Catégorie : À la une
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VAOVAO – MINUTE FLASH 13 DESAMBRA 2022.
– FANABEAZANA : Nolanian’ireo loholona androany ny volavolan-dalàna momba ny rafi-pampianarana eto Madagasikara– ORINASAM-PANJAKANA : Voatendry androany ireo tompon’andraikitra miisa 93 eo anivon’ny orinasa Jirama– TATITRY NY FITSARANA MOMBA NY KAONTY : Volamena 145 kilao mahery no voandrona an-tsokosoko na saika aondrana an-tsokosoko no sarona teo anelanelan’ny taona 2018 sy 2021– ANTENIMIERAM-PIRENENA : Nolanian’ireo solombavam-bahoaka ny volavolan-dalàna mifehy ny tetibolam-panjakan taona 2023 -

INFRASTRUCTURE– Quand l’Egypte exporte ses compétences en termes de route
L’Egypte est le deuxième pays africain en termes de qualité de route. Dans le monde, elle se classe à la 28ème place selon le World Economic Forum. En cinq ans, le pays des Pharaons a fait un bond de 90 places en construisant 5.000 km de routes. Les autorités égyptiennes ont misé sur les infrastructures routières pour développer et moderniser le pays. Aujourd’hui, les entreprises égyptiennes, à l’instar de Samcrete, société égyptienne chargée de construite l’autoroute Antananarivo-Toamasina, exportent leur savoir-faire en Afrique. -

SOCIETE D’ETAT – Nomination de près d’une centaine de hauts cadres et de chefs de projets à la Jirama, le directeur général par intérim Rivo Radanielina absent jusqu’à la fin du mois de janvier 2023
Antananarivo, 13 Décembre, 14h11 – Nomination massive. Le Conseil d’administration de la compagnie nationale d’eau et d’électricité vient de procéder à la nomination de près d’une centaine d’agents constituant son personnel d’encadrement. Les dispositions concernent sa direction générale, ses hauts responsables des opérations eau et électricité, ceux qui sont en charge du personnel et de l’administration, les finances et la planification stratégique, le volet commercial et les ventes ainsi que ses responsables régionaux.
Le CA de la Jirama justifie sa décision par « la nécessité d’un réajustement structurel de la société d’Etat afin d’améliorer sa performance organisationnelle ». Ce conseil d’administration rappelle d’ailleurs que des entretiens individuels d’évaluation des hauts cadres ainsi que les chefs de projet ont eu lieu au mois de Novembre de cette année. Il avait été indiqué que suite à cette évaluation que 14 sur les 48 responsables entendus par le conseil d’administration et le ministère de l’Energie et des hydrocarbures devaient être démis de leurs fonctions.
Cette nomination massive est également motivée par «l’exigence de renforcement des activités de contrôle, de l’audit et de la lutte contre toutes les pertes techniques et non techniques à la Jirama », poursuit son conseil d’administration. Celui-ci n’a en effet pas manqué de soulever la dégradation opérationnelle et financière de la Jirama qui, non seulement, entraîne la frustration et le mécontentement de nombreux usagers, mais amplifie également les réclamations de ses fournisseurs partenaires en matière de recouvrement.
Le cas du directeur général par intérim de la Jirama, Rivo Radanielina, pour sa part reste en suspens. Celui-ci est absent depuis le mois de Novembre et a demandé au PCA de la compagnie à l’être jusqu’à la fin du mois de janvier 2023. Il serait absent pour cause de maladie. -

MINES – Une perte de devise estimée à 772 milliards d’ariary et de recettes de 15,5 milliards d’ariary pour l’Etat à cause du laxisme dans la gestion de la filière de l’or entre 2018 et 2021, selon le rapport de la Cour des Comptes
Antananarivo, 13 Décembre, 13h33 – Un manque à gagner non-négligeable. Le manque de rigueur dans la gestion de l’or malgache a des impacts sur les recettes publiques et pour le pays. Le rapport de la Cour des Comptes publié ce mardi à Anosy fait état d’une perte de devises estimée à 772 milliards d’ariary. Celui-ci fait également état de « 15,5 milliards d’ariary de perte de recettes publiques de 2018 à 2021 dont 4,5 milliards d’ariary pour l’Etat, en termes de redevances minières et 11 milliards d’ariary de ristournes pour les collectivités territoriales et 6,5 milliards d’ariary de ristournes pour les communes » à cause des failles avérées.
Ces pertes sont liées à la différence des chiffres sur l’exportation de l’or, au vu des statistiques fournies par les douanes malgaches et les données collectées auprès des pays destinataires du métal précieux malgache. La Cour des comptes s’est appuyée sur les chiffres fournis par les Nations unies, qui mentionne un écart de 4,5 tonnes entre l’or déclaré à l’exportation et la quantité que les pays acheteurs affirment avoir reçu de Madagascar entre 2018 et 2021. « Ces lacunes dans le suivi et le contrôle de la filière aurifère ont de lourdes conséquences sur les finances publiques », réitère le rapport.
Pour comprendre la réalité sur terrain, la Cour affirme avoir collecté des informations dans la région de Betsiboka, l’une des régions productrices d’or dans la Grande île. « En examinant la production et la commercialisation de l’or dans ces communes [Andriba, Antanimbary, Antsiafabositra, Beanana, Maevatanàna I et II], la Cour a constaté que les activités de production de l’or ne sont pas suffisamment encadrées et suivies par les autorités communales et l’Agence nationale de la filière or (ANOR) », fait part le rapport. -

