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  • ATHLÉTISME – 72 athlètes présélectionnés pour les Jeux des îles, le regroupement des athlètes attendus

    ATHLÉTISME – 72 athlètes présélectionnés pour les Jeux des îles, le regroupement des athlètes attendus

    Antananarivo, 17 Juillet, 15h05 – La fédération malgache de l’athlétisme (FMA) établit la liste des athlètes présélectionnés pour le regroupement des Jeux des îles. D’après Hery Rambeloson, directeur technique national, 72 athlètes, dont 36 hommes et 36 femmes, sont retenues dans cette première liste.

    ⭕De nombreuses fédérations ont indiqué le début de la prise en charge des athlètes par le ministère de la Jeunesse et des sports à partir du 15 Juillet. La FMA confie cependant ne pas encore pouvoir débuter le regroupement de tous les athlètes. Selon le DTN, pour l’athlétisme,  » la majorité des athlètes sont en province. Jusqu’à ce lundi matin, il n’y a pas encore de budget pour ce regroupement, sauf l’hébergement. » Les coureurs dans la capitale s’entraînent encore avec leurs clubs respectifs.

    ⭕Concernant le technicien Chinois qui vient d’atterrir à Madagascar pour soutenir les coachs malgaches.  » Il a déjà travaillé en détectant les sites pour les entraînements en collaboration avec la fédération », poursuit le DTN. Ce coach chinois a indiqué aux coachs nationaux un planning d’entraînement qui sera compilé avec le sien, précise Hery Rambeloson.

    ⭕Pour l’athlétisme, Madagascar devrait aligner 60 athlètes, 30 hommes et 30 dames, aux Jeux des îles. 12 de ces athlètes présélectionnés quitteront l’équipe nationale au début des Jeux des îles.

  • FOOTBALL – Des quarts de finale 100% Pro League pour la Coupe de Madagascar

    FOOTBALL – Des quarts de finale 100% Pro League pour la Coupe de Madagascar

    Antananarivo, 17 Juillet, 12h29 – Fosa Juniors, AS Fanalamanga, Ajesaia, ASA Nosy Be, Mama FC, Disciples FC, Elgeco Plus et Centre de formation de football d’Andoharanofotsy (CFFA). Les quarts de finale de la Coupe de Madagascar seront une affaire exclusive des formations de la Pro League.

    ⭕Les dernières équipes des divisions inférieures ont été éliminées lors des huitièmes de finale, ce samedi et dimanche, même si quelques-unes ont donné du fil à retordre à des formations du championnat national élite. A l’exemple du FC Rouge, éliminé par Fosa Juniors par une défaite de 1 à 2 alors que le club majungais a joué à 9 contre 11 durant toute la prolongation.

    ⭕Pour les autres rencontres, le CFFA a éliminé le EFCA Mi 20, 2 à 0. Mama FC a battu l’AS Comato 3 à 1. L’Elgeco Plus n’a fait qu’une bouchée du FC Mahavatsy, 3 à 0.

    ⭕Il n’y a pas de surprise donc cette année pour la Coupe de Madagascar. Les quarts de finale de cette deuxième compétition de football se joueront entre clubs de la Pro League.

    ⭕Pour la confrontation des formations de la Pro League, Ajesaia a battu par le plus court des scores, 1 à 0, le Dato FC. Alors que le ASA Nosy Be a battu lMTsaramandroso Formation, 3 à 1. L’AS Fanalamanga a largement battu le FC Kakambary, 7 à 1. Enfin, le Disciples FC a arraché la victoire 4 à 3, face à l’AJSM.

  • COMPÉTITION – La Compagnie Miangaly renonce à sa participation aux Jeux de la Francophonie

    COMPÉTITION – La Compagnie Miangaly renonce à sa participation aux Jeux de la Francophonie

