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  • CLASSEMENT – Madagascar se trouve 55ème pays le plus paisible au monde, selon l’Indice de paix mondial

    CLASSEMENT – Madagascar se trouve 55ème pays le plus paisible au monde, selon l’Indice de paix mondial

    Antananarivo, 23 Juillet, 9h05 – Une nette amélioration enregistrée en une année. Avec un score global de 1,846 sur 5, Madagascar se retrouve 55ème pays le plus paisible, selon l’Indice de paix mondial (IPM) 2023 qui classe 163 pays en fonction de leur niveau de paix. La Grande île gagne 29 places, avec un score global de 1,995 sur 5 se alors qu’elle se trouvait à la 84ème place dans l’IPM 2022.

    L’état de la paix semble ainsi s’amélioré en 2023 pour Madagascar après s’être détérioré ces dernières années. Madagascar était encore classé 38ème pays le plus paisible dans l’IPM 2018 avec un score global de 1,766. Il est descendu à la 55ème place dans l’IPM 2019 avec son score de 1,867. Le pays s’est après retrouvé à la 63ème place dans l’IPM 2020, 70ème dans l’IPM 2021 et 84ème dans l’IPM 2022.

    Ce rapport, produit par l’Institute for economics and peace (IEP) pour cette année, en est à sa 17ème édition. Il présente une analyse complète des tendances de la paix, de sa valeur économique et des moyens de développer des sociétés pacifiques, selon cet institut. Il utilise 23 indicateurs qualitatifs et quantitatifs provenant de sources « très respectées » et mesure l’état de la paix dans trois domaines que sont le niveau de sûreté et de sécurité de la société, l’ampleur des conflits internes et internationaux en cours et le degré de militarisation. Les scores d’un pays varient de 1 à 5, correspondant à « plus pacifique » et « moins pacifique ».

    Pour le cas de Madagascar, c’est dans le domaine de la sûreté et de la sécurité de la société que le pays obtient son pire score, 2,347, le positionnant à la 72ème place. Ce domaine évalue le niveau d’harmonie ou de discorde au sein d’une nation et onze indicateurs sont utilisés pour évaluer globalement ce que l’on pourrait décrire comme la sûreté et la sécurité de la société. L’affirmation est que de faibles taux de criminalité, une activité terroriste et des manifestations violentes minimales, des relations harmonieuses avec les pays voisins, une scène politique stable et une faible proportion de la population déplacée à l’intérieur du pays ou devenue réfugiée peuvent être assimilés à la paix.

    Pour ce qui est de l’ampleur des conflits internes et internationaux, Madagascar obtient un score de 1,504 et se positionne à la 55ème place des pays les plus pacifiques dans ce domaine. L’IEP utilise six indicateurs statistiques pour étudier dans quelle mesure les pays sont impliqués dans des conflits internes et externes, ainsi que leur rôle et la durée de leur implication dans les conflits.

    C’est dans la militarisation que Madagascar obtient son meilleur score, qui est de 1,449. La Grande île se trouve 18ème pays le plus pacifique dans ce domaine. Six indicateurs sont liés à la militarisation d’un pays, reflétant le lien entre son niveau de développement militaire et son accès aux armes, avec son niveau de paix, tant au niveau national qu’international. Des données comparables sur les dépenses militaires en pourcentage du PIB et le nombre d’officiers de l’armée par habitant sont évaluées, de même que les contributions financières aux missions de maintien de la paix des Nations-Unies.

    Madagascar avait ainsi été classé dans le groupe des pays avec un niveau élevé de paix dans l’IPM 2023. Mais cette paix ne semble pas suffire à améliorer les conditions de vie de sa population. La Banque mondiale rapporte dans le document sur son nouveau cadre de partenariat avec la Grande île que le revenu par habitant de Madagascar a chuté à des niveaux historiquement bas en 2020 et se situe actuellement à environ 45% en dessous de son niveau de 1960.

    Selon la Banque mondiale, Madagascar est l’un des six pays au monde où le revenu réel par habitant a baissé sur une période aussi longue, et est pourtant le seul pays de ce groupe à ne pas avoir été confronté à une guerre civile prolongée ou à un conflit armé. Le même document indique que 81,6 % de la population malgache vit encore sous le seuil international de pauvreté de 2,15 dollars par jour en 2022. Ce taux était à 80,7 % en 2012 et 74,2 % en 2005.