COOPERATION – Trois ministres dans la délégation présidentielle pour le sommet Etats-Unis – Afrique qui se tient à Washington du 13 au 15 Décembre, des représentants de la société civile également sur place
Antananarivo, 13 Décembre, 9h28 – Le général Léon Richard Rakotonirina, ministre de la Défense nationale et ministre des Affaires étrangères par intérim. Edgard Razafindravahy, ministre de l’Industrialisation, du commerce et de la consommation. Lalatiana Rakotondrazafy Andriatongarivo, ministre de la Communication et de la culture. Trois ministres font partie de la délégation présidentielle qui participera à partir de ce mardi jusqu’à jeudi au Sommet des dirigeants Etats-Unis – Afrique.
En plus la délégation officielle, des membres de la société civile de Madagascar sont également à Washington et devraient également participer au Sommet. Parmi eux figure Marie Christina Kolo, activiste environnementale et écoféministe, vainqueur en 2022 du Yali Leadership Impact Award. Ketakandriana Rafitoson, directrice exécutive de Transparency International Initiative Madagascar (TI/IM) devrait également participer au Sommet. Elle a, en amont de l’événement, participé à la conférence internationale contre la corruption qui s’est également tenue dans la capitale américaine du 6 au 10 Décembre.
« Outre la participation du gouvernement malgache, nous aimerions aussi beaucoup entendre des voix indépendantes, telle que celle de Marie Christina Kolo, alumni du programme Yali (Young african leadership program) qui milite pour combattre le changement climatique et la discrimination liée au genre », explique Claire Pierangelo, ambassadrice des Etats-Unis à Madagascar, dans une vidéo publiée sur la page Facebook de l’ambassade. Le Sommet sera principalement axé sur « les affaires, la démocratie et la gouvernance, l’état de la société civile et les opportunités d’investissements », avait souligné Molly Phee, secrétaire d’Etat adjointe en charge des affaires africaines, en point de presse numérique la semaine dernière.
Selon le communiqué de la présidence de la République, Andry Rajoelina devrait prendre la parole le 15 Décembre durant les sessions des chefs d’Etat consacrés au partenariat autour de l’Agenda 2063 et à la promotion de la sécurité alimentaire et de la résilience des systèmes alimentaires. L’objectif de la Grande île est notamment de « renforcer les partenariats stratégiques permettant de relever les défis en matière de sécurité alimentaire et d’adaptation aux changements climatiques », poursuit encore la présidence.
Le président de la République devrait également avoir des rencontres bilatérales en marge du Sommet. Il est notamment prévu avoir une audience avec le vice-président de la Banque africaine de développement (BAD), Akinwumi Adesina, et la vice-présidente de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Est et australe, Victoria Kwakwa. Une rencontre avec les membres de la diaspora malgache résidant aux Etats-Unis et au Canada figure également dans son agenda.
Du côté des ministres, Edgard Razafindravahy, en charge de l’Industrialisation, du commerce et de la consommation, devrait participer dès ce mardi à une session dirigée par son homologue américaine Katherina Tai sur l’African Growth Opportunity Act (Agoa). Comme l’accord est prévu expirer en 2025, la partie américaine souhaite échanger avec les bénéficiaires africains du programme avant de décider si celui-ci devrait être poursuivi ou non, s’il doit être maintenu dans sa forme actuelle ou s’il doit être modifié. Il sera également question de savoir comment les Etats-Unis pourraient mieux s’engager dans le cadre de la zone de libre-échange du continent africain, avait indiqué Molly Phee, secrétaire d’Etat adjointe en charge des Affaires africaines au cours d’un point de presse en ligne la semaine dernière.Photo : US Embassy
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FOOTBALL – Le Maroc, en route pour une première finale africaine à la Coupe du monde
Samedi, les Lions de l’Atlas du Maroc se sont déjà inscrits dans l’histoire de la Coupe du monde en se qualifiant au dernier carré en battant la Seleçao du Portugal en quarts de finale. Ce mercredi, elle peut continuer à marquer l’histoire de son empreinte si elle bat la France en demi-finale. Elle pourrait ainsi offrir à l’Afrique sa première finale dans la plus grande compétition du football mondial. Les Marocains ont les atouts pour concrétiser ce rêve. Décryptage. -

