Catégorie : À la une
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EDUCATION – Un parcours scolaire d’un nouveau genre avec Alternative School
L’éducation autrement. « Non-école », ou encore école démocratique, Alternative School offre à ses élèves la capacité de se forger eux-mêmes, de voir le monde selon leur vision particulière. Ici, très peu de matières classiques, car dominent des activités plus créatives comme la programmation, la conception 3D, la peinture et bien d’autres encore. Avec des enfants qui apprennent d’eux-mêmes, l’établissement bouscule les codes de l’éducation traditionnelle. Entretien avec Andry Ravololonjatovo. -

TRANSPORT FERROVIAIRE – Une direction collégiale à mettre en place à la tête de la ligne FCE
Antananarivo, 5 Janvier, 15h05 – Comment rendre à nouveau opérationnelle la ligne Fianarantsoa Côte Est ? Cette question a été évoquée à plusieurs reprises au niveau du conseil des ministres. En l’espace d’un mois, le sujet a été débattu par l’Exécutif lors de sa réunion hebdomadaire à Iavoloha. Ainsi, il a été décidé de mettre en place à la tête de cette compagnie ferroviaire un comité de redressement et une direction collégiale. Le premier sera chargé d’élaborer toutes les stratégies et la feuille de route, tandis que la deuxième est l’organe exécutif. A la lecture de cette décision du conseil des ministres, le recrutement d’un directeur général ne figure pas encore dans l’ordre du jour.
“Les membres de l’exécutif de la FCE seront également déterminés par ce comité de redressement. L’exécutif va être constitué d’une direction collégiale composée des représentants du ministère et des représentants des employés de la FCE. », précise le compte-rendu du conseil des ministres. Le communiqué ajoute que “les élus et les représentants de l’Etat central auprès des localités traversées par la ligne, seront des membres à titre consultatif du comité de redresse”. Un représentant du ministère sera chargé de superviser le comité de restructuration.
La société d’Etat FCE qui exploite cette ligne reliant Fianarantsoa à Manakara se trouve dans l’impasse. Les membres du personnel n’ont plus perçu de salaire depuis plusieurs mois. La compagnie est à genoux et n’arrive plus à tourner avec des matériels vétustes. Il semble que les locomotives venues d’Espagne ont des problèmes techniques. Il s’est avéré que ces locomotives ont un problème au niveau de son système.
Le président de la République Andry Rajoelina, qui était en tournée dans la région Fitovinany, a annoncé le 27 Novembre à Manakara que cette compagnie ferroviaire devrait reprendre ses activités avant la fin de l’année 2022. Cette décision a été entérinée par le Conseil des ministres suivant. L’Exécutif avait proposé plusieurs solutions sur la table comme le remplacement des locomotives de la ligne FCE par celles de la société Madarail, le recrutement d’un nouveau directeur général ou encore de voir avec le fournisseur espagnol pour la réparation du système de freinage des locomotives.Photo : FCE -

ENVIRONNEMENT – 100 ha de terrain à reboiser durant l’ouverture de campagne de reboisement le 19 Janvier
Antananarivo, 5 Janvier, 11h01 – La campagne de reboisement 2023 démarrera bientôt. Le Conseil des ministres a fixé la date du 19 janvier pour donner le coup d’envoi de la campagne nationale de reboisement. Pour marquer le coup, le gouvernement a choisi une parcelle de terrain de 100 hectares à Seranandavitra Ilaka Est dans le district de Vatomandry. “Afin d’atteindre cet objectif, des drones seront utilisés”, rapporte le compte rendu du conseil des ministres. Parallèlement, des sessions de reboisement sont aussi prévues dans d’autres régions du pays.
Madagascar fait face à une déforestation massive. Depuis les dix dernières années, la Grande île a perdu dans les 90 000 hectares de forêts par an, avec un taux de déforestation de 1.4% et ne couvre plus qu’une superficie de 8 716 519 hectares. L’utilisation de bois comme source d’énergie est l’une des principales causes. A titre d’illustration, selon les chiffres du WWF, le volume de bois énergie consommé à Madagascar est de 18 millions de m3 en 2015, dont 10 millions pour le bois de chauffe et 8 millions de m3 pour le charbon de bois.
Pour faire face à cette catastrophe écologique, l’Etat s’est fixé comme objectif de reverdir Madagascar à travers la restauration des forêts par des actions intensives de plantation d’arbres. La politique générale de l’Etat de 2019 met la barre très haute. Elle a fixé comme objectif de lancer une vaste campagne de reboisement ou de reforestation d’une superficie de 150 000 hectares par an.
Pour faciliter l’accès aux jeunes plants et répondre au besoin de la population, des pépinières géantes ont été installées par le ministère de l’Environnement dans les régions d’Atsinanana, d’Analamanga, d’Anosy, de la Sava, de Sofia et de Diana. Ces pépinières peuvent fournir jusqu’à un million de jeunes plants par an. -

