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  • La quantité de laits concentrés importés à Madagascar limitée à 3 000 tonnes par an

    La quantité de laits concentrés importés à Madagascar limitée à 3 000 tonnes par an

    Antananarivo, 22 Septembre, 9h55 – L’Autorité nationale chargée des mesures correctives commerciales (ANMCC) vient de prendre une mesure de sauvegarde définitive concernant l’importation de lait concentré à Madagascar. Désormais, la quantité de laits concentrés importés introduits à Madagascar est limitée à 3 000 tonnes par an. C’est un quota que les importateurs de ce produit auront à se départager, précise l’ANMCC.

     

    Les importations au-delà de ce quota sont soumises à un droit additionnel de 32% de leur valeur CAF jusqu’à la fin de cette année. Le taux du droit additionnel aux importations hors quota sera de 31% en 2024, 30% en 2025 et 29% en 2026.

     

    Le produit visé par ces dispositions dans cette mesure de sauvegarde définitive est le lait concentré, conditionné dans différents emballages, sous les codes SH 04029100 et 04029900. Il peut être sucré, non sucré, écrémé ou demi-écrémé. Cette mesure est entrée en vigueur depuis le 16 septembre, date de publication de l’avis de cette imposition et s’applique pour une durée de quatre ans.

     

    Les principaux pays exportateurs du lait concentré vers Madagascar concernés sont la Malaisie, les Pays-Bas, Singapour et la Chine. Plusieurs pays en développement, comme l’Afrique du Sud, l’île Maurice ou encore le Maroc sont cependant exemptés de l’application de cette mesure.

     

    L’ANMCC justifie l’application de cette mesure de sauvegarde par l’accroissement des importations de lait concentré d’une part et l’existence du dommage grave subi par la branche de production nationale de l’autre.

     

    Lors de l’enquête de sauvegarde sur les importations de lait concentré à Madagascar, il avait été indiqué qu’au cours des trois dernières années, les importations de lait concentré ont connu un accroissement massif de plus de 73 points d’indice. Par rapport à la production nationale, l’accroissement des importations de lait concentré a augmenté de 110 points en 2022 par rapport à l’année de base, soit plus du double de son volume de l’année 2020.

     

    Les producteurs locaux se sont aussi plaints que le marché local de lait concentré soit quasiment détenu par les importations. La part de marché des produits locaux est très infime et diminue progressivement durant la période d’études. Le volume de leur vente aurait également connu une baisse durant cette période à cause de l’accroissement massif des importations. Cette baisse est de 29 points d’indice pour 2021, et de 26 points d’indice en 2022 par rapport à l’année de base.

     

    Par ailleurs, les quantités stockées par les producteurs locaux auraient également augmenté constamment au cours des trois dernières années. Cette hausse s’explique par la diminution excessive du volume des ventes ; une diminution avec un rythme plus rapide comparé à la baisse du volume de production. Ainsi, le volume de stocks a augmenté de 157 points d’indice en 2021 contre 321 points d’indice en 2022 par rapport à l’année de base. Une situation qui est gravement néfaste pour la branche de production nationale, déplore-t-elle.

    Photo : Pixabay

  • Christian Ntsay appelle à la préservation de la paix sociale dans les régions à l’approche des élections

    Christian Ntsay appelle à la préservation de la paix sociale dans les régions à l’approche des élections

    Antananarivo, 22 Septembre, 7h25 – Le Premier ministre multiplie les appels à l’approche de l’échéance électorale. Se trouvant à Farafangana pour son premier déplacement en tant que chef du Gouvernement collégial, à l’occasion de la huitième édition des Journées internationales des régions, Christian Ntsay lance un appel à la paix sociale et à l’unité à l’approche des élections.

     

    “Je suis sûr que les sociétés et communautés locales dans toutes les régions ne seront pas divisées par la politique, par l’égoïsme ou encore les provocations”, lance-t-il. “Nous allons prouver que nous sommes un pays qui a la culture de la paix”, ajoute-t-il. “Et cette paix, nous allons la commencer au sein des communautés locales”.

     

    Durant son discours, le Premier ministre a interpellé particulièrement les leaders traditionnels à être les garants de cette paix sociale. “Vous êtes là les Raiamandreny, vous allez préserver l’ordre dans la société”, souligne le chef du gouvernement.

