Les pluies incessantes de ces dix derniers jours ont donné du fil à retordre aux riziculteurs de la plaine d’Antananarivo. Beaucoup ont dû procéder à la moisson un peu à la va-vite. Ceux qui ont fini de récolter ne savent quand faire sécher le paddy. Les autorités ont pris la décision de pomper les eaux des rizières pour sauver ce qui pouvait encore l’être. Reportage.
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IMPOTS – 10.000 contribuables visés par le redressement fiscal, les entreprises notifiées ont trois mois pour justifier leur déclaration pour l’exercice 2017-2018
Antananarivo, 25 Janvier, 14h00 – Les contribuables qui étaient notifiés de redressement fiscal pour les exercices 2017-2018 ont au total trois mois, à partir de la réception de la notification, pour justifier leur déclaration fiscale auprès de la Direction générale des Impôts (DGI). C’est le compromis trouvé entre l’administration fiscale et les membres des groupements patronaux, à l’issue du dialogue public-privé, organisé lundi.
Une notification de redressement fiscal avait été envoyée à une dizaine de milliers de contribuables, au mois de décembre de l’année dernière, d’après ce qu’a indiqué le directeur du Fisc, Germain. Après des contrôles sur pièce, la DGI a soulevé des incohérences dans leur déclaration pour ces deux exercices. Le montant du redressement, des taxes dues et des pénalités correspondantes leur a ensuite été transmis. Ces contribuables disposent normalement de 30 jours pour apporter leur réponse, mais la DGI indique leur donner cette fois-ci trois mois pour le faire.
L’opération de redressement fiscal demeure souvent une source de tension entre l’administration fiscale et le secteur privé. Le président du Groupement des entreprises de Madagascar (GEM), Thierry Rajaona, avait pointé du doigt des redressements fiscaux qui obligent les entreprises à « prouver des incohérences, dont elles ne sont ni auteurs ni responsables suite aux contrôles fiscaux dont elles font l’objet ». Il avait également dénoncé des « sommes exorbitantes exigées par l’administration fiscale ».
La DGI de son côté a reconnu les failles dans cette opération de redressement fiscal et s’en est excusé devant les présidents de groupement et les chefs d’entreprises présents à la rencontre. Les deux parties se disent disposées à poursuivre ce dialogue, en vue d’améliorer leur collaboration.Photo : Ministère de l’Economie et des finances
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GOUVERNANCE – Madagascar gagne un point sur l’Indice de perception de la corruption 2021
Antananarivo, 25 Janvier, 12h35 – Statu quo pour Madagascar par rapport à l’Indice de perception de la corruption (IPC). La Grande île est notée 26/100 sur l’IPC 2021 si sa note était de 25/100 en 2020. « Si on réduit l’échelle à la notation sur 10, Madagascar obtiendrait 2,6/10 », affirme Ketakandriana Rafitoson, directrice exécutive de Transparency international – Initiative Madagascar lors de la présentation officielle de l’IPC ce mardi matin. « Il faut savoir que mathématiquement à l’échelle de l’IPC, un gain ou une perte d’un point n’est pas statistiquement significative, c’est-à-dire que ça marque une stagnation », explique-t-elle dans son allocution.
Avec cette note de 26/100, Madagascar se classe donc 147ème sur 180 pays en ce qui concerne l’IPC 2021. Il est dépassé par l’Ouganda, le Cameroun et le Kirghizistan, tandis qu’il se trouve devant le Guatemala, la Guinée, le Tadjikistan et l’Iran. Transparency international explique cette note par des rétrospectives négatives en 2020, dont le manque de transparence sur le fonds Covid. « Il a fallu mettre la pression sur le gouvernement pour qu’il daigne publier les données concernant la gestion de ce fonds », déplore encore Ketakandriana Rafitoson.
