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  • FILIÈRE BOVINE – L’opération de bouclage électronique pour l’identification et la traçabilité des bovidés élargie au-delà des quatre régions pilotes avec 100.000 paires de boucles électroniques déjà disponibles

    FILIÈRE BOVINE – L’opération de bouclage électronique pour l’identification et la traçabilité des bovidés élargie au-delà des quatre régions pilotes avec 100.000 paires de boucles électroniques déjà disponibles

    Antananarivo, 29 Août, 10h15 – 100.000 paires de boucles électroniques sont déjà disponibles pour les régions autres que celles auprès desquelles ce matériel d’identification est déjà expérimenté. La direction générale de l’Elevage (DGE) indique même avoir déjà reçu des demandes émanant des autorités et des éleveurs de la région Bongolava, et s’organise afin d’y répondre, annonce Lezoma Tsiry Andriamahatola, directeur général. « Les techniciens du ministère de l’Elevage sont appelés à se préparer pour cette campagne », lance-t-il en marge du déplacement de son équipe dans les régions d’Anosy et d’Androy.
    ⭕Le nouveau système d’identification et de traçabilité des bovidés (LITS) est expérimenté dans un premier temps dans quatre régions pilotes que sont Anosy, Androy, Ihorombe et Atsimo Andrefana pour 100.000 têtes de zébus. La DGE admet toutefois le retard accusé dans cette opération et s’est déplacée dans l’Anosy et l’Androy pour renforcer la capacité des acteurs impliqués dans ce nouveau système mais également pour intensifier la sensibilisation des autorités locales en vue de son adoption.
    ⭕Des démonstrations et des opérations de bouclage avaient parallèlement été menées dans ces deux régions pour démontrer à tous ces acteurs le fonctionnement du nouveau système mais également pour évaluer le temps nécessaire pour l’atteinte des objectifs de bouclage fixés pour cette année. La cheffe de service de gestion des bases de données sur la traçabilité et d’identification (SGBTI), Alivaonjanahary Ratsimietrisoa, avance un bilan satisfaisant, avec plus de 50 boucles posées en une demi-journée dans une seule commune de la région Anosy. Lors d’une démonstration dans le district d’Ambovombe, 100 boucles ont été posées en une seule journée. A ce rythme, la DGE prévoit la pose d’entre 200 à 300 boucles par semaine pour chaque commune, avance-t-elle.
    ⭕D’après le planning de bouclage présenté par la DGE, il est prévu la pose de 52.275 boucles pour les cinq prochains mois dans ces deux régions. Pour Anosy, 14.075 boucles sont à poser sur les bovins dans le district de Betroka, 7.975 boucles dans le district d’Amboasary Sud et 6.700 boucles à aolagnaro. Pour l’Androy, 7.925 boucles sont à poser à Bekily, 7.050 à Ambovombe, 4.350 à Beloha et 4.200 à Tsihombe.
    ⭕Le vétérinaire sanitaire Gustave Manase Zafinandriamaronjaka qui se charge de la commune d’Isoanala dans le district de Betroka insiste sur l’importance de l’implication des élus locaux dans la campagne de sensibilisation. Il admet qu’il est très difficile pour un vétérinaire sanitaire seul de sensibiliser les éleveurs. « Exposer les avantages de la réforme aux élus ou encore aux gendarmes pour que ces derniers les exposent à leur tour aux éleveurs est plus convaincant », a-t-il suggéré.
    ⭕Le projet LITS est prévu réduire considérablement le nombre de documents en papier que les détenteurs d’animaux doivent posséder, simplifier et rendre plus simultanées les notifications d’événements importants, et améliorer la qualité des données. Les informations pertinentes sont enregistrées dans une base de données électronique centralisée, vérifiable à distance et difficile à falsifier.
    Photo : Dujardin Delacour
  • TRANSPORT DE MARCHANDISES – L’utilisation de la ligne ferroviaire TCE pourrait générer une économie jusqu’à 3,7 millions de dollars par an pour les entreprises

    TRANSPORT DE MARCHANDISES – L’utilisation de la ligne ferroviaire TCE pourrait générer une économie jusqu’à 3,7 millions de dollars par an pour les entreprises

    Antananarivo, 29 Août, 8h50 – 8,3 dollars par tonne. C’est l’écart entre l’utilisation de la ligne ferroviaire Tananarive-Côte est (TCE) et le recours au transport routier de marchandises. La Société financière internationale (SFI) estime dans son diagnostic du secteur privé qu’elle avait dernièrement publié que les entreprises pourraient économiser jusqu’à 3,7 millions de dollars par an, en passant du camionnage au transport ferroviaire entre la Capitale et le Grand port.