    Antananarivo, 17 Juillet, 11h42 – Trop c’est trop. La compagnie Miangaly claque la porte de l’équipe nationale malgache aux Jeux de la Francophonie. Se disant « honorée, ravie et motivée d’avoir été sélectionnée pour représenter Madagascar dans la catégorie Conte des 9èmes Jeux de la Francophonie au Congo », la Compagnie regrette toutefois de devoir « prendre la décision de renoncer à sa participation ». « A 12 jours de la compétition, il nous est difficile de partir représenter dignement notre pays avec toutes les incertitudes qui planent et les préoccupations qui en découlent », explique-t-elle dans une annonce publiée ce lundi sur sa page Facebook.
    ⭕Pour la compagnie Miangaly, l’objectif de sa participation aux Jeux est « de porter haut le flambeau malgache : qu’il puisse rayonner au-delà des frontières avec professionnalisme, rigueur et excellence à tous les niveaux ». Ce qui, compte tenu de la situation, ne paraît plus possible pour la troupe qui se dit motivé depuis près de 35 ans par « le plaisir et l’enthousiasme de créer et de partager ».
    ⭕A moins de deux semaines de l’ouverture des Jeux de la Francophonie, la participation des artistes qui doivent représenter Madagascar n’est toujours pas acquise. A en croire le directeur général de la culture auprès du ministère de la Communication et de la culture, Framcis Razafiarison, « la décision du ministère de la Jeunesse et des sports sur le budget des Jeux est toujours en attente ». Il ajoute que « du côté du ministère de la Communication et de la culture, la tâche a été uniquement de sélectionner les artistes ». Il n’en espère pas moins que le sujet sera évoqué lors du prochain Conseil des ministres.
    ⭕La semaine dernière, les artistes qui ont monté des œuvres à exposer lors des Jeux ont déjà tiré la sonnette d’alarme. La plasticienne Richianny Ratovo et le sculpteur Fitiavana Ratovo, notamment, se sont inquiétés du retard pris par le départ des œuvres qui devraient être présentés à la compétition. Le ministère de la Jeunesse et des sports avait alors indiqué que la partie culturelle revient au ministère de la Communication et de la culture et qu’il ne s’occupe que du volet sportif.
  • L’Etat se dit déterminé à apurer pour cette année les 1 089 milliards d’arriérés envers les pétroliers qu’il a accumulés en 2022

    L’Etat se dit déterminé à apurer pour cette année les 1 089 milliards d’arriérés envers les pétroliers qu’il a accumulés en 2022

    Antananarivo, 17 Juillet, 8h15 – Tout régler cette année. Les autorités malgaches ont fait part au Fonds monétaire international (FMI) de leur détermination à apurer les arriérés que l’Etat a accumulés envers les pétroliers en 2022. Ce passif s’élève à environ 1 089 milliards d’ariary, ont-elles communiqué à cette institution de Bretton Woods, dans le cadre de la quatrième revue du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC).

     

    Les dettes brutes cumulées de l’Etat envers les distributeurs de produits pétroliers, qui étaient générées par le non ajustement des prix à la pompe, s’élevaient à 960 milliards d’ariary à fin décembre 2022. A celles-ci s’ajoutaient 415 milliards d’ariary que l’Etat devait à ces pétroliers pour les réquisitions de carburants pour la Jirama. Mais ces compagnies devaient aussi de l’argent à l’Etat, dont des arriérés de Redevance pour l’entretien routier (RER) et de Redevance pour le développement du secteur (RDS) s’élevant à 287 milliards d’ariary. C’est en déduisant ces redevances de la somme des dettes brutes cumulées et du solde cumulé des réquisitions que sont obtenus le montant de 1 089 milliards d’ariary de passif que l’Etat devait payer aux pétroliers.

     

    L’Etat a commencé à s’acquitter de ce qu’il doit depuis le mois de décembre 2022. Sur les 960 milliards d’ariary de dettes liées à la subvention implicite des carburants avec le maintien des prix, le gouvernement avait effectué un transfert de 167 milliards d’ariary pour les pétroliers à la fin du mois de mars 2023. Celui-ci avait été suivi d’un autre transfert de 735 milliards d’ariary vers la moitié du mois de mai. Avec les nouveaux passifs pour les opérations du premier semestre 2023, Il devrait rester 112 milliards d’ariary de dettes brutes envers ces distributeurs vers la fin du mois de juin, selon les projections dans le rapport sur la quatrième revue de la FEC.

     

    Pour le règlement des 415 milliards d’ariary pour les réquisitions de la Jirama, un paiement de 150 milliards d’ariary avait été effectué par le gouvernement au mois de décembre 2022. Se sont ensuite des paiements de 315 milliards d’ariary à mi-mai 2023. Avec les nouvelles réquisitions entreprises durant le premier semestre de cette année, le solde cumulé pour ces opérations devrait être de 258 milliards d’ariary.

     

    Ainsi, vers la fin du mois de juin de cette année, le montant des dettes liées au maintien des prix à la pompe et celles pour les réquisitions de la Jirama s’élèvent à 370 milliards d’ariary. Une dette que l’Etat doit donc encore aux pétroliers.

