Catégorie : À la une

  • ELECTION – Les députés Brunelle Razafitsiandraofa et Masy Goulamaly déposent leur candidature à la présidentielle auprès de la HCC

    ELECTION – Les députés Brunelle Razafitsiandraofa et Masy Goulamaly déposent leur candidature à la présidentielle auprès de la HCC

    Antananarivo, 1er Septembre, 14h15 – Les dépôts de candidature se poursuivent à Ambohidahy. Ce jeudi matin, c’est le député Brunelle Razafitsiandraofa et la député Masy Goulamaly qui sont venus déposer leur dossier de candidature à la magistrature suprême à la Haute cour constitutionnelle (HCC).

    ⭕Brunelle Razafitsiandraofa, ancien membre du parti présidentiel se présente à cette élection sous les couleurs du parti “Antoko Politika Madio”. “Nous avons déposé un dossier complet”, assure le député élu à Ikongo qui annonce aussi s’être acquitté de la caution de 200 millions ariary.

    ⭕Le vice -président de l’Assemblée nationale indique garder de bonnes relations avec la coalition des partis IRD mais justifie son départ à cause de la situation dans laquelle se trouve le pays. “Lorsque le pays est dans le gouffre il faut se lever pour le redresser”, indique-t-il.

    ⭕Masy Goulamaly qui se présente sous les couleurs du parti “Avotantsika Miaraka i Madagasikara”, souligne aussi, pour sa part, que son dossier est en “ordre”. Comme le candidat Brunelle Razafitsiandraofa, elle se dit prête à aller aux élections. Mais elle se tient aussi prête au cas où un dialogue national aurait lieu afin d’éviter l’apparition de crise post-éléctoral.

    ⭕D’autres candidats potentiels sont prochainement attendus auprès de la HCC dans les prochains jours. En premier lieu, un autre député, Siteny Randrianasoloniaiko qui a annoncé officiellement jeudi son intention de briguer la présidence à Toliara. La déclaration de candidature de l’actuel président de la République est aussi attendue. Ce vendredi à l’Arena Ivandry, les députés et parlementaires du parti présidentiel et les autres partis affiliés ont appelé Andry Rajoelina à présenter à sa propre succession. Le parti IRD tiendra un congrès national le 4 et le 5 septembre au Centre de conférence internationale Ivato.

  • ELECTION – Le FFKM se dit prêt à diriger un dialogue national pour éviter une période de crise

    ELECTION – Le FFKM se dit prêt à diriger un dialogue national pour éviter une période de crise

    Antananarivo, 1er septembre, 13h36 – Le Conseil œcuménique des églises chrétiennes (FFKM) livre le verdict de sa consultation nationale afin de trouver des solutions aux problèmes socio-économiques de Madagascar notamment à l’approche des élections. Dans une déclaration faite à la presse jeudi, le FFKM estime “qu’ il faut tenir un dialogue entre Malgache, afin de trouver une solution malgache aux problèmes malgaches”. Selon le conseil, cela permettrait d’éviter “des querelles internes” et “une crise”.

    ⭕Dans sa déclaration, le FFKM résume en quelques phrases les différentes positions des entités consultées. “Certains sont prêts à participer directement aux élections, d’autres sont convaincus qu’il faut faire les élections mais que les conditions ne sont pas encore remplies et d’autres pensent qu’il faut mettre en place un gouvernement spécial pour conduire les élections”, déclare le pasteur Irako Ammi Andriamahazosoa, en lisant la déclaration. Ces différentes positions ont conduit le FFKM à estimer qu’il faut avant tout tenir un dialogue national. “Le conseil se porte volontaire pour diriger ce dialogue national”, indique le président de la FJKM.

    ⭕Le congrès national du FFKM s’est clôturé jeudi suite à cette déclaration. D’après les informations partagées par le conseil, près de 130 entités ont été consultées mercredi à Mandrimena. Des entités diverses telles que des organisations de la société civile, des syndicats, différentes organisations et surtout des partis politiques ont été reçues tout au long de la journée dont parmi eux huit candidats potentiels à l’élection présidentielle.