     

  • Mgr Gustavo Bombin Espino remplace Mgr Fulgence Rabeony à la tête de l’archevêché de Toliara

    Mgr Gustavo Bombin Espino remplace Mgr Fulgence Rabeony à la tête de l’archevêché de Toliara

    Antananarivo, 22 Juillet, 14h50 – Mgr Fulgence Rabeony ne sera plus l’archevêque de Toliara après avoir dirigé cette région ecclésiastique depuis 1990. Le Pape François vient de nommer ce samedi à sa place Mgr Gustavo Bombin Espino, jusqu’à présent évêque de Maintirano. Le Vatican a accepté ce samedi la démission de l’évêque jésuite, âgé de 77 ans, de sa charge pastorale à la tête du diocèse de Toliara.

     

    Le nouvel archevêque de Toliara, agé de 62 ans, est un missionnaire espagnol issu de l’ordre de Trinitaires. Après son ordination sacerdotale en 1987, il a été envoyé à Madagascar comme missionnaire dans le diocèse de Tsiroanomandidy. Il a occupé plusieurs fonctions en tant que curé dans le district missionnaire de Maintirano. Cette fonction lui a permis de connaître du bout de ses doigts toute la région Melaky.

     

    Avant Maintirano, Mgr Gustavo Bombin Espino était aussi vicaire épiscopal puis vicaire général dans le diocèse de Tsiroanomandidy pour devenir par la suite l’évêque de ce diocèse. Puisque le Pape Jean Paul II l’a nommé comme troisième évêque de Tsiroanomandidy le 3 octobre 2003 après la disparition de Mgr Jean Samuel Raobelina.

     

    Après l’érection du nouveau diocèse de Maintirano en 2017, le Pape François l’a nommé Mgr Gustavo Bombin Espino comme premier évêque de ce diocèse. Maintenant le siège episcopal devient ainsi vacant après ce transfert. Il avait également assuré la charge d’Administrateur apostolique de Mahajanga pendant quatre ans après le décès de Mgr Roger Victor Solo Rakotondrajao en 2018 et jusqu’à la désignation de Mgr Zygmunt Robaszkiewicz comme évêque de Mahajanga en 2022.

     

    Photo : Gouvernorat Région Boeny

     

  • La nouvelle édition de « Symboles royaux et rivalités à la cour d’Antananarivo sous le règne de Radama II » dans les librairies

    La nouvelle édition de « Symboles royaux et rivalités à la cour d’Antananarivo sous le règne de Radama II » dans les librairies

    Antananarivo, 22 Juillet, 14h05 – Radama II est à l’honneur avec la nouvelle édition de « Symboles royaux et rivalités à la cour d’Antananarivo sous le règne de Radama II » sortie en librairie vendredi. Il s’agit de la deuxième édition après une première qui parue en septembre 2021. « Deux ans après, comme la durée du règne de Radama II, voici une edition corrigée et augmentée avec plus de textes », confie son auteur Nicolas Martin. A l’entendre, il lui a falu deux ans pour finir la première édition et que suite aux retours des historiens, académiciens et autres chercheurs, il présente finalement avec ce livre les dessous du règne d’un roi souvent ignoré.

     

    Comme son titre l’indique, l’ouvrage décortique en une centaine de pages illustrées, une période souvent volontairement ignorée de l’histoire de Madagascar. Pourquoi le roi Radama II a-t-il été assassiné ? Quels sont les enjeux derrière cet acte ? Voilà quelques questions auxquelles Nicolas Martin se propose de donner des éléments de réponse nourris aux documents d’archives et de recherches méthodiques. L’objectif, selon l’auteur, n’est nullement de redorer le blason de Radama II, trop souvent étiqueté de noceur et de vicelard, mais de dire ce qui a réellement été au-delà des images sans fondement historiques trop répandues.

     

    Nicolas Martin réside à Madagascar depuis 16 ans. C’est en croisant des documents sur le roi Radama II que sa curiosité sera éveillée sur ce roi dont l’histoire n’est fait que de légendes urbaines. C’est avec l’épidémie de Covid-19 qu’il trouve enfin le temps de faire de tous les documents et connaissances acquis au fil du temps un ouvrage. L’auteur conclut en disant qu’ « à Madagascar un grand travail sur l’histoire est à faire pour ne pas refaire les erreurs du passé et surtout pour rendre au fait et à la vérité leur valeur ».