     

    Pour Christian Ntsay, il s’agit aussi de garantir l’Etat de droit. “A Madagascar nous avons commencé à vivre dans un Etat de droit où règne la bonne gouvernance et la démocratie”, indique-t-il. “Ce sera bénéfique pour nous dans les régions de poursuivre le processus électoral dans la paix”, poursuit-il.

     

    Mercredi, lors de son passage sur la chaîne nationale, le Premier ministre a insisté sur la tenue de l’élection présidentielle le 9 novembre prochain en vertu et en respect de la Constitution. Il y a aussi invité les acteurs politiques à « cesser toute forme de provocation, à arrêter d’appeler à des grèves avec des finalités politiques ou tout autre jeu malsain ».

     

  • ELECTION – Dix candidats à la présidentielle rencontrent les hauts conseillers à la HCC

    ELECTION – Dix candidats à la présidentielle rencontrent les hauts conseillers à la HCC

    Antananarivo, 21 septembre, 15h45 – Un rendez-vous, en attendant la suite. Les membres de la Haute Cour constitutionnelle (HCC) reçoivent dix candidats à la présidentielle, jeudi à Ambohidahy. La réunion, qui s’est tenue à huis clos, a duré près de deux heures.

    ⭕Les candidats ne se sont pas étalés sur le contenu des discussions après la réunion. « Tout ce qu’on peut dire va peut être interprété. Il y a mille et une interprétations », explique Jean-Jacques Ratsietison, l’un des membres du collectif des candidats.

    ⭕Cela ne l’empêche pas de qualifier de « très bonne chose”, l’initiative . “Les discussions sont ouvertes et ils (les membres de la HCC) ne sont pas fermés. C’est une très bonne chose pour éviter une crise politique avant, pendant et après l’élection”, lance-t-il.

    ⭕Trois candidats sont absents à Ambohidahy. Il s’agit du président sortant Andry Rajoelina, du député Siteny Randrianasoloniaiko et de Sendrison Daniela Raderanirina. « Les rencontres vont se poursuivre”, lâche Jean-Jacques Ratsietison, sans donner plus de détails.

    ⭕Le collectif de dix candidats avait qualifié de « coup d’Etat institutionnel » les décisions de la HCC, validant la candidature du président sortant Andry Rajoelina et le transfert des pouvoirs du chef de l’Etat par intérim au gouvernement. Il avait boycotté une séance de travail avec la Cour sur la procédure de requêtes, soupçonnant cette dernière de partiale.

    ⭕La HCC s’est défendue et avait insisté sur la légalité de ses décisions. Le Premier ministre Christian Ntsay persiste à dire la tenue du premier tour de la présidentielle le 9 novembre.

  • COOPÉRATION – L’Allemagne accorde une enveloppe de 45 millions d’euros au gouvernement malgache pour soutenir trois projets de développement.

    COOPÉRATION – L’Allemagne accorde une enveloppe de 45 millions d’euros au gouvernement malgache pour soutenir trois projets de développement.

    Antananarivo, 21 Septembre, 12h14 – 45 millions d’euros. C’est le total du montant accordé par le gouvernement allemand au gouvernement malgache par le biais de la coopération avec le KFW. Ces fonds seront alloués à trois projets de développement distincts.

    ⭕Selon les explications du ministère de l’Economie et des finances, une enveloppe de 10 millions d’euros sera dédiée au développement du secteur de l’économie maritime, pour le projet pêche côtière durable III. Un montant similaire de 10 millions d’euros sera affecté au secteur de l’environnement, notamment pour des projets liés à l’agroforesterie et au reboisement.

    ⭕Les 25 millions d’euros restants seront octroyés au Fonds de Développement Local (FDL) pour soutenir efficacement les initiatives de développement communal et de décentralisation.

    Photo : MEF

  • INFRASTRUCTURE – Feu vert pour le décaissement de la première tranche du financement de la construction de l’autoroute Tana-Toamasina qui sera supportée par l’Etat

    INFRASTRUCTURE – Feu vert pour le décaissement de la première tranche du financement de la construction de l’autoroute Tana-Toamasina qui sera supportée par l’Etat

    Antananarivo, 21 Septembre, 8h23 – Un investissement sur financement interne à débloquer. Le Conseil des ministres a approuvé le paiement par le ministère des Travaux publics de la première tranche du financement de la construction de l’autoroute Antananarivo – Toamasina. Cet investissement servirait d’avance pour Samcrete, l’entreprise à qui l’Etat a confié la construction de cette infrastructure routière, selon une source proche du dossier.

