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  • COMMERCE – Les préparateurs et les exportateurs de vanille s’inquiètent de l’absence d’acheteurs internationaux alors que le mois d’Octobre s’achève, le ministère en charge du Commerce annonce la publication très prochaine de la liste des acheteurs

    COMMERCE – Les préparateurs et les exportateurs de vanille s’inquiètent de l’absence d’acheteurs internationaux alors que le mois d’Octobre s’achève, le ministère en charge du Commerce annonce la publication très prochaine de la liste des acheteurs

    Antananarivo, 31 Octobre, 6h10 – Inquiétudes dans les zones productrices de vanille. « Jusqu’à maintenant, personne n’achète notre vanille. Les exportateurs n’ont toujours pas acheté », se plaint Jean Michel Razafindrazaka, président de la coopérative Union Avant Maroantsetra Vanille. « Cela fait un mois que les commissionnaires ont suspendu leur achat de vanille », renchérit Jean Claude Tafita, président de la coopérative Mahavelona Vanille. Il ajoute que si les acheteurs locaux « en ont acheté pour environ 200.000 ariary le kilo auparavant, depuis quelques semaines, il n’y a plus aucun achat ». Il indique « ne pas savoir quelles en sont les raisons » mais affirme avoir entendu « des rumeurs que des problèmes bloqueraient l’exportation ».

    ⭕Un exportateur joint au téléphone, souhaitant garder l’anonymat, confie que « la campagne d’exportation a déjà commencé mais nous n’avons pas encore commencé à exporter ». Il avoue « ne pas encore pouvoir le faire à cause de certains détails liés à de la paperasserie administrative », mais sans trop savoir lesquels. Un autre opérateur du secteur indique même « ne connaître ni la date d’ouverture des exportations, ni les modalités d’exportation et d’importation, ni les noms des importateurs vérifiés, ni même les noms des exportateurs agréés ». Celui-ci évoque « une situation critique dont les impacts sociaux pourraient être catastrophiques ». Il ajoute que c’est la première fois depuis plusieurs années qu’à la fin du mois d’Octobre, la vanille préparée ne trouve pas encore d’acheteurs ».

    ⭕Le ministère de l’Industrialisation, du commerce et de la consommation, de son côté, se veut rassurant. « Le ministère en charge du Commerce publiera bientôt les noms des acheteurs de la vanille malgache », peut-on lire sur sa page Facebook. « Il est certain que tout cela sera conforme aux attentes des opérateurs et des acteurs professionnels du secteur et coïncidera avec celles-ci », poursuit le communiqué du ministère publié vendredi sur sa page Facebook. Dans son appel à manifestation d’intention lancé en Septembre à l’endroit des acheteurs de vanille, le Conseil national de la vanille (CNV) avait assuré que « tout exportateur agréé disposant de stockrépondant aux normes et réglementations pourra solliciter le CNV pour un rapprochement avec les acheteurs vérifiés ».

    ⭕L’appel à manifestation d’intention lancé en Septembre par le Conseil national de la vanille (CNV) à l’endroit des acheteurs internationaux désireux d’acquérir la vanille malgache avait pour objectif « d’élaborer une liste de candidats acheteurs internationauxprésentant un statut vérifié, facilitant ainsi la phase d’exportation-importation ». Les prétendants avaient jusqu’au 30 Septembre pour déposer leur dossier afin de devenir des « acheteurs vérifiés » et d’être « garantis d’obtenir les quantités requisesdans la limite des stocks disponibles ».

    ⭕Pour le ministère, ses actions entrent dans la foulée de ses « actions en faveur des planteurs, des opérateurs et des exportateurs de vanille ». L’objectif est d’ »éviter l’anarchie et la corruption sous toutes ses formes, ainsi que le souhaitent les exportateurs professionnels », poursuit encore la publication du ministère. La campagne de commercialisation de la vanille préparée avait été officiellement lancée le 7 Octobre, soit « au moins trois mois après l’ouverture de la campagne de commercialisation de la vanille verte », ainsi que l’avait déjà annoncé le ministère il y trois semaines. Le prix plancher de la vanille préparée devait également être de 500.000 ariary, avaient déjà indiqué les autorités en Août.