PARLEMENT – Christine Razanamahasoa appelle à l’apaisement
Antananarivo, 12 Décembre, 16h48 – Christine Razanamahasoa calme le jeu. Dans une déclaration vidéo diffusée sur la page officielle de l’Assemblée nationale, elle lance un « appel au calme et à l’apaisement à l’endroit de la population malgache ». Évoquant des perturbations suite au dépôt de la motion de censure signée par 105 députés mercredi dernier, elle évoque la nécessité de revenir à la sérénité après cet épisode.
Dans sa déclaration, la présidente de l’Assemblée nationale assure au président de la République du soutien de la majorité de Tsimbazaza, et surtout de son soutien alors que certains députés et autres personnalités proches du pouvoir l’avaient accusée de trahison contre le chef de l’Etat. Ceux-ci lui reprochent, entre autres, d’avoir soutenu l’initiative, un sujet sur lequel elle ne s’est pas étalée.
La présidente de l’Assemblée nationale est restée plus ou moins discrète sur la question de la motion de censure. Dans son allocution, elle invoque juste l’article 103 de la Constitution et soulève que « l’Assemblée nationale est investie par la Loi fondamentale de la responsabilité de contrôler la mise en oeuvre de la politique générale de l’Etat par le Gouvernement ». Mettant en branle cette disposition et énumérant un certain nombre de défaillances, 105 députés ont signé une motion de censure contre le gouvernement la semaine dernière. Mais la motion qu’ils ont déposée a été jugée irrecevable par la présidente de l’Assemblée nationale » et par certains membres du gouvernement.
Dans la foulée de ce que les autorités qualifient de perturbations au niveau des deux chambres du Parlement, l’Assemblée nationale a décidé d’annuler la séance de questions-réponses au gouvernement qui devait se tenir les 14 et 15 Décembre. Le Sénat qui devait avoir sa séance de face-à-face ce lundi a également décidé de la reporter à une date ultérieure mais « avant la fin de la session » selon son président. Les décisions sont dictées par un souci d’apaisement après la motion de censure avortée, indiquent les responsables auprès des deux chambres. -

ENTREPRISES FRANCHES ET PARTENAIRES – Le GEFP réalise près de 2000 milliards d’ariary de chiffres d’affaires en 2021
Antananarivo, 12 Décembre, 16h00 – Une performance à signaler. Le Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP) indique avoir réalisé 1 977 milliards d’ariary de chiffres d’affaires en 2021. Ses membres dans le secteur Textile, habillement et accessoires (THA) en ont réalisé 983 milliards d’ariary durant cet exercice. Ceux dans l’agro-industrie en ont réalisé 640 milliards d’ariary tandis que les membres du groupement dans le secteur des Technologies de l’information et de la communication (TIC) en ont réalisé 255 milliards d’ariary.
Les exportations des produits sous le régime « zones et entreprises franches » ont contribué à une croissance à hauteur de 37,5% des exportations de biens l’année dernière. En 2021 comme en 2020, les entreprises franches y occupaient la première place, indique le GEFP. En ce qui concerne le textile, le volume des exportations en 2021 a surpassé celui d’avant Covid-19 même si le prix unitaire a connu une diminution.
Cette année encore, les exportations de biens ont progressé de 58,5 % par rapport aux neuf premiers mois de l’année 2021, entrainées notamment par les exportations des zones franches, les produits miniers et les produits agricoles. Les exportations des entreprises franches se sont améliorées de 16,7 % en termes nominaux avec une hausse de 12,6 % du volume et de 3,7 % du prix, d’après la note de conjoncture économique de la Banque centrale de Madagascar au mois d’octobre.
Le Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP) indique par ailleurs générer un total de 82 817 emplois cette année. 57 313 de ces emplois sont dans le secteur THA. S’en suivent les 11 667 dans l’agro-industrie, les 11 018 dans les TIC et puis ceux dans le secteur « emballage » et « divers ».
Malgré ses performances et ses contributions sur l’emploi, ce groupement fait part de ses inquiétudes face à l’incertitude avec les problèmes chroniques annuels comme le remboursement de la TVA ou encore le contrôle et le redressement fiscal. Le flou persiste également concernant les sujets comme la réforme de la loi sur les Zones et entreprises franches, le renouvellement de l’Agoa ou l’application du tarif pour les industriels Optima business. « Une meilleure visibilité serait grandement bénéfique », interpelle ce groupement. -

