adresser quotidiennement au public via les réseaux sociaux et les médias à partir de ce vendredi

    Antananarivo, 20 Octobre, 15h18 – Andry Rajoelina veut se faire entendre. Le président sortant prévoit à nouveau de s’adresser à la population à partir de ce vendredi. “Je vais parler avec vous mes compatriotes ce soir à 19h30 et j’ai décidé de le faire tous les soirs dans la mesure du possible”, indique-t-il sur sa page Facebook.
    ⭕Comme à son habitude depuis son départ d’Iavoloha, le candidat numéro 3 prévoit de faire sa communication via les chaînes et stations privées mais aussi via sa page Facebook. Mercredi, il s’était exprimé sur les chaînes publiques françaises France 24 et RFI. Dans son interview, il avait une nouvelle fois fustigé le mouvement des 11 candidats en indiquant que ces derniers souhaitent “confisquer le choix du peuple” et que “l’opposition essayait de manoeuvrer pour qu’il n’y ait pas d’élection et pour aller vers la transition”.
    ⭕La manifestation des candidats s’est poursuivie ce vendredi sur l’axe Bel Air – Manakambahiny. Jeudi soir, également sur les réseaux sociaux, l’ancien président Marc Ravalomanana avait annoncé que parmi les revendications des candidats il y a “la demande de report des élections” notamment à cause de la blessure de Andry Raobelina. Ils demandent aussi “la mise en place d’une Cour électorale spéciale, une nouvelle composition de la Commission électorale nationale independante et l’invalidation de la candidature d’Andry Rajoelina.
  • Le Collectif des onze candidats réclame un nouveau report de la présidentielle 

    Le Collectif des onze candidats réclame un nouveau report de la présidentielle 

    Antananarivo, 20 octobre, 8h20 – Une position réitérée. Le Collectif des 11 candidats à la présidentielle exige toujours de nouvelles conditions pour la tenue de la présidentielle. « Nous demandons le report de l’élection », affiche le candidat Marc Ravalomanana, dans un post sur Facebook, jeudi soir. Il confirme les propos tenus par le député et candidat Roland Ratsiraka quelques heures plus tôt pour cette demande après la rencontre avec quelques ambassadeurs.

     

    L’ancien président rappelle les revendications du Collectif des candidats. Il s’agit de la mise en place d’une Cour électorale spéciale, la recomposition de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) et celle du gouvernement. Il en est de même de l’invalidation de la candidature du président sortant Andry Rajoelina.

     

    Marc Ravalomanana évoque d’autres arguments pour appuyer la position du Collectif des candidats. « L’un des nôtres est encore blessé [Andry Raobelina]. Son certificat médical sera délivré. Il ne pourra pas voyager en avion pendant 30 jours », informe l’ancien président. « Il ne peut y avoir de solution sans l’arrivée de la Troïka [l’Organe de coopération en matière de politique, défense et sécurité] de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). Il existe un protocole précis à suivre», souligne-t-il.

     

    Roland Ratsiraka souligne qu’il « n’y aura pas d’élection cautionnée par la communauté internationale si elle ne constate pas la participation de tous ». « Laissons-les faire du forcing. Il n’y aura pas d’élection », renchérit Marc Ravalomanana.

     

    Le président sortant et candidat interprète la démarche du Collectif des candidats comme une manœuvre politique. «L’opposition cherche par tous les voies et moyens pour empêcher la tenue des élections car ils [ onze candidats] savent pertinemment que je serai élu et la réalité sur le terrain le démontre », avait-il avancé lors d’une interview accordée à France 24 et Radio France internationale (RFI) mercredi. « Force est de constater que les autres candidats veulent confisquer le choix du peuple », contre-attaque-t-il. L’ancien chef de l’Etat avait affirmé « aller jusqu’au bout » après le lancement de sa campagne dans le Nord, juste après l’ouverture de la période de campagne électorale.