Le président de la République ordonne des enquêtes d’urgence sur des dépenses considérées inéligibles à hauteur de plus de 3 milliards et dont l’Unicef réclame le remboursement
Antananarivo, 5 Janvier, 7h45 – Le Conseil des ministres annonce l’ouverture d’enquêtes sur l’utilisation des fonds octroyés à l’administration entre 2014 et 2019. Ces fonds, d’un montant de plus de 3 milliards d’ariary, ont été « utilisés pour des dépenses inéligibles et l’Unicef en réclame le remboursement », souligne le compte-rendu de la réunion hebdomadaire du gouvernement. Aucun détail n’est donné sur l’affectation des fonds, mais pour les autorités, il s’agit d’un « détournement de deniers publics que l’on ne peut pas laisser passer et pour lequel la loi doit s’appliquer ».
⭕Selon le communiqué du Conseil des ministres, « le président de la République a ordonné des missions urgentes de l’inspection générale de l’Etat auprès des services concernés par ces dépenses, et que les résultats des enquêtes soient ensuite transférés au niveau du Bureau indépendant anti-corruption (Bianco) pour que des poursuites judiciaires puissent ensuite être engagées ». « Les responsables de ces dépenses doivent être placés devant leur responsabilité », souligne encore le communiqué.
⭕En décembre, le Conseil des ministres avait déjà rapporté l’existence d’un autre cas de dépenses inéligibles, cette fois-ci sur des financements alloués par le Fonds mondial de lutte contre le Sida, le paludisme et la tuberculose au Conseil national de lutte contre le Sida (Sida). Lors de la réunion du gouvernement du 21 décembre, le président de la République a déjà ordonné à l’inspection générale de l’Etat de mener un audit au sein de l’organisme rattaché à la présidence, et a insisté pour « que les responsables de ces dépenses inéligibles remboursent la totalité de la somme qui a été dépensée de façon irrégulière ». Lors d’une rencontre avec la presse en décembre, les responsables du CNLS avaient évoqué des dépenses engagées pour des activités menées par l’entité en 2019-2020 mais qui n’ont pas été justifiées par des pièces justificatives claires.
⭕En novembre 2021, la Banque mondiale a déjà aussi demandé le remboursement de certaines dépenses engagées dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d’amélioration de la gouvernance des opérations dans le secteur de l’électricité (Pagose). Ces dépenses, d’un montant d’environ 1,752 million de dollars, avaient été « effectués en ne respectant pas les procédures de gestion financière recommandée par l’Agence internationale pour le développement », avait regretté la Banque mondiale à l’époque. Des deadlines clairs avaient été donnés à l’Etat et à la Jirama pour rembourser une partie de la somme et pour apporter les pièces justificatives manquantes pour une autre partie de la somme.
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FOOTBALL – 19 arbitres internationaux malgaches dans la liste de la Fifa pour officier des matchs en 2023
Antananarivo, 5 Janvier, 6h35 – La Fédération malgache de football dévoile les noms des arbitres malgaches retenus par la fédération Internationale de football association (Fifa pour officier les matchs internationaux en 2023. Six arbitres, et 11 arbitres assistants figurent dans cette liste.
Pour les arbitres, il n’y a pas de nouveaux noms. Les plus expérimentés, Andofetra Rakotojaona et Rosalie Rosalie, arbitres internationaux depuis 2014 y sont inscrits. Une autre femme, Dominique Rosa Hanjavola, est également sur la liste. Les trois autres sont Abdoul Kanoso, Njaka Lovasoa Raharimanantsoa et Ibrahim Ben Tsimanohitsy.
Pour les arbitres assistants, la Grande île a pu en inscrire 11, dont quatre arbitres femmes. Comme pour les arbitres centraux, il n’y a pas non plus de nouveaux noms. Le plus ancien à avoir soulevé le drapeau est sur la liste depuis 2004. Il s’agit de Lidwine Rakotozafinoro.
Outre les juges de match de football à 11, la Grande île est aussi représentée cette année par deux arbitres de beach soccer. Madagascar n’a pas encore d’arbitres responsables de l’arbitrage vidéo (VAR) mis en place en Afrique depuis deux ans, ni d’arbitres de futsal.La liste complet des arbitres malgaches Pour 2023Arbitres :– Andofetra Rakotojaona– Rosalie rosalie– Dominique Rosa Hanjavola– Abdoul Kanoso– Njaka Lovasoa Raharimanantsoa– Ibrahim Ben Tsimanohitsy.Arbitres assistants :– Dimbiniaina Andrinatianarivelo– Pierre Andriavoavonjy– Lionel Hasinjarasoa– Augustin Herinirina– Velomanana Jinoro– Lidwine Rakotozafinoro– Nivo Ramanantsara– Ravonirina Harizo Randrianarivelo– Pauline Rasoanirina– Danison Ravelomandimby– Herilalaina Soarinoro Asom RazafitsalamaArbitres de beach soccer– Saïd Hachim– Tsaralaza Maolidy -