    ⭕Pour préparer son congrès national, le FFKM a déjà mené des consultations régionales dans ses 35 régions administratives. L’objectif des consultations est, entre autres, de se concerter pour trouver des solutions aux problèmes auxquels la nation fait face au niveau social, économique et politique. Pour ces élections, le FFKM a aussi mis en place une mission d’observation grâce à sa structure Andrimaso.

    Photo d’illustration

  • CHANGES – Les particuliers n’ont plus à fermer leurs comptes en devises mais doivent toutefois justifier les raisons d’en disposer

    CHANGES – Les particuliers n’ont plus à fermer leurs comptes en devises mais doivent toutefois justifier les raisons d’en disposer

    Antananarivo, 1er Septembre, 11h40 – Le ministère de l’Economie et des finances (MEF) a apporté des modifications sur certaines dispositions fixant les modalités d’application du Code des changes. La disposition a été présentée lors d’un Conseil de gouvernement au mois d’août, et la ministre Rindra Rabarinirinarison y a apporté une brève explication lundi. « La fermeture des comptes en devises figurent parmi les modifications que nous avons apportées sur le code des changes l’année dernière. Pour cette année, il ne s’agit plus pour certains titulaires de comptes de les fermer mais plutôt de justifier les raisons d’en disposer », indique-t-elle en marge de la présentation du dictionnaire de traduction Français-Malgaches des termes économiques et financiers.

    ⭕Le ministère avait travaillé avec la Banky foiben’i Madagasikara en 2021 sur un projet de décret pour la mise en place de nouvelles réglementations sur les comptes en devises. Cette mesure avait été prise suite au constat que la réglementation, qui restait relativement générale, peut constituer une porte ouverte à des ouvertures abusives des comptes en devises. Le département de Rindra Rabarinirinarison avait soutenu que cette situation « rend difficile le contrôle et le suivi. Or, la rétention de devises dans ces comptes diminue les offres de devises sur le MID ».

    ⭕Au mois d’août 2022, un décret modifiant certaines dispositions fixant les modalités d’application du Code des changes avait été publié par le MEF. A l’époque, les titulaires de comptes en devises ne répondant pas aux critères énoncés par ce décret devaient prendre, dans un délai de six mois, les mesures nécessaires pour leur fermeture et la cession des devises qui y sont détenues. Les banques primaires locales devaient également prendre toutes les diligences nécessaires pour s’assurer de l’effectivité de la cession des devises et de la fermeture des comptes non autorisés dans le délai imparti.

    ⭕Dans ce décret qui avait été modifié au mois d’août de cette année, l’ouverture des comptes en devises sur les livres des banques primaire locales est autorisée pour les exportateurs de biens et services, y compris les vendeurs en ligne à l’international, les non-résidents, les Institutions Financières et les bureaux de changes. Etaient également autorisés à en disposer les importateurs, les Institutions sans but lucratif ou encore les projets d’investissements dans le cadre des investissements directs étrangers à Madagascar ou les sociétés de projet dans le cadre de contrat PPP. Le ministère a également autorisé les sociétés commerciales ou organismes publics dont les statuts et les activités justifient de la nécessité de disposer de comptes en devises.

  • SPORTS COLLECTIFS – Madagascar et La Réunion en finale  du tournoi de football des Jeux des îles

    SPORTS COLLECTIFS – Madagascar et La Réunion en finale du tournoi de football des Jeux des îles