  • Jeux des îles :  « Les préparations se déroulent comme il se doit », assure Rosa Rakotozafy du ministère de la Jeunesse et des sports

    Jeux des îles :  « Les préparations se déroulent comme il se doit », assure Rosa Rakotozafy du ministère de la Jeunesse et des sports

    Antananarivo, 22 juillet, 8h30 – Un temps de passage correct. Les autorités veulent rassurer l’opinion publique à l’approche des Jeux des îles de l’océan Indien. Rosa Rakotozafy, directeur général des sports auprès du ministère de la Jeunesse et des sports affirme que les préparatifs « se déroulent comme il se doit », et que les Jeux devraient « avoir lieu comme il faut », vendredi, répondant au passage à la sonnette d’alarme tirée par certains responsables de fédérations sportives.

     

    « Les préparations se déroulent normalement. Si vous faites le tour des sites. En termes d’infrastructures, qui faisaient l’objet de polémique, nous sommes en pleine phase de finition », certifie le DG des sports, à une trentaine de jours de l’ouverture des Jeux, du 25 août au 3 septembre. Elle cite le cas du stade de Barea, celui de Vontovorona et d’Ankatso, tout comme celui d’Alarobia.

     

    L’ancienne spécialiste de 100m haies rapporte le point de vue du Comité international des jeux (CIJ) pour mieux faire passer le message. « Le CIJ suit de près ce qui se passe à Madagascar. Il apprécie les efforts fournis par le gouvernement en matière d’organisation », tient à indiquer le DG des sports. « La délégation réunionnaise, qui vient de nous quitter (…) est entièrement satisfaite des différentes rencontres qu’elle avait eu, mais également la qualité de l’organisation qu’elle constate », poursuit-elle.

     

    Rosa Rakotozafy assure également l’avancée de la préparation des athlètes. « Nous sommes en pleine préparation des athlètes, une partie que nous ne minimisons pas, à l’approche des jeux (…) Ce n’est pas maintenant que nous commençons la préparation des athlètes. Nous avons envoyé des athlètes en Chine pour quatre disciplines », soutient-elle. « Les regroupements vont se poursuivre. Les fédérations ont également une part de responsabilité dans cette partie », rétorque-t-elle.

     

    La sortie du DG des sports intervient au lendemain de la conférence de presse de certains responsables de fédérations sportives. Ces derniers avaient demandé « des préparations dans de meilleures conditions ». Ils réclament également plus de moyens pour la préparation des athlètes.

     

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  • JEUX DES ÎLES – Au moins 15 sites retenus pour accueillir les compétitions

    JEUX DES ÎLES – Au moins 15 sites retenus pour accueillir les compétitions

    Antananarivo, 21 Juillet, 15h40 – Des détails à retenir pour les Jeux des îles. A un peu plus d’un mois du début des compétitions qui se tiendront du 23 Août au 3 Septembre, les sites de compétitions se précisent. Outre la natation qui est encore en attente de confirmation officielle, entre la piscine du complexe sportif de Vontovorona et celui de l’Académie nationale des sports (ANS) Ampefiloha, en réhabilitation, les autres sites sont déjà validés et confirmés.

    Comme déjà indiqué après la dernière réunion du Conseil international des jeux en mai, toutes les compétitions vont se tenir à Antananarivo, si initialement, d’autres villes en province sont prévues accueillir des compétitions. Pour l’athlétisme, les compétitions seront organisées sur deux sites du 29 Août au 2 Septembre. Les courses ainsi que les épreuves des sauts vont se tenir au stade Barea à Mahamasina. Les épreuves de lancers, pour leur part, se tiendront au stade municipal d’Alarobia.

    Le Basketball 5×5 va se tenir au Palais des sports et de la culture à Mahamasina du 26 Août au 02 Septembre. Le basketball 3×3 aura lieu sur le parking haut du Palais des sports et au stade des Barea.

    L’amphithéâtre du centre de conférence internationale (CCI) à Ivato va accueillir du 26 au 29 août les compétitions de boxe et du 30 août au 2 septembre les combats de kickboxing. Le gymnase d’Ankorondrano, lui, accueillera les lutteurs du 26 au 29 août, et les judokas du 30 août au 2 septembre. Le karate et le taekwondo sont programmés au gymnase Mahamasina respectivement du 26 au 29 août et du 30 août au 2 septembre.

    Pour les sports à raquette, le badminton et le tennis de table se tiennent à la zone d’exposition Forello Tanjombato, du 26 août au 1er Septembre. Les compétitions de tennis, elles, se tiendront sur les terrains de l’ACSA à Ambohidahy, du 26 au 31 août.

