Étiquette : Santé

  • SANTÉ – COLLABORATION ENTRE TI-IM ET LE CCM

    SANTÉ – COLLABORATION ENTRE TI-IM ET LE CCM

    Madagascar reçoit des aides financières émanant du Fonds Mondial pour mener des campagnes de lutte contre le sida, la tuberculose ou le paludisme. La gestion de ces ressources est confiée au Country Coordinating Mechanism Madagascar (CCM).

    Pour garantir un usage efficace et irréprochable de ces enveloppes, Transparancy International Initiative Madagascar (TI-IM) a dispensé une formation pour les membres du CCM. Le but étant d’aider ces derniers à mieux maîtriser les mécanismes de ce genre de financement.

  • UNE NUTRITION SAINE, LA MÉTHODE IDÉALE PENDANT CET HIVER

    UNE NUTRITION SAINE, LA MÉTHODE IDÉALE PENDANT CET HIVER

    « Une alimentation saine assure notre santé au quotidien et nous donne la force de continuer la routine de tous les jours en cette période d’hiver ». Zoelinoronirina Ranovona, nutritionniste, nous accorde quelques conseils pour bien se porter en période de froid. Voici quelques conseils pour une alimentation saine.

  • SANTÉ SEXUELLE ET REPRODUCTIVE – SENSIBILISATION VIA UN CONCOURS

    SANTÉ SEXUELLE ET REPRODUCTIVE – SENSIBILISATION VIA UN CONCOURS

    Médecin du Monde Madagascar a présenté, le 21 juin, la chanson de KOLOTSAINA MAINTY, avec le titre « MAHATOKY TENA », gagnante du concours, promouvant la sensibilisation sur le respect des droits en santé sexuelle et reproductive et de l’accès aux centres de santé, pour les jeunes Malagasy. Une initiative mettant à l’index la problématique liée aux grossesses non désirées et aux grossesses précoces à Madagascar.

  • CENTRE RASSOUL AKRAM : CONSULTATIONS GRATUITE À MANAKARA

    CENTRE RASSOUL AKRAM : CONSULTATIONS GRATUITE À MANAKARA

    Sauver des vies, tel est l’objectif que s’est fixé cette équipe de médecins et de paramédicaux, travaillant en collaboration avec le Centre Rassoul Akram (CRA) et le ministère de la santé publique. Ils partent pour la région de Manakara et y resteront pendant dix jours, à compter de ce 21 juin. Leur mission, offrir des soins et des consultations gratuites aux personnes les plus vulnérables, surtout celles qui vivent dans des villages enclavés.

  • SANTÉ – Le traitement curatif de la drépanocytose difficile d’accès

    SANTÉ – Le traitement curatif de la drépanocytose difficile d’accès

    La greffe de cellules souches pour guérir de la drépanocytose ne peut être effectuée à Madagascar. La transfusion sanguine, et la prescription de certains médicaments aux patients, ne permettent que de stabiliser la maladie.

    On ne guérit pas encore de la drépanocytose à Madagascar. Les patients atteints de cette maladie du sang, d’origine génétique, se caractérisant par une anomalie des hémoglobines, doivent vivre avec celle-ci jusqu’à la fin de leur vie. Seule une greffe de cellules souches, mais qui n’est pas encore pratiquée sur la Grande île, permet de guérir de cette maladie. Cette opération consiste à remplacer les hémoglobines anormales du patient, par des hémoglobines saines provenant généralement d’un donneur compatible, ou parfois du patient lui-même mais après correction des cellules anormales. Si des spécialistes malgaches ont la compétence pour la pratiquer, il manque surtout les matériels médicaux nécessaires à son bon déroulement.

    « Pour le moment, nous ne pouvons pas encore réaliser la greffe de cellules souches à Madagascar », regrette le Professeur Olivat Alson Rakoto, biologiste et hématologue, directrice de l’Hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona. Le médecin soulève également l’absence de texte autorisant ou interdisant le traitement. « Le droit positif malgache est muet sur le sujet », ajoute-t-elle. Pour bénéficier d’une greffe de la cellule souche, les patients doivent ainsi aller à l’étranger. Ce qui est loin d’être accessible à tous, ce compte tenu du coût, qui se chiffre à des centaines de milliers d’euros. Ce traitement est par ailleurs réservé aux formes les plus sévères de la maladie.