    Antananarivo, 1er septembre, 9h34 – Un rendez-vous avec l’histoire. Les Barea joueront la finale des Jeux des îles de l’océan Indien face aux footballeurs du Club Réunion samedi à Mahamasina. Les protégés de Romuald « Rôrô » Rakotondrabe ont balayé les Cœlacanthes comoriens (4-2) lors de la demi-finale jeudi. Une rencontre marquée par une avalanche de buts et d’occasions, pour ne parler que des deux ballons qui heurtent la barre transversale comorienne dans les dix dernières minutes de la rencontre.
    ⭕L’équipe nationale malgache aura à cœur de faire respecter son rang dans la région du Sud-Ouest de l’océan Indien. La Grande île n’a plus gagné la médaille d’or dans la discipline depuis 1993. Elle avait connu des heures sombres comme c’était le cas lors de la précédente édition, où elle avait été éliminée dès la phase de poules à Maurice.
    ⭕Les Barea, chez eux, et devant leur public, auront l’occasion d’effacer la douleur de la défaite à Mahamasina lors de l’édition de 2007. La Grande île s’est inclinée aux tirs au but face à La Réunion lors de la finale de la compétition.
    ⭕Pour cette dernière marche, les Barea pourront prendre leur revanche face aux joueurs du Club Réunion. Ceux-ci ont battu le Club « M » mauricien de Fidy Rasoanaivo (2-1), quelques heures après la qualification malgache, s’accordant ainsi le second ticket pour la finale. Une finale que le défenseur Fabien Boyer ne pourra pas disputer après l’initiative réunionnaise de soulever la question de sa présence dans la liste de l’équipe nationale malgache.
    ⭕La rencontre pourrait être un clin d’oeil dans l’histoire des finales des Jeux des îles de l’océan Indien. C’est justement face à La Réunion que Madagascar a remporté son dernier titre en 1993 aux Seychelles grâce à un but de Herisetra Rafanodina dans les dernières minutes de la rencontre. C’était le deuxième titre consécutif raflé par la Grande île après celui de 1990 et une finale euphorique face à Maurice (5-1) à Mahamasina.
  • NECROLOGIE – L’ancien Premier ministre Tantely Andrianarivo passe l’arme à gauche

    NECROLOGIE – L’ancien Premier ministre Tantely Andrianarivo passe l’arme à gauche

    Antananarivo, 31 août, 23h00 – Un ancien haut dirigeant de la IIe et de la IIIe République s’est en allé. L’ancien Premier ministre Tantely Andrianarivo est mort à l’âge de 69 ans. Il n’y a pas encore de détails sur les circonstances de ce décès.

     

    Tantely Andrianarivo fait partie du cercle de technocrates ayant servi le pays du temps de l’ancien président Didier Ratsiraka. Ce sortant de l’Ecole centrale de Paris et de l’Institut des hautes études, titulaire d’un MBA de Stanford University avait été au centre des rouages du pouvoir dans années 90. Tantely Andrianarivo avait déjà arpenté les travées ministérielles dans les années 80. Il avait été désigné ministre de l’Industrie, de l’énergie et des mines en 1983.

     

    Tantely Andrianarivo avait accédé au poste de Premier ministre en 1998. Il avait en même temps coiffé le portefeuille de ministre des Finances et de l’Economie, qu’il avait déjà occupé avant sa nomination à Mahazoarivo. Il était à la manette pour l’obtention du deuxième Crédit d’ajustement structurel (CAS II).

     

    Malgré son côté technocrate, celui qui avait également travaillé dans le secteur bancaire, avait prouvé sa capacité à manoeuvrer dans l’arène politique. Il avait affronté les urnes et avait été élu député d’Ambositra en 1998. Il avait été désigné comme étant l’un des vice-présidents du Comité de redressement économique (CRES) lors de la transition en 1992.

     

    Comme bon nombre des partisans de Didier Ratsiraka Tantely Andrianarivo avait subi les conséquences de la crise post-électorale de 2002. Il avait eu maille à partir avec la justice, allant jusqu’à l’incarcération, avant de pouvoir partir en France plus tard. Il avait ensuite été amnistié en 2019.