    Pour le football, les matchs vont se jouer sue deux sites du 24 août au 2 septembre. Les rencontres vont être partagées entre le terrain de l’Elgeco Plus au Bypass et le stade Barea à Mahamasina. Les rencontres de rugby à VII se tiendront au stade Makis Andohatapenaka à l’exception de la finale qui est prévue avoir lieu au stade Barea Mahamasina.

    Pour l’haltérophilie, du 26 au 29 août, les concours se tiendront dans la salle annexe du Palais des sports de Mahamasina. Les courses cyclistes, initialement prévues sur les routes nationales, se tiendront finalement sur la rocade d’Iarivo, du 28 Août au 1er Septembre. La pétanque, du 26 Août au 1er Septembre est programmé du côté de la Lake City à, Ivato.

    Les handballeurs, eux, se rencontreront au gymnase du complexe sportif de la Cnaps à Vontovorona du 26 août au 2 septembre. La finale aura lieu au Palais des sports de Mahamasina. C’est aussi le cas pour le volley-ball dont les matchs des éliminatoires auront lieu au gymnase d’Ankatso, du 26 août au 2 septembre et la finale au Palais des sports.

    Le volet jeunesse, enfin, se tiendra à l’Arena Ivandry.

  • Le nouvel accord de pêche entre Madagascar et l’Union Européenne appliqué à titre provisoire à partir du 1er juillet

    Le nouvel accord de pêche entre Madagascar et l’Union Européenne appliqué à titre provisoire à partir du 1er juillet

    Antananarivo, 21 Juillet, 17h10 – Le Conseil de l’Union Européenne (UE) avait autorisé le 26 juin la signature, au nom de l’UE, de l’accord de son partenariat dans le domaine de la pêche durable avec Madagascar pour la période de 2023 à 2027 ainsi que son protocole de mise en œuvre. Cette décision est publiée dans le Journal officiel de l’Union Européenne du 19 juillet 2023.

    Il est indiqué que le président du Conseil de l’UE est « autorisé à désigner la ou les personnes habilitées à signer l’accord et le protocole au nom de l’Union ». Et que cet accord, tout comme ce protocole, sont « appliqués à titre provisoire à partir du 1er juillet 2023 sous réserve de sa signature, ou à partir de la date de sa signature s’il est signé après le 1er juillet 2023, dans l’attente de l’achèvement des procédures nécessaires à son entrée en vigueur », indique le Conseil de l’UE.

    Le Conseil de l’Union européenne rappelle que huit cycles de négociations ont eu lieu avec Madagascar pour permettre la finalisation de cet accord de pêche ainsi que son protocole de mise en œuvre qui avaient été paraphés le 28 octobre 2022. Selon ce Conseil, les objectifs de cet accord sont de permettre aux navires de l’Union européenne d’exercer leurs activités dans la zone de pêche de Madagascar ou encore de renforcer la collaboration des deux parties dans le développement d’une politique de pêche durable et une exploitation responsable des ressources halieutiques dans la zone de pêche de Madagascar et dans l’Océan Indien.

    Le conseil de l’Union Européenne soutient, pour justifier cette récente décision, que l’ « accord et le protocole devraient entrer en application dans les meilleurs délais, étant donné l’importance économique que revêtent les activités de pêche des navires de l’Union dans la zone de pêche de Madagascar et la nécessité de réduire autant que possible la durée pendant laquelle ces activités sont interrompues ».

    Le protocole qui s’applique pour une période de quatre ans à partir de la date de son application provisoire s’applique aux activités des navires de l’UE dans la zone de pêche de Madagascar, ciblant les espèces de thonidés et espèces assimilés. Il s’applique aussi à la mise en œuvre des domaines de coopérations visés, dans le domaine scientifique et technique, économique et sociale, le suivi, le contrôle et de la surveillance ainsi que la lutte contre la pêche Illégale, non déclarée et non règlementée (INN), ou encore la coopération administrative.

    Il est rappelé que les possibilités de pêche sont accordées à 65 navires de l’Union, dont 32 thoniers senneurs espagnols, français et italiens. Il y aura également 13 palangriers de surface espagnols, français et portugais d’une jauge brute supérieure à 100 et 20 palangriers de surface français d’une jauge brute inférieure ou égale à 100.