    ⭕La SFI avait soutenu que « le rail peut être viable sur le plan économique et financier, à condition que les infrastructures aient bénéficié d’investissements suffisants et soient correctement entretenues ». Elle ajoute qu’« investir dans la réhabilitation du réseau ferroviaire permettrait non seulement de gagner en efficacité et mais aussi de décongestionner la seule route nationale qui relie la Capitale au port principal ».

    ⭕Sur son site internet, Madarail, le concessionnaire qui exploite le réseau ferroviaire nord comprenant la ligne TCE indique avoir mis en place des plans de réhabilitation et de renouvellement des voies. Les travaux de réhabilitation consiste à remplacer l’intégralité des traverses en bois, à remettre en état la géométrie de la voie et à les conforter. Le renouvellement des voies consiste à remplacer certains éléments défectueux de la voie par des matériaux plus résistants et plus sophistiqués, précise ce concessionnaire.

    ⭕Le ministre des Transports Rolland Ranjatoelina dit en tout cas être « pour le chemin de fer », qu’il confirme « plus avantageux ». « Le développement du port de Toamasina sans le transport ferroviaire risque d’ailleurs d’être une catastrophe, a-t-il soutenu. Il admet toutefois qu’investir dans le chemin de fer nécessite des moyens financiers considérables.

    ⭕L’acheminement de la plupart des produits d’importation et d’exportation de Madagascar s’effectue à travers le port de Toamasina. Le volume du trafic sur la route nationale 2 (RN2), pour sa part, se chiffre à plus d’un millier de véhicules par jour et devra encore augmenter. C’est la raison pour laquelle l’Etat avance la mise en place d’une autoroute qui va relier Antananarivo et Toamasina. Le ministère de l’Economie et des finances avait déjà annoncé que c’est l’Etat qui va assurer les premiers travaux pour la construction de cette infrastructure routière, avec une enveloppe de 301 milliards d’ariary et que des partenaires financiers de la Grande île se chargeront du financement des travaux qui s’en suivront.

    ⭕Pour ce qui est de la connectivité routière en général, la SFI rappelle que Madagascar a été classée 127ème sur 141 pays en 2018. Cette institution financière estime que 58% seulement de la population malgache vit dans des zones où les produits agricoles peuvent être acheminés à des prix de transport abordables, c’est-à-dire à moins de 10 dollars par tonne. Les 42% restants subissent des coûts de transport pouvant atteindre 34 dollars par tonne, freinant ainsi le commerce intérieur de ces produits, expose la SFI.

  • AUTO-MOTO – Le secteur automobile représente entre 8 et 10% du PIB selon le groupement des concessionnaires de Madagascar

    AUTO-MOTO – Le secteur automobile représente entre 8 et 10% du PIB selon le groupement des concessionnaires de Madagascar

    Antananarivo, 28 Août, 18h39 – Un secteur qui pèse. Le président du Groupement des concessionnaires automobiles de Madagascar (GCAM), Frédéric Hébert, évalue la contribution du secteur automobile entre 8 et 10% du PIB national. Il lie cette performance aux contributions sur les recettes fiscales et douanières, mais également aux 2.000 emplois directs et plus de 5.000 emplois indirects qu’il génère.
    ⭕Ce secteur peut contribuer davantage si le volume des véhicules neufs continue à progresser, expose-t-il durant la présentation de la tenue prochaine du salon de l’auto vendredi. Le président du GCAM estime que cela bénéficierait non seulement à l’économie mais également à l’environnement, notamment avec la réduction des émissions de carbone. Pour le moment, le responsable parle d’un marché de véhicules neufs « relativement plate » ces dernières années, avec 3500 véhicules vendus annuellement.
    ⭕La plus grosse difficulté à laquelle les concessionnaires automobiles font face est l’importation des véhicules d’occasion, souligne-t-il. Il déplore une « concurrence sévère avec des importateurs qui n’ont pas les mêmes contraintes dans la vente de véhicules neufs, comme les garanties constructeurs apportées aux clients de l’ordre de trois ans ou encore la formation des équipes dans les ateliers ou dans les sites de chaque concessionnaire ».
    ⭕Le président du GCAM évoque également un environnement des affaires compliqué qui est dépendant de tout ce qui se passe autour de Madagascar, comme l’inflation, l’augmentation du fret, la dévaluation de l’ariary par rapport au dollar. « Nous restons en tout cas confiants et dynamiques et nous espérons que tous ces éléments seront derrières nous même si tous les feux ne sont pas au vert », lance-t-il.
    ⭕C’est en vue de booster le secteur que la treizième édition du salon de l’auto est organisée, l’événement le plus important du secteur automobile. Il s’agit d’un rendez-vous qui regroupera les principaux concessionnaires automobiles, de véhicules utilitaires, de motos, de bus, de camions, ainsi que les fabricants de composants, de pièces de rechange, d’accessoires, les stations-services, les assureurs et les banques. Ce sera également une occasion pour les professionnels du secteur d’échanger sur les innovations technologiques, la sécurité routière ou encore les projets en cours et les tendances actuelles du marché automobile.
  • INCIDENT – Coopération suspendue entre le département français Ille et Vilaine et la région d’Alaotra Mangoro après des suspicions de « comportement inapproprié » du gouverneur de la région