    Au quotidien, lorsque la maladie survient, elle doit être stabilisée. C’est ainsi que les malades qui présentent une anémie doivent quotidiennement prendre de l’acide folique, afin de ne pas aggraver ce symptôme. Cependant, lorsque l’anémie est particulièrement profonde, en raison d’un faible taux d’hémoglobine, des transfusions sanguines sont préconisés. La quantité de sang qui sera administrée, ainsi que la durée de l’hospitalisation pour la transfusion, varient en fonction de la gravité de l’anémie et de l’âge du patient.

    Hygiène de vie

    Lorsque les patients ressentent de fortes douleurs, des antalgiques leur sont prescrits. En cas d’infection, des antibiotiques adaptés à la localisation et aux germes des infections peuvent être pris. D’autres symptômes peuvent également se manifester et recevoir les traitements adaptés, tels que des infections respiratoires à répétition, des convulsions ou de l’insuffisance cardiaque.

    L’objectif de cette prise en charge est d’éviter les complications qui peuvent conduire à la mort du patient. Parmi les complications, on peut, entre autres, citer des crises brutales de déglobulisation et des accidents vasculaires thromboemboliques entraînant une hémiplégie ou même un infarctus pulmonaire. Par ailleurs, selon le Docteur Berthe Razafindravohitra « chez une femme drépanocytaire, la maladie peut entraîner un avortement ou une mort intra-utérine de son enfant, tandis que chez l’homme, le patient vit avec à un priapisme en permanence ».

    Pour prévenir les infections, une bonne hygiène de vie et une alimentation équilibrée sont recommandées aux patients chez lesquels une anomalie des hémoglobines a été diagnostiquée. Il leur est également conseillé d’éviter les efforts extrêmes, la déshydratation, une immobilisation prolongée, ainsi que les endroits mal aérés où il peut manquer d’oxygène. Afin de faciliter la prévention, la connaissance du statut drépanocytaire est importante, et le dépistage précoce permet ce diagnostic. Lors de la journée mondiale de lutte contre la drépanocytose (Mercredi 19 juin 2019), une vingtaine de personnes se sont faites dépister.

    La drépanocytose n’est pas contagieuse, mais est transmise par les deux parents dès lors que ces deux derniers disposent chacun d’une anomalie au niveau de l’hémoglobine. Le dépistage permet notamment de savoir si une personne est porteuse saine. Si elle s’unit avec une personne ayant le même statut qu’elle, les risques de transmission est de un sur quatre. En cas d’union avec un drépanocytaire, le risque augmente à un sur deux. Lorsque ceux-ci sont tous deux des porteurs sains, le risque que leurs enfants développent la maladie est de un sur quatre. Dans le cas d’un mariage de deux drépanocytaires, le risque est de 100%.

  • KOLOTSAINA MAINTY – « MATOKY TENA »

    KOLOTSAINA MAINTY – « MATOKY TENA »

    « MATOKY TENA » ?Jeunes Malagasy ✊ ??, ceci vous concerne ! À écouter d’urgence et à partager sans modération ! ? Réveillez-vous ! (Hira teny malagasy – Sous-titrage en français)

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    KOLOTSAINA MAINTY a remporté la première place du concours initié par Médecins du Monde Madagascar avec la chanson « MAHATOKY TENA », qui plaide en faveur du respect des droits en santé sexuelle et reproductive et de l’accès aux centres de santé, pour les adolescent.e.s et les jeunes Malagasy.

    La situation de la Santé Sexuelle et Reproductive (SSR) à Madagascar est préoccupante : 37% des jeunes filles de 15 à 19 ans sont enceintes ou ont au moins un enfant. Le taux de fécondité chez les adolescentes est l’un des plus élevé au monde. Cela a pour conséquence d’une part, un taux de mortalité maternelle et infantile très élevé chez ces adolescentes, et d’autre part à éloigner les jeunes filles et femmes de l’éducation et du marché du travail.