Aivo Andrianarivelo nommé gouverneur de la Banque centrale
Antananarivo, 4 Janvier, 23h45 – Retour aux sources. Le Conseil des ministres nomme ce mercredi Aivo Handriatiana Andrianarivelo comme gouverneur de la Banky foiben’i Madagasikara après avoir accepté la démission de Henri Rabarijohn que les rumeurs donnaient demissionaire depuis quelques semaines. Selon le communiqué du Conseil des ministres, le gouverneur sortant est « contraint de quitter ses fonctions pour des raisons de santé ». « Le Conseil d’administration de la Banque centrale a immédiatement proposé qu’il soit remplacé dans la mesure où un poste aussi stratégique ne pouvait être laissé vacant », poursuit le compte-rendu de la réunion hebdomadaire du gouvernement.
⭕C’est donc un ancien du Fonds monétaire international (FMI) qui remplace un ancien de l’International Finance Corporation (IFC) du groupe de la Banque mondiale. Le nouvel homme fort de l’autorité monétaire du pays est un spécialiste des finances. Un secteur qui l’a toujours fasciné depuis sa jeunesse, selon ses propos. Avant cette nomination, il était membre du conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) en représentant 23 pays africains, de novembre 2020 à octobre 2022.
⭕Aivo Andrianarivelo a commencé sa carrière en tant que stagiaire au sein de la banque centrale lorsqu’il était encore étudiant à Barikadimy “Je faisais partie des rares personnes à avoir été reçues en tant que stagiaire au sein de cette institution”, indique-t-il fièrement sur son profil Linkedin. Il avait rêvé de devenir un expert en finances. Il est ensuite parti pour poursuivre des études en sciences économiques à l’Université de Toamasina où il est sorti avec un diplôme de maîtrise en 1992.
⭕En 1991, le contexte politique l’a poussé à trouver un emploi. Il décroche son premier contrat au sein de l’Union commercial Bank (UCB) à Madagascar. Il a participé ainsi à la mise en place de cette banque mauricienne dans la Grande île. Il y est resté pendant douze ans, en occupant plusieurs postes de responsabilités d’années en années. “Le plus marquant était d’être parmi les premiers cambistes malgaches et responsable des placements en devises”, raconte-t-il sur son profil Linkedin. Il a été envoyé par la banque pour suivre une formation sur le SWIFT et le marché monétaire pour être cambiste de la banque à l’ouverture du Marché Interbancaire de Devise (MID).
⭕Outre le secteur bancaire, Aivo Andrianarivelo a déjà aussi travaillé dans l’humanitaire, en tant que directeur régional puis directeur financier de l’ONG internationale Catholic Relief Service. Avant son poste au FMI, il était à la tête du Fonds de portage et de privatisation, une société anonyme de gestion et de vente d’actions pour le compte du gouvernement, de 2008 à 2020.
⭕Aivo Andrianarivelo aura fort à faire pour veiller à la stabilité interne et externe de l’Ariary, dans un contexte de volatilité de la monnaie nationale sur le marché de change, et dans une conjoncture mondiale difficile marquée par la crise ukrainienne. D’autres missions, comme la constitution de la réserve d’or monétaire, l’effectivité de l’e-ariary ou encore la mise en place des marchés de capitaux, l’attendent également. Et cela sans parler des vents de changement amenés par l’évolution technologique à l’instar des cryptomonnaies.
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COMMERCE INTÉRIEUR – Les prix du riz local affichent une hausse sur les marchés de la capitale
Sur les écriteaux, les prix augmentent. Lors des fêtes, le riz, aliment de base des Malgaches, est devenu sensiblement plus cher qu’auparavant. Et pour l’instant, les prix n’ont pas encore baissé. -