     

    Les compagnies, de leur côté, ont également procédé à l’apurement de leurs arriérés de taxes sur l’importation des produits pétroliers pour 2021 et 2022. Vers la fin de l’année dernière, ces taxes impayées s’élevaient à 1 193 milliards d’ariary. Les pétroliers avaient alors réglé 231 milliards d’ariary à la fin du mois de mars 2023, 962 milliards d’ariary en mi-mai et 235 milliards d’ariary vers la fin du mois de juin. Les pétroliers ont ainsi tout réglé. Et la reprise des paiements ponctuels des taxes douanières pétrolières par les distributeurs de carburant depuis mai fourniront des liquidités au Trésor et aideront à atteindre les objectifs révisés en matière de recettes, exposent les autorités au FMI.

     

    Toutefois, les arriérés envers le Fonds d’entretien routier (RER) et le ministère de l’Energie (RDS) n’ont pas encore été réglés. Ces redevances non versées s’élèvent à 350 milliards d’ariary à la fin du mois de juin de cette année. C’est donc le montant de ce que les pétroliers doivent encore à l’Etat.

     

  • COMPÉTITION – Le Président de la République dénonce des dénigrements contre Madagascar auprès du Conseil international des Jeux des îles (CIJ) et assure que la Grande île réussira ses Jeux

    COMPÉTITION – Le Président de la République dénonce des dénigrements contre Madagascar auprès du Conseil international des Jeux des îles (CIJ) et assure que la Grande île réussira ses Jeux

    Antananarivo, 17 Juillet, 6h30 – « Certaines personnes souhaitent que nous n’accueillions pas les Jeux des îles ». Le Président Andry Rajoelina exprime ses regrets face à la position de certains de ses compatriotes qui, selon lui, agissent de manière à enlever à Madagascar l’organisation de la 11ème édition des Jeux des îles de l’océan Indien (JIOI). « Ces gens nous dénigrent auprès du CIJ (Conseil international des Jeux), disant que nous n’y arriverions pas, qu’il faut annuler », dénonce-t-il durant l’émission télévisée spéciale dans laquelle il a répondu à trois journalistes, dimanche. Pourtant, « nous devrions être solidaires et faire preuve de cohésion », souligne le chef de l’Etat.

    ⭕Malgré ces certaines velléités de vouloir enlever à Madagascar l’organisation des Jeux, le président de la République reste optimiste sur l’organisation des Jeux et l’avancée des préparatifs. « Je ne laisserai pas notre pays être la risée des autres », affirme-t-il. « Nous ferons en sorte que ces Jeux soient dix fois mieux que ceux de Maurice auxquels j’ai assisté, que ce soit en termes d’accueil qu’en termes d’organisation », poursuit-il. « Ils se dérouleront comme il se doit », indique-t-il encore.

    ⭕Côté infrastructures, Andry Rajoelina affirme que « nous sommes dans des travaux de réhabilitation et de rénovation » et non dans la construction. Il parle notamment de la mise aux normes de deux bassins pour la natation, et du renouvellement du complexe sportif de Vontovorona pour accueillir certaines compétitions. Il met en avant le stade Barea de Mahamasina qui accueillera la cérémonie d’ouverture et qui n’a plus besoins de travaix. Côté regroupement des athlètes, il assure que cela a déjà commencé avec le séjour à l’étranger de certains participants ainsi que la présence à Madagascar de certains experts pour appuyer le préparation des athlètes. Et puis, « c’est au ministère de s’en occuper », précise-t-il.

  • ELECTION – Andry Rajoelina attend avant de se prononcer sur sa candidature à la prochaine présidentielle

    ELECTION – Andry Rajoelina attend avant de se prononcer sur sa candidature à la prochaine présidentielle

    Antananarivo, 16 Juillet, 23h15 – Candidat ou pas candidat ? La question n’a pas eu de réponse claire de la part du président de la République Andry Rajoelina ce dimanche. Celui-ci semble vouloir réserver une forme plus solennelle à sa déclaration, et ne pas répondre à une question posée au cours d’une émission spéciale. « Ce sont les Malgaches majeurs qui vont élire le président de la République. Il est juste et légitime que je donne la réponse à cette question aux Malgaches », répond-il.

     

    A la question sur un éventuel soutien à une candidature, Andry Rajoelina n’a pas non plus répondu. « Nous n’en sommes pas encore là », assène-t-il. « Pour l’instant, nous travaillons pour assurer le développement de Madagascar ».