    L’accord parle également de contrepartie financière, dont la valeur totale pour la totalité de la période de 4 ans, s’élève à 12,880 millions d’euros soit 3,220 millions d’euros par ans. Ce montant global est composé de 7,2 millions d’euros correspondant à la contrepartie financière de l’UE et de 5,680 millions d’euros correspondant à la valeur estimée des contributions des armateurs.

    Dans cet accord de pêche, l’Union Européenne et Madagascar se disent résolues à poursuivre une coopération économique et sociale plus étroite et équitable visant à instaurer et à renforcer une pêche durable. Les deux parties entendent également contribuer à une meilleure gouvernance des océans et au développement des activités de l’économie bleue liées à la pêche, y compris par le développement des investissements impliquant des entreprises des Parties et en liaison avec les objectifs de développement de Madagascar.

  • La Ceni boucle le processus de refonte de la liste électorale avec plus de 11 millions d’électeurs inscrits

    La Ceni boucle le processus de refonte de la liste électorale avec plus de 11 millions d’électeurs inscrits

    Antananarivo, 21 Juillet, 12h25 – Les inscriptions sur la liste électorale sont définitivement clôturées. Après un peu moins de dix mois de travaux, la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) indique avoir recensé puis inscrit 11 043 836 électeurs. L’objectif de plus de 13 millions d’électeurs visé par l’organe de gestion des élections est atteint à 81%. Par rapport à la dernière liste électorale révisée en 2002 où le nombre d’électeurs inscrits était de 10 749 934, il y a eu une hausse de 2,73% du nombre des électeurs.

    Sur les 11 043 836 électeurs, 3 393 121 sont inscrits dans la province d’Antananarivo. Ce nombre est en baisse de 240 451 électeurs, soit de 6,62%, comparé au nombre d’inscrits sur la liste électorale révisée en 2022 où il y a eu 3 633 572 électeurs dans la province d’Antananarivo.

    Dans les cinq autres provinces, le nombre des électeurs a connu une hausse. C’est à Mahajanga que la hausse la plus importante a été enregistrée avec une augmentation de 13,58% du nombre d’électeurs. De 1 215 969 en 2022, le nombre d’inscrits sur la liste électorale atteint après la refonte 1 381 141 électeurs.

    Pour Fianarantsoa, il y a plus de 9% d’électeurs en plus, leur nombre passant de 1 929 855 en 2022 à 2 107 847 dans la nouvelle liste électorale. Dans la province d’Antsiranana, le nombre d’électeurs a connu une hausse de 8,78% avec 68 191 électeurs de plus par rapport à 2022 où il y a eu 776 354 électeurs.

    Pour Toamasina, la hausse est de 5% avec des électeurs passant de 1 604 073 en 2002 à 1 685 545 en 2023. Pour Toliara, l’augmentation n’a pas non plus été importante avec seulement 41 526 électeurs supplémentaires par rapport aux 1 590 111 inscrits de 2022, soit 2,61%.

  • COOPÉRATION – La Suisse prône le dialogue entre les différentes parties pour le bon déroulement des élections à Madagascar

    COOPÉRATION – La Suisse prône le dialogue entre les différentes parties pour le bon déroulement des élections à Madagascar

    Antananarivo, 21 Juillet, 8h15 – “La Suisse encourage et soutient Madagascar pour la tenue d’élection équitable, transparente et inclusive”. Les mots sont de Rolf Stalder, ambassadeur de la Confédération suisse à Madagascar lors de la célébration de la fête nationale suisse qui s’est tenue jeudi à la Résidence de la Suisse à Ambohibao. “La démocratie est un acquis précieux qui doit être entretenu et ne pas être considéré comme acquis”, insiste le diplomate. Il précise que la Suisse tiendra aussi des élections pour renouveler l’assemblée fédérale cette année.

    Pour le diplomate suisse, la tenue d’une élection apaisée passe forcément par un dialogue entre les différentes parties. L’ambassadeur incite ainsi à “une communication constructive” pour toutes les parties impliquées dans le processus “afin que tout se déroule de manière pacifique”.

    L’ambassadeur de Suisse a aussi annoncé que Micheline Calmy-Rey , ancienne présidente de la Confédération et conseillère fédérale auprès des affaires étrangères, va être désignée en tant qu’ envoyée spéciale de l’Organisation internationale de la Francophonie pour accompagner le processus électoral malgache. “La Suisse défend les valeurs démocratiques pas seulement au niveau national mais aussi au niveau international”, précise l’ambassadeur.