VAOVAO – MINUTE FLASH 04 JANOARY 2023
– ANAKAO – Mbola tsy fantatra mazava ny antony nahafaty ireo « pailles à queue » tao Nosy Ve– FITATERANA : Mbola mitokona ireo teknisianina ao amin’ny FCE– BAOLINA KITRA – Fanazarantena impito farafhakeliny no ataon’i Barea any Tonizia– VONTOVORONA – Nanatitra fanampiana ho an’ireo mpianatra traboina ny solon-tenan’ny ministera ny fampianarana ambony sy ny fikarohana ara-tsiansa -

DECO – Devant les tableaux de bois des artistes-artisans marqueteurs d’Ambositra
Quand on parle d’Ambositra, on ne peut pas ne pas parler de marqueterie, la spécialité des artisans de la région. Outre la gravure des motifs dans le bois, les artisans peuvent aussi peindre des tableaux avec du bois qu’ils vont découper avec art et teinter de façon naturelle. Andrianantenainasoa, artisan marqueteur au sein de l’association Idom Art, confie les secrets de fabrication de ses tableaux. Rencontre avec un artiste durant une exposition. -

MESSAGE DE NOUVEL AN – Le Cardinal Désiré Tsarahazana accable le comportement de certains chrétiens
Antananarivo, 4 Janvier, 17h32 – Un message bien senti. Le Cardinal Désiré Tsarahazana, archevêque de Toamasina, note un paradoxe vécu par la société malgache, ciblant au passage le comportement de certains chrétiens. Il évoque également les maux qui l’empêchent de vivre en paix.
« Les chrétiens ne cessent d’augmenter en nombre, les églises pullulent à chaque coin de rue. Mais les vols, la corruption, les homicides, le détournement des biens publics, l’exportation illicite des ressources naturelles ainsi que les violences sous toutes ses formes gagnent du terrain », déplore-t-il dans son message du 1er Janvier, à l’occasion de la Journée mondiale de la paix pour l’Eglise catholique, diffusé sur la Radio-Télévision Catholique Masôva.
Le prince de l’Eglise pointe l’implication de certains chrétiens dans la commission des infractions qu’il énumère. « C’est navrant de constater la responsabilité de beaucoup de chrétiens derrière ces actes contraires aux valeurs et à la foi en Jésus Christ, notre Sauveur », assène-t-il. « Le fait d’être chrétien est devenu une couverture pour certains. Ce qu’ils font au quotidien ne reflète pas leur chrétienté », poursuit-il.
L’archevêque de Toamasina poursuit son message en touchant quelques mots sur l’insécurité, l’injustice, et l’inflation. Des situations qui frappent de plein fouet la vie quotidienne des Malgaches et qui empêchent nombreux foyers de vivre sereinement. « Il n’y aura pas de paix tant que nous ne respectons pas et ne plaçons pas au-dessus de tout la vérité, la justice et l’équité », lance le prince de l’Eglise. « Il n’y aura pas de paix tant que les biens publics et les richesses nationales ne servent pas les intérêts et le bonheur de tout le monde. Il n’y aura pas de paix tant que les valeurs communes du peuple malgache ne sont pas respectées ni honorées”, assène-t-il.
Le Cardinal Désiré Tsarahazana se réfère à l’appel à l’union sacrée prononcé par Pape François à l’occasion de la Journée mondiale de la paix pour « vaincre les problèmes et les crises dans notre vie et dans notre société ». « Donnons-nous la main pour faire régner, ensemble, la paix sur notre Ile que nous chérissons (…) Cela demande de l’humilité, de volonté de faire triompher la paix », expose-t-il, tout en insistant sur la responsabilité de tout un chacun dans cette entreprise.