     

    Le président de la République assure néanmoins que « Andry Rajoelina est apprécié par de nombreux électeurs ». Il a d’ailleurs affirmé en début d’émission que sa cote de popularité reste intacte et qu’il « ne faut pas s’appuyer sur les critiques formulées sur Facebook » pour apprécier sa popularité mais « se baser sur les réalités de terrain ». Il assure également ne pas avoir peur des élections, son parti et la coalition présidentielle étant des « formations politiques fortes ».

     

  • ETAT-CIVIL – Pourquoi Andry Rajoelina a-t-il demandé la nationalité française ?

    ETAT-CIVIL – Pourquoi Andry Rajoelina a-t-il demandé la nationalité française ?

    Antananarivo, 16 Juillet, 23h00 – « Quel parent ne ferait pas tout pour que ses enfants réussissent » ? Le président de la République Andry Rajoelina indique avoir demandé la nationalité française pour permettre à ses enfants de poursuivre leurs études en France. A l’entendre, ses enfants devaient « faire la queue auprès de l’administration française tous les six mois pour obtenir un visa ». C’est pour éviter ces péripéties à ses enfants et pour les voir réussir qu’il a demandé la nationalité française, répond-il à la question de savoir pourquoi il a effectué la sollicitation.

     

    Bien qu’il reconnaisse avoir effectué la démarche pour ses enfants, et bien que le document publié sur les réseaux sociaux soit un décret de naturalisation, Andry Rajoelina ne reconnaît pas qu’il s’agisse d’une demande de naturalisation. « C’est mon droit », martèle-t-il, insistant sur la nationalité française de son grand-père. Pour le président malgache, sa nationalité française est « un bout de papier de 8cm qui se trouve dans sa poche » et qui ne pourrait jamais lui ôter son patriotisme. « Andry Rajoelina aime sa patrie et est prêt à mourir pour elle », scande-t-il, amenant l’assistance à lui faire un standing ovation.

     

    « Je n’accepte pas qu’on me dise que je ne suis pas Malgache », poursuit-il, reconnaissant à demi-mot sa double nationalité sans avouer sa citoyenneté française. D’ailleurs, « est-ce un péché d’avoir une autre nationalité » ? s’interroge-t-il, citant diverses personnalités ayant une double nationalité et des dirigeants politiques ayant des origines autres que celles du pays qu’ils dirigent. Il évoque même Jean Ralaimongo, militant nationaliste, qui avait demandé que tous les Malgaches aient accès à la citoyenneté française sous la colonisation, ainsi que les députés Joseph Raseta et Jacques Rabemananjara, fondateurs du parti nationaliste Mouvement démocratique pour la rénovation malgache (MDRM), qui étaient Français.

     

    Dans la foulée de son discours, Andry Rajoelina fait un clin d’œil à tous les Malgaches binationaux à travers le monde. « Rassurez-vous, personne ne pourra vous enlever ce qui fait de vous des Malgaches », assure-t-il. Rappelant que le décret gouvernemental autorisant une perte ou une déchéance de la nationalité est signée par le président de la République, il affirme n’avoir jamais signé de décret autorisant une perte nationalité. Il souhaite, par ailleurs, que ce débat, ou plutôt que « ce faux-débat soit clos ».

     

  • Andry Rajoelina donne trois semaines au ministre de l’Energie et des hydrocarbures pour mettre fin au délestage d’électricité

    Andry Rajoelina donne trois semaines au ministre de l’Energie et des hydrocarbures pour mettre fin au délestage d’électricité

    Antananarivo, 16 Juillet, 22h05 – Le président de la République donne des consignes pour résoudre les problèmes d’approvisionnement en électricité dans tout le pays. Il a donné au ministre de l’Energie et des hydrocarbures l’ordre de trouver des solutions de court terme aux problèmes de délestage d’électricité d’ici à trois semaines.

     

    Pour ce qui est des solutions à plus long terme, Andry Rajoelina évoque la construction de centrales hydroélectriques dont celles de Sahofika, de Volobe et de Ranomafa, même si cela demande du temps, précise-t-il. Mais « dans cinq ans, tout cela sera terminé et nous aurons résolu les problèmes de délestage », assure-t-il, indiquant vouloir « doubler la capacité de production » de la Jirama. Il met également en avant les projets de mise en place de parcs solaires dans 37 localités du pays.