La directrice exécutive de TI/IM cite également l’affaire des friandises qui a provoqué le limogeage de la ministre de l’Éducation nationale en exercice durant cette période, l’animosité du pouvoir à l’encontre de la société civile, le début de l’affaire « CNaPS de Vontovorona » ainsi que l’affaire des « Tosika Fameno », des aides plus ou moins ciblées pendant le confinement, dans laquelle des responsables dont des chefs fokontany étaient soupçonnés de détournement de ces aides sociales. -

INFRASTRUCTURES – La RN2 rouverte à la circulation depuis ce mardi matin malgré la poursuite des travaux sur la déviation
Antananarivo, 25 Janvier, 7h25 – Les véhicules bloqués de part et d’autre du PK 108+600 de la route nationale (RN) 2, à l’exception des poids-lourds, ont commencé à reprendre la route ce mardi matin. Après plusieurs heures de « travaux jusqu’au matin sur la mise en place d’une déviation, la circulation peut reprendre même si les travaux se poursuivent », annonce le gouvernorat d’Alaotra Mangoro. Tout type de véhicule est estimé pouvoir circuler sur cette déviation avant la fin de la journée, selon les autorités.
Lundi, le Premier ministre Christian Ntsay a annoncé que la mise en place de la déviation était la priorité des autorités de façon à ce que la circulation sur la RN2 soit ouverte au plus vite. Cette première mesure d’urgence est mise en place jusqu’à la fin des travaux de construction d’un pont Bailey, une autre mesure provisoire en attendant la réhabilitation de la portion de route emportée par les eaux dans la nuit du samedi à dimanche.
« Notre priorité est de rétablir d’abord la circulation », avait insisté le Premier ministre lors de sa descente à Moramanga lundi. Il a également annoncé l’arrivée des éléments, équipements et matériaux nécessaires à la construction du pont Bailey. De la capitale de l’Alaotra Mangoro, le chef du gouvernement a par ailleurs tenu à rassurer la population sur l’existence d’un stock suffisant de carburants pour Antananarivo et ses environs.
Avec la coupure de la circulation sur la RN2, la crainte d’une pénurie de carburant a amené certains automobilistes tananariviens à se ruer vers les stations-service lundi. Certaines stations ont vu leurs réserves s’épuiser plus tôt que d’habitude lundi. -

FOOTBALL-A dix contre onze, sans gardien de but attitré, les Comores tombent face au Cameroun (2-1) à la CAN
Antananarivo, 25 Janvier, 7h05 – Rien à rougir. Les Coelacanthes quittent la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), à laquelle elles prennent part pour la première fois, par la grande porte. Les Comores ont été battues par le Cameroun, pays organisateur, lors des 8e de finale dans des circonstances exceptionnelles, à Yaoundé, lundi soir (1-2).
Les Comoriens ont donné du fil à retorde aux hôtes de la CAN malgré le sort qui s’est acharné contre eux. Les deux stars, Karl-Toko Ekambi et Vincent Aboubakar, ont marqué les buts des Lions Indomptables (29e et 70e). Youssouf M’Changama a réduit le score sur un superbe coup franc (81e).
Sur le papier, le rapport des forces balance du côté du Cameroun (50e au classement mondial), qui avait dominé son groupe. Pour leur première participation à une phase finale d’une CAN, les Comoriens (132e au classement Fifa) ont dû composer avec l’absence de douze joueurs, dont les trois gardiens de but, et leur entraîneur, Amir Abdou. Chaker Alhadur, le défenseur latéral qui s’est collé dans les buts alors qu’Ali Ahamada, le dernier portier valide, a été forfait au dernier moment après changement de protocole sanitaire anti-Covid en cours de compétition.
Pire encore, les Coelacanthes ont dû jouer à dix presque pendant tout le match. Nadjim Abdou, le capitaine de la formation, a été expulsé par l’arbitre dès la 6e minute. Cela n’a pas empêché les Comoriens de tenir tête aux Camerounais qui jouaient à domicile et de jouer le jeu.Photo : Total Energies African Cup of Nations