     

    Initialement, le premier tour de la présidentielle est prévu se tenir le 9 novembre. Mais la Haute cour constitutionnelle (HCC) avait reporté cette date au 16 novembre. Le calendrier du second tour, fixé au 20 décembre, reste inchangé.

     

  • SESSION PARLEMENTAIRE – L’Assemblée nationale sans ordre du jour jusqu’à nouvel ordre 

    SESSION PARLEMENTAIRE – L’Assemblée nationale sans ordre du jour jusqu’à nouvel ordre 

    Antananarivo, 19 octobre, 20h00 – Un début de session particulière à l’Assemblée nationale. Les députés votent la proposition du Bureau permanent selon laquelle « il ne devrait pas y avoir un ordre du jour avant la prochaine réunion du Bureau permanent », selon le rapport de la conférence des présidents. 69 voix « pour » ont voté la proposition lors de la séance plénière, jeudi à Tsimbazaza. Aucun député n’a voté « contre » la proposition, trois ne se sont pas exprimés alors que quelques parlementaires de l’opposition ont quitté la salle.

     

    L’existence d’«autres obligations des députés concernant la campagne électorale [ de la présidentielle du 16 novembre]» ont été avancées pour expliquer la décision, toujours selon le rapport de la conférence des présidents.

     

    « Cela rentre dans le respect de la Constitution », argue le député Philobert Milavonjy. « Il n’a jamais été question de ne pas se réunir durant toute la session. Il y aura du temps pour réaliser les travaux parlementaires plus tard », poursuit l’élu à Ambovombe. Dans la foulée, le député Marco Tsaradia observe que le projet de loi de finances initiale « n’est pas encore déposé » pour être examiné.

     

    La député de l’opposition Eléonore Johasy estime pourtant que le temps « risque de manquer » pour l’examen du projet de loi de finances si les élus partaient en campagne électorale. Iréné Djaosera et Keron Idealson plaident pour le « respect de la Constitution » pour voter l’ordre du jour. Une position contrecarrée par les députés majoritaires à la Chambre basse.

     

    Les parlementaires issus du groupe majoritaire à Tsimbazaza avaient fustigé Christine Razanamahasoa, dans une déclaration rendue publique mercredi soir. Ils « condamnent » et « réfutent les discours de Madame présidente de l’Assemblée nationale ». Un discours, qui, selon eux, « cultive la déstabilisation de l’opinion et celle de la vie de la nation ».

     

    Lors de l’ouverture de la session parlementaire, la présidente de l’Assemblée nationale avait suggéré une « médiation parlementaire » mardi. Elle indique que « les germes des provocations pour une guerre fratricide sont visibles et ne cessent de s’amplifier » avant de lancer un appel aux partenaires internationaux de Madagascar d’agir.

     

  • Le préfet de police encadre les manifestations de rue, les forces de l’ordre usent des lacrymogènes pour disperser le rassemblement du Collectif des candidats à Itaosy

    Le préfet de police encadre les manifestations de rue, les forces de l’ordre usent des lacrymogènes pour disperser le rassemblement du Collectif des candidats à Itaosy

    Antananarivo, 19 octobre, 17h01 – Les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Les forces de l’ordre usent de gaz lacrymogène pour disperser la manifestation organisée par le Collectif des 11 candidats, jeudi à Itaosy. Avec leurs partisans, les prétendants à la course à la magistrature suprême ont tenté de rallier la Cité d’Itaosy depuis Antaninkatsaka pour un rassemblement, en vain.

    ⭕« A partir du Jeudi 19 octobre 2023, toute manifestation en dehors de la campagne électorale doit impérativement éviter de perturber l’ordre public y compris la liberté de circulation dans la Capitale », indique le général Angelo Ravelonarivo, préfet de police d’Antananarivo, dans une lettre adressée au Collectif des candidats à la présidentielle jeudi.