    De son côté, Yvette Sylla, ministre des affaires étrangères, a appelé la Suisse à soutenir le processus électoral enclenché. “J’aimerais réitérer que Madagascar compte sur le soutien et le rôle constructif de ses partenaires en vue de préserver les acquis démocratiques au moment où il s’apprête à tenir des élections dans les meilleures conditions », lance-t-elle à l’endroit de l’ambassadeur suisse.

  • DELESTAGE – L’augmentation des camions transporteurs de carburant pour la Jirama comme principale solution 

    DELESTAGE – L’augmentation des camions transporteurs de carburant pour la Jirama comme principale solution 

    Antananarivo, 20 Juillet, 19h10 – Le compte à rebours a déjà commencé. Le ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Solo Andriamanampisoa, a dévoilé à la presse sa stratégie pour alléger, voire supprimer le délestage qui sévit dans de nombreuses localités. Lors d’une conférence de presse, ce jeudi, à Ampandrianomby, le membre du gouvernement annonce l’augmentation du nombre des camions transporteurs de carburant comme l’une des principales solutions pour arriver à cet objectif.

    Solo Andriamanampisoa rapporte que “le niveau des eaux qui alimentent les centrales thermiques est très bas. Donc nous devons renforcer la production des centrales thermiques », confie-t-il. Or, le manque de transporteurs de carburants en provenance de Toamasina pour Antananarivo, Mahajanga et Toliara est la source du problème, laisse-t-il entendre.

    Le ministre de l’Energie estime qu’avec  » 100 camions citernes par jour qui tournent, le délestage devrait être allégé  » dans ces trois grandes villes. Il faut, selon lui, 20 camions citernes pleins en direction d’Antananarivo, 20 autres en chargement à Toamasina, 20 en déchargement et 20 en route pour Toamasina en permanence par jour.

    En ce moment, environ 70 camions sont opérationnels et le ministre croit que dans trois semaines, le deadline du Chef de l’Etat pour résoudre ce problème de délestage, il y aura 100 camions qui tournent par jour. Des discussions sont en cours avec les camionneurs.

    Financièrement, la société d’État ne devait pas avoir de problème selon le ministre.  » Ce sera toujours dans le prix de revient de la Jirama », conclut-il.

  • Yvette Sylla accuse l’opposition de « destabilisation » après l’incident à l’épreuve d’histoire-géographie au baccalauréat

    Yvette Sylla accuse l’opposition de « destabilisation » après l’incident à l’épreuve d’histoire-géographie au baccalauréat

    Antananarivo, 20 juillet, 17h00 – L’opposition dans la ligne de mire du gouvernement. Yvette Sylla, ministre des Affaires étrangères, pointe du doigt ceux qu’elle considère comme responsables de l’incident à l’épreuve d’histoire géographie au baccalauréat mercredi. « Il existe un pas à ne pas franchir. Elle l’a fait. Il s’agit de l’opposition (…) C’est inacceptable », tonne-t-elle en marge de la cérémonie de célébration de la fête nationale suisse, jeudi.

    « L’objectif était la déstabilisation. Les jeunes ne devraient pas être les victimes (…) Il ne faut pas instrumentaliser les enfants en se livrant au terrorisme », condamne le chef de la diplomatie. « La cible n’a pas été atteinte et ce sont les enfants qui en sont les victimes », enchaîne-t-elle.

    Dans la journée, le président Andry Rajoelina avait parlé d’une « fuite de sujet (…) faite exprès », à l’origine d’incident durant l’épreuve d’histoire géographie au baccalauréat d’enseignement général. Il pointe du doigt des « personnes malintentionnées, de saboteurs et de preneurs d’otage ». « Si vous n’aimez pas les autorités, ne sacrifiez pas les enfants malgaches », avertit le chef de l’Etat.

    Le déroulement des examens du baccalauréat de l’enseignement général avait connu des anicroches mercredi. L’épreuve avait été interrompue avant que le sujet de remplacement ne soit proposé aux candidats, invités à composer jusqu’en début de soirée.

    Dans la soirée du mercredi, Landy Mbolatiana Ramanantenasoa, ministre de la Justice, avait qualifié de « troubles à l’ordre public », l’incident. Dans la foulée, le général Serge Gellé, secrétaire d’Etat à la gendarmerie, avait indiqué l’existence d’arrestations de « quelques personnes dans certains endroits ».