  • INTERVIEW PRESIDENTIELLE – Andry Rajoelina défend son bilan à quelques mois de la fin de son mandat

    INTERVIEW PRESIDENTIELLE – Andry Rajoelina défend son bilan à quelques mois de la fin de son mandat

    « Beaucoup a été fait, mais beaucoup doit encore être fait car Madagascar est immense ». La première question à laquelle le président de la République répond ce dimanche, au cours de l’émission spéciale interview, porte sur le bilan de ses quatre ans et demi de mandat. Andry Rajoelina met alors en avant ses réalisations en matière d’éducation et de santé. Il parle de 4 198 salles de classe construites, mais aussi de 28 hôpitaux « manara-penitra ». « Demandez aux présidents de la République encore en vie combien d’établissements hospitaliers ils ont construit durant leur mandat », lance-t-il comme un défi.

     

    Pour défendre son bilan, le chef de l’Etat insiste sur les chiffres, qui sont « des faits et non des rêves », martèle-t-il. Il parle des 10 millions de manuels scolaires et dictionnaires distribués aux élèves des établissements publics, des blouses scolaires, des sandales ou encore des bicyclettes et des tablettes offertes aux meilleurs élèves. Il évoque également les scanners et les ambulances. Il rappelle la construction des prisons, des tribunaux, des stades et de bien d’autres infrastructures. « Nous en avons tellement construit que s’il faut les citer tous, nous en aurons jusqu’à demain matin », souligne-t-il, sous les vivats de l’assistance.

     

    Pour Andry Rajoelina, il s’agit surtout des « infrastructures destinées à rattraper le retard de Madagascar ». Il s’agit également « des infrastructures de proximité », ajoute-t-il encore. Et « quel autre symbole de la décentralisation que la dotation des collectivités de toutes ces infrastructures » ? soulève-t-il, rappelant les moyens et les ressources mises à dispositions des responsables des collectivités territoriales. « Nous avons travaillé pour le peuple, pour la patrie et cela a porté ses fruits », conclut-il, reconnaissant qu’il reste encore beaucoup à faire. « Raison pour laquelle je suis encore là, debout », lance-t-il.

     

  • SOCIÉTÉ D’ÉTAT – La Jirama espère renouer avec les bénéfices en 2027

    SOCIÉTÉ D’ÉTAT – La Jirama espère renouer avec les bénéfices en 2027

    Antananarivo, 16 Juillet, 18h45 – L’optimisme est permis. Les autorités malgaches indiquent travailler sur la finalisation de la nouvelle stratégie pour la restauration de la situation financière de la Jirama. Elles ont avisé le Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre de la quatrième revue du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC) que la mise en œuvre de cette stratégie devra permettre le redressement de la compagnie nationale à moyen terme. Il est alors prévu, selon la partie malgache, que la Jirama commencera à générer des bénéfices en 2027.

     

    Les changements au niveau de l’équipe dirigeante de la Jirama ont retardé la finalisation de son nouveau plan de redressement prévu être effectué à la fin du mois de décembre 2022. Une nouvelle équipe de direction est en train d’être engagée par le biais d’un processus de recrutement international, avec le soutien de la Banque mondiale.

     

    Pour l’heure, la Jirama tourne à perte. Les tarifs moyens de l’électricité restent loin des coûts de production. Le coût moyen de production de l’électricité de la Jirama a été estimé à 1 272 ariary par kilowattheure en 2022, soit plus de deux fois le prix de vente moyen qui est de 550 ariary par kilowattheure. Il est alors souligné que la société d’Etat ne peut pas continuer à fonctionner sans le soutien du gouvernement.

     

    Pour expliquer cette situation, la Banque mondiale avait déjà exposé de son côté que la dépendance de la Jirama à l’égard des carburants coûteux pour environ la moitié de sa production d’électricité est symptomatique de son incapacité à développer des ressources nationales à moindre coût telles que l’énergie hydraulique et solaire. Plus de 55% de sa production sont fournis par les producteurs d’électricité indépendants. Or cette institution de Bretton Woods soutient que ces productions se font dans le cadre de contrats d’achat d’électricité négociés directement à des conditions défavorables à la compagnie nationale.

     

    La Banque mondiale a par ailleurs souligné que même les transferts gouvernementaux d’environ 100 millions de dollars par an à la Jirama ne permettent plus à la compagnie de maintenir sa viabilité financière. Et pourtant, cette société d’Etat avait atteint le seuil de rentabilité en 2009.