  • INVESTISSEMENT – Deux hôpitaux aux normes internationales à construire à Nosy Be et à Tana-Masoandro pour  développer le tourisme médical à Madagascar, selon le ministre de la Santé publique

    INVESTISSEMENT – Deux hôpitaux aux normes internationales à construire à Nosy Be et à Tana-Masoandro pour développer le tourisme médical à Madagascar, selon le ministre de la Santé publique

    Antananarivo, 30 Octobre, 20h07 – Le tourisme médical comme « nouvelle impulsion pour le développement de Madagascar ». Le Forum national des investissements pour l’émergence de Madagascar a été l’occasion pour les autorités de présenter un projet dans lequel la Grande île peut gagner au change : celui de faire venir sur la Grande île des personnes en quête de soins et/ou de bien-être. A en croire le professeur Zely Randriamanantany, Madagascar a les ressources pour développer des produits en ce sens et d’en tirer profit. Il reste à trouver les investisseurs pour mettre de l’argent sur ces projets, estime-t-il, sensibilisant d’abord les investisseurs nationaux avant de faire appel aux investisseurs étrangers.

    ⭕Pour lancer ce nouveau produit, « deux hôpitaux aux normes internationales seront construits à Nosy-Be, capitale du tourisme, et à Tana-Masoandro, une nouvelle où l’on trouvera des technologies de dernier cri », indique le ministère de la Santé publique. « Le terrain est déjà sécurisé à Tana-Masoandro et à Nosy Be, le ministère dispose déjà d’un terrain de un hectare » pour lancer les travaux, souligne le Pr Zely Randriamanantany lors de son intervention au premier jour du Forum national pour l’émergence de Madagascar.

    ⭕Côté ressources humaines, le ministre en charge de la Santé publique assure que Madagascar dispose des spécialistes nécessaires depuis que Madagascar a lancé en 1996 un programme de formation de spécialistes. « 80% des ressources humaines sont prêtes et il ne reste plus qu’une ou deux spécialités à développer », indique-t-il. Ce qui manque, ajoute-t-il, « ce sont les plateaux techniques pour délivrer certains soins ». C’est notamment pour la mise en place de ces plateaux techniques que les investisseurs sont sollicités.

    ⭕A entendre, le Pr Zely Randriamanantany, les deux hôpitaux compteront 500 lits en tout. « Et si ces lits sont occupés à 100%, Madagascar peut accueillir jusqu’à 30.000 personnes, et avoir des revenus annuels de 150 millions de dollars par an, sachant qu’un touriste médical peut dépenser jusqu’à 6.000 dollars pour son séjour », précise encore le ministre.

    ⭕Les offres que Madagascar entend proposer en matière de tourisme médical sont de trois catégories. Dans la catégorie soins qui vise l’hospitalisation, divers « services répondant à des besoins mondiaux comme la chirurgie esthétique, la médecine de sport de haut niveau, et les soins odontologiques » seront proposés, indique le ministère. Mais ministre évoque également des services de transplantation d’organes et de procréation médicalement assistée.

    ⭕Les deux autres catégories portent sur les cures thermales et sur le tourisme « bien-être ».Trois sites sont déjà identifiés pour offrir de la thalassothérapie, précise le Pr Zely Randriamanantany qui parle d’Antsirabe, d’Ifanadiana (Ranomafana) et de Bezaha.

    ⭕A l’issue de deux jours de réunion à Ivato, un investisseur indien a signé un protocole d’accord avec le ministre du Tourisme en vue de la construction d’un hôpital à Madagascar.