    Plus d’informations sur l’historique de cette initiative FB : Concours de chanson Médecins du Monde

  • FONCTIONNEMENT D’UNE MATERNITÉ, CAS DU PAVILLON SAINTE FLEUR

    FONCTIONNEMENT D’UNE MATERNITÉ, CAS DU PAVILLON SAINTE FLEUR

    Comment fonctionne une maternité ? Cas du Pavillon Sainte Fleur

    Le Pavillon Sainte Fleur (PSF) travaille avec l’Ordre de Malte de France. Il s’agit d’une maternité privée, mais intégrée dans les services publics. La maternité du Pavillon Sainte Fleur fonctionne jour et nuit, 24h/24 pour prendre soin des mères, futures mères et des bébés. Elle assure chaque année 20 000 consultations ; réalise 1 250 opérations césariennes, 200 opérations gynécologiques. Entre le 1er janvier 2019 et le 23 mai 2019, Le Pavillon Sainte Fleur a enregistré 1 266 naissances. 110 personnes assurent le fonctionnement de la maternité, dont 12 médecins et une trentaine de paramédicaux. Une visite au sein de cette structure nous a permis d’en savoir davantage sur le fonctionnement d’une maternité.

  • SÛRETÉ ALIMENTAIRE

    SÛRETÉ ALIMENTAIRE

    Madagascar n’est pas encore assez armée pour prévenir les menaces liées à la consommation d’aliments impropres. « Des efforts doivent être fournis pour améliorer la sécurité des aliments dans la Grande île », c’est ce qu’a déclaré le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Lanto Rakotomalala. Elle ajoute que la sûreté de l’alimentation constitue la principale préoccupation des ménages.

  • ÉPIDÉMIE – Une nette baisse des cas de rougeole constatée

    ÉPIDÉMIE – Une nette baisse des cas de rougeole constatée

    La fin de l’épidémie est proche. Le ministère de la Santé publique fait le point sur l’évolution de la rougeole qui frappe le pays depuis plusieurs mois.

    Le ministère de la Santé publique évoque la « déclaration de fin de l’épidémie dans cinq districts (Andapa, Andramasina, Ambatolampy, Beloha, Bealanana) », dans son communiqué, mardi. Il note la « déclassification de l’épidémie de grade 2 à 0 par l’OMS (Organisation mondiale de la santé) ». « Cela veut dire que l’épidémie est circonscrite et est isolée et ne se propage plus en dehors d’une région qui pourrait encore être touchée», détaille une source au courant du dossier, et de préciser que « Nous sommes même en train de préparer une déclaration de fin de l’épidémie au niveau national. Mais nous préférons encore maintenir un niveau élevé de vigilance ». Le communiqué du ministère certifie qu’ « aucun décès (n’a été) notifié depuis la semaine 15 », soit depuis mi-avril.

    L’épidémie avait fait un ravage depuis son apparition. Le ministère de la Santé publique recense 146 277 cas dont 19 708 cas compliqués, et 910 morts entre le 3 Septembre 2018 et le 26 Mai 2019, soit un taux de létalité de 0,62 %. Les chiffres officiels font état de 1 394 cas confirmés au niveau des laboratoires depuis le début de l’épidémie. Selon l’OMS, ce sont les enfants, de la tranche d’âge entre 6 mois et trois ans qui décèdent le plus.

    La surveillance épidémiologique et le manque de vaccination ont été pointés comme faisant partie des défaillances identifiées ayant permis la propagation des épidémies ces dernières années. Le gouvernement, avec l’appui des partenaires techniques et financiers, avaient organisé trois campagnes de vaccination contre la rougeole pour lutter contre la maladie, et obtenir les résultats actuels. L’OMS préconise cependant la mise sur pied d’un système de surveillance épidémiologique fonctionnel et un système d’alerte précoce, pour prévenir le retour des épidémies qui frappent le pays tous les ans, qu’il s’agisse de la rougeole, de la peste ou de la poliomyélite.

  • ALIMENTATION – Nadia Andriamahefa : « Intégrer la façon de se nourrir dans le programme scolaire »

    ALIMENTATION – Nadia Andriamahefa : « Intégrer la façon de se nourrir dans le programme scolaire »

    Coach en nutrition, Nadia Andriamahefa a vécu pendant 20 ans en Amérique du Nord. Là où les aliments sont en grande partie transformés avant d’arriver dans les assiettes. De retour à Madagascar, là où elle est née, la nutritionniste s’aperçoit, horrifiée, que les Malgaches ne semblent pas se rendre compte de la richesse de ce qu’ils produisent en termes d’alimentation. Assise à la table d’un restaurant de la capitale, son sac au dos rempli de bouteilles d’eau à ses côtés, elle nous donne quelques minutes pour discuter nutrition.

    – C’est quoi manger sainement ?