     

    Malgré son « exil », l’ancien chef du gouvernement n’avait pas coupé le pont d’une manière définitive la politique. En 2009, il avait fait partie de la délégation de la mouvance Ratsiraka dans le cadre des négociations pour la sortie de crise à Addis-Abeba. En 2010, Tantely Andrianarivo avait sillonné le pays avant d’annoncer sa décision de renoncer à la vie politique active.

     

  • La ministre de la Justice indique que seuls le citoyen concerné et le procureur de la République peuvent intenter une action relative à la nationalité

    La ministre de la Justice indique que seuls le citoyen concerné et le procureur de la République peuvent intenter une action relative à la nationalité

    Antananarivo, 31 Août, 19h11 – La ministre de la Justice revient dans le débat sur la nationalité du président de la République. Landy Mbolatiana Randriamanantenasoa estime qu’aucune tierce personne ne peut contester en justice la nationalité d’un citoyen. « Selon la loi, seules deux personnes peuvent intenter cette action : le citoyen concerné qui va demander s’il a ou non la nationalité, et le procureur de la République », indique-t-elle dans une courte déclaration à la presse ce jeudi.

    Pour soutenir son argument, la ministre met en avant les dispositions des articles 71 et 72 du code de la nationalité. Selon l’article 71, « tout individu peut intenter devant le tribunal civil une action dont l’objet principal et direct est de faire juger qu’il a ou n’a pas la nationalité malgache ». L’article 72, pour sa part, souligne que « le procureur de la République a seul qualité pour intenter contre tout individu une action dont l’objet principal et direct est d’établir si le défendeur a ou n’a pas la nationalité malgache ». « Demander si une personne a la nationalité malgache ou pas n’est pas ouvert à n’importe qui », poursuit-elle.

    Durant son point de presse, Landy Mbolatiana Randriamanantenasoa n’a pas précisé si le président de la République a saisi le tribunal civil pour faire constater son état. Elle a néanmoins rappelé les déclarations faites mercredi par la procureure d’Antananarivo indiquant que jusqu’ici, il n’y a eu « aucune assignation du président de la République émanant du parquet ».

    Les déclarations de la ministre et de la procureure d’Antananarivo interviennent après une assignation par voie d’huissier du président de la République initiée par la magistrate en exil Fanirisoa Ernaivo. Celle-ci justifie son action par l’absence de réaction de la procureure de la République après les différentes actions qu’elle a intentées par rapport à la question de la nationalité du président de la République. Dans une vidéo sur sa page Facebook, la candidate à la présidentielle de 2018 indique, par ailleurs, avoir intérêt pour agir.

    Selon l’article 73 du Code de la nationalité, il est mentionné que « le procureur est tenu d’agir s’il en est requis par une administration publique ou par une tierce personne ayant soulevé l’exception de nationalité devant une juridiction qui a sursis à statuer ». La Haute cour constitutionnelle, qui avait été saisie d’une requête aux fins d’invalidation de la candidature d’Andry Rajoelina à la présidentielle de 2018, avait indiqué dans ses considérants que « ni la juridiction constitutionnelle ni aucune autre juridiction issue de la fonction juridictionnelle ne peut constater la perte de nationalité ».

  • INDUSTRIES STRATÉGIQUES – La nomination du Président du conseil d’administration de l’Omnis attendue

    INDUSTRIES STRATÉGIQUES – La nomination du Président du conseil d’administration de l’Omnis attendue

    Antananarivo, 31 Août, 16h44 – Après la nomination des nouveaux administrateurs de l’Office des mines nationales et des industries stratégiques (Omnis) le 23 août, le Conseil des ministres de mercredi annonce l’élection de celui ou celle qui présidera le Conseil d’administration (CA) de cet établissement public à caractère administratif. Selon les statuts de l’établissement, celui ou celle-ci sera élu par et parmi les membres du Conseil d’administration. Sa nomination sera ensuite constatée par décret pris en Conseil des ministres.