  • INVESTISSEMENTS – L’importation d’animaux d’attraction comme les girafes, les zèbres ou les éléphants exonérée de taxes et d’impôt pour développer le tourisme, annonce le président de la République

    INVESTISSEMENTS – L’importation d’animaux d’attraction comme les girafes, les zèbres ou les éléphants exonérée de taxes et d’impôt pour développer le tourisme, annonce le président de la République

    Antananarivo, 30 Octobre, 12h30 – Et si Alex le Lion, Marty le Zèbre et Melman la Girafe venaient à Madagascar pour rencontrer le King Julian et pour vivre dans l’habitat naturel de ce lémurien ? Si des investisseurs aventuriers sont prêts à tenter le pari de les introduire sur la Grande île, l’Etat malgache leur ouvre les portes et leur donnera toutes les facilités pour que la fiction rejoigne la réalité.

    ⭕En clôture du Forum des investisseurs pour l’émergence de Madagascar, samedi soir, le président de la République, Andry Rajoelina, annonce des mesures fiscales incitatives, comme des exonérations de taxe sur la valeur ajoutée ou de droits et taxes à l’importation d’animaux d’attraction.

    ⭕En plus de la construction d’hôtels écolodges cinq étoiles au sein des aires protégées pour laquelle l’Etat appelle des investisseurs, le chef de l’Etat indique vouloir « voir des girafes, des zèbres et des éléphants à Madagascar ». Il espère que ces animaux vont attirer « des millions de touristes » sur la Grande île dans le cadre du tourisme de safari et d’aventures que les autorités veulent promouvoir au pays.

    ⭕En attendant l’arrivée éventuelle des animaux exotiques d’Afrique et d’Asie à Madagascar, les touristes venant sur la Grande île peuvent apprécier les requins-baleines ou les baleines qui passent dans les mers qui entourent Madagascar, ou encore les petits animaux endémiques comme les tortues, les lémuriens et les caméléons dans les parcs et les réserves nationaux. Des mesures fiscales incitatives sont également prévues pour les investissements dans les complexes hôteliers et touristiques, dans la mise en place de parc d’attraction et pour l’importation de bateaux de croisière, de catamarans ou de montgolfières.

  • INFRASTRUCTURE ROUTIERE – Madagascar Oil entreprend le traitement de plus d’une quinzaine de points critiques le long de la RN1 Bis entre Maintirano et Tsiroanomandidy pour se préparer à la saison pluvieuse et pour permettre l’acheminement de son fuel vers ses clients dans le Vakinankaratra

    INFRASTRUCTURE ROUTIERE – Madagascar Oil entreprend le traitement de plus d’une quinzaine de points critiques le long de la RN1 Bis entre Maintirano et Tsiroanomandidy pour se préparer à la saison pluvieuse et pour permettre l’acheminement de son fuel vers ses clients dans le Vakinankaratra

    Antananarivo, 30 Octobre, 10h30 – Des travaux indispensables. Madagascar Oil (Mosa) entreprendra à partir de la semaine prochaine le traitement de 16 points critiques le long de la RN1 bis reliant Tsiroanomandidy à Mainitirano. Les travaux seront entrepris avec les fonds propres, les équipements, ainsi que les ingénieurs de Mosa, confie une source auprès de la compagnie, vendredi.

    ⭕Il ne s’agit cependant pas de grands chantiers, mais plutôt d’interventions sur ces points qui sont actuellement impraticables, même pour les camions off-roads utilisés par l’entreprise. « L’objectif est de nous assurer que ces camions puissent passer ces points noirs et donc de nous permettre d’acheminer notre produit vers Antsirabe où sont basés nos clients », explique notre interlocuteur, indiquant qu’un camion n’effectue actuellement que deux rotations par mois. « Nous anticipons d’ailleurs la saison pluvieuse qui risque d’impacter davantage l’état de cette route », ajoute-t-il.

    ⭕Madagascar Oil livre depuis quelques semaines ses fuels lourds pour des industriels dans la région Vakinankaratra. Son plus grand challenge est donc d’assurer cet approvisionnement notamment durant la période de pluie. Des mesures ont par ailleurs été prises, comme la mise à la disposition de ces industriels des cuves de stockage, pour permettre aux clients de la compagnie de stocker sur leur site une partie de leur produit. Ce qui éviterait une éventuelle rupture d’approvisionnement avec l’incertitude sur l’état de la RN1 Bis.

