Catégorie : À la une
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COMMERCE – Les produits agricoles et forestiers exportés soumis à un impôt de 3% de leur prix
Antananarivo, 27 Décembre, 10h20 – Du changement dans la modalité d’imposition des exportateurs des produits agricoles et forestiers. Selon la loi de finances de 2023, ces opérateurs doivent désormais payer au fisc 3% des prix de leurs produits exportés à titre d’impôt sur les revenus.
La loi, qui vient d’être déclarée conforme à la Constitution, prévoit que les exportateurs de produits de l’agriculture et des forêts, qu’ils soient personnes physiques ou morales, sont « soumis à l’impôt sur les revenus quel que soit le montant de leurs chiffres d’affaires et revenus annuels ». L’impôt sur les revenus liés à l’exportation doit par ailleurs être réglé à chaque opération d’exportation et ne pas attendre les périodes de fin d’exercice. Le paiement se fait, par ailleurs, dans un délai de deux mois.
Avec cette nouvelle modalité d’imposition des exportateurs de produits agricoles et forestiers, l’Etat espère faire gagner 115 milliards d’ariary supplémentaires à ses caisses. Ce qui constituerait 2,4% du montant total des recettes fiscales attendues pour 2023. L’adoption de nouvelles mesures législatives et administratives en matières fiscale fait partie des actions menées par la direction générale des impôts pour améliorer les recettes fiscales. -

STAGE – Des parents rêvent de football professionnel pour leur progéniture
A partir de ce lundi et durant cinq jours Ignacio Abascal Nacho, coach au centre de formation du Real Madrid dirigera un stage pour les jeunes joueurs de football âgés de 10 ans à 17 ans. Ce lundi après-midi les 38 meilleurs jeunes, U15 et U17 sélectionnés à Antananarivo, Mahajanga et Toamasina ont appris des leçons de football à la madrilène. Des parents qui ont accompagné leurs enfants voient en cette formation une voie qui pourrait amener ces enfants vers le monde du football professionnel. Reportage. -

FÊTE – Recueillement, fêtes et lumières au réveillon de Noël de 2022
Des traditionnelles festivités à l’Eglise aux différentes célébrations dans les rues de Tana, en passant par les illuminations d’Antaninarenina qui figurent désormais dans la liste des endroits à fréquenter dans le cadre des fêtes de Noël, les Tananariviens ont été au rendez-vous le soir du réveillon de Noël. -

VAOVAO MINUTE FLASH 26 DESAMBRA 2022
VALANARETINA : Olona iray no namoy ny ainy, 51 ireo tranga vaovao voatily fa tratry ny Covid-19 ny 17 hatramin’ny 23 DesambraMAHAJANGA : Mpamongady roa sy toeram-pivarotana lehibe iray nahitana entana lany daty.JONO – Mikatona ny fanjonoana sy ny fivarotana oratsimba amin’ny ilany Atsimo sy Atsimo-Atsinanan’ny NosyFETIN’NY NOELY : Olona telo no namoy ny ainy nandritra ny faran’ny herinandro raha ny tatitry ny hôpitaly HJRA -

BASKETBALL – Des exercices à faire à la maison pour les Ankoay U19 après le premier regroupement en vue de la préparation au Mondial
Le premier regroupement des Ankoay, en vue de la préparation de la Coupe du monde de basketball U19 en 2023, qui se tiendra en Hongrie en Juin, sera clos dans quatre jours. Il y a encore beaucoup de travail à faire pour avoir une équipe compétitive à ce rendez-vous mondial, estime Aimé « Mémé » Randria. Le match-test réalisé samedi a permis de détecter des failles sur les joueurs. Avant le deuxième regroupement, chaque joueur se verra assigner une fiche comprenant les efforts individuels à faire, en attendant le prochain regroupement. Reportage. -