    ⭕Les membres du CA, eux aussi, ont été nommés par décret pris en Conseil des ministres sur proposition des départements concernés pour un mandat de quatre ans renouvelable. Six membres de ce Conseil avaient été récemment nommés. Ils représentent la Présidence de la République, le Bureau du Premier ministre, le ministère des Mines et des ressources stratégiques (MMRS), le ministère de l’Economie et des finances (MEF) et le personnel de l’Omnis.

    ⭕Dans le domaine minier, l’Omnis est un établissement public chargé de valoriser les données géologiques de base et d’assurer la fonction de bureau de promotion minière dans le domaine minier. Dans le domaine des hydrocarbures, elle assure la mise en œuvre de la politique nationale en matière d’exploration et d’exploitation.

    Photo d’illustration : OMNIS

  • ÉVÉNEMENT – Des tickets avec des codes couleurs pour accéder au Stade Barea lors de la cérémonie de clôture des Jeux des îles, les portails ouverts dès 8h du matin

    ÉVÉNEMENT – Des tickets avec des codes couleurs pour accéder au Stade Barea lors de la cérémonie de clôture des Jeux des îles, les portails ouverts dès 8h du matin

    Antananarivo, 31 Août, 15h11 – A J-3 de la clôture des onzièmes Jeux des îles de l’océan Indien, les forces de l’ordre donnent plus de détails sur la nouvelle organisation de l’accès au stade Barea durant la cérémonie. Finalement, les organisateurs optent pour une entrée via des tickets et non des bracelets pour le public qui souhaite accéder au stade. “Nous n’allons pas utiliser des bracelets mais des tickets avec des couleurs correspondant à chaque accès”, explique le Colonel Radosoa Randrianarimasy, commandant de la Circonscription interrégionale de la gendarmerie à Antananarivo au stade Barea ce jeudi.

    ⭕Conformément aux dispositions prises par les forces de l’ordre et le comité d’organisation des Jeux suite à la bousculade meurtrière de vendredi, un préfiltrage de tous ceux qui vont se rendre au stade et des riverains de Mahamasina sera effectué. “Des barrages seront ainsi mis en place en amont aux alentours du stade pour effectuer le filtrage”, explique le général Andry Rakotondrazaka, commandant de la gendarmerie nationale. “Le barrage filtrant permettra de canaliser le public vers les portails correspondant”, ajoute-t-il.

    ⭕Par ailleurs, les portes du stade seront ouvertes dès huit heures du matin le jour de la cérémonie de clôture. Lors de la cérémonie d’ouverture, le public n’a été autorisé à accéder au stade que vers midi et aucun pass d’accès n’a été requis. Les nouvelles mesures ont été prises suite à une réunion de l’Etat major mixte opérationnel de la province d’Antananarivo avec le comité d’organisation des Jeux des îles. La mise en place d’une entrée spéciale pour les véhicules transportant les athlètes ou encore l’impossibilité pour les véhicules non autorisés d’accéder aux parkings du stade font également partie des mesures prises pour prévenir tout autre incident.

  • 24 000 tonnes de nickel et de cobalt exportés durant les sept premiers mois de l’année

    24 000 tonnes de nickel et de cobalt exportés durant les sept premiers mois de l’année

    Antananarivo, 31 Août, 8h30 – Madagascar a exporté 3 500 tonnes de nickel et de cobalt au mois de juillet. Ce qui porte à 24 000 tonnes le volume total des exportations de ces produits durant les sept premiers mois de cette année. La valeur de ces opérations durant cette période a été de 2 699,4 milliards d’ariary, selon les chiffres provisoires livrés par la Direction générale des douanes (DGD).

     

    Ce sont ces produits qui ont contribué le plus aux exportations du pays qui totalisent 8 815,2 milliards d’ariary de janvier jusqu’au mois de juillet 2023. Ils sont suivis par les céréales, les épices, et les fruits et légumes dont la valeur des exportations durant cette période avait été de 2 140 milliards d’ariary. Le textile d’une valeur de 1 388,5 milliards d’ariary vient en troisième place, d’après ce qu’a rapporté l’administration douanière.