  • CONCOURS – 10 millions d’ariary de subvention et des cadeaux surprises de la part de l’Etat et du couple présidentiel pour les neufs finalistes du concours « 3,2,1 Pitch ! By Fihariana »

    CONCOURS – 10 millions d’ariary de subvention et des cadeaux surprises de la part de l’Etat et du couple présidentiel pour les neufs finalistes du concours « 3,2,1 Pitch ! By Fihariana »

    Antananarivo, 30 Octobre, 9h05 – Tous lauréats. Les neuf finalistes du concours « 3, 2,1 Pitch! By Fihariana » ont tous été primés samedi à l’issue du Forum national des investissements pour l’émergence de Madagascar. Le président de la République a tenu à offrir une subvention de 10 millions d’ariary à chacun de ceux qui ont pitché, et des cadeaux spécifiques selon chaque projet.

    ⭕Si les subventions et certaines récompenses comme les cinq motos offertes à une start-up de livraison, ou la commande d’une tenue de cérémonie à un atelier de mode, sont personnellement octroyés par le couple présidentiel, d’autres seront offertes par l’Etat. C’est par exemple le cas des terrains offerts à une start-up de fabrication de compléments alimentaires pour vaches laitières et une autre de fabrication de café de haut de gamme.

    ⭕Une petite entreprise de fabrication de meubles se voit offrir une promesse de contrat avec l’Etat pour équiper les établissements scolaires du pays. Une startup opérant dans le snacking sera dotée de machines pour pouvoir industrialiser sa production tandis qu’une autre, oeuvrant également dans le snacking, obtient une place au stade Barea de Mahamasina, et éventuellement une autre sur le site du projet Miami à Toamasina. Trois autres start-ups ont également obtenu des plages gratuites de diffusion de publicité sur la chaîne de télévision publique.

    Pour les trois principaux lauréats du concours, ces récompenses présidentielles viennent s’ajouter à l’accompagnement de 12 mois par l’incubateur Nexta et les 20 millions d’ariary de financement à taux zéro de la part de BNI. Ces trois gagnants et le coup de coeur du jury ont également reçu des trophées. Il s’agit notamment de la start-up Kalico qui fabrique des compléments alimentaires pour vaches laitières, de Moli Company qui fabrique du café haut de gamme, de Andao qui recycle le plastique pour fabriquer des meubles. Le prix spécial du jury, lui, a été attribué au projet Rariala, une marque qui crée des sacs artisanaux à partir de fibres naturelles.

    ⭕« Il est utile de pousser les jeunes dans l’entrepreneuriat pour qu’ils se développent et deviennent de grands industriels », soutient le président de la République alors qu’il annonçait ses cadeaux aux finalistes. « Le problème à Madagascar », déplore-t-il, c’est que « les grands entrepreneurs sont pour la plupart des étrangers, il y a de quoi désespérer quand j’en parle avec le ministre », poursuit-il. Raison pour laquelle il dit réfléchir à « comment donner aux jeunes les moyens de se développer davantage ». Il assure néanmoins que « seuls ceux qui travaillent devraient être soutenus ». « Il ne faut pas toujours compter sur l’assistanat », ajoute Andry Rajoelina.

    ⭕« 3,2,1 Pitch ! By Fihariana » était un concours organisé dans le cadre du forum des investissements à Ivato. Le but était de montrer que les petits projets comme les gros projets participent également à l’émergence de Madagascar, selon les explications des responsables.

  • BIODIVERSITÉ – Les habitants de Tolagnaro au chevet des lémuriens et participent à un projet de restauration  de leur habitat naturel

    BIODIVERSITÉ – Les habitants de Tolagnaro au chevet des lémuriens et participent à un projet de restauration de leur habitat naturel

    Antananarivo, 30 Octobre, 8h00 – 500 jeunes plants autochtones répondant aux besoins des lémuriens, c’est-à- dire pour leur alimentation et leur habitat ont été mis en terre dans la nouvelle aire protégée de Mandena, à Tolagnaro, vendredi à l’occasion de la journée mondiale des lémuriens. Cette journée était l’occasion pour les scientifiques, les acteurs de la préservation et les amoureux de la biodiversité de lancer un appel pour la protection de ces primates.