    ⭕Le compte rendu de cette réunion hebdomadaire de l’Exécutif n’a pas livré le montant exact de cette première tranche. Lors de la présentation du projet de loi des Finances rectificative (PLFR) 2022 à l’Assemblée nationale au mois de juin de l’année dernière, la ministre en charge des Finances Rindra Rabarinirinarison avait parlé d’une enveloppe de 301 milliards d’ariary à tirer des caisses de l’Etat pour assurer le financement des premiers travaux pour la construction de cette autoroute. La ministre avait souligné à l’époque que ce seront les partenaires financiers de Madagascar qui se chargeront, à travers des prêts, du financement des travaux qui s’en suivront.

    ⭕Le contrat pour la construction de cette autoroute avait été signé entre l’Etat malgache et l’entreprise Samcrete au mois de novembre 2022. Il avait alors été indiqué que ce projet nécessitera 924 millions de dollars, dont la contribution financière de l’Etat était convenue à 20%.

    ⭕Les travaux pour cette autoroute à quatre voies d’une longueur de 260 kilomètres avaient ensuite été lancés officiellement au début du mois de décembre du côté de Talata Volonondry. La mise en place de six stations de péage, de trois aires de repos ou encore d’équipements come des éclairages, des caméras et des radars avait été annoncée. L’Etat avait aussi rassuré sur l’indemnisation de façon progressive des personnes impactées par ce projet.

    ⭕C’est au mois de mai de cette année qu’était toutefois lancée l’évaluation environnementale nécessaire pour l’obtention du permis environnemental pour le projet de construction de cette autoroute. L’évaluation indiquée par l’Office national pour l’environnement (ONE) en ce temps-là concernait le tronçon de 80 km entre Antananarivo et Anjozorobe du tracé prévu pour ce projet routier. L’ONE avait insisté à l’époque que c’est seulement après consolidation des résultats des évaluations techniques et publiques qu’il statuera avec le Comité technique d’évaluation (CTE) sur l’octroi ou non du Permis environnemental. Un permis qui sera ensuite assujetti d’un Cahier de charges environnementales (CCE) et contenant les obligations de son promoteur.

  • Le Premier ministre insiste sur la tenue de la présidentielle au 9 novembre et en appelle au « respect de la Constitution »

    Le Premier ministre insiste sur la tenue de la présidentielle au 9 novembre et en appelle au « respect de la Constitution »

    Antananarivo, 20 Septembre, 6h55 – « La Constitution doit être respectée », martèle Christian Ntsay. Et pour le Premier ministre, ce respect de la Loi fondamentale passe par la tenue de l’élection présidentielle à la date déjà prévue, c’est-à-dire au 9 novembre. « A partir du moment où le président de la République a démissionné conformément à la Constitution parce qu’il se porte candidat, nous sommes tenus d’organiser l’élection dans un délai de 60 jours », indique-t-il au cours d’une émission spéciale diffusée sur la chaîne de télévision publique mercredi soir. « Respecter la Constitution, c’est tenir l’élection 60 jours après la démission du président de la République. Ce sont deux choses intimement liées », ajoute-t-il.

     

    Pour le Premier ministre, « il n’y a plus d’autres voies possibles, l’élection est la seule voie que nous devons emprunter », insiste-t-il. Il invite les acteurs politiques à « cesser toute forme de provocation, à arrêter d’appeler à des grèves avec des finalités politiques ou tout autre jeu malsain ». « Des gens qui prétendent vouloir diriger le pays ne devraient pas nourrir des troubles », lance-t-il à l’endroit du collectif des candidats qui dénoncent les décisions de la Haute cour constitutionnelle (HCC).

     

    « Nous devons respecter la Constitution qui dit que le mandat du président est de cinq ans et qu’au bout de ces cinq ans, le choix doit revenir au peuple », poursuit encore Christian Ntsay. Celui-ci en appelle également au respect des institutions et des structures en charge de l’organisation de l’élection. « Il est de la responsabilité de tous de respecter la Haute cour constitutionnelle (HCC) et la Ceni (Commission électorale nationale indépendante) », souligne-t-il. Il rappelle que « la décision de la HCC est insusceptible de recours », et que celle-ci a décidé conformément à la Constitution.