    INCIDENT – Coopération suspendue entre le département français Ille et Vilaine et la région d’Alaotra Mangoro après des suspicions de « comportement inapproprié » du gouverneur de la région

    Antananarivo, 28 Août, 10h45 – Friture sur la ligne dans la région d’Alaotra Mangoro. Le département d’Ille et Vilaine décide de « suspendre » sa participation dans la coopération entre les deux régions. Dans une lettre en date du 1er Août qui circule sur les réseaux sociaux, le président du département indique que la poursuite de la collaboration « paraît compromise » suite à des suspicions d’ »agissements inappropriés » du gouverneur de la région du Moyen Est malgache.
    ⭕Le président du département français évoque des « propos et comportements inadaptés » qui auraient amené trois jeunes coopérantes à prendre des « distances utiles ». Il parle, entre autres de « jugement sur leur physique », « d’attouchement » et même de « tentative d’embrasser l’une » des trois jeunes femmes.
    ⭕Celles-ci n’ont « pas pu présenter leur mission de service civique à l’ambassade de France », souligne encore la lettre du président de département. A en croire la lettre, la présence du gouverneur avait été annoncée à l’événement et elles ne souhaitaient pas le rencontrer.
    ⭕Les soupçons ont ainsi amené le responsable français à prendre des mesures. Outre la suspension de la coopération avec la région d’Alaotra Mangoro, il était également question de « rapatrier dans les meilleurs délais » les trois jeunes femmes.
    ⭕Contacté au téléphone, Richard Ramandehamanana, gouverneur d’Alaotra Mangoro n’a pu être joint. Une source auprès de la région, jointe au téléphone, évite de confirmer ou d’infirmer les faits reprochés au gouverneur. Elle regrette néanmoins que « deux des coopérantes en fin de mission n’aient pas soumis préalablement à la région leur rapport truffé de propos irrespectueux envers les Malgaches ».
    ⭕Notre interlocuteur relève également de la part des jeunes femmes « des attitudes qui ne correspondent pas aux valeurs de la société malgache, surtout pour des personnes qui sont censées effectuer de l’éducation civique auprès des jeunes ».
    ⭕La coopération entre la région d’Alaotra Mangoro et du département Ille-et-Vilaine remonte à 2004. Les échanges entre les deux parties portent surtout sur l’écotourisme et la filière lait. La collectivité française appuie notamment la région malgache dans le renforcement, la structuration et l’autonomie de ces deux filières.
  • TRAFIC DE RESSOURCES MINIÈRES – Deux personnes arrêtées, deux autres recherchées après une tentative déjouée d’exportation illicite de 17,390 kilos d’or à l’aéroport d’Ivato

    TRAFIC DE RESSOURCES MINIÈRES – Deux personnes arrêtées, deux autres recherchées après une tentative déjouée d’exportation illicite de 17,390 kilos d’or à l’aéroport d’Ivato

    Antananarivo, 27 Août, 14h45 – Deux hommes ayant pris la fuite après que les autorités ont déjoué une tentative de trafic illicite d’or jeudi sont activement recherchés. Un avis de recherche a été lancé contre eux vendredi par la gendarmerie. Des récompenses sont promises à ceux qui donneraient des renseignements sur les deux individus, précise le communiqué de la gendarmerie.

    ⭕Deux autres hommes ont par contre déjà été arrêtés et sont actuellement placés en garde à vue. « L’objectif est de démanteler le réseau », souligne le colonel Randrianarijaona, commandant de la circonscription interrégionale de la gendarmerie nationale (CIRGN) d’Antananarivo.

    ⭕Selon le responsable, ces suspects devraient être poursuivis pour association de malfaiteurs et de faux et d’usage de faux. Mais ils devraient aussi répondre d’infractions douanières et minières, ajoute le directeur général des Douanes (DGD), Ernest Zafivanona Lainkana.

    ⭕Jeudi, quatre colis contenant dix lingots d’or pesant au total 17,390 kilos d’or ont été découverts à bord d’un véhicule d’une société travaillant à l’aéroport d’Ivato. Les personnes arrêtées dans cette affaire espéraient jouir de leur accès au tarmac pour faire introduire l’or à bord d’un avion d’Air Madagascar qui s’apprêtait à voler vers Paris. Mais leur tentative a été déjouée durant le filtrage qu’avait effectué les agents de la société Amarante au Poste d’accès routier, inspection et filtrage (Parif).