     

    Sur ces 8 815,2 milliards d’ariary de valeurs d’exportations, ce sont les opérations vers l’Union européenne qui ont rapporté le plus pour le pays, avec une valeur de 2 798,9 milliards d’ariary. Viennent ensuite les exportations vers le Japon et la Corée avec 1 758,5 milliards d’ariary. Arrive après le bloc économique des Etats-Unis, du Mexique et du Canada dont la valeur des exportations malgaches vers cette destination était de 1 417,6 milliards d’ariary.

     

    La balance commerciale de Madagascar demeure par ailleurs déficitaire. La valeur des importations de la Grande île durant ces sept premiers mois de l’année avait été de 12 337,8 milliards d’ariary. Le pays a importé 3 034 milliards d’ariary de matières premières, 2 405,6 milliards d’ariary d’équipements, 2 278,8 d’énergies, 1 718,7 milliards d’ariary d’alimentation et 2 900,5 d’autres biens.

     

    En termes de valeurs, c’est avec le Moyen Orient que Madagascar a dépensé le plus pour ses importations, ayant valu 2 658,1 milliards d’ariary durant cette période. Les importations malgaches à partir de la Grande Chine (Chine, Taiwan, Hong Kong, Macao) viennent en seconde place avec une valeur de 2 614,9 milliards d’ariary. Puis il y a ses importations à partir de l’Union Européenne qui lui ont couté 2 339,4 milliards d’ariary.

     

  • Énième plaidoyer européen pour un processus électoral transparent, démocratique et inclusif à Madagascar

    Énième plaidoyer européen pour un processus électoral transparent, démocratique et inclusif à Madagascar

    Antananarivo, 31 Août, 6h05 – Le sujet de l’élection présidentielle a été abordé durant le 11ème dialogue de partenariat entre Madagascar et l’Union européenne (UE) qui s’est tenu mercredi. Une occasion pour la partie européenne de réitérer son soutien sur l’ensemble du processus électoral, qu’elle souhaiterait « transparent, démocratique, inclusif et donnant place à la liberté d’expression », rapporte l’Union européenne de cette réunion.

     

    Mis à part les actions qu’elle a déjà menées, dont l’observation citoyenne des élections ou encore la formation de la presse, l’Union européenne annonce une mission électorale qu’elle diligentera dans ce sens. Ses experts se déplaceront « bientôt » à Madagascar, indique-t-elle. Pour ce qui est de la liberté d’expression, la partie européenne insiste de nouveau sur l’importance de la mise en place d’une loi sur les défenseurs des droits humains et les lanceurs d’alertes qui avait déjà été annoncée depuis 2018.

     

    D’autres sujets ont également été abordés durant ce dialogue politique, dont le volet économique et social, rapporte de son côté la cellule communication du Bureau du premier ministre. L’énergie, l’eau, les routes, l’amélioration du climat des affaires, l’agriculture ou encore y ont été discutés. L’Union européenne prévoit une allocation initiale de 325 millions d’euros pour le financement de son programme pluriannuel (PIM) avec Madagascar pour la période 2021-2024. Ce PIM qui va toucher trois domaines prioritaires, que sont la gouvernance et le développement humain, la croissance durable et les emplois, et le « pacte vert ».

     

    Les deux parties se sont aussi exprimées sur leurs positions par rapport au conflit en Ukraine et ses impacts en Afrique et à Madagascar. La répercussion de ce conflit sur la sécurité alimentaire a surtout été évoquée.

     

    Plusieurs points devraient être revus et renforcés pour l’amélioration de la relation entre Madagascar et l’Union européenne. Les deux parties ont exprimé leur volonté à tout œuvrer pour y parvenir, rapporte la cellule communication de la Primature. Pour l’Europe, le dialogue politique qui se tient régulièrement lui a permis d’approfondir les engagements concrets dans ce partenariat.