    ⭕A Tolagnaro, des acteurs de la préservation de l’environnement, des sociétés privés telles que Rio Tinto QMM ou Tropical Biodiversity and Social Enterprise (TBSE), ainsi que les autorités locales ont choisi de marquer l’événement par le lancement d’un projet de restauration de l’habitat de ces espèces aujourd’hui menacées.

    ⭕« Les lémuriens sont menacés par la dégradation de leur habitat causé par la déforestation », alerte Jean Baptiste Ramanamanjato, gérant du Tropical Biodiversity and Social Enterprise (TBSE) et spécialiste dans le domaine. « Au rythme actuel, il est fort probable que deux espèces de lémuriens, le Eulemur collaris et Avahi meridionalis (endémique de la région), dans cette nouvelle aire protégée, disparaîtront en moins de cinq ans », ajoute-t-il, rappelant l’urgence de la restauration écologique de leur habitat.

    ⭕Dans cette nouvelle aire protégée couvrant une superficie de 430 ha, environ 700 individus de lémuriens de six espèces sont recensés. Trois espèces sont endémiques de la région Anôsy. Il s’agit de l’Avahi meridionalis, de l’Hapalemur meridionalis et du Microcebus ganzhornii.

  • ELECTRICITE – L’Etat investit dans une nouvelle centrale thermique  de 105 MW à Ambohimanambola pour réduire les coûts de production de l’électricité en attendant la fin des travaux de construction des nouvelles centrales hydroélectriques

    ELECTRICITE – L’Etat investit dans une nouvelle centrale thermique de 105 MW à Ambohimanambola pour réduire les coûts de production de l’électricité en attendant la fin des travaux de construction des nouvelles centrales hydroélectriques

    Antananarivo, 29 Octobre, 21h25 – L’Etat veut devenir propriétaire de centrales thermiques pour réduire les coûts de la production d’électricité. En attendant la fin des travaux de construction des centrales hydroélectriques, il entend investir lui-même dans une nouvelle centrale thermique. Le président de la République Andry Rajoelina confirme vendredi l’installation d’une nouvelle centrale thermique d’une puissance de 105 MW à Ambohimanambola. Celle-ci est prévue être opérationnelle en Juin 2023.

    ⭕A en croire le chef de l’Etat, l’acquisition de cette centrale vise avant tout à réduire les coûts de production de l’électricité. « Lorsqu’on a constaté que les coûts de location sont trop importants, on a étudié avec la Jirama et j’ai dit qu’il faut impérativement baisser les couts », indique-t-il. Il rappelle que « les frais de location des groupes thermiques utilisés pour la production d’électricité coûtent trop cher actuellement ». Ces coûts sont trop importants pour une production loin d’être suffisante, estime-t-il.

    ⭕L’installation prévue de la nouvelle centrale thermique d’Ambohimanambola ne devrait pourtant pas encore éliminer le délestage. A entendre le président de la République, il faudra attendre la fin des travaux de construction des centrales hydroélectriques en cours ou en négociation vers 2027-2028 pour que les délestages prennent effectivement fin.

    ⭕Lors de la semaine du génie électrique en Septembre, le président du Conseil d’administration de la Jirama, Solo Andriamanampisoa, avait déjà annoncé que le bâtiment qui accueillera la nouvelle centrale est déjà en cours de construction tandis que les groupes thermiques sont en cours d’acheminement vers la Grande île.

    Photo d’illustration : Ministère de l’Energie et des hydrocarbures

  • MUSIQUE – Le festival Zaza Rap Taiza pour éduquer à travers le rap…

    MUSIQUE – Le festival Zaza Rap Taiza pour éduquer à travers le rap…

    Le festival Zaza Rap Taiza vise, certes, la promotion du rap comme style de musique. Mais il entend aussi mettre en valeur l’aspect éducatif de la culture hip hop. Du 7 au 10 Décembre, les adeptes du rap se donnent rendez-vous au stade Barea Mahamasina pour quatre jours d’échanges, de partage et de scène à l’occasion de la sixième édition du festival. Les explications de Tovolah, organisateur.