    ⭕« Vous serez donc responsables de tout débordement, violence et autres dérives qui pourraient résulter des manifestations illégales que vous organiserez », poursuit la lettre. Les dispositions légales relatives aux réunions publiques et manifestations sur la voie publique « restent applicables », note le préfet dans sa lettre. Ces dispositions prévoient la possibilité de refus d’une demande d’autorisation d’une manifestation « si l’autorité administrative compétente estime que la manifestation projetée est de nature à troubler l’ordre public ».

    ⭕Le général Angelo Ravelonarivo le préfet de police d’Antananarivo, indique avoir pris l’initiative à la suite des heurts lors de la manifestation organisée par le Collectif des candidats à Andavamamba le 17 octobre. Il affirme l’existence d’« une personne décédée et de plusieurs blessés » d’où cette « nouvelle organisation ».

    ⭕L’officier général rappelle que le Collectif des candidats avait bénéficié d’une « tolérance administrative » durant deux semaines « où vous avez été autorisés à occuper quotidiennement les rues de la capitale ». Il souligne que les « les dispositions légales à respecter pour toute réunion publique et manifestation sur la voie publique auxquelles vous [membres du Collectif des candidats] n’avez jamais voulu vous conformer ».

    ⭕Le préfet fait part aux onze candidats que, pendant deux semaines, leurs partisans « brutalisent les forces de l’ordre, appelant à la désobéissance civile incitant à la discrimination et à la haine raciale ». Il parle d’« actions de violence et de provocation à l’endroit des autres citoyens n’adhérant pas à votre cause, perturbant fortement la circulation et les activités des habitants de la capitale ». Il soulève des rassemblements avec des « revendications qui vont au-delà du processus électoral ».

    ⭕Mercredi, le Collectif des candidats avait remercié les forces de l’ordre. Des éléments de la police se sont interposés entre les manifestations organisées par les onze candidats et celle du parti Tanora malaGasy Vonona (TGV).

    ⭕La veille, le gouvernement avait publié un communiqué faisant part de sa position par rapport aux événements. « En plus d’être illicites, les manifestations sur les voies publiques organisées par ces candidats sont d’une violence caractérisée et loin d’être pacifique », affirme-t-il, répondant aux observations faites par plusieurs ambassades et le Bureau des droits de l’Homme de l’Organisation des Nations unies. Ces derniers évoquent l’usage d’une répression « non nécessaire et disproportionnée » alors que le Collectif des candidats qualifie leur rassemblement de « pacifique ».

    ⭕La Commission nationale indépendante des droits de l’homme (CNIDH) qui dit effectuer « une veille active autour de la conjoncture électorale à travers une cellule de monitoring des droits civils et politiques », avait affirmé mercredi que « de déplorables confrontations, soldées de dégradation de biens et autres conséquences regrettables, ont été signalées ». Elle avait alors appelé à l’apaisement et à l’harmonie sociale, invitant « l’Etat à porter à la connaissance du public les dispositions permettant de préserver les droits fondamentaux », et les différents acteurs « à contenir les propos, contenus et actes provocateurs susceptibles de conduire à une implosion entre compatriotes ». Encourageant la « tolérance administrative », elle estime que la « répression est un dernier recours » et que « l’usage excessif de la force sur tout citoyen dans l’exercice des droits universellement reconnus doit être justifié ».

  • Le Conseil d’administration de l’Université d’Antananarivo condamne la violation de la franchise universitaire avec la tenue d’un meeting politique au stade d’Ankatso samedi

    Le Conseil d’administration de l’Université d’Antananarivo condamne la violation de la franchise universitaire avec la tenue d’un meeting politique au stade d’Ankatso samedi

    Antananarivo, 19 Octobre, 15h04 – Les manifestations politiques dans l’enceinte de l’Université dénoncées. Le conseil d’administration de l’Université d’Antananarivo évoque un piétinement du statut spécial du campus universitaire. “Nous condamnons tout acte de violation de la franchise universitaire sous toutes ses formes, comme cela a été le cas le samedi 14 octobre dernier”, indique le Conseil d’administration dans un communiqué publié mercredi. “L’Université est un lieu consacré à l’enseignement et à la recherche. Ce n’est pas une place pour les manifestations politiques ni pour les campagnes électorales. Elle dispose d’une franchise à respecter”, poursuit le communiqué.