La direction générale des impôts officialise la validité des correspondances par voie électronique de l’administration fiscale
Antananarivo, 26 Décembre, 20h30 – Un courrier électronique provenant de l’administration fiscale est désormais aussi valable qu’une lettre originale en version physique. Dans une décision publiée ce lundi, la direction générale des impôts indique que désormais, « les demandes d’éclaircissements, les notifications primitives, les notifications définitives et d’une manière générale, toute correspondance en la matière, peuvent être notifiées au contribuable par voie électronique ».
A en croire la DGI, tout document envoyé par tout type d’outil de messagerie par voie électronique, tel que courriel, plateforme e-administration ou tout autre procédé électronique peut être considéré comme authentique et a la même force probante qu’un original dès lors qu’il a été envoyé via une adresse électronique officielle de l’administration fiscale. Il est également réputé avoir été reçu dès lors qu’il a été envoyé et qu’aucun message d’échec d’envoi n’est reçu par l’administration.
Dans sa décision, l’administration fiscale apporte également des précisions sur les dates de réception. Il est ainsi indiqué que « la date d’envoi des correspondances vaut date de leur réception ». Il revient ainsi à l’administration de prouver l’envoi du courrier électronique, et au contribuable de prouver la non-réception en cas de contestation.
Madagascar a commencé à reconnaître la légalité des notifications par voie électronique des correspondances émanant de l’administration fiscale en 2021. La loi de finances de 2021 prévoit que « les modalités de garantie d’authenticité de leur origine et de protection de l’intégrité de leur contenu à travers la certification ou la signature électronique sont fixes par texte réglementaire ». -

FINANCEMENT – Un crédit de 250 millions de dollars approuvé par la Banque mondiale en faveur des programmes de protection sociale pour les plus défavorisés
Antananarivo, 26 Décembre, 14h22 – 250 millions de dollars pour les ménages extrêmement pauvres. La Banque mondiale vient d’approuver ce 21 décembre un crédit destiné à financer un projet de filets sociaux de sécurité et de résilience. Selon le communiqué officiel, cet accord de prêt permet au gouvernement malgache d’ »accroître l’accès des ménages extrêmement pauvres aux services de filets sociaux de sécurité ».
Ce projet devrait toucher plus de 3 millions de personnes de toutes les régions parmi celles qui se trouvent dans l’extrême précarité. « Les filets sociaux de sécurité ont toujours été en première ligne pour aider les personnes les plus vulnérables », rappelle Marie-Chantal Uwanyiligira, la représentante de la Banque Mondiale.
Parmi les missions de ce nouveau projet figure l’amélioration de la scolarisation et de la nutrition des enfants, l’autonomisation des femmes et le développement d’un registre social national. Ce registre permettra à terme d’améliorer la coordination des programmes sociaux et de toutes les parties prenantes impliquées dans ce domaine. Des missions qui seront menées à bien grâce aux « réalisations du projet de filets sociaux de sécurité de Madagascar (PFSS) », selon le spécialiste principal en protection sociale de Banque Mondiale John Van Dyck.
Le PFSS a été mis en oeuvre depuis 2016 par le Fonds d’intervention pour le développement (FID) et la Banque Mondiale. Depuis, 200 000 familles ont bénéficié de ce programme. Ce nouveau projet multiplie par quinze le nombre de bénéficiaires des filets sociaux. John Van Dyck déclare qu’ « il mettra davantage l’accent sur la résilience des ménages et aidera les bénéficiaires à réduire leur besoin de soutien ». Parmi les actions menées dans ce sens sont prévus des formations et un soutien micro entrepreunarial. Des initiatives qui promettent d’assurer un moyen de subsistance pérenne aux plus démunis. -

