ELECTIONS DE MI-MANDAT – Donald Trump invite les Américains à voter comme s’il était candidat et promet 5 000 dollars par adulte en cas de victoire républicaine

“Je vous demande de faire comme si j’étais sur le bulletin”. Donald Trump mise sur sa personne et un gros chèque pour gagner les législatives de mi-mandat. Devant ses partisans, réunis pour une convention républicaine mercredi à Dallas, le président américain appelle les électeurs américains à voter comme s’il était lui-même candidat aux prochaines élections législatives de mi-mandat. Il promet également un “dividende” de 5 000 dollars à chaque adulte américain si le Parti républicain conserve à la fois la Chambre des représentants et le Sénat.

Le président américain affirme que ce versement serait conditionné aux résultats économiques de son administration. “Si les républicains gagnent à la fois la Chambre des représentants et le Sénat, grâce à nos succès économiques (…) j’émettrai un dividende de 5 000 dollars pour chaque citoyen adulte des Etats-Unis”, annonce-t-il. Il ne précise toutefois pas les modalités de financement de cette mesure, dont le coût est estimé à environ 1 300 milliards de dollars.

Le vice-président JD Vance a défendu cette promesse lors d’une interview à Fox News, estimant qu’elle pourrait être financée par les recettes issues des droits de douane. “Le président dit simplement que si vous nous maintenez au pouvoir, vous bénéficierez du partage de cette richesse incroyable que nous créons”, déclare-t-il.

Lors de son intervention, Donald Trump a mis en avant plusieurs mesures de son administration, notamment les baisses d’impôts et sa politique migratoire. Il a également présenté une éventuelle victoire démocrate comme une menace pour les Etats-Unis, évoquant le risque d’une victoire du “communisme”. Les propos du président sur les expulsions d’immigrés en situation irrégulière ont suscité des réactions enthousiastes parmi les participants, régulièrement ponctuées par des slogans “USA! USA!”.

Les élections de mi-mandat revêtent un enjeu particulier pour Donald Trump. Les 3 novembre, l’ensemble de la Chambre des représentants sera renouvelé et une partie du Sénat sera également concernée. Selon les projections citées par l’AFP, les démocrates pourraient reprendre la majorité à la Chambre et éventuellement au Sénat. Une telle bascule réduirait la marge de manœuvre du président républicain pour les deux dernières années de son mandat.

Les républicains cherchent ainsi à faire de ces élections un référendum sur la présidence de Donald Trump. Le président a appelé ses soutiens à se mobiliser et indiqué vouloir sillonner les Etats-Unis jusqu’au scrutin, malgré une popularité inférieure à 35% dans certains sondages.

Le Parti républicain n’avait encore jamais organisé de convention nationale avant des élections de mi-mandat. Ce type de rassemblement est traditionnellement réservé aux années d’élection présidentielle, aussi bien chez les républicains que chez les démocrates.

Plus d’une centaine de candidats et de parlementaires républicains sont annoncés à Dallas. Certains élus engagés dans des scrutins serrés ont cependant choisi de ne pas participer, afin de se concentrer sur leurs campagnes locales ou de prendre leurs distances avec un président jugé impopulaire et clivant.

La convention se tient dans la grande salle de l’équipe de basket des Mavericks. Les tribunes supérieures sont restées largement vides et une partie des gradins a été masquée par des rideaux noirs installés derrière une scène équipée de grands écrans. Le rouge, couleur du Parti républicain, domine dans l’assistance, aux côtés de nombreux symboles du drapeau américain.

Dans les différents discours prononcés au cours de la journée, les démocrates ont été régulièrement qualifiés d’“extrémistes”. Le sénateur démocrate de Pennsylvanie John Fetterman, en désaccord avec son propre parti, est intervenu par vidéo et a lui aussi dénoncé ce qu’il présente comme une menace “socialiste”. JD Vance doit prononcer un discours jeudi, avant que Donald Trump ne clôture la convention texane.

Avec AFP

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