    ⭕Le 25 septembre, le Conseil d’administration de l’Université d’Antananarivo avait déjà clairement fait savoir que « les infrastructures de l’univers d’Antananarivo ne doivent pas être utilisées à des fins politiques à cause de la neutralité de l’administration ». Il avait également rappelé que « toute utilisation des infrastructures autre que pour des activités pédagogiques est soumise à l’autorisation du Conseil d’administration et du président de l’Université ».

    ⭕Samedi, des partisans du président sortant Andry Rajoelina, candidat à la présidentielle ont pourtant tenu une manifestation politique sur le terrain de football d’Ankatso. Les organisateurs disent avoir obtenu l’autorisation du préfet, un argument confirmé par le général Angelo Ravelonarivo, préfet de police d’Antananarivo.  »Cette manifestation était d’abord prévue pour le 5 octobre, mais je leur ai demandé de repousser la date durant la période de campagne électorale puisqu’à cette époque les manifestations en plein air étaient encore interdites”, indique l’officier général au téléphone.

    A en croire le préfet, les organisateurs de la manifestation auraient obtenu une autorisation de l’Université d’Antananarivo pour le 5 octobre. Cette autorisation leur aurait pourtant été refusée pour le 14 octobre, mais le préfet les a quand même autorisée à tenir leur meeting. A l’entendre, le site figure dans la liste des lieux où les candidats à l’élection présidentielle peuvent faire campagne.

    ⭕Le Conseil d’administration n’est pas le seul à condamner la tenue de cette manifestation politique à Ankatso. Lundi, les membres du syndicat des enseignants chercheurs et chercheurs enseignants (Seces) section Antananarivo ont affiché leur consternation face à cet acte à l’issue de leur assemblée générale. “Le principe de la franchise universitaire est universel. Nous condamnons les responsables de l’Université qui ont accepté la violation de la franchise universitaire et ont autorisé des partis politiques à tenir un mouvement politique dans l’enceinte de l’université”, indique le Syndicat dans un communiqué.

    ⭕Les membres du Conseil d’administration invitent les responsables à renforcer les dispositifs de sécurité autour du campus pour le respect de la franchise universitaire. Ils appellent également au respect de la loi en vigueur à Madagascar.

  • ELECTION PRESIDENTIELLE – Pour Andry Rajoelina « le débat est clos » sur sa nationalité et « les arguments de l’opposition ne tiennent pas debout »

    ELECTION PRESIDENTIELLE – Pour Andry Rajoelina « le débat est clos » sur sa nationalité et « les arguments de l’opposition ne tiennent pas debout »

    Antananarivo, 19 Octobre, 12h05 – Andry Rajoelina estime qu’il n’y a plus lieu de discuter sur sa nationalité. « Le débat est clos car la Haute cour constitutionnelle a rendu sa décision », souligne-t-il au cours d’une interview accordée aux chaînes publiques françaises France 24 et RFI mercredi soir. Pour le président sortant, il ne s’agit ni plus ni moins que d’un « problème posé par les politiciens » qui « essaient de trouver des arguments » pour faire en sorte que les élections ne se tiennent pas et que le pays entre en transition.
    ⭕A l’entendre, « les arguments avancés par l’opposition ne tiennent pas debout » dans la mesure où « la binationalité est acceptée » à Madagascar. Il souligne d’ailleurs que nombre de chefs d’Etat possèdent une double nationalité, et il cite quelques noms de dirigeants étrangers ayant une origine étrangère. Il se dit lui-même comme étant un descendant de binational, par son « arrière-grand-père qui a acquis la nationalité française en 1932 ». C’est d’ailleurs ce lien de parenté qu’il a mis en avant pour évoquer son droit à la nationalité française, et pour justifier qu’il ait demandé « la naturalisation par filiation ».
    ⭕Dans leurs arguments, les opposants mettent surtout en avant le fait que le président malgache a demandé à se faire naturaliser français en 2014. Ils s’appuient notamment sur l’article 42 qui prévoit que « Perd la nationalité malgache, le Malgache majeur qui acquiert volontairement une nationalité étrangère ». Mais au-delà de la nationalité qu’il affirme avoir « acquise par filiation », Andry Rajoelina met également en avant la nécessité d’un décret déclarant la perte de la nationalité, et à l’entendre, « aucun décret déclarant la perte de la nationalité en application de l’article 42 n’a été pris depuis son application ». La plupart des décrets de perte de nationalité signés par les autorités malgaches ont surtout été adoptés suite à une demande d’autorisation formulée par les intéressés eux-mêmes.
  • Les députés pro-Rajoelina « condamnent » le discours qui « cultive la déstabilisation » de Christine Razanamahasoa