    – Manger sainement c’est prendre un repas équilibré. Il faut le plus de légumes possible. Il est aussi important de colorer le plat, en y ajoutant des protéines, que ce soit végétales ou animales. Si vous voulez, vous pouvez ajouter des féculents, mais faire attention à ce qu’il y en ait moins que les légumes.

    – C’est quoi ne pas manger sainement ?

    – Ne pas manger sainement pour moi, c’est sauter des repas. Quand on ne mange pas le matin, parce qu’on est pressé. Puis, à midi on saute encore un autre repas, pour se retrouver à manger trois plats le soir. Tout est question d’équilibre. Les repas que nous mangeons sont censés nous apporter des calories, répartis dans la journée. Si le corps manque de calorie, il se fatigue très vite. Ces sauts de repas vont nous couter cher, car répartis en plusieurs semaines et plusieurs mois, cela peut accumuler les microbes. C’est pourquoi on tombe malade.

    – Est-ce qu’il y a un régime de nutrition qui peut s’appliquer à tout le monde pour rester en bonne santé ?

    – À la base on doit manger matin, midi et soir. Ce qu’on fait avec nos enfants, on leur donne des collations ou des gouters. Les grandes personnes méritent aussi d’avoir des gouters, mais cela ne signifie pas un grand plat. Si on a des excès, c’est à corriger. Mais de même, les manques sont aussi à corriger.

    – Que pensez-vous du mode de nutrition des malgaches ?

    – Je trouve que les malgaches mangent trop de riz. Pourtant c’est un féculent. Je pense qu’on exagère un peu. Il faut changer un petit peu les proportions en mangeant plus de légumes et en diminuant la quantité de riz. Je suggère que l’on consomme aussi moins de fritures. L’huile n’est pas du tout un ami. Il faut faire attention.

    – Quand les salariés sortent de leurs bureaux à midi, ils n’ont pas un large choix. Parfois on a l’impression que les restaurants et les magasins ne proposent que des fritures et des féculents. À la longue, cela devient une habitude alimentaire. Que les conseillez-vous ?

    – Le bien être n’est pas l’affaire d’une personne mais est un travail d’équipe. Pourquoi je dis ça ? Tous ces gens qui offrent ces nourritures ont besoin de sensibilisation et de formation. Si moi je peux manger des aliments sains, et que j’arrive à apprécier cela en tant qu’être humain, comment ne pourrais-je pas offrir quelque chose de bon aux autres ? Mais peut-être que ces commerçants ne savent pas ce qu’est manger sainement, c’est pourquoi ils se mettent à offrir ce genre de nourriture. Cette sensibilisation est importante car si un ou deux en sont conscients, les autres suivront l’exemple. Il suffit juste que quelqu’un commence. On essaie de créer des habitudes tranquillement. Parce que radicalement ce sera difficile pour la psychologie. Mais on peut le faire petit à petit. Des carottes et des concombres bien découpés et bien présentés sur un plat, pour donner du plaisir aux yeux. Si maintenant on habitue les enfants à mettre des carottes, des fromages et des concombres dans leur boite à lunch, je suis sûre qu’il est possible que la société change.

    – Est-ce que vous avez un conseil pour que les gens puissent persévérer dans cette discipline ?

    – J’aime bien le terme discipline, parce que c’est à double tranchant. On te tape la main mais en même temps ça te fait du bien. La discipline vient de l’intérieur. Le fait de se lever tôt c’est une discipline. Si on se lève une heure à l’avance pour préparer son repas et tout ce qu’il y a dans son sac, tous les problèmes seront réglés. La clé c’est la planification et le plaisir évidemment. Si on trouve que c’est important de manger, on va trouver du plaisir à acheter les choses à l’avance et non pas à la dernière minute.

    – À quel point les Malgaches ont besoin d’éducation nutritionnelle ?

    – Avec tout ce qui existe ici, on a vraiment une grande qualité de nourriture, mais on n’en connait pas la valeur. Nous ne connaissons même pas les vertus de nos épices. Le problème est dans le choix. Les gens ne savent pas s’informer. Je pense qu’il est important de donner aux gens les informations dont ils ont besoin, afin qu’ils puissent bien choisir leurs aliments. C’est pourquoi il est important d’intégrer dans les programmes scolaires la façon de se nourrir. Comment bien manger avec le peu qu’on a. Mais je ne vous demande pas de créer ce qui n’existe pas ( mamorona ny tsy misy). Les gens ont besoin de connaitre des informations gratuitement afin de leur permettre de régulariser leurs habitudes.