    ⭕Les deux trafiquants présumés ont présenté des « documents officiels » lors de leur arrestation mais les papiers ont tout de suite été constatés comme faux, a attesté le secrétariat général du ministère des Mines et des ressources stratégiques (MMRS). La DGD rappelle d’ailleurs que l’exportation d’or est jusqu’à ce jour suspendue. A en croire le patron de la Douane, « ces documents auraient été utilisés au niveau des aéroports de transit pour faire passer l’or et l’mener à sa destination finale qu’est Dubaï ».

    Photo : Direction générale des douanes

  • VAOVAO MINUTE FLASH 26 AOGOSITRA 2022

    VAOVAO MINUTE FLASH 26 AOGOSITRA 2022

    -SORA-PIANKOHONANA – NisitrakaAnkizy 30 avy eo Ankorondrano nisitraka kopia lava
    -FITSARANA – Nolavin’ny Fitsarana mpandrava didy ny fangatahana fandravana didy nataon’ireo mpiaro ireo voapanga fototra tamin’ny raharaha Apollo 21
    -FANONDRANANA AN-TSOKOSOKO – Volamena milanja 17 kilao saika ahondrana ho any Dubaï no sarona teny Ivato ny alakamisy alina

  • RHEG, ROOVA ET IARY – « Le rock, ce n’est pas que le noir, la violence, les motos ou les flammes »

    RHEG, ROOVA ET IARY – « Le rock, ce n’est pas que le noir, la violence, les motos ou les flammes »

    L’interview rock ultime. Rheg, Iary et Roova se retrouveront dimanche à Antsahamanitra dans le cadre du « Blooky Festi-Rock ». Un show inédit qui veut montrer le rock sur toutes ses facettes, en partant du métal et en passant par le soft ou encore la pop. Rheg, Iary et Roova, ce sont trois artistes et trois sensibilités différentes du rock mais ils conviennent sur un point, le rock ne se limite pas à son aspect extérieur sur lequel il est souvent jugé. Interview.

  • FOOTBALL – Les Barea sont au Botswana pour chercher la victoire selon Romuald Rakotondrabe

    FOOTBALL – Les Barea sont au Botswana pour chercher la victoire selon Romuald Rakotondrabe

    Antananarivo, 26 Août, 19h00 – Romuald Rakotondrabe alias Roro, sélectionneur des Barea A’, livre ses intentions par rapport au déplacement à Francistown, Botswana, dans le cadre de l’éliminatoire au championnat d’Afrique des nations (Chan). Selon ce technicien malgache à la tête de cette sélection composée uniquement des joueurs locaux, les Barea sont au Botswana pour « chercher la victoire ».
    ⭕A entendre coach Roro en conférence de presse d’avant match, « cette rencontre ne sera pas facile ». Mais « les joueurs sont motivés et sont dans le rythme », précise-t-il, évoquant également un « déplacement difficile ». L’équipe a eu deux jours d’entraînement, plus un petit décrassage de 30 minutes à l’aéroport de Johannesburg en attendant leur avion pour rallier Botswana.
    ⭕L’ancien joueur du FC BFV, souligne que  » le vrai match se jouera là », sur stade Obed Chilume de Francistown. « Les deux équipes n’auront pas le temps pour préparer le match retour », explique-t-il. Les deux sélections quitteront le Botswana mardi et n’arriveront que mercredi à Antananarivo. Elles n’auront plus de temps pour l’entraînement, sauf mercredi après l’atterrissage et jeudi, lors de l’entraînement officiel.
    ⭕Les Bareas joueront contre les Zèbres du Botswana ce samedi dans le cadre du match aller du dernier tour de qualification au Chan 2023 à Francistown. Le match retour est programmé le 2 Septembre au stade Barea Mahamasina.
  • CULTURE – Apprendre la richesse des mots malgaches avec le dictionnaire D.E.B.U

    CULTURE – Apprendre la richesse des mots malgaches avec le dictionnaire D.E.B.U

    Un mot détaché de son contexte est comme un œil qui se balade en électron libre dans la nature. Il faut qu’il soit rattaché à un corps, à un contexte pour prendre tout son sens, comme le mot « alina » qui peut tout autant se traduire par « nuit », ou par « 10 000 ». Mathilde Deverchin-Rakotozafy, auteur du dictionnaire d’éducation bilingue usuel (D.E.B.U), lancé ce samedi 21 Août, donne plus de détails sur les raisons d’être de cet ouvrage, ses particularités et son importance dans l’apprentissage du français sans dissocier les mots de leur contexte culturel.