    Les députés pro-Rajoelina « condamnent » le discours qui « cultive la déstabilisation » de Christine Razanamahasoa

    Antananarivo, 19 novembre, 9h50 – La contre-attaque s’organise. Des députés pro-régime montent au créneau pour fustiger le discours de Christine Razanamahasoa. « Nous, députés majoritaires, y compris les indépendants, condamnons et réfutons le discours de Madame la présidente de l’Assemblée nationale », assène Jocelyne Maxime, lisant une déclaration des parlementaires majoritaires à la Chambre basse, mercredi soir.

    Jocelyne Maxime, entourée de députés issus du groupe parlementaire Isika rehetra miaraka amin’i Andry Rajoelina (IRD), fustige l’initiative de la présidente de la Chambre basse. « Ce discours, qui cultive la déstabilisation de l’opinion et celle de la vie de la nation, est celui d’une seule personne. Il vise à la mise en place d’une co-gestion et d’une transition », estime-t-elle.

    Pour les parlementaires majoritaires à Tsimbazaza, ce discours « n’a pas fait l’objet d’une concertation et ne reflète pas la position des députés majoritaires, et surtout celle de l’Assemblée nationale ». « En tant que législateurs, nous sommes jaloux du respect de l’ordre, la Constitution et les textes en vigueur. Nous nous demandons, Est-ce que Madame la présidente de l’Assemblée nationale est d’accord avec cela? », s’interroge Jocelyne Maxime.

    La vice-présidente de l’Assemblée nationale rappelle la discipline à laquelle les membres, y compris Christine Razanamasoa, doivent se soumettre. « Nous rappelons qu’elle est élue sous les couleurs de l’IRD et ce sont les députés majoritaires issus de l’IRD qui l’avaient portée à la présidence de l’Assemblée nationale », prévient la secrétaire nationale du parti Tanora malaGasy Vonona (TGV). « Il existe des règles et une discipline qui régissent le parti », poursuit-elle.

    Face au discours de Christine Razanamahasoa, les députés majoritaires à l’Assemblée nationale lancent un « appel pour le respect le processus électoral en cours prévu par la Constitution et les textes en vigueur ». « Le pouvoir appartient au peuple que nous représentons. Lui seul peut décider par le biais de l’élection (…) Nous condamnons toute velléité contraire à ce principe, qui vise la déstabilisation et la tenue de l’élection. Ce serait un danger pour la démocratie », affirme la déclaration lue par Jocelyne Maxime.

    Christine Razanamahasoa, qui estime que le pays est dans une situation non définie et non pensée par le droit, dans « un impensé juridique » comme elle le qualifie, avait dit se mettre « en réserve de la République ». Elle avait alors proposé une « médiation parlementaire » lors de l’ouverture de la session mardi. A l’entendre, «les germes des provocations pour une guerre fratricide sont visibles et ne cessent pas de s’amplifier ».

    La présidente de l’Assemblée nationale constate que « les normes morales et les normes universelles sont loin d’être remplies » et que la tenue d’une élection présidentielle dans les conditions actuelles (…) ouvre la voie vers une spirale de crises ». Et elle « exhorte la communauté internationale, face à l’urgence, à agir ».