PARLEMENT – La rencontre entre le Sénat et le gouvernement prévue ce lundi reportée à une date ultérieure
Antananarivo, 12 Décembre, 13h30 – Après l’Assemblée nationale, le Sénat annule aussi son face à face avec le gouvernement. Prévue avoir lieu ce jour, la rencontre a été retirée au dernier moment de l’ordre du jour de la Chambre haute. Herimanana Razafimahefa, président du Sénat, évoque un contexte défavorable à la tenue de la rencontre au vu des évènements de la semaine dernière, notamment la tentative de motion de censure à l’encontre du gouvernement. “Nous avons décidé de reporter la rencontre pour instaurer un climat d’apaisement et de sérénité”, explique le numéro un du Sénat joint au téléphone.
Selon le président du Sénat, la rencontre sera reprogrammée avant la fin de cette session parlementaire ordinaire. Une nouvelle date sera fixée lors de la réunion du bureau permanent de la chambre haute qui se tiendra mardi. A l’issue de cette réunion, un nouvel ordre du jour sera proposé.
Vendredi, le Sénat avait déjà exprimé sa position sur les événements qui ont émaillé la Chambre basse. Face à la presse, Herimanana Razafimahefa, assisté de plusieurs sénateurs, avait condamné “une tentative de déstabilisation ». “La population malgache aspire à la paix et à la stabilité. Nous réfutons les initiatives qui mettent en jeu la vie de la nation pour satisfaire les intérêts personnels”, avait lancé le président du Sénat.
Mercredi, une motion censure signée par 105 députés avait été déposée par l’Assemblée nationale. Celle-ci avait cependant été déclarée irrecevable par la présidente de l’Assemblée nationale, Christine Razanamahasoa, et certains membres du bureau permanent. La séance de questions-réponses de Tsimbazaza qui avait été initialement prévue les 8 et 9 Décembre avait ensuite été reportée aux 14 et 15 Décembre avant d’être complètement retirée de l’ordre du jour.
La séance de questions des parlementaires et des réponses des membres du gouvernement est l’un des moyens avec lesquels le Parlement exerce son activité de contrôle du gouvernement. Selon la Constitution, une séance au moins par quinzaine devrait être consacrée à cet exercice durant les sessions ordinaires et extraordinaires des deux chambres du Parlement. -

NOUVELLE VILLE – Démarrage des travaux d’aménagement en vue de la construction du nouveau pôle urbain et du coliseum d’Ambatomena à Fianarantsoa
Antananarivo, 12 Décembre, 12h45 – Le coliseum d’Ambatomena devrait sortir de terre dans six mois. C’est du moins la date annoncée ce lundi par le secrétariat d’Etat en charge des Nouvelles villes et de l’habitat (SENVH) dans une publication. « La construction d’un coliseum est une promesse faite par le président de la République Andry Rajoelina aux habitants de Fianarantsoa, et l’entreprise en charge des travaux a déjà démarré les travaux », indique le ministère dans un communiqué.
Outre le coliseum, le pôle urbain de Fianarantsoa sera également implanté à Ambatomena. En attendant le début des travaux liés aux infrastructures prévus sur le site, l’entreprise a démarré l’aménagement du bassin tampon afin de gérer la sortie et l’évacuation des eaux. Une visite de chantier par une délégation du SENVH, dirigée par le secrétaire général du ministère, Léa Ravoavinorosoa, a eu lieu sur place la semaine dernière pour contrôler l’avancée des travaux.
Le pôle urbain d’Ambatomena devrait abriter les bureaux administratifs et les bâtiments des différents services ministériels déconcentrés de la province de Fianarantsoa. Une grande avenue, des boutiques et autres sites commerciaux, ainsi qu’un jardin public et une esplanade sont également prévus être construits dans le voisinage du coliseum. « Pour que Fianarantsoa ne soit plus une ville morte », avait indiqué le chef de l’Etat en Octobre 2021 quand il avait présenté la maquette du pôle urbain aux habitants de la capitale de la Haute Matsiatra.Photo : Présidence de la République