     

    Christian Ntsay réagit également à la déclaration des ambassadeurs des sept pays avec lesquels il a eu un entretien mardi et qui ont soulevé que la « confiance dans ce processus est un élément fondamental pour l’acceptation par tous des résultats du scrutin et pour garantir la stabilité de Madagascar ». « Nous sommes d’accord sur la nécessité de respecter la Constitution et le calendrier électoral », indique le Premier ministre qui a rencontré les ambassadeurs signataires du communiqué, mardi.

     

    Mardi, la HCC est revenue à la charge avec un communiqué expliquant ses décisions et défendant leur légalité. Celles-ci sont fortement critiquées par une dizaine de candidats à la présidentielle et un groupe d’organisations de la société civile qui dénoncent un non-respect de la Constitution avec la désignation du gouvernement pour assurer les fonctions d’intérim du chef de l’Etat. Le collectif des candidats, eux, évoquent même un coup d’état institutionnel.

     

  • MANIFESTATION – Des étudiants de Vontovorona dans la rue pour réclamer le retour à la normale de l’enseignement

    MANIFESTATION – Des étudiants de Vontovorona dans la rue pour réclamer le retour à la normale de l’enseignement

    Antananarivo, 20 Septembre, 14h10 – Énième manifestation à Vontovorona. Des groupes d’étudiants de l’Ecole supérieure polytechnique d’Antananarivo sont descendus dans la rue ce mercredi matin. Ils ont porté des revendications diverses liées au bon déroulement de leur cursus et à la vie sur le campus universitaire.

    ⭕« C’est depuis cinq mois que l’on a pas de cours alors que l’année académique s’achève le 30 octobre », déclare un des étudiants en marge de la manifestation. La reprise des cours, le paiement de leur bourse, l’amélioration des infrastructures et la régularisation de la fourniture d’eau et d’électricité constituent l’essentiel de leurs revendications.

    ⭕Ces étudiants ont brandi une banderole réclamant le retour à la normale de l’enseignement. D’après les riverains, les manifestants sont dans la rue depuis 6h de matin bloquant la rue. C’est vers 12h seulement que la manifestation s’est terminée après l’arrivée des forces de l’ordre. Mais les manifestants promettent déjà de revenir jeudi.

  • NUMERIQUE – Le Forum international des investisseurs à Madagascar et en Afrique à la recherche d’une centaine de candidats à former gratuitement sur la création d’applications mobiles ou encore de site web

    NUMERIQUE – Le Forum international des investisseurs à Madagascar et en Afrique à la recherche d’une centaine de candidats à former gratuitement sur la création d’applications mobiles ou encore de site web

    Antananarivo, 20 Septembre, 10h19 – Une opportunité à saisir. Plusieurs sessions sont organisées en marge de la cinquième édition du Forum international des investisseurs à Madagascar et en Afrique (Fidima) qui se tiendra à Antananarivo le 29 septembre. Ce forum sera marqué par la programmation d’un «Recrutement IT », durant lequel ses organisateurs sélectionneront une centaine de candidats, francophones, à former gratuitement aux outils numériques « No-Code ».

    ⭕Cette sélection est ouverte à tous ceux qui s’intéressent à ce domaine, même ceux qui n’ont pas de connaissance informatique, indiquent les organisateurs de ce forum. « L’objectif est de leur permettre de créer des applications mobiles ou encore des sites web. Ces No-Codeurs pourront ainsi accélérer leur carrière, ou créer des emplois », avancent-ils.

    ⭕Mis à part ce recrutement, des tables rondes ayant pour vocation de connecter les entrepreneurs et les chefs d’entreprises à un réseau international d’investisseurs dans les domaines du numérique et de l’Intelligence artificielle est au programme. Un « Africa’s startup day » est également prévu et va présenter les projets prometteurs dans ce secteur ainsi que les modes de financement qui peuvent être utilisés.

    ⭕Le Fidima a pour vocation de favoriser le développement des entreprises, des entrepreneurs, des investisseurs et des experts. Le Forum leur fait rencontrer des partenaires Business ou institutionnels Africains et Malgaches ciblés.

    ⭕Organisé sous le haut patronage de l’Economic development board Mauritius, le thème de cette cinquième édition du Fidima est le numérique et l’intelligence artificielle avec la mise en lumière des enjeux économiques, financiers et éthiques qui s’y rattachent. Le forum cernera aussi les perspectives offertes par les Fintechs ou la Blockchain. Cet évènement est soutenu par Canal+, Axian University, NextA, et l’école de code 42 Antananarivo.