  • HYDROELECTRICITE – Le coût de la construction de la centrale de Volobe, la capacité d’absorption de l’énergie produite par  Toamasina et le souhait de l’Etat d’entrer dans le capital de la CGHV parmi les points encore à discuter dans les négociations sur le projet Volobe II, selon le ministre Andry Ramaroson

    HYDROELECTRICITE – Le coût de la construction de la centrale de Volobe, la capacité d’absorption de l’énergie produite par Toamasina et le souhait de l’Etat d’entrer dans le capital de la CGHV parmi les points encore à discuter dans les négociations sur le projet Volobe II, selon le ministre Andry Ramaroson

    Antananarivo, 29 Octobre, 14h05 – Un pan du voile sur les causes du blocage du projet Volobe levé. Les raisons qui font que ce projet d’installation de centrale hydroélectrique de 120 MW traine vont au-delà d’une surenchère sur le prix d’un kWh ou encore d’une durée de concession. Le ministre de l’Energie Andry Ramaroson expose d’autres facteurs bloquants durant la clôture de la célébration de la journée mondiale de l’énergie à Toamasina. Il évoque notamment le coût de la construction de cette centrale par le promoteur du projet, l’absorption de la capacité produite, ou encore la volonté de l’Etat à entrer dans le capital de la Compagnie générale d’hydroélectricité de Volobe (CGHV).
    ⭕Comme les autres projets hydroélectriques en préparation, le coût de l’ingénierie et de la construction pour la centrale de Volobe II avancé par la CGHV fait l’objet de négociation intensive et technique. « Nous avons discuté et renégocié (…) Nous avons trouvé que ce coût de construction était encore assez chère et nous n’étions pas d’accord », soutient le ministre.
    ⭕Bien que la nécessité d’augmenter la capacité de production d’électricité à Toamasina et les zones environnantes, avec notamment le projet d’extension du Grand Port, ait été soulevée par des représentants d’associations dans cette partie de l’île lors de cette cérémonie, le ministre Andry Ramaroson craint que la puissance de 120 MW et les 750 gWh par an produits par Volobe ne soient pas absorbés par le besoin en énergie dans cette partie l’île. Or « ce n’est pas la région, ni la Société du port à gestion autonome de Toamasina (SPAT) qui ne consommera pas plus de 20 mégawatts qui paieront les surplus de production », avance-t-il.
    ⭕Le volet actionnariat de la CGHV avait également abordé par le ministre de l’Energie. Il avait pris l’exemple du projet Sahofika qui était initialement un projet 100% privé mais dans lequel l’Etat Malgache est actuellement actionnaire. « C’est important. Si le projet de Volobe est initialement 100% privé, je pense que l’Etat Malgache y sera aussi actionnaire sous peu », lance-t-il.
    ⭕Ces points sont certes des blocages mais ils devront cependant permettre de mieux traiter la situation afin de parvenir à un contrat gagnant-gagnant, d’après le ministre Andry Ramaroson. Et rien ne presse, à entendre ses explications. « Un projet de cette taille ne se traite pas en cinq ans. Il se traite entre dix à quinze ans. C’est pour dire que nous ne sommes pas en retard. Nous aurions pu le faire un peu plus vite mais nous avons encore des négociations à faire », a-t-il soutenu.
    ⭕Pour le membre du gouvernement, « ce n’est pas parce que nous avons besoin de ce projet qu’il faut le signer maintenant ». Il souligne que la Jirama est dans une situation financière catastrophique avec des contrats signés qui ont répondu immédiatement à un certain besoin. « Même si je suis pressé de la faire, je dois défendre l’intérêt de la Jirama qui est une société d’Etat à 100% », conclut-il.
    Photo : Ministère de l’Energie et des hydrocarbures
  • RESSOURCES HALIEUTIQUES – Madagascar et l’Union européenne s’entendent sur un nouvel accord de pêche de quatre ans, avec une valeur annuelle de 3,22 millions d’euros pour des captures estimées à 14.000 tonnes de thons

