Un financement limité. En 2025, seulement 9,66 % du budget total de la santé sont consacrés à la santé reproductive, à la planification familiale et à la lutte contre les IST/VIH, contre 90,34 % pour les autres composantes du secteur. Cela inclut aussi bien les fonds propres alloués par l’Etat que les appuis apportés par les partenaires.
“En additionnant les financements de l’État et ceux des partenaires, on constate que moins de 10 % sont consacrés à la santé reproductive”, souligne le Dr Toky Rajoelina, directrice de la Santé familiale auprès du ministère de la Santé publique lors d’une table ronde sur la santé reproductive, lundi. Ce niveau est jugé insuffisant face aux enjeux liés à la santé maternelle, à la planification familiale et à la prévention du VIH, et dans un contexte où la dépendance aux partenaires techniques et financiers demeure.
La directrice de la Santé familiale ajoute, par ailleurs, qu’il y a “une baisse globale du budget alloué au secteur de santé entre 2025 et 2026”. Pourtant, le pays est signataire de la déclaration d’Abuja, qui fixe à 15 % la part du budget général de l’État destinée à la santé, rappelle-t-elle. “En 2023 seulement, il a atteint plus de 12 %. Mais en général, il oscille entre 4 % et 7 %, ce qui reste encore très loin de l’objectif fixé”, précise-t-elle.