  • AFFAIRES NATIONALES – Le Premier ministre Ntsay s’exprimera sur la TVM mercredi

    AFFAIRES NATIONALES – Le Premier ministre Ntsay s’exprimera sur la TVM mercredi

    Antananarivo, 20 septembre, 06h00 – Une prise de parole attendue. Le Premier ministre Christian Ntsay est l’invité de la Télévision nationale (TVM) le mercredi à 20h, selon la page de la chaîne publique mardi.

    Aucune autre précision n’a été donnée sur l’intervention du chef du gouvernement. Mais ce dernier, qui assure collégialement avec les autres membres du gouvernement les fonctions par intérim de chef de l’Etat, devrait évoquer l’un des sujets brûlants du moment, à savoir la présidentielle dont le premier tour est fixé au 9 novembre.

    Il s’agit de la troisième intervention de Christian Ntsay après celle du 14 et celle du 15 septembre. Le chef du gouvernement avait indiqué que « nous avançons dans le processus électoral pour le scrutin du 9 novembre ». Il avait demandé aux acteurs politiques de « laisser le peuple choisir d’une manière libre [son président] et de ne pas provoquer des troubles ».

    Les communiqués et les déclarations fusent ces derniers jours concernant la course à la magistrature suprême. Un collectif de dix candidats dénonce ce qu’il considère comme étant un « coup d’Etat institutionnel » derrière les décisions de la Haute cour constitutionnelle (HCC) du 9 septembre et doute de l’impartialité de la Cour. Onze candidats expliquent le refus de désigner leurs représentants au sein de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) à cause de l’« état du processus électoral et les nombreuses violations de la loi », le 15 septembre. Un groupement de la société civile critiquent également les décisions de la HCC.

    Des pays partenaires techniques et financiers, par le biais de leur ambassadeur, ont fait part de l’« l’importance du respect de la Constitution et du calendrier électoral » et « leur soutien à un processus électoral conforme aux normes internationales, c’est-à-dire transparent, fiable, inclusif et apaisé », dans leur communiqué publié mardi. Les diplomates signataires du communiqué évoque aussi la « confiance dans ce processus [comme] un élément fondamental pour l’acceptation par tous des résultats du scrutin ».

    L’annonce de l’intervention du Premier ministre arrive après le communiqué de la HCC de mardi. Dans ce communiqué, la Cour réitère la souveraineté du peuple, et personne d’autre, à choisir son représentant, en se référant à l’article 5 de la Constitution. Elle répète son explication sur le bienfondé et la légalité de ses décisions concernant la validation de la candidature du président sortant et le transfert des fonctions du chef de l’Etat par intérim au gouvernement collégial après la renonciation du président du Sénat de l’exercer.

  • SÉCURITÉ – Le préfet de police d’Antananarivo requiert les forces de l’ordre dans le Grand Tanà « durant une période indéterminée » 

    SÉCURITÉ – Le préfet de police d’Antananarivo requiert les forces de l’ordre dans le Grand Tanà « durant une période indéterminée » 

    Antananarivo, 20 septembre, 6h55 – La présence des forces de défense et de sécurité dans le Grand Tanà prolongée. Le général Angelo Ravelonarivo, préfet de police d’Antananarivo, ordonne une réquisition générale des forces de l’ordre «dans le cadre d’opération de police », mardi.

     

    L’objectif de la réquisition est de « prendre les dispositions nécessaires pour maintenir l’ordre et la sécurité publics dans le Grand Tanà ». Le week-end dernier, le préfet de police avait déjà requis les forces de l’ordre. Cette fois-ci la réquisition dure pendant une « période indéterminée (jusqu’à nouvel ordre) ».

     

    Le général Angelo Ravelomanarivo indique que la décision a été prise « car il existe beaucoup de rumeurs qui circulent » et qu’il existe des renseignements collectés. «Il faut adopter des mesures de prévention dès maintenant au cas où il y aurait des gens qui seraient tentés de profiter de la situation », certifie le préfet de police d’Antananarivo.

     

    La décision a été prise à l’entame de la dernière ligne droite de la présidentielle du 9 novembre. Les détenteurs des pouvoirs publics, les candidats à la présidentielle et leurs partisans, la société civile ou encore les partenaires internationaux se succèdent pour exprimer différents points de vue sur le processus électoral.