    RESSOURCES HALIEUTIQUES – Madagascar et l’Union européenne s’entendent sur un nouvel accord de pêche de quatre ans, avec une valeur annuelle de 3,22 millions d’euros pour des captures estimées à 14.000 tonnes de thons

    Antananarivo, 29 Octobre, 6h25 – Fin des surenchères et entente trouvée. Madagascar et l’Union européenne (UE) s’entendent sur un nouvel accord de pêche qui liera les deux parties sur quatre ans. Il s’agit d’un accord qui permettra à des navires européens de pêcher à nouveau des thons dans les eaux de Madagascar, pour des contreparties et contributions financières s’élevant à 3,22 millions d’euros par an, soit un total de 12,88 millions d’euros durant la durée du protocole, comme l’a détaillé l’Union Européenne dans un communiqué qu’elle a publié vendredi.

    ⭕Cet accord permettra à la flotte de l’UE de mener des activités de pêches dans les eaux malgaches. Le nombre des navires européens autorisés à y pêcher du thon ainsi que les espèces qui lui sont associées est limité à 65. Il s’agit de 32 thoniers senneurs, de 13 palangriers de surface d’une jauge brute de plus de 100, et de 20 autres palangriers mais avec une capacité inférieure, précise l’UE. L’attente de la partie malgache durant les rounds de négociations semble bien satisfaite sur ce point.

    ⭕Pour ce qui est du tonnage de référence, le protocole s’en tient finalement à 14.000 tonnes, correspondant à peu près aux 13.500 tonnes qu’avait prévu l’UE, mais loin des 25.250 tonnes de thons que les négociateurs malgaches avaient proposé à l’Union Européenne (UE) durant les négociations de ce nouvel accord de pêche.

    ⭕Sur le volet financier, les activités de pêche de ces navires européens devront générer au total 3,22 millions d’euros par an, soit 12,88 millions d’euros pour les quatre ans de mise en œuvre de ce nouvel accord. Cette somme se répartit en une contrepartie financière annuelle de 1,8 million d’euros versée par l’UE, qui inclut une contribution annuelle de 1,1 millions d’euros par an pour soutenir le secteur de la pêche à Madagascar.

    ⭕Les armateurs européens, quant à eux, y rajouteront une contribution de 1,4 million d’euro par an, incluant une contribution spécifique destinée à la protection de l’environnement marin et la protection des écosystèmes. Il est à rappeler que dans le dernier accord qui était arrivé à son terme à la fin de l’année 2018, la subvention de capture qu’avait versée l’UE était de 6 millions d’euros au total.

    ⭕Par ailleurs, l’UE maintient que ce nouvel accord génèrera également des retombées économiques et sociales pour la Grande île, avec notamment les activités de débarquement et de transformation induites par les activités de ces navires de pêche européens. Mais un accroissement du nombre de marins malgaches qui pourront être embarqués à bord de ces navires est aussi à espérer.

    ⭕Pour l’Union européenne, cet accord « conforte la volonté des parties d’améliorer la gouvernance des pêches, la gestion durable des ressources biologiques marines et la lutte contre les pêches illicites. L’UE ajoute qu’il permettra également « de renforcer la protection des systèmes marins et le développement durable du secteur de la pêche. Selon le ministère de la Pêche et de l’économie bleue, il s’agit du « meilleur accord de pêche avec l’Union européenne dans l’océan Indien ».

    ⭕L’Union européenne et Madagascar engagent les procédures législatives nécessaires à la signature de ce nouvel accord et de son protocole de mis en œuvre. Les deux parties prévoient son application à partir du 1er juillet 2023. Le ministère évoque également la nécessité de traduire l’accord dans les 22 langues des 27 pays de l’UE.

    Photo : Ministère de la Pêche et de l’économie bleue