CONSOMMATION – Près de 600 000 tonnes de riz importés pour les dix premiers mois de cette année, le volume des importations pour les mois de novembre et décembre pas encore pris en compte
Antananarivo, 26 Décembre, 12h40 – Une hausse de 10,17%. Madagascar a importé 599 603 tonnes de riz durant les dix premiers mois de cette année si le volume des importations a été de 544 241 tonnes pour la même période de l’année dernière. Les chiffres sont de l’Institut national des statistiques (Instat), repris par les cellules de l’Observatoire du riz dans son bulletin mensuel du mois d’Octobre.
⭕L’importation de riz continue apparemment de suivre sa tendance haussière. L’importation totale de riz pendant l’année 2020 a été de 479 359 tonnes. Elle était de 629 414 tonnes en 2021. Et voilà donc à près de 600 000 tonnes pour les dix premiers mois de cette année, auxquels vont encore s’ajouter les importations de riz pour les mois de Novembre et de Décembre.
⭕L’ODR souligne que les importations de riz de Juillet à Octobre 2022 ont été évaluées à 224 887 tonnes. Pour l’observatoire, cette quantité cumulée avec d’autres importations de riz dans les mois qui suivaient, devra assurer l’approvisionnement du marché durant la période de soudure 2022-2023.
⭕Concernant la production, l’estimation faite par le ministère de l’Agriculture (Minae), rapportée dans la Loi des finances initiales 2023, ne parle que d’une augmentation de 1,1% de la production rizicole pour s’établir à 4,4 millions de tonnes pour 2022. La production rizicole devrait néanmoins augmenter de 10% l’année prochaine grâce aux surfaces agricoles qui seront aménagées et irriguées, selon ce document budgétaire.
⭕La troisième version de la Stratégie nationale de développement rizicole (SNDR) vient juste d’être validée par les acteurs de la filière riz, la semaine dernière. Une stratégie qui attend sa validation finale en Conseil du gouvernement. La SNDR III repose sur trois axes, à savoir l’augmentation durable de la productivité et la production de riz pour satisfaire la demande locale et dégager un surplus pour l’exportation. Elle tient également compte de l’industrialisation, la commercialisation et la compétitivité rizicole de Madagascar vis-à-vis des pays voisins. Et comme troisième axe le renforcement de la recherche –action et la capacité des acteurs.
Photo : State Procurement of Madagascar
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PERSPECTIVES – Les entreprises franches se disent inquiets et dans l’incertitude face à l’absence de visibilité sur plusieurs sujets
Antananarivo, 26 Décembre, 8h40 – « Tout est encore flou ». Les membres du Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP) affirment vivre dans l’inquiétude et l’incertitude face à l’absence de visibilité pour l’année 2023. Ils s’inquiètent notamment face à certaines thématiques auxquelles des résolutions concrètes n’ont pas été trouvées et par rapport aux problèmes chroniques auxquels les entreprises font face depuis des années.
Concernant la loi sur les ZEF, le président du GEFP, Herilanto Rakotoarisoa déplore une « instabilité juridique », avec « l’intention de l’Etat de réduire les avantages fiscaux de la zone franche ». Ces dispositions risquent d’ailleurs de dissuader les investisseurs potentiels à opérer à Madagascar, explique-t-il.
Il soulève également la mise en place des tarifs préférentiels en faveur des industries « stratégiques » annoncés par l’Etat mais qui se fait attendre. Sans ces tarifs préférentiels, l’application dans son intégralité de l’Optima business prévue au mois de janvier 2023 pourrait générer une augmentation de 80% de la facture d’électricité pour les entreprises dans le textile qui se spécialisent dans le tissage et filature, expose le président du GEFP.
Par rapport au salaire minimum d’embauche, le GEFP évoque l’opposition des travailleurs à son éventuelle révision à la baisse en 2023. Le paiement de la subvention ayant permis de combler le gap entre le SME fixé à 250 000 ariary par l’Etat et le SME à 217 000 décidé lors du dialogue social entre les chefs d’entreprises et les travailleurs n’est cependant « applicable à titre exceptionnel et exclusivement que pour l’année 2022 ». Les discussions sur ce sujet ont en tout cas déjà déjà relancées entre des membres du GEFP et de la Conférence des travailleurs de Madagascar (CTM).
Le GEFP y ajoute les « problèmes chroniques annuels », comme le remboursement de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) dont le retard de remboursement rapporté au mois de Décembre de cette année était de six mois. Le groupement des entreprises franches soulève aussi le contrôle et le redressement fiscal.
Le GEFP espère donc une meilleure visibilité pour l’année 2023. Ce groupement entend par ailleurs poursuivre à travailler avec les administrations douanière et fiscale afin que les activités économiques puissent